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Par zazimuth, le 05/02/2011
George Sand
L'esprit cherche et c'est le coeur qui trouve.
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L'homme de neige de
George Sand
Nous prions le lecteur de vouloir bien entrer avec nous au coeur du sujet de cette histoire, comme il fait quand , au théâtre, la toile se lève sur une situation que les personnages vont lui révéler.
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Par Penelope, le 18/07/2010
Première phrase du livre
La Petite Fadette de
George Sand
Incipit:
Le père Barbeau de la Cosse n'était pas mal dans ses affaires, à preuve qu'il était du conseil municipal de sa commune. Il avait deux champs qui lui donnaient la nourriture de sa famille, et du profit par-dessus le marché. Il cueillait dans ses prés de foin à pleins charrois, et, sauf celui qui était au bord du ruisseau, et qui était un peu ennuyé par le jonc, c'était du fourrage connu dans l'endroit pour être de première qualité.
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Par Carosand, le 26/02/2011
Lélia de
George Sand
Combien de fois, à l'entrée de la nuit, au lever de la lune, aux premières clartés du jour, combien de fois, dans le silence de minuit et dans cet autre silence de midi si accablant, si inquiet, si dévorant, n'ai-je pas senti mon coeur se précipiter vers un but inconnu, vers un bonheur sans forme et sans nom, qui est au ciel, qui est dans l'air, qui est partout comme un aimant invisible, comme l'amour ? Et pourtant, Sténio, ce n'est pas l'amour ; vous le croyez, vous qui ne savez rien et qui espérez tout ; moi qui sais tout, je sais qu'il y a au-delà de l'amour des désirs, des besoins, des espérances qui ne s'éteignent point ; sans cela que serait l'homme ?
Il lui a été accordé si peu de jours pour aimer sur la terre !
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Par Nadael, le 04/02/2010
La mare au diable de
George Sand
J'ai toujours eu de l'amitié pour toi, et à présent je me sens si amoureux que si tu me demandais de faire toute ma vie tes mille volontés, je te jurerais sur l'heure. Vois, je t'en prie, comme je t'aime, et tâche d'oublier mon âge. Pense que c'est une fausse idée qu'on se fait quand on croit qu'un homme de trente ans est vieux (...)mais j'ai entendu dire que dans d'autres pays on ne regardait point à cela ; qu'au contraire on aimait mieux donner pour soutien, à une jeunesse, un homme raisonnable et d'un courage bien éprouvé qu'un jeune gars qui peut se déranger, et, de bon sujet qu'on le croyait, devenir un mauvais garnement. (...) Quand un homme est usé par trop de travail et de misère ou par la mauvaise conduite, il est vieux avant vingt-cinq ans. Au lieu que moi...Mais tu ne m'écoutes pas, Marie.
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Par jcfvc, le 25/10/2009
Nanon de
George Sand
Eh bien, vous me demandez ce que c’est que les jacobins. Autant que je peux le savoir et en juger, ce sont des hommes qui mettent la Révolution au-dessus de tout et de leur propre conscience, comme les prêtres mettaient l’Église au-dessus de Dieu même. En torturant et brûlant des hérétiques, le clergé disait : « C’est pour le salut de la chrétienté. » En persécutant les modérés, les jacobins disent : « C’est pour le salut de la cause », et les plus exaltés croient peut-être sincèrement que c’est pour le bien de l’humanité. Oh ! mais, qu’ils y prennent garde ! c’est un grand mot, l’humanité ! Je crois qu’elle ne profite que de ce qui est bien et qu’on lui fait du mal en masse et longtemps quand on lui fait un mal passager et particulier. Après ça, je ne suis qu’un pauvre homme qui voit les choses de trop loin, et qui mourra bientôt. Vous jugerez mieux, vous autres qui êtes jeunes ; vous verrez si la colère et la cruauté qui sont toujours au bout des croyances de l’homme réussissent à amener des croyances meilleures. J’ai peine à le croire, je vois que l’Église a péri pour avoir été cruelle. Si les jacobins succombent, pensez au massacre des prisons, et alors vous direz avec moi : On ne bâtit pas une nouvelle Église avec ce qui a fait écrouler l’ancienne.
Émilien lui observa que les massacres de et les persécutions n’étaient peut-être pas l’oeuvre des jacobins, mais celle des bandits qu’ils n’avaient pu contenir.
– C’est possible, et Dieu le veuille ! répondit le prieur. Il peut y avoir de bonnes intentions chez ceux qui nous paraissent les plus terribles : mais retenez ce que je vous ai dit, quand vous aurez à les juger par la suite. Ceux qui auront trempé leurs mains dans le sang ne feront rien de ce qu’ils auront voulu faire, et, si le monde se sauve, ce sera autrement et par d’autres moyens que nous ne pouvons pas prévoir. Ma conclusion à moi, c’est que tout le mal vient du clergé, qui a entretenu si longtemps le régime de terreur que ses ennemis exercent à présent contre lui. Comment voulez-vous que les victimes de la violence soient de doux élèves reconnaissants ? Le mal engendre le mal !
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Par brigetoun, le 15/06/2010
Lettres d'une vie de
George Sand
La bourgeoisie l’emporte, direz-vous, et il est tout simple que l’égoïsme soit à l’ordre du jour. Mais pourquoi la bourgeoisie l’emporte-t-elle, quand le peuple est souverain, et que le principe de sa souveraineté, le suffrage universel est encore debout ? Il faut enfin ouvrir les yeux, et cette vision de la réalité est horrible. La majorité du peuple français est aveugle, crédule, ignorante, ingrate, méchante et bête ; elle est bourgeoise enfin ! Il y a une minorité sublime… (lettre à Mazzini en date du 18 août 1849)
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Par Malaura, le 26/12/2011
Leone Leoni et autres grandes histoires d'amour de
George Sand
Le paradis, c'est la fusion de deux âmes dans un baiser d'amour...
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Par Saphira, le 29/12/2009
La mare au diable de
George Sand
Germain fut content qu'elle n'eût pas fait attention à ses dernières paroles; il reconnut qu'elles n 'étaient point sages, et il lui tourna le dos pour se distraire et changer de pensée. Mais il eut beau faire, il ne put s'endormir, ni songer à autre chose qu'à ce qu'il venait de dire .
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Par ChezLo, le 13/11/2010
Indiana de
George Sand
Tant de résolution l'effraya et faillit le dégoûter de madame Delmare. Les hommes, et les amants surtout, ont la fatuité innocente de vouloir protéger la faiblesse plutôt que d'admirer le courage chez les femmes. L'avouerai-je ? Raymon se sentit épouvanté de tout ce qu'un esprit si intrépide promettait de hardiesse et de tenacité en amour.