> Jean Tulard (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070364119
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 145 notes) Ajouter à mes livres
On s'étripe, on s'égorge, on se massacre avec une volupté sans précédent. Corps transpercés, martyrisés viennent éclabousser un sein nu de leur sang. Les beaux duels des mousquetaires n'ont plus cours à l'heure de la Saint-Ba... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par melusine1701, le 16 mars 2011

    melusine1701
    Ce petit pavé de sept cent pages n'a pas fait long feu dans mes mains. Dumas m'a encore une fois épaté dans son art de l'action, du suspens, de la mise en scène. Il sait nous tenir en haleine sur plusieurs pages avec une tension terrible. Aucune longueur dans ce roman qui mêle l'aventure, le politique, le policier, l'amour et le roman noir. Car ce que ce roman a de plus par rapport à aux autres que j'ai lu de cet auteur, c'est sa noirceur. Il commence dans le sang, et rien des horreurs de la Saint Barthélémy ne nous est épargné: les épées fendent les chairs, les arquebuses tirent dans le tas, les couteau déchirent et le sang coule. Marguerite elle-même est une reine sanglante, qui commence le roman baignée dans le sang de son futur amant et qui le finit devant l'échafaud (je n'ai pas dit dessus). Les personnages sont tous étonnamment travaillé: Coconas et la Mole incarnent à merveille les valeurs du siècle romantique, l'un fougueux et loyal, l'autre amoureux et passionné. Marguerite n'est pas une beauté froide royale mais bien une femme, qui badine avec son amant, pleine de vie et de profondeur. Charles est un personnage d'abord effacé qui n'a visiblement jamais vraiment voulu être roi, qui laisse sa mère gérer sans toutefois être dupe de ses manipulations. Et la reine Catherine de Médicis est juste une merveille: noire, inquiétante, détestable, manipulatrice, empoisonneuse, sorcière, elle cristallise tous les aspects qui ont fait sa légende et l'on voit que sa main griffue va loin, très loin. Je me suis tout simplement régalé à suivre les amours de la Reine, les nombreuses tentatives de Catherine de Médicis pour assassiner Henri de Navarre, toutes étant l'occasion d'un suspens insoutenable puisque Henri en réchappe toujours sur le fil.
    Petit délice d'intertextualité: je sais enfin d'où vient la scène finale (et le nom de Mathilde) du Rouge et le Noir. Oui, il en faut peu pour me faire plaisir!
    Et malgré les sept cents pages (toutes lues sur mon e-book, au passage...), j'ai été déçue que ce soit déjà finie.
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    • Livres 4.00/5
    Par Hildebald, le 13 avril 2012

    Hildebald
    Un sacré roman d'intrigue et d'Histoire.
    Pas de temps mort, des personnages intéressants et une Catherine de Médicis infecte.
    On adore.
    Cependant, je pétoune sur la fin du roman qui me laisse orpheline. D'une part parce qu'une fois dans le livre, on en redemande et d'autre part, parce qu'il n'y a pas vraiment de fin...J'ai même vérifié s'il ne me manquait pas des pages.
    Mais je suppose que l'auteur s'est arrêté pour laisser le lecteur compléter le roman avec ses propres connaissances...Mais quand même...
    Selon mes souvenirs, le film avec Adjani est assez différent au niveau de la psychologie des personnages...Le livre est dix fois mieux (comme souvent).
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Folfaerie, le 16 mai 2010

