> Françoise Smith (Traducteur)

ISBN : 2355840121
Éditeur : Sonatine Editions (2008)


Note moyenne : 3.14/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Joséphine devrait être morte. D'une overdose. D'une balle tirée par un flic. D'une rencontre sordide. Pourtant elle s'en est tirée. Et elle essaie aujourd'hui hui tant bien que mal de refaire sa vie. Aussi saute-t-elle sur l'occasion lorsqu'un couple fortuné de Long Isl... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 06 janvier 2011

    Sharon
    Premier constat : il se lit très facilement. le style est fluide et agréable, les chapitres sont suffisamment longs pour ne pas laisser le lecteur sur sa faim, suffisamment court pour tenir en haleine et donner envie de lire la suite.
    Le récit se divise en deux parties quasiment égales. La première voit Joséphine Flannigan, dite Joey, ex-prostituée, ex-droguée, enquêter pour retrouver Nadine, pauvre petite fille riche, qui a sombrée dans la drogue. Joey, narratrice du roman, mène cette enquête avec nonchalance, se contentant de renouer avec d'anciennes connaissances, au gré des indices qu'elle parvient à dénicher.
    Un coup de théâtre magistral coupe le roman en deux. Joséphine, prise au piège, va se démener pour se tirer d'affaire mais aussi pour retrouver Nadine au plus vite. Joey est en effet une exception dans son milieu : elle a réussi à décrocher depuis deux ans, et elle brûle d'aider Nadine, abandonnée de tous, à en faire autant.
    Plus que l'enquête policière elle-même, c'est la peinture du New York des années cinquante qui m'a intéressée. Ce roman est celui de la désespérance. Où que je tourne mon regard, je ne vois que des personnages condamnés à répéter jour après jour les mêmes petites combines pour se procurer leur drogue. Se tirer d'affaires n'est pas possible, ce n'est même pas envisageable pour eux. Leur porte de sortie, après la dégringolade, est la mort.
    Les plus à plaindre sont les femmes. Pour une Shelley qui décroche un rôle dans une série télévisée, combien de Laura ou de Nadine qui devront se contenter de travailler dans des cabarets de plus en plus miteux, d'arpenter le trottoir, toujours sous la « protection » d'un homme ? Les femmes aisées ne sont pas mieux loties. Madame Nelson dépend entièrement de son mari et ne songe pas à lui tenir tête. Quant aux études, elles ne permettent pas aux femmes de devenir indépendantes, leur seul utilité est de leur faire rencontrer un riche fiancé.
    Dope est un roman qui renoue avec la tradition du roman noir américain. Un livre et un auteur à découvrir.
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    • Livres 2.00/5
    Par lillou, le 23 septembre 2010

    lillou
    Dope, un premier roman surprenant dont j'avais repéré les critiques élogieuses lors de sa parution. Surprenant, car on imagine plus un Raymond Chandler derrière cet univers qu'une jeune Américaine de même pas quarante ans…
    Original donc par son sujet : dans les années cinquante à New York, les recherches de Joey, ex-junkie, ex-taularde, difficilement clean depuis deux ans. Engagée - étrangement - par un riche couple pour retrouver leur fille, étudiante paumée sous l'emprise d'un petit dealer vaguement mac, Joey mène l'enquête dans les lieux même de sa propre descente quelques années auparavant. le roman est passionnant pour ce personnage marginal toujours sur la brèche, son passé, ses rencontres, et tout ce que cela raconte de "l'autre" New York, celui des bas-fonds, de la drogue et de la prostitution (d'ailleurs bizarrement assez intemporel, mis à part les vêtements des uns et des autres).
    Malheureusement, cet aspect quasi-documentaire finit par devenir un peu lassant : à rencontrer le même type de destins brisés, le même type de personnages désenchantés, dans le même type de bars sordides, les descriptions se répètent et la narration tourne un peu en rond. De l'autre côté, on regrette que les parcours passés et la psychologie de Joey et surtout de ceux qui l'entourent soient moins approfondis.
    Passé cet enlisement du récit, des rebondissements vraiment inattendus viennent donner un nouveau souffle au roman et raviver l'intérêt du lecteur... jusqu'à un final trop abracadabrant pour être convaincant.
    Un moment pas désagréable mais décevant. Et pourtant la sensation d'un auteur à suivre (Viens plus près vient de paraître chez Sonatine)...


    Lien : http://monbaratin.blogspot.com/
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ph_hugot, le 03 février 2011

    ph_hugot
    Joséphine, ex-toxico devenue détective, doit retrouver une jeune fille de bonne famille, Nadine, perdue dans les affres de la drogue et de la prostitution.
    Elle se retrouve, malgré elle, dans un milieu auquel elle avait tourné le dos et va se prendre son passé en pleine figure.
    Sara Gran nous fait toucher du doigt la vie très dure des camés et l'ambiance, légèrement suranné, des bas-fonds new-yorkais après la seconde guerre mondiale sans que le décor ne fasse carton pâte. Joséphine, dont on découvre au fil du roman l'histoire, est particulièrement attachante.
    Dommage que certains personnages n'aient pas été plus creusés. L'intrigue est pleine de rebondissements sans être réellement haletante mais la vraie surprise arrive à la toute dernière page.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ph_hugot, le 16 juin 2011

    ph_hugot
    Joséphine, ex-toxico devenue détective, doit retrouver une jeune fille de bonne famille, Nadine, perdue dans les affres de la drogue et de la prostitution. Elle se retrouve, malgré elle, dans un milieu auquel elle avait tourné le dos et va se prendre son passé en pleine figure.
    Sara Gran nous fait toucher du doigt la vie très dure des camés et l'ambiance, légèrement suranné, des bas-fonds new-yorkais après la seconde guerre mondiale sans que le décor ne fasse carton pâte. Joséphine, dont on découvre au fil du roman l'histoire, est particulièrement attachante. Dommage que certains personnages n'aient pas été plus creusés. L'intrigue est pleine de rebondissements sans être réellement haletante mais la vraie surprise arrive à la toute dernière page.
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    • Livres 2.00/5
    Par antigoneCH, le 07 janvier 2009

    antigoneCH
    Joséphine s'en est sortie. Elle ne se drogue plus, ne se prostitue plus. Elle tente aujourd'hui, tant bien que mal, de reprendre le cours de sa vie. Ainsi, lorsque un couple lui propose, contre rémunération, de retrouver leur fille, Nadine, elle accepte, se glissant pour la première fois dans la peau d'une détective. Son atout, connaître le milieu dans lequel la jeune fille recherchée s'est perdue. Mais, revenir ainsi dans l'univers de ses addictions, reprendre contact avec ses anciennes fréquentations, ne sera pas sans conséquences...
    Je vais paraître un peu dure, et dire que tout l'intérêt de ce roman tient dans sa jolie jaquette. Je crois qu'il est nécessaire de prendre le principe suivant : toujours se méfier d'un livre qui regorge de propos dithyrambiques sur sa couverture. Effectivement, et c'est en l'occurrence le cas, ce n'est guère bon signe. Pour être honnête, l'écriture est ici plutôt bonne et le personnage de Joséphine assez attachant, oui, mais il est évident que cela ne suffit pas toujours. Ce thriller dont l'intrigue se déroule dans les bas fonds de New York manque, pour mon goût, de rythme, de souffle et de suspens. Je me suis profondément ennuyée à sa lecture, et c'est bien dommage, car il aurait suffit d'un presque rien pour que ce livre soit, ainsi que le clame Bret easton Ellis en préambule, "intime, effrayant, magnifique !".


    Lien : http://antigonehc.canalblog.com
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