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Critiques sur Zulu (57)


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    • Livres 4.00/5
    Par Zarps le 23/03/2012


    Une lecture choc ! C'est violent et sombre, on est souvent au bord de la nausée, mais c'est haletant et à aucun moment on ne s'ennuie. A force de lire des polars, on s'habitue à tout et on est presque blasé... celui-ci nous réveille. L'ambiance de cette Afrique du Sud en ébulition et les personnages encore marqués par l'apartheid, tout contribue à faire de ce roman un livre que l'on n'oublie pas de sitôt.
    Alors oui, il est peut-être à déconseiller aux âmes sensibles, mais j'en fais partie et je n'ai pas été déçue.
    Un roman à découvrir, car il n'est pas si facile de trouver un polar aussi singulier, tant par le style de l'auteur que par le sujet abordé.

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par carre le 17/01/2012


    Un polar d'une violence inouie qui vous embarque des les premières pages et ne vous lache plus. Difficile de dévoiler l'histoire de peur de vous gacher votre plaisir. Vous trouverez sans ordre pré établie : un pays ( l'Afrique du Sud post apartheid) gangréné par la violence, le sida (premier pays africain démocratique en nombre de malades) la misère, la drogue , une double enquête haletante extraordinairement mené par la maestria de Ferey ... Ferey justement qui vous secoue, vous trouble, vous fait plonger dans la noirceur la plus totale. Polar bien sur, mais aussi roman politique, social d'un réalisme saisissant. Ferey est considéré comme le plus doué de sa génération, on sait maintenant pourquoi. Accrochez vous, le voyage va au delà de notre imaginaire.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par doyoulikefrogs le 08/09/2011


    C'est un coup de coeur, je vous le dis franchement. J'ai voulu mieux écrire ma critique de ce livre car il en mérite une très longue, très belle.

    Je l'ai pris dans la librairie presque les yeux fermés, au hasard, et parce qu'il était bardé de prix, alors par curiosité, qu'est-ce qu'un livre bardé de prix?

    Eh bien, chers lecteurs de Babélio, c''est un polar, plus qu'un polar, très étoffé,très poussé jusqu'à son paroxisme. Jusuqu'au sentiment d'horreur, jusqu'à la catharsis. Une tragédie à la grecque mais moderne.

    Un livre violent qui vous fait violence. J'ai été tellement choquée par ce roman que je ne m'en suis pas remise immédiatement. C'est un tourbillon infernal campant des personnages très intéressants, humains flics ou pas flics mais gardant une once d'humanité dans un monde déshumanisé. Bien regrettable! Des jeunes filles, blanches, font la fête, usent de la drogue, sortent tard le soir, ne rentrent pas à l'appartement à temps et on s'inquiète, on en retrouve une assassinée, méconnaissable, défigurée, dans un parc, étendue. Ce n'est plus rien qu'un cadavre, ce n'est plus une femme. L'a-t-elle cherchée? L'a-t-elle méritée? Ou est -elle la victime d'un complot machiavélique, d'un meurtre crapuleux ou d'une vengence?

    On vous entraîne vers un cauchemar littéral. Mais un chef d'oeuvre absolu. Des mésaventures d'un flic paumé dans des bidonvilles dont la noirceur vous glace le sang, entre sexe, drogues, armes illégales, vous traverserez les méandres du plus obscur univers littéraire que j'ai lu depuis Ellroy.

    Chaque personnage à l'unisson veut sauver sa peau et la peau de l'autre, l'ami, l'amitié, seul reste humain dans ce monde détruit, mis en pièce, car il n'y a plus d'amour non plus, il ne reste qu'un instinct primaire à la fin du livre: l'instinct de survie, les limites de chacun y sont exposées. C'est magnifiquement décrit, c'est un livre qui mérite ses prix.

    Voilà, plus que de vous le conseiller, je vous y oblige. Lisez le.