    Folfaerie
    Voilà le premier volume de la trilogie sur les guerres de Religion (il sera suivie de La dame de monsoreau et Les Quarante-cinq).
    Catherine de Médicis règne, toute puissante, sur la France que gouverne tant bien que mal l'un de ses fils, Charles IX. Elle règne également sur ses autres enfants : Henri duc d'Anjou, François duc d'Alençon, et sa fille Marguerite. le roman s'ouvre sur le mariage de Marguerite de Valois, surnommée Margot, et Henri de Bourbon, roi de Navarre. Ce mariage entre une catholique et un protestant est destiné à ramener la paix dans le royaume. Mais Catherine et le roi Charles IX se préparent dans l'ombre à mater le parti protestant. Les frères de Charles complotent également pour prendre sa place et Henri de Navarre ne songe qu'à défendre sa vie.
    Intrigues, alliances, complots, trahisons vont se succéder tandis que Margot entretient une tendre liaison avec un gentilhomme protestant, La Mole. Commence alors une lutte âpre et sans merci entre les deux camps, dont le point d'orgue sera le massacre de la Saint-Barthélémy. Charles IX, roi fantasque, d'une méfiance maladive, et perpétuellement sous l'influence de sa mère, finit par se prendre réellement d'amitié pour son beau-frère Henri (le futur Henri IV), au grand dam de Catherine de Médicis.
    Après bien des événements tragiques, Charles IX succombe à un mystérieux empoisonnement et meurt sans pouvoir assurer le trône à Henri de Navarre. C'est donc le duc d'Anjou, qui entre temps a été sacré roi de Pologne, qui revient en France pour prendre la succession de son frère, sous le nom d'Henri III. Quant à Margot, elle ne peut sauver son amant, que l'on accuse de la mort du roi, et doit fuir sur les terres de son époux, qu'elle n'a jamais cessé de soutenir.
    Dumas s'est plongé avec bonheur dans cette période trouble, restituant avec talent le vieux Louvre et ses fêtes incroyables, où les protagonistes se perdent, se croisent et s'épient dans le labyrinthe des passages secrets. Tout le monde intrigue, complote, mais sans jamais oublier son propre plaisir, ce qui nous vaut un roman à la fois sanglant, où dominent les massacres, les poignards et les empoisonnements, et voluptueux, notamment grâce à Margot dont la beauté était sans pareille et les amants innombrables. Roman un rien pervers aussi : Margot entretient des rapports troubles avec ses frères, tandis que Charles IX, contradictoire et ambigu, aime à se repaître du spectacle de la violence...
    Les personnages principaux, La Mole, Coconnas, Henri de Navarre et quelques autres, ont d'ailleurs cette faculté de courir au massacre avec rage et haine (les hommes s'étripent, s'égorgent sans hésitations ni regrets) puis de regagner avec autant de plaisir la couche de leurs belles maîtresses. Comme toujours chez Dumas, le cadre historique fournit autant de prétextes à mêler intrigues amoureuses et faits d'armes comme il les affectionnait. Si l'on ne retrouve point ici de héros à la mesure des Mousquetaires, ou de figure solitaire à la Bussy d'Amboise (dans La dame de monsoreau), Dumas introduit tout de même une attachante histoire d'amitié entre un catholique et un protestant, Coconnas et La Mole, seul sentiment désintéressé de toute cette épopée, où plane l'ombre inquiétante de la redoutable Catherine de Médicis.
    Signalons enfin que ce roman a donné lieu à une adaptation cinématographique remarquée, celle réalisée par Patrice Chéreau en 1994, avec Isabelle Adjani dans le rôle titre. Pour ma part, j'avais été impressionnée par la performance de Jean-Hugues Anglade dans le rôle de Charles IX.

    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-la-reine-margot..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par sultanne, le 15 août 2011

    sultanne
    Ah, ce Dumas avait l'art du suspens ! Il savait mêler virtuosité et romanesque ! Que de rebondissements ! Tout n'est qu'intrigues et passions, dans un Louvre époustouflant de mystères. Les personnages, hauts en couleurs, sont portraitisés avec soin et cohérence. Les rebondissements, riches et haletants, relancent constamment l'attention du lecteur avide.
    Certes, la vérité histoirique est bien mise à mal sous la plume de Dumas, mais c'est pour une si belle cause : Les dernières scènes sont fracassantes et grandioses.
    Voyons, maintenant, si le film tient toutes ses promesses.
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    • Livres 5.00/5
    Par Folfaerie, le 30 novembre 2010

