ISBN : 2020308959
Éditeur : Editions du Seuil (1996)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 79 notes) Ajouter à mes livres
A coup sûr, le premier des Pibrac n'avait pas la vocation.
Si le seigneur de Bellerocaille, dans l'Aveyron, n'avait eu prestement besoin d'un exécuteur, si Pibrac n'avait eu à choisir entre cet état et les galères, nul doute qui lui même et sa descendance n'eusse... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par myloubook, le 09 mai 2008

    myloubook
    S'inspirant du livre le métier de bourreau de Jacques Delarue, Folco dépeint avec précision le portrait de Justinien Trouvé devenu Pibrac, jeune homme ayant troqué une place aux galères contre un échafaud et quelques ustensiles tranchants. Ce n'est pas tant sa carrière de « bourrel » que l'on suit que sa jeunesse et les sentiers qui l'ont inexorablement conduit à son nouvel état de « bras armé de la justice ». Cette première partie du roman s'achève sur une première exécution « réussie » et son installation officielle en tant qu'exécuteur de Bellerocaille, à la fois nanti et paria dès lors qu'il choisit d'embrasser l'(in)digne fonction.
    La deuxième partie s'intéresse aux derniers héritiers de Justinien, alors qu'un décret de la fin du XIXe les a privés de leur gagne-pain en supprimant la fonction d'exécuteur départemental. On rencontre ainsi Hyppolite, dernier exécuteur de la lignée, personnage charismatique tantôt émouvant, tantôt inquiétant qui n'a de cesse de former ses enfants au cas où la charge retirée serait de nouveau à pourvoir. Tandis que son fils Henri, son épouse Adèle et leurs deux enfants prennent la route pour émigrer en Amérique, un terrible événement se produit : attaqués par un bande de brigands, trois d'entres eux décèdent. Il ne reste désormais plus que Saturnin, d'abord élevé par son oncle Léon, puis par son grand-père Hyppolite. Deux visions de la fonction s'affrontent alors dans la famille, entre l'ancien bourrel qui vise à redonner une légitimité à sa profession et le fils qui tente par tous les moyens de s'insérer dans la société en reniant autant que possible ses liens de parenté avec les Pibrac.
    http://myloubook.hautetfort.com/archive/2008/05/02/du-sang-sur-les-mains.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kedrik, le 08 septembre 2011

    kedrik
    C'est mon premier Michel Folco.
    Ses bouquins m'ont toujours fait une drôle d'impression en librairie entre des couvertures et des titres pas très inspirants.
    Mais bon, Madame avait acheté ce livre, et en lisant le 4ème de couv', je découvre que c'est une histoire de bourreau. Et j'aime les histoires de bourreau. le pain qu'on retourne dans la boulangerie. Les hautes et les basses oeuvres... Miam.
    Or donc, il y a bien longtemps (XVIIème sicèle), un patelin dirigé par un noble (comme il se doit) est à la recherche d'un bourrel pour tuer proprement un horrible assassin. Et comme personne ne veut faire la sale besogne, on choisit de gracier un pauvre condamné à la galère s'il accepte de massacrer son prochain. Mais ce bourreau d'occasion est un jeune homme un brin incapable qui a le don de se fourrer dans des ennuis pas possibles. Sans le savoir, il va donner naissance à une lignée de bourreaux portant son nom.
    Dès le départ, j'ai eu comme une impression de déjà-vu. le héros a eu le nez croqué et se fabrique donc un faux nez en bois. Ça faisait résonner en moi quelque chose. Et puis quand au bout de 100 pages, il a donné son nom complet (Justinien Trouvé), un déclic c'est fait dans ma petite tête : je connaissais bien cette histoire, puisque c'est celle de Justien Trouvé ou le bâtard de Dieu, un film de 1993 que Michel Folco à co-scénariser. Je me souvenais même des images du film qui étaient parues dans un reportage spécial dans un numéro d'Okapi (aaaaah, souvenir...). Un film qui met en scène le très grand acteur qu'est Bernard-Pierre Donnadieu dans le rôle de papa Martin et Ticky Holgado dans celui du geôlier avaricieux.
    L'histoire est délicieusement sordide. C'est une vision du monde médiéval qui pue la boue, le bran et la vilénie. Les personnages sont mesquins, roublards et le destin de Justinien Trouvé est un drôle de drame. Il trouve à la fois le moyen de se perdre et de se retrouver en devenant bourreau, c'est délicieux. le seul hic, c'est que la vie narrée de Justinien ne dure que 150 pages. Ensuite, on parle de ses descendants au début du XXème siècle. C'est dommage, car le personnage de Justinien Trouvé est tellement intéressant qu'on voudrait que le récit ne se contente pas de raconter sa première journée de bourreau. On a envie de le voir estourbir d'autres brigons, de pendre des voleurs ou d'écarteler des meurtriers tout en abusant de ses privilèges de fonctionnaire pour diminuer la solitude de paria de la vie de bourreau. Mais la lignée des bourreaux est haute en couleurs et très agréable à suivre dans les 150 dernières pages. Un roman par bourreau aurait été une bonne idée, une sorte de fresque historique à travers les yeux des bourreaux.
    Une très bonne surprise, donc. Une madeleine de Proust de plus.
    Pas par nostalgie de Guillotin, hein.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2009/06/dieu-est-nous-seuls-pouvons.html
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Suny, le 16 mai 2011

