Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2080702017
Éditeur : Flammarion (1993)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :


Les Mauprat : une famille de petits seigneurs berrichons, incultes et cruels, qui ne seraient pas déplacés dans un roman de Sade et perpétuent au dix-neuvième siècle les pires usages du monde féodal.
A l'un d'eux, Bernard, on donne à violer sa cou... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (5)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Missbouquin, le 11 décembre 2012

    Missbouquin
    Après plusieurs textes peu intéressants cette semaine, j'ai décidé d'effectuer un retour aux sources ! Après avoir hésité entre Zola et Sand, Tous les deux bien présents dans ma bibliothèque, j'ai finalement opté pour la dernière, encouragée en cela par ma chère George. Terminé la semaine dernière, depuis je tremble à l'idée de rédiger cet article car je sais que ma copine sera derrière mon épaule et que j'ai pas intérêt à raconter n'importe quoi sur un roman de George Sand !
    Mais heureusement pour moi, je ne vais pas avoir besoin de me forcer pour rédiger un article positif car j'ai littéralement dévoré ce roman à mi chemin entre le Capitaine Fracasse de Gautier et Indiana, premier roman sous le pseudonyme de George Sand. En bref, de l'amour, de la philosophie, de l'aventure, des combats, de l'épée, et une figure de femme magistrale, Edmée. Une de celle qui ne vous lâche plus ensuite. Car sous ses airs fragiles, c'est une femme à la volonté de fer et à l'intelligence redoutable que nous dépeint Sand.
    Au XVIIIe siècle, dans une province reculée du Berry, habitent les Mauprat. « C'est une race indomptable, incorrigible, et dont il ne peut sortir que des casse-têtes ou des coupe-jarrets. A ceux que l'éducation a le mieux rabotés, il reste encore bien des nœuds : une fierté souveraine, une volonté de fer, un profond mépris pour la vie. »
    Edmée, descendante de la branche honorable des Mauprat, va prendre sous son aile son cousin Bernard, élevé par la bande de coupe-jarrets qu'est la branche aînée des Mauprat, sans morale, sans argent et sans sentiment. de véritables bandits, mais malheureusement des seigneurs aussi ce qui interdit de les déloger de leur château où ils se barricadent depuis des années.
    C'est dans cette ambiance qu'a grandi le petit Bernard, dernier rejeton de la famille; c'est à l'école de la muflerie, de la violence qu'il a été élevé. Une fois sorti de cet horrible château, avec l'aide des idées de Rousseau, Edmée aura bien du travail pour le rééduquer … « Vous êtes un sauvage, Bernard. » Mais le fait que ce sauvage tombe éperdument amoureux d'elle va bien l'aider …
    Petit à petit, Bernard change, avec le caractère violent et entier qui est le sien : « Je parvins à gouverner mes mouvements jusqu'à un certain point. Je ne me corrigeai jamais de l'orgueil et de la violence. On ne change pas l'essence de son être, mais on dirige vers le bien ses facultés diverses; on arrive presque à utiliser ses défauts; c'est au reste le grand secret et le grand problème de l'éducation. »
    Si Edmée est tout de suite attachante, et que l'on sent qu'elle sera le personnage pivot du roman, le récit est pourtant centré sur celui de Bernard. Pour cause, le roman se présente comme un récit de Bernard lui-même, au crépuscule de sa vie. Un angle intéressant car le vieux Bernard condamne tout ce qu'il a été avant de rencontrer sa cousine Edmée, et porte un regard plus que sévère aussi bien sur ses propres actes que sur ses pensées d'alors.
    Il me semble que Sand a trouvé une manière habile de démontrer les vertus et la puissance de l'éducation, qui peut combattre Tous les mauvais instincts et penchants animaux de l'homme. Mais elle montre surtout que ce travail ne peut être fait que de l'intérieur. C'est son amour pour Edmée qui poussera Bernard à s'amender, à essayer de comprendre ses réactions et à changer. Mais ce ne sera pas si facile, et bien des obstacles, physiques et moraux vont séparer ces deux personnages clés.
    « L'homme ne naît pas méchant; il ne naît pas bon non plus, comme l'entend Jean-Jacques Rousseau [...]. L'homme naît avec plus ou moins de passions, avec plus ou moins de vigueur pour les satisfaire, avec plus ou moins d'aptitude pour en tirer un bon ou mauvais parti dans la société. Mais l'éducation peut et doit trouver remède à tout; là est le grand problème à résoudre, c'est de trouver l'éducation qui convient à chaque être en particulier. »
    Roman romantique, roman gothique, histoire d'amour, histoire de famille, roman d'éducation, manifeste féministe, Mauprat est tout cela à la fois, et bien plus encore, concentrant les thèmes chers à Sand, ainsi que ses combats les plus intenses.
    Un roman capital dans l'œuvre de George Sand, et une magnifique lecture pour moi.

