> Anne-Marie Callet-Bianco (Éditeur scientifique)

ISBN : 207041230X
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 51 notes) Ajouter à mes livres
« Vous vous réveillerez dans un caveau où nul n'est descendu depuis vingt ans, et dans lequel, d'ici à vingt ans peut-être, nul ne descendra encore. N'ayez donc aucun espoir de secours, car il serait inutile. Vous trouverez du poison près de cette lettre: tout ce que je... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par PetitLecteur, le 02 mai 2011

    PetitLecteur
    Pauline est un roman de jeunesse d'Alexandre Dumas, ce livre et son premier roman, il paru en 1838. A cette époque il écrivait plutôt des pièces de théâtre, un genre plus convoité.
    Ce roman est construit en plusieurs parties, trois histoires se succèdent au fur et à mesure des chapitres, ce qui explique les nombreux changements de narrateur. le terme technique employé est récits-encadrés.
    L'histoire commence en 1834, où Alexandre Dumas, personnage est un des narrateurs du texte, trouve un ami Alfred de Nerval. Il raconte l'histoire de Pauline qui est décédée un an auparavant.
    Le premier récit et raconter par Alfred de Nerval. Après avoir reçu un héritage, Alfred à suffisamment d'argent pour découvrir le monde comme il le veut. En voulant se rendre en Angleterre il atterrie en Normandie. Il loge et apprend la mort complètement inattendue de Pauline de Meulien, une femme qu'il avait toujours aimé, mais qui avait épousé le comte Horace de Beuzeval. À la fois triste et intrigué, il décide, de retourner à l'abbaye de ou il avait dormit la veille. C'est la qu'il découvrit, au fond d'un caveau, Pauline vivante, mais empoisonnée par son époux ! Une fois la jeune femme en sécurité, Il lui propose de partir en Angleterre, proposition qu'elle accepta. Une fois en Angleterre, Pauline raconte son histoire.
    Nous passons alors dans le second récit où Pauline est la narratrice. On revient alors quelques mois en arrière, lorsque Pauline rencontre pour la première fois son futur mari, le comte de Beuzeval. Elle l'épouse deux mois après, sans même savoir si elle l'aime réellement.
    Quelques temps après, le comte part avec deux amis (Max et Henri) dans son château en Normandie, où des meurtres sont commis. Alertée par un mauvais pressentiment, Pauline rejoint son mari, alors qu'il lui avait ordonné de rester avec sa mère. Une nuit, elle découvre alors les agissements morbides du comte et de ses amis. En effet, ils sont les responsables de tous ces meurtres. Horace se trouve alors obligé de l'enferme.
    Alfred redevient le narrateur.
    Les effets du poison donné par le comte continuent de faire effet et Pauline se meurt petit à petit Au retour d'un voyage avec Pauline en Ecosse Alfred apprend que sa sœur va épouser le comte Horace de Beuzeval. Mécontent Il retourne en France pour le provoquer en duel. Il en sort vainqueur et retourne en Angleterre où Pauline l'attend. Elle apprend la mort de son époux dans un journal, ce qui aggrave son état. Lors d'un voyage en Italie, elle meurt, en apprenant qui était le meurtrier de son mari. Elle est enterrée à Sesto (Italie), où Alexandre Dumas découvrira sa tombe.
    Dans ce roman, les personnages principaux sont de jeunes nobles, caractéristique du romantisme. Pour moi ce lien avec le romanisme et l'un des seuls, le roman est plutôt noir avec des meurtres qui arrivent et que l'on connait au fur et à mesure du texte. Pour tout vous dire ce roman ne m'a pas plus du tout, moi qui est jeune lecteur, l'écriture de l'époque est aussi une des caractéristique qui me fait vite perdre le fil du livre . L'écriture n'est pas la seule caractéristique qui m'a fait perdre le fil du livre, ces histoires enchâssées les unes dans les autres ne m'ont pas aidé.
    J'ai remarqué que m'on avis sur ce livre n'est pas partagé par tout le monde, rien que sur les critiques faites ci-dessous, me contredisent totalement, j'en viens à me poser la question suivante : est-ce moi qui est mal compris ce livre ou ne suis-je pas un lecteur suffisamment expérimenté pour me permettre de faire une telle critique sur ce livre.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 29 mars 2010