    Suny
    Sous-titre : Les très-édifiants et très-inopinés mémoires des Pibrac de Bellerocaille - Huit générations d'exécuteurs

    Quand mon père a sorti ce bouquin de sa bibliothèque pour me le montrer, je me suis tout de suite dit en voyant la couverture que j'avais déjà vu le film adapté de ce roman, il y a quelques années (et pour que je me souvienne d'un film quelques années plus tard, faut qu'il marque...). En effet, un bourreau avec un faux nez ça court pas les romans...
    Alors que les choses soient claires, les romans moyenâgeux c'est pas trop mon truc, à moins que Kevin Costner soit là pour égayer tout ça. Pourtant, j'ai eu envie de le lire, parce que comme je le disais, cette histoire m'avait marquée, peut-être même intriguée. D'après ce dont je me souviens, le film a pris quelques libertés par rapport à sa source. Mais il faudrait que je le revoie (si seulement je me souvenais du titre, mais je crois que ça donnait quelque chose comme "le bâtard de dieu").
    Je disais donc - je vais y arriver, vous en faites pas - que les trucs moyenâgeux c'est pas exactement ma tasse de café. Mais très franchement, j'ai adoré. Non seulement les aventures de Justinien sont tout sauf barbantes ; elles sont passionnantes, révoltantes, attendrissantes, drôles, mais en plus le style est un véritable plaisir à lire. J'en suis presque arrivée à me dire que le métier de bourreau doit être plutôt sympa. Je sais, c'est grave...
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par quenlore, le 16 novembre 2011

    quenlore
    Cynique et drôle, une écriture riche, une histoire originale, un livre parfait dans son genre. A lire absolument pour l'humour, le vocabulaire et la trame : j'ai beaucoup appris, entre autre, sur la condition de bourreau !
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ides60, le 01 juillet 2011

    ides60
    Ce roman qui nous fait découvrir l'existence d'une lignée de bourreau est très plaisant à lire. D'abord parce que l'auteur situe le début de son livre à l'époque de la renaissance et donne la parole à ses personnages en leur faisant employer un sabire de vieux français très cocasse. D'autre part, la lecture est truffée d'anecdotes et d'ironie, d'humour et tout ça attache au récit. J'ai adoré lire la philosophie de ces hommes qui ont pour oeuvre d'appliquer les sentences de la justice.
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