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/12/08/mauprat-george-sand-1..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Syl, le 13 avril 2013

    Syl
    Quelques années avant et après la Révolution.
    « … sa santé robuste, sa taille droite, sa démarche ferme et l'absence de toute infirmité annoncent quinze ou vingt ans de moins. Sa figure m'eût semblé extrêmement belle sans une expression de dureté qui faisait passer, malgré moi, les ombres de ses pères devant mes yeux. »
    Bernard mauprat, vieil homme de quatre-vingts ans, reçoit dans sa demeure près de Châteauroux, dans l'Indre, un jeune homme qui souhaiterait entendre, par le dernier des mauprat, l'histoire de cette famille légendaire.
    Cette curiosité est teintée des peurs enfantines…
    « C'est que dans mon enfance, j'ai placé le nom de mauprat entre ceux de Cartouche et de Barbe Bleue, et qu'il m'est souvent arrivé alors de confondre, dans des rêves effrayants, les légendes surannées de l'Ogre et de Croquemitaine avec les faits tout récents qui ont donné une sinistre illustrations dans notre province, à cette famille des mauprat. »
    Bernard devient orphelin à sept ans. Sa tutelle est disputée par les deux branches de la famille, l'aînée et la cadette. C'est son grand-père Tristan qui l'emmène dans le Château de la Roche-mauprat, un repère féodal lugubre, malsain, tenu par un pont-levis. Dans cet antre pernicieux, il fait la connaissance de ses huit oncles, tous plus vicieux, méchants et dégénérés les uns que les autres. Seul enfant dans ce cloaque, il est confié à la garde de l'oncle Jean, un handicapé, qui lui fait subir des sévices et des vexations. Traité comme un animal, il endure des tortures physiques et morales sans pouvoir s'en échapper. Au fil du temps, son caractère se forge, et sans être aussi immoral que sa parenté, Bernard devient dur et calque son tempérament sur celui de ses oncles, cachant son humanité sous un masque ignoble.
    La vie et leurs subsides sont faits de larcins, de taxations, de brigandages et de viols. Les seigneurs d'autrefois sont devenus des tourmenteurs, des charognards et des voleurs.
    Bernard a quinze ans lorsque le grand-père décède, il en a dix-sept quand pour la seconde fois sa vie bascule…
    Un jour, oncle Laurent qui s'était absenté toute la journée, rentre en compagnie d'une jeune fille. Perdue, elle pense pénétrer dans la demeure de Madame Rochemaure, une dame dévote de la région, et accorde bien innocemment sa confiance.
    Bernard succombe à sa beauté et, dans un conciliabule, arrive à soutirer à ses oncles la permission d'être le « forceur ». S'enfermant avec elle dans une pièce, il commence à se faire pressant. La belle ne tarde pas à comprendre le piège et se présente aussitôt… Elle est Edmée, fille de Monsieur le chevalier Hubert de mauprat, frère cadet de son grand-père. Petit à petit, dans le bref temps qui leur est imparti, l'un essaie de lui voler un baiser, l'une tente de le raisonner, l'un est poursuivi par le sang bouillonnant des mauprat et de dix années d'une éducation sauvage, l'une ne murmure que deux mots « Sauve-moi, sauve-moi ! ».
    Et si en la sauvant, Bernard s'affranchissait en même temps ? L'évasion serait une double délivrance. L'enfant grossier et barbare, bien souvent cruel, voit son avenir près d'Edmée qu'il aime déjà passionnément. Avant de partir, une promesse est scellée…
    « - Jurez que vous serez à moi d'abord, et après vous serez libre ; je le jure. Si je me sens trop jaloux pour le souffrir, un homme n'a qu'une parole, je me ferai sauter la cervelle.
    – Je jure, dit Edmée, de n'être à personne avant d'être à vous.
    – Ce n'est pas cela, jurez d'être à moi avant d'être à qui que ce soit.
    – C'est la même chose, répondit-elle, je le jure.
    – Sur l'Evangile ? sur le nom du Christ ? sur le salut de votre âme ? sur le cercueil de votre mère ? »
    J'ai aimé ce roman, entre aventure et amour. Il est une saga fragmentée en plusieurs épisodes. L'introduction est celle d'un vieil homme qui se retourne sur son passé. Sa nostalgie n'est pas remplie de rancoeur, elle est douce pour celle qu'il a aimée, voire vénérée.
    « Elle fut la seule femme que j'aimai ; jamais aucune autre n'attira mon regard et ne connut l'étreinte de ma main. Je suis ainsi fait ; ce que j'aime, je l'aime éternellement, dans le passé, dans le présent, dans l'avenir. »
    La première partie raconte la pitoyable moralité de sa famille, le château La Roche-mauprat, les bois, l'ermite philosophe Patience, la tour Gazeau, Marcasse « le preneur de taupes »… Bernard est un sauvageon dont l'attitude est avant tout une fanfaronnade tirée de l'orgueil, de la peur et de l'inculture. Jusqu'au jour où il rencontre celle qui le fera évoluer. Plus qu'une amante, Edmée sera une mère. Dans cette deuxième partie, Bernard se retrouve à Sainte-Sévère dans la maison de son grand-oncle où il recevra l'éducation, les bases, qui lui font défaut. Ces leçons seront données par l'abbé Aubert, ami d'Edmée et de Patience. Troisième partie, c'est Paris et les salons littéraires, philosophiques, les poseurs, les précieux, le ridicule, mais aussi un début de modernité. La Fayette enrôle pour les Etats-Unis… Quatrième partie, l'Amérique et une ouverture sur un autre monde ; l'amitié fraternelle avec un scientifique-herboriste, Arthur. Cinquième partie… et dernière ; le procès.
    A l'aube de la Révolution, George Sand nous présente les années d'un « siècle éclairé ». L'esprit est libre et commence à se défaire des carcans familiers. Elle donne aussi un beau rôle à Edmée qui est l'initiatrice, la femme qui tait sa passion pour faire grandir un homme.
    Bernard dit…
    « Ne croyez à aucune fatalité absolue et nécessaire… et cependant, admettez une part d'entraînement dans nos instincts, dans nos facultés, dans nos impressions qui ont entouré notre berceau, dans les premiers spectacles qui ont frappés notre enfance… Admettez que nous ne sommes pas toujours absolument libres de choisir entre le bien et le mal… L'homme ne naît pas méchant ; il ne naît pas bon non plus, comme l'entend Jean-Jacques Rousseau, le vieux maître de ma chère Edmée. L'homme naît avec plus ou moins de passions, avec plus ou moins de vigueur pour les satisfaire, avec plus ou moins d'aptitude pour en tirer un bon ou un mauvais parti dans la société. Mais l'éducation peut et doit trouver remède à tout ; là est le grand problème à résoudre, c'est de trouver l'éducation qui convient à chaque être en particulier… »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Titine75, le 11 juillet 2011