    Folfaerie
    Henri III a succédé à son frère Charles IX sur le trône de France. Henri est un roi superstitieux et indécis qui laisse gouverner sa mère, Catherine de Médicis. le pays est toujours divisé par les luttes entre catholiques et protestants et le roi ne peut compter que sur quelques amis : ses mignons, Saint-Luc, et surtout son bouffon, Chicot, en qui il a toute confiance. Il doit notamment sans cesse composer avec son frère le duc d'Anjou et se défier de nombreux ennemis, dont les Guise qui ont créé une Ligue de catholiques.
    Le duc d'Anjou, fourbe et avide de pouvoir, s'est attaché les services d'un brillant seigneur, Bussy d'Amboise, comte de Clermont, ennemi juré des mignons du roi. Après être tombé dans un guet-apens, le beau et brave Bussy est soigné par une jeune femme, Diane de Méridor, dont il tombe follement amoureux. Hélas, Diane est promise à l'infâme Comte de Monsoreau, le grand veneur du roi, en réalité au service du Duc d'Anjou, et est de plus convoitée par ce dernier. Dès lors, les amants, aidés entre autres par Saint-Luc qui s'est pris d'amitié pour eux, et par le jeune médecin de Bussy, le fidèle Rémy, devront déjouer les plans machiavéliques de Monsoreau, dont la jalousie est féroce, et du duc d'Anjou. Hélas, les intrigues politiques et amoureuses font mauvais ménage, et le couple subira la vengeance terrible du duc.
    Le portrait d'Henri III brossé dans ce roman est plus vrai que nature, Dumas multipliant les répliques historiques et inventant des dialogues savoureux. le couple principal a forcément toutes les qualités (ils sont jeunes et beaux) et Dumas leur donne une dimension dramatique en faisant d'eux un couple illégitime, qui les rend d'autant plus dignes d'intérêt. Bussy quant à lui est l'incarnation parfaite du héros solitaire et idéal. Il lui manque peut-être la dimension humaine d'un d'Artagnan mais Dumas, habilement, en introduisant le personnage du bouffon Chicot (la véritable trouvaille du roman) redonne de la chaleur et cette petite touche d'humanité que Chicot représente parfaitement. Ce gentilhomme gascon qui jouit de la protection du roi et qui le paie de retour par des vérités cruelles et une aide précieuse dans les affaires politiques, a le sens de l'amitié, aime la bonne chère, et est doté du bon sens caractéristique des gens du peuple par opposition au pouvoir royal.
    Le personnage de Catherine de Médicis est d'ailleurs complètement en retrait, cédant à Chicot sa place de conseillère du roi. Dumas a su doser son récit, l'humour, le drame et l'action s'équilibrant admirablement. Certaines scènes sont drôles, d'autres poignantes et constituent des morceaux d'anthologie.
    C'est à la fois un roman d'amour et d'amitié, un drame historique bien sûr, mais c'est surtout une histoire de vengeance, qui se poursuivra d'ailleurs avec les Quanrante-Cinq. La dame de monsoreau est sans doute le plus réussi de la trilogie et fait partie des meilleures oeuvres de Dumas.


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-la-dame-de-mons..
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Citations et extraits

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  • Par sultanne, le 17 août 2011

    le roi de France n'est pas votre fils lui, le roi de France n'a pas de frère, le roi de France n'a pas de mère, le roi de France n'a que des sujets. Le roi de France n'a pas besoin d'avoir de sentiments, il a des volontés. Il se passera qu'in l'aime, mais il veut qu'on lui obéisse.
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  • Par alicejo, le 05 novembre 2010

    vous ne connaissez pas les murs du Louvre, de Mouy ; c'est pour eux qu'a été fait le proverbe que les murs ont des oreilles ;
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  • Par sultanne, le 17 août 2011

    mais, enchaînés qu'ils sont dans leurs grandeurs, les rois ne sont pas libres de ce premier mouvement que tout homme fait tourner au profit de sa passion ou de sa défense.
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  • Par alicejo, le 07 novembre 2010

    Voici la condition des rois, Henriot : ils ne peuvent ni vivre ni mourir à leur guise.
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  • Par sultanne, le 17 août 2011

    quelquefois c'est en etouffant ou plutôt en dissimulant la souffrance que l'on honore le mieux les morts.
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