    TA.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par baptiste le 07/08/2011


    Ce livre montre combien il est difficile et long pour ce pays de se relever d'une telle période comme L'apartheid et ce avec les efforts de Nelson Mandela pour tourner cette page sombre de l'histoire de l'Afrique du Sud.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par litolff le 23/05/2011


    Et bien voila un polar qui ne fait pas dans la dentelle...
    Si l'auteur ne donne pas forcément envie d'aller vivre en AfSud, on sent néanmoins une grande connaissance et un grand amour pour ce pays !
    Ames sensibles s'abstenir et ne le laissez pas trainer sur la table de nuit de vos enfants...

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Jubrux le 19/01/2011


    Très violent, instructif si vous ne connaissez pas l'histoire sud af, beaucoup de drogue, de culture zouloue, un final cathartique pour Neuman et le meilleur, pas de happy ending. Je conseille.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par BarbaraLux le 14/03/2012


    Caryl Férey a un nom qui fait rêver. Un nom que personne d'autre ne peut porter. Un nom que l'on n'oublie pas. Un nom qui fait voyager.

    Parce que j'aime lire et parce que j'aime voyager, mes meilleurs ami-e-s ont joliment honoré mes 30 glorieuses années avec trente polars de pays différents. Trente romans écrits par des auteurs de trente nationalités différentes. Ça en fait des pages à dévorer et des pays à visiter.
    Il m'en reste dix !

    Le voyage, la découverte d'un pays, d'une culture, de ses habitants, de leurs coutumes. C'est aussi ça la littérature.
    Habituellement, à travers leurs livres, les écrivains nous font découvrir leur village, leur ville, leur pays. Il est quand même assez rare d'aller se frotter à la difficulté de raconter un coin du monde que l'on ne connaît pas.
    Alors quand c'est un français qui tente l'aventure, qui fait ses valises, qui parcourt le monde à la recherche d'une histoire qu'il pourrait nous conter comme si on y était, on s'immerge avec lui, presque sans hésiter.

    Cape Town, Afrique du Sud. Ville noire, ville blanche.

    Le chef de la police criminelle, Ali Neuman, est un survivant de la guerre qui a opposé l'Inkhata à l'ANC pendant l'Apartheid. Lui seul sait ce qu'il a enduré, même sa mère, seule rescapée de la famille n'imagine pas.
    Meurtri, Ali tente de faire son boulot de flic noir dans une ville où les gamins, esseulés, malades et affamés errent par milliers au milieu des Townships, quartiers misérables qui bordent les plages où le sable est aussi blanc que les touristes, qui, en mal de sensation forte viennent plonger au milieu des requins.
    Mais lorsqu'une jeune fille blanche est retrouvée massacrée au milieu d'un bosquet d'acacias, Ali Neuman et ses adjoints basculent dans une sombre affaire qui pourrait bien être trop large pour leurs épaules. Alors que la magie noire flirte avec la drogue et le sida. Bercée par un peu de politique et beaucoup de racisme, Cape Town est à deux doigts de perdre son image de vitrine d'Afrique du Sud. Les policiers sont des Zoulous ou des Afrikaners comme les autres, logés à la même enseigne. Comme les autres sud africains, ils n'en sortiront pas indemnes.

    "Le Président Mandela avait mis fin aux massacres mais le monde, au fond, n'avait fait que se déplacer : l'apartheid aujourd'hui n'était plus politique mais social".

    Zulu fait mal dès la première phrase : "Tu as peur, petit homme ?"