    Titine75
    A 80 ans, Bernard Mauprat décide de conter l'histoire remarquable de sa jeunesse et de sa famille. Deux branches fort dissemblables existaient chez les Mauprat : la branche aînée à laquelle appartenait Bernard et qui régnait sur la château de la Roche-Mauprat ; la branche cadette uniquement représentée par le chevalier Hubert de Mauprat et sa fille Edmée. Les Mauprat de la branche aînée, surnommés les Coupe-Jarret, faisaient régner la terreur sur les paysans de la campagne berrichonne. Bernard fut orphelin à 7 ans et fut expédié chez son grand-père Tristan à la Roche-Mauprat. C'est donc dans la violence, la terreur et les brimades que l'enfant grandit.
    Un soir, alors que Bernard a 17 ans, l'oncle Laurent ramène une jeune femme égarée dans la forêt, une future victime de la perversité et de la concupiscence des Mauprat. Bernard, séduit par l'immense beauté de la dame, décide de la garder pour lui. C'est alors qu'il réalise qu'il s'agit de sa parente Edmée. Il décide de la sauver après lui avoir fait promettre qu'elle se donnerait à lui avant tout autre homme. Durant leur évasion, le château de la Roche-Mauprat est assailli par les gendarmes ce qui permet aux deux jeunes gens d'échapper à la vindicte des Mauprat Coupe-Jarret. Bernard est alors recueilli par Hubert de Mauprat dans son château de Sainte-Sévère où l'on va tenter de l'éduquer.
    Mauprat” est un roman protéiforme, c'est tout à la fois un roman gothique, un roman d'amour, un roman féministe et un roman de formation. George Sand nous place d'emblée dans une ambiance gothique, le personnage à qui Bernard Mauprat raconte sa vie nous décrit ainsi la Roche-Mauprat : “Depuis ce temps, quand les bûcherons et charbonniers qui habitent les huttes éparses aux environs passent dans la journée sur le haut du ravin de la Roche-Mauprat, ils sifflent d'un air arrogant ou envoient à ces ruines quelque énergique malédiction ; mais quand le jour baisse et que l'engoulevent commence à glapir du haut des meurtrières, bûcherons et charbonniers passent en silence, pressant le pas, et de temps en temps font un signe de croix pour conjurer les mauvais esprits qui règnent sur ces ruines.” L'auteur utilise les codes du roman gothique dont semble-t-il elle était friande (la préface nous indique en effet que George Sand lisait Ann Radcliffe). On trouve dans “Mauprat” des ruines inquiétantes, des seigneurs corrompus et cruels, des pièces secrètes, des moines pervers et des innocents en danger. L'histoire d'amour s'inscrit d'ailleurs parfaitement dans le genre gothique puisque les sentiments de Bernard et d'Edmée sont douloureux et totalement exacerbés. Et leur amour devra franchir bien des obstacles, bien des empêchements avant de pouvoir triompher.
    George Sand ne se contente pas de respecter les codes du genre gothique et les fait dévier. Tout d'abord grâce à son héroïne, Edmée, qui est bien loin des personnages féminins des romans noirs du 19ème siècle. C'est une femme au fort tempérament, à l'éducation élevée et qui ne s'effraie pas facilement. Edmée décide de sa vie et ne la subit aucunement. Elle devait épouser M. de la Marche pour qui elle avait seulement de l'affection. L'arrivée de Bernard lui fait annuler son mariage. Son amour ne l'aveugle pas non plus puisqu'elle se refuse à Bernard tant qu'il ne sera pas éduqué. Edmée est un beau personnage féminin qui traduit le combat de George Sand pour le droit des femmes.
    Ce qui nous éloigne du roman gothique, c'est également la partie éducation de Bernard Mauprat. Ayant fait preuve de bonté et de générosité, Bernard peut être sauvé de ses mauvaises habitudes. Edmée fervente adepte de Jean-Jacques Rousseau, croit en la force de l'éducation pour lisser le caractère de son parent. Je trouve cette partie du roman beaucoup moins réussie et je m'y suis ennuyée. Ces passages manquent de rythme et George Sand me semble bien meilleure dans l'action et le romanesque. Je dois avouer n'être pas très adepte de Rousseau mais George Sand ne l'est finalement pas non plus. Elle termine son roman en expliquant que l'homme ne nait ni bon ni mauvais, qu'il n'est pas toujours libre de choisir entre le bien et le mal et que parfois ses instincts ne sont pas maîtrisables.
    Malgré un passage à vide durant l'éducation de Bernard Mauprat, j'ai plutôt apprécié le roman de George Sand pour son romanesque marqué et ses idées féministes et socialistes.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par ignatus-reilly, le 26 novembre 2010

