ISBN : 2081252236
Éditeur : Flammarion (2011)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
"Si je n'avais pas été la fille de mon père, j'aurais sûrement écrit un roman sur sa vie ... Sur son enfance plus que modeste de petit villageois charentais, se voyant déjà en haut de l'affiche comme violoniste virtuose. Sur son obligation de concilier musique et nota... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par joedi, le 26 août 2011

    joedi
    Ce roman est un dialogue entre Françoise Dorin et son père décédé. La meilleure critique que je pourrais en faire c'est de reprendre, ci-après, les premières phrases du livre :
    Papa vient de m'ouvrir un œil.
    Il me l'ouvre souvent vers 3 heures du matin. Depuis 1970. Depuis qu'il est « Là-Haut ».
    Papa s'installe dans ma tête, et attaque aussitôt :
    - Alors ? Tu l'as commencé, ton livre ?
    Il rectifie dans un sourire :
    - Enfin … notre livre.
    En débutant par la naissance de son père (né en 1891) jusqu'à nos jours, l'auteure fait un parallèle, pour exemple, entre l'ère des lettres manuscrites et les SMS. Et c'est de toute l'actualité passée et présente dont il sera question dans son roman, le tout avec beaucoup d'humour. Sont aussi cités, les auteurs et acteurs méconnus ou célèbres de toute une époque. Il y a tant à dire sur ce roman que je ne peux que dire, c'est un livre à lire.
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  • Par AnaisValente, le 15 avril 2012

    AnaisValente
    "Le dimanche, on lit au lit". (et on publie lundi because soucis techniques chez skynet)
    Un titre étrange pour un ouvrage hors normes. Un titre qui fait fredonner "Au clair de la lune" bien sûr.
    Un ouvrage que j'avais envie de lire, car dialogue tendre et drôle entre une fille et son père disparu. Son père se trouvant "là-haut".
    Pas un dialogue déprimant sur la mort, que nenni. Une façon originale de raconter sa vie, tout simplement. Une vie qui commence il y a deux siècles, excusez du peu.
    En alternant dialogues avec son père et flash-back sur sa vie, Françoise Dorin nous fait découvrir un homme passionné et passionnant. Passionné par le violon, puis par les chansons, puis par l'amour de sa vie... passionné par la vie, tout simplement. Une passion, notamment artistique, qui doit sans doute être génétique.
    Hormis le récit de la vie professionnelle couronnée de succès de Monsieur Dorin, c'est le récit de la guerre, la grande guerre, qui m'a littéralement scotchée. Avec les tranchées, la peur, le froid, la faim, et cette trêve de Noël devenue célèbre il y a quelques années, via le cinéma.
    Un livre hors normes, je vous le disais, car au travers d'une seule vie, j'ai pu en découvrir plusieurs...

    Lien : http://www.le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.be/anais-et-sa-collecti..
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Citations et extraits

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  • Par joedi, le 25 août 2011

    J'ai souvent rencontré des comédiens qui connaissaient la fragilité des réactions du public et qui cherchaient désespérément à comprendre pourquoi et comment quelquefois on provoquait son rire ou son émotion, et quelquefois son indifférence ou son ennui.
    - Ça ... c'est la glorieuse incertitude de l'art du comédien ... et des artistes en général.
    - Et oui, cette incertitude qui faisait dire au bien regretté Raymond Devos : "Un succès, c'est un bide auquel on vient d'échapper !"
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  • Par joedi, le 24 août 2011

    Quand il est seul, un peu avant l'entrée de la ville, il s'arrête devant une borne kilométrique, indiquant sur la droite, DAMPIERRE. 5 KILOMETRES.Il regarde dans cette direction, non pas que le petit village de Dampierre l'attire particulièrement, mais parce que mon futur père sait qu'après Dampierre il y a Niort, à 60 kilomètres, puis Poitiers, Tours, Chartres, et tout à fait au bout, à 480 kilomètres ... Paris !
    Paris sur Seine ... Paris sur scène ... Paris, son triomphe, lui aussi "s'y voyant déjà". Cette vision, ce mirage accompagnait alors sa marche et le protégeait contre toutes les défaillances possibles. Il irait à Paris. C'était son rêve à lui. A lui tout seul.
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  • Par joedi, le 25 août 2011

    - J'étais dans la salle, le soir de la générale de presse, et dans les coulisses après la représentation. Je ne t'avais jamais vue autant pleurer !
    - Je ne pleure que dans la joie.
    - Eh oui ... comme ta mère !
    - Et toi, que fais-tu dans la joie ?
    - Je la cueille. Je la laisse mûrir ... sur les claies de mon cerveau. Et quand je la juge mûre à point, je la transforme en confiture de souvenirs ... je la garde dans un pot Victor Hugo.
    - Un pot Victor Hugo ?
    - Oui, un pot signalé dans ma tête par une étiquette où moi seul je peux lire :

    Un souvenir heureux est peut-être sur terre
    Plus vrai que le bonheur.
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  • Par joedi, le 24 août 2011

    Personnellement, en dehors de toute indulgence filiale, j'ai toujours pensé, selon une expression de ma grand-mère maternelle, que physiquement mon père était "hors des Mon Dieu". C'est-à-dire qu'il n'appartenait pas à la catégorie de ceux dont on dit : "Mon Dieu, qu'il est beau !" Mais pas davantage à la catégorie de ceux dont on dit : "Mon Dieu, qu'il est laid !"
    Avec la même idée, dans un autre style, moi je classerais mon père, comme beaucoup d'hommes, dans les "Quasipollon" : entre Quasimodo et Apollon. Comme je classe beaucoup de femmes dans les "Gornus" : entre Gorgone et Vénus.
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  • Par joedi, le 25 août 2011

    Nous qui, de nos jours, ne comptons plus les attaques à mots armés de nos nouveaux humoristes ...
    Nous qui, chaque jour, voyons ou entendons nos joyeux drilles non plus griffer la carapace des hommes politiques, mais carrément la déchiqueter ...
    Nous qui constatons quotidiennement à travers les médias que si l'homme reste un loup pour l'homme, la femme, elle, est devenue une renarde pour la femme, et, pire que tout, que l'enfant est en train de devenir un adulte pour l'enfant !
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