    Écrit dans un style franc et rocailleux, très imagé, parfois trop, Caryl Férey nous dresse un portrait de l'Afrique du Sud qu'on ne connaît pas et qu'on préfèrera ne pas envisager. Il nous transporte dans un univers chaotique et impitoyable où la loi du plus fort est plus forte que la loi.
    Je dois avouer que je suis en proie à une grande agitation. Zulu m'a fasciné, comme un très bon documentaire, il m'a ouvert les yeux sur la violence qui dicte ce pays dont le premier président noir fut un symbole de paix. Étrange paradoxe. Un pays ravagé par des décennies de mauvaises intentions qui ont engendrées une détresse sociale que rien ne parvient à endiguer.
    Mais, Zulu est malheureusement à la limite de l'exposé, parfois trop technique, quelquefois proche du Lonely Planet, il laisse difficilement la place à l'imagination, Caryl Férey nous livre tout. Cash !

    Zulu n'est pas un polar comme les autres, la couverture le qualifie même de thriller. Un thriller ancré dans une réalité qu'on peine à croire, où, contrairement aux autres romans du même genre, rien n'a été inventé.


    Lien : http://postface.fr

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par MissAlfie le 14/12/2011


    Encore une fois, Caryl Férey propose un polar sombre, violent, tant par sa narration que par l'univers dans lequel il nous entraîne... Un pays encore fortement marqué par son Histoire, par l'Apartheid, par le racisme mais qui a malgré tout réussi le pari évoqué dans le roman d'accueillir en 2010 la coupe du monde de football en nous faisant oublier le temps de quelques semaines la violence quotidienne qui y règne.


    Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2011/12/07/22597229.html

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Ikebukuro le 08/10/2011


    Un livre d'une force et d'une puissance incroyable à l'image de ce pays particulièrement attachant qu'est l'Afrique du Sud. Un monde et une société d'une violence inouïe envers les plus défavorisés, un pays de contrastes et d'espérances malgré tout. Un vrai choc de lecture !

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par doyoulikefrogs le 05/10/2011


    C'est un coup de coeur, je vous le dis franchement. J'ai voulu mieux écrire ma critique de ce livre car il en mérite une très longue, très belle.

    Je l'ai pris dans la librairie presque les yeux fermés, au hasard, et parce qu'il était bardé de prix, alors par curiosité, qu'est-ce qu'un livre bardé de prix?

    Eh bien, chers lecteurs de Babélio, c''est un polar, plus qu'un polar, très étoffé,très poussé jusqu'à son paroxisme. Jusuqu'au sentiment d'horreur, jusqu'à la catharsis. Une tragédie à la grecque mais moderne.

    Un livre violent qui vous fait violence. J'ai été tellement choquée par ce roman que je ne m'en suis pas remise immédiatement. C'est un tourbillon infernal campant des personnages très intéressants, humains flics ou pas flics mais gardant une once d'humanité dans un monde déshumanisé. Bien regrettable! Des jeunes filles, blanches, font la fête, usent de la drogue, sortent tard le soir, ne rentrent pas à l'appartement à temps et on s'inquiète, on en retrouve une assassinée, méconnaissable, défigurée, dans un parc, étendue. Ce n'est plus rien qu'un cadavre, ce n'est plus une femme. L'a-t-elle cherchée? L'a-t-elle méritée? Ou est -elle la victime d'un complot machiavélique, d'un meurtre crapuleux ou d'une vengence?

    On vous entraîne vers un cauchemar littéral. Mais un chef d'oeuvre absolu. Des mésaventures d'un flic paumé dans des bidonvilles dont la noirceur vous glace le sang, entre sexe, drogues, armes illégales, vous traverserez les méandres du plus obscur univers littéraire que j'ai lu depuis Ellroy.

    Chaque personnage à l'unisson veut sauver sa peau et la peau de l'autre, l'ami, l'amitié, seul reste humain dans ce monde détruit, mis en pièce, car il n'y a plus d'amour non plus, il ne reste qu'un instinct primaire à la fin du livre: l'instinct de survie, les limites de chacun y sont exposées. C'est magnifiquement décrit, c'est un livre qui mérite ses prix.

    Voilà, plus que de vous le conseiller, je vous y oblige. Lisez le.

    TA.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)






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