    ignatus-reilly
    Bernard de Mauprat à sept ans lorsqu'il se retrouve orphelin. Il est recueilli pas son grand-père Tristan de Mauprat. Il va aller habiter à la Roche-Mauprat, lieu sinistre où Tristan de Mauprat et ses sept fils commettent leurs exactions. Ils font régner la terreur dans la campagne berrichonne. Bernard sera victime de leurs mauvais traitements et va devenir un jeune homme brutal et sauvage. Un jour, où les Mauprat auront capturé leur cousine Edmée, cette dernière sera laissé à la convoitise de Bernard. Or la beauté, la générosité, le courage, la noblesse de caractère d'Edmée vont bouleverser Bertrand. Elle le convainc de fuir avec elle. Bernard est tombé passionnément amoureux d'Edmée.
    De ce rustre violent, Edmée va essayer de faire un homme éduqué. C'est à cette seule condition qu'elle consentira éventuellement à l'épouser.
    Edmée est une femme forte, éprise de justice, d'égalité. Elle a lu tout Rousseau et a adopté ses idées et sa philosophie. Les références à Rousseau sont très fréquentes dans ce livre - souvent sous le simple prénom de Jean-Jacques.
    Mauprat n'est pas uniquement un roman d'amour. Il est aussi historique et politique, régional et champêtre. C'est aussi un roman féministe avec une héroïne qui ne se laisse pas dompter et sait imposer ses idées et se faire entendre et écouter , et surtout respecter. C'est une femme actrice de sa vie et non soumise et passive.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par veroniquewilputte, le 19 janvier 2013