    Ellcrys
    Pauline est le premier roman d' Alexandre Dumas que je m'autorise à lire. Jusqu'à présent, j'avoue que j'avais peur de lire une oeuvre de cet auteur français. Pourquoi ? Disons que j'avais peur de sa grandeur, de son génie, comme j'ai peur de lire Marcel Proust. Seulement voilà, j'ai énormément apprécié cette lecture, intense et passionnante, au point que je regrette de ne pas avoir lu de roman de ce grand Dumas, avant. Autant vous dire, donc, que je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin.
    Quel est le sujet de ce roman de jeunesse, me direz-vous ? Il s'agit d'un roman noir ou "gothique" dans lequel se croise trois voix. Celle de Dumas lui-même, à qui s'adresse Alfred de Nerval, et enfin la voix de Pauline contant sa triste histoire à son ami, son frère, son amour, Alfred... Alfred aime Pauline depuis la première fois qu'il l'a vu, mais sa condition sociale l'empêche d'ouvrir son coeur et de conquérir la belle. Pauline est la femme du comte Horace de Beuzeval, c'est elle qui est entérrée vivante dans une abbaye en ruine... Alfred la sauvera et de là, il nous raconte, avec Pauline, le déroulement de toute l'histoire, jusqu'à son dénouement.
    En tout premier lieu, je suis littéralement enchantée par l'écriture d' Alexandre Dumas, que l'on sent déjà pleine de talent, de poésie et de charisme, même si Pauline est une oeuvre de jeunesse. L'histoire est vraiment bien menée. L'auteur a eu le génie de faire parler les deux personnages principaux (Alfred et Pauline) nous donnant ainsi, deux point de vue, deux façons différentes d'aborder les choses.
    Il m'a été impossible de lâcher mon livre, une fois que mes yeux se sont posés sur cette oeuvre ébloïssante, passionnante, sombre et cruel. J'ai aimé le personnage d'Alfred de Nerval (nommé ainsi en hommage à l'ami de l'auteur, Gérard de Nerval) ; j'ai aimé sa gentillesse, sa prestence, son élégance et son courage. Son amour est immense et il est près à mourrir pour garder l'honneur de celle qu'il aime et sa famille.
    J'ai été bercée par le style de l'auteur qui m'a enchanté. Je peux dire que j'ai très envie de me plonger dans les autres oeuvre de Dumas, afin d'y retrouver sa plume grandiose. Vous l'aurez donc bien compris, Alexandre Dumas m'a conquise, et je peux vous annoncer que c'est le début d'une grande histoire d'amour, entre lui et moi.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par antigoneCH, le 12 mai 2008

    antigoneCH
    Ce récit commence par l'évocation d'une anecdote : Alexandre Dumas effectue un voyage en Suisse et rencontre un ami, Alfred de Nerval, accompagné d'une mystérieuse jeune femme voilée. De fil en aiguille, nous apprenons l'histoire de cette femme, son mariage malheureux avec un homme cachant un secret terrible et cet amour unique, pudique, qui prend racine dans la fuite et s'épanouit dans la confiance.
    J'ai tout d'abord cru, dès les premières pages, qu'on nous parlait ici de Gérard de Nerval, mais le personnage de ce roman est bien entendu fictif, et se prénomme Alfred (je suis heureuse d'avoir pour cela choisi la version annotée très intéressante). Une fois dirigée dans la bonne direction, ma lecture a été très plaisante, heureuse finalement, de retrouver, le temps d'un roman, ce style un peu désuet souvent lu auparavant.
    Nous connaissons dès les premiers paragraphes l'épilogue de l'histoire : Pauline est morte et Alfred de Nerval souffre encore de la perte de cet amour.
    Les différents récits (Alexandre, Alfred de Nerval, Pauline) ménagent tout de même un suspens évident car plusieurs énigmes irrésolues trouvent leur éclaircissement au fur et à mesure des chapitres.
    Plusieurs thèmes et situations de Pauline rappellent inmanquablements quelques traits du futur chef-d'oeuvre de l'auteur : Le comte de Monte-Cristo, un de mes romans préférés. On pâlit beaucoup, on s'échange des billets, on parle d'honneur, de vengeance, de secrets, d'amour et de crimes.
    Je qualifierai ce roman, considéré comme un roman gothique (mystères, meurtres et châteaux en ruines oblige), et première véritable oeuvre romanesque de l'auteur, de petit régal délicieux et je vous invite à le découvrir à votre tour !!
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par Ori, le 04 juin 2008

    Ori
    Pauline d'Alexandre Dumas, Folio
    Peut-on appeler roman, cette très courte histoire? Pour moi, ça restera, totalement arbitrairement, une longue nouvelle.
    Pauline, que le narrateur secondaire - rappelez-vous, c'est comme dans Maupassant, une personne (le narrateur 1) raconte ce qu'une autre personne (le narrateur 2) lui a raconté, vous n'avez pas suivi? c'est pas grave! - Pauline donc, que le narrateur secondaire aime, s'est mariée à un riche héritier dont l'origine de la fortune est inconnue. Quelques années plus tard, notre héros, en se perdant dans une lande, et après moults péripéties, voit un homme sortir d'un caveau. Ni une, ni deux, il se précipite alors à l'intérieur, flairant le coup fourré, et il y découvrira... pour le savoir envoyez à un chèque à Ori Clooney, Count county hospital, 2505 Chicago, ou lisez le livre pourquoi pas!
    Bon alors, ma critique. Sachez d'abord que Dumas restera pour moi, à jamais, celui qui m'a faite vibrer avec Le comte de Monte-Cristo, Dantès revenant d'entre les morts, assoiffé de vengeance, prêt à toutes les bassesses et murmurant à Fernand Mondego, lors d'un combat fantastique (j'avais l'épée au poing aussi!) sa véritable identité, c'était moi! J'en rêvais la nuit, je pleurais avec Mercedes et Aidée...
    Mais revenons à Pauline, je dois l'avouer j'ai été quelque peu déçue, attention le suspens est bien là, on vibre avec le héros, Pauline a-t-elle pris le poison? Survivra-t-elle? Mais qu'est-ce qu'on est loin des élans dantesques!!! J'aurai voulu que Pauline, tel monte cristo se venge, fasse payer son bourreau et le torture jusqu'à la lie... Mais que voulez-vous à cette époque il ne pouvait point y avoir de Comtesse de Monte-Cristo!
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    • Livres 5.00/5
    Par myloubook, le 08 mars 2008

    myloubook
    Dévoré pendant mes vacances, Pauline m'a séduite par cet intéressant mélange entre la subtilité d'une histoire au final bien triste et le recours aux ficelles les plus grosses du roman d'épouvante. le cadre historique, l'alliance des différents personnages, les rebonds multiples (bien qu'un peu prévisibles), tout fait de cette lecture un immense moment de plaisir et me pousse à découvrir d'autres facettes d'Alexandre Dumas… et pourquoi pas ? D'autres auteurs utilisant des ressorts similaires.
    Et pour en savoir plus : http://myloubook.hautetfort.com/archive/2008/03/05/revelation.html
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 13 septembre 2010

    Je le vis ainsi pour la première fois, entouré de la reconnaissance d’une famille entière et de tout le prestige de l’émotion que m’avait causée cette scène dont il avait été le héros. C’était un jeune homme pâle, et plutôt petit que grand, avec des yeux noirs et des cheveux blonds. Au premier aspect, il paraissait à peine avoir vingt ans ; puis en regardant plus attentivement on voyait quelques légères rides partir du coin de la paupière en s’élargissant vers les tempes, tandis qu’un pli imperceptible lui traversait le front, indiquant, au fond de son esprit ou de son cœur, la présence habituelle d’une pensée sombre ; des lèvres pâles et minces, de belles dents et des mains de femme complétaient cet ensemble, qui au premier abord, m’inspira plutôt un sentiment de répulsion que de sympathie, tant était froide, au milieu de l’exaltation générale, la figure de cet homme qu’une mère remerciait de lui avoir conservé son fils.
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  • Par Priscilla29, le 25 août 2010

    Cette femme étrange, pareille à une de ces fées qui se penchent au bord des torrents et font flotter leur écharpe dans l'écume des cascades, s'inclina sur le précipice et passa comme par miracle, mais pas si rapidement encore que je ne puisse entrevoir son visage calme et doux, quoique pâle et amaigri par la souffrance.
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  • Par Celine_72, le 05 août 2011

    - Voyez comme je suis égoïste, lui dis-je en m'approchant d'elle, je préfère vos larmes à votre sourire; Les larmes sont confiantes , et le sourire est dissimulé ; le sourire, c'est le voile sous lequel le coeur se cache pour mentir. Puis, quand vous pleurez, il me semble que vous avez besoin de moi pour essuyer vos pleurs...Quand vous pleurez, j'ai l'espoir que lentement, à force de soins, d'attentions, de respect, je vous consolerai, tandis que si vous étiez consolée déjà, quel espoir me resterait-il ?

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  • Par Celine_72, le 05 août 2011

    Il y a pour chaque heure du jour de petits devoirs à accomplir, pour chaque partie de la matinée des formes d'habits et des couleurs de gants à adopter, et cela sous peine de ridicule, c'est-à-dire de mort ; car le ridicule en France tache un nom plus cruellement que ne le fait la boue ou le sang.
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  • Par emigiu, le 20 décembre 2011

    Il y a des destinées qui peuvent ne se rencontrer jamais, mais qui dès qu'elles se rencontrent, ne doivent plus se séparer.
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Les lectures d'influence de Vincent Ravalec : livre 2 : "Le meneur de loup" de Dumas.








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