    veroniquewilputte
    Un de mes livres préférés de mon adolescence. Si romantique et avec tant de détermination féminine.

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par ignatus-reilly, le 26 novembre 2010

    Je me retrouvai donc orphelin à sept ans. Mon grand-père pilla dans la maison de ma mère tout l'argent et les nippes qu'il put emporter; puis, laissant le reste, et disant qu'il ne voulait point avoir affaire aux gens de loi, il n'attendit pas que ma morte fut ensevelie, et, me prenant par le collet de ma veste, il me jeta sur la croupe de son cheval, en me disant "Ah çà! mon pupille, venez chez nous, et tâchez de ne pas pleurer longtemps, car je n'ai pas beaucoup de patience avec les marmots."
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par ignatus-reilly, le 26 novembre 2010

    Edmée ne savait rien objecter quand Rousseau avait prononcé; elle aimait à reconnaitre avec lui que le plus grand charme d'une femme est dans l'attention intelligente et modeste qu'elle donne aux discours graves; et je lui citais toujours la comparaison de la femme supérieure avec un bel enfant aux grands yeux pleins de de sentiment, de douceur et de finesse, aux questions timides, aux objections pleines de sens, afin qu'elle se reconnut dans ce portrait qui semblait tracé d'après elle.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Missbouquin, le 11 décembre 2012

    « L’homme ne naît pas méchant; il ne naît pas bon non plus, comme l’entend Jean-Jacques Rousseau [...]. L’homme naît avec plus ou moins de passions, avec plus ou moins de vigueur pour les satisfaire, avec plus ou moins d’aptitude pour en tirer un bon ou mauvais parti dans la société. Mais l’éducation peut et doit trouver remède à tout; là est le grand problème à résoudre, c’est de trouver l’éducation qui convient à chaque être en particulier. »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Missbouquin, le 11 décembre 2012

    « Je parvins à gouverner mes mouvements jusqu’à un certain point. Je ne me corrigeai jamais de l’orgueil et de la violence. On ne change pas l’essence de son être, mais on dirige vers le bien ses facultés diverses; on arrive presque à utiliser ses défauts; c’est au reste le grand secret et le grand problème de l’éducation. »

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par ignatus-reilly, le 26 novembre 2010

    Quand pour se transformer de loup en homme, il faut une lutte de quarante et cinquante ans, il faudrait vivre cent ans par delà pour jouir de sa victoire.

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

> voir toutes (20)

Video de George Sand

>Ajouter une vidéo

Les Beaux messieurs de Bois Doré : 5ème et dernier épisode
Feuilleton en 5 épisodes inspiré de l'oeuvre de George SAND. L'action se déroule au XVIIème siècle dans le BERRY et retrace l'amour difficile d'un vieil homme et d'une jeune fille au moment où les huguenots convertis livrent aux catholiques les dernières escarmouches. Les décors ne sont pas berrichons mais Bourguignons : châteaux de Tanlay, BUSSY Rabutin, Ancy- le-Franc et Abbaye de...








Sur Amazon
à partir de :
4,00 € (neuf)
3,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Mauprat par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (55)

> voir plus

Quiz