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Patrick Berthon (Traducteur)
ISBN : 2266132105
Éditeur : Pocket (2004)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 93 notes)
Résumé :
Le narrateur, Luke Chandler, un gamin âgé de sept ans, vit avec parents et grands-parents dans une ferme près de Black Oak, dans l'Arkansas. En septembre 1952, débute pour les Chandler l'événement le plus important de l'année : la cueillette du coton, dont la vente permettra de rembourser ses dettes et de préparer la saison suivante. Chacun doit travailler dur, vite et bien, aux côtés d'ouvriers agrico... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
Kittiwake27 février 2016
  • Livres 5.00/5
1951. Arkansas. Il fait très chaud. le coton est prêt pour la récolte. du haut de ses sept ans, Luke perçoit l'angoisse de sa famille, face aux difficultés de la récolte : recruter des cueilleurs, parmi les mexicains ou les ploucs des Appalaches , scruter la météo dont dépend la récolte, participer à la cueillette. Certes la motivation est là : amasser quelques économies qui lui permettront de s'offrir le maillot de base-ball à l'effigie des Cardinals, dont il rêve de devenir membre, loin de la ferme familiale, qui nourrit à peine ses occupants.
Des liens se nouent avec les saisonniers, les mexicains dont la belle Tally, Trot son frère handicapé, mais aussi Hank, un type violent et bagarreur. L'autre clan n'a rien pour apaiser les angoisses du jeune garçon, le dénommé Cowboy possède un couteau à cran d'arrêt qu'il semble prêt à utiliser à la moindre contrariété.
La situation se corse lors de la sortie hebdomadaire à la ville, lorsque Luke est le témoin d'une bagarre, qui se termine par la mort d'un des gars. C'est le premier secret de Luke : c'est Hank qui a provoqué la mort de son adversaire.
Et puis dans le voisinage se trouve une famille nombreuse, démunie, et pour comble de malchance, la fille ainée, quinze ans est enceinte.
Enfin, les lettres de son oncle Ricky, qui se bat en Corée apportent leur lot de soulagement si elles confirment sa survie, mais aussi de crainte puisqu'aucun espoir de retour ne semble émerger.
C'est avec tous ces éléments que Luke tente de se construire une interprétation cohérente du monde dans lequel il vit, en y mêlant les leçons de la bible, dont il aime les histoires.
Personne ne garde un secret comme un enfant, a écrit Victor Hugo. Entre menace et honneur, la charge est lourde pour le jeune garçon, d'autant que le récit prend des allures de thriller, (meurtre, vol, disparition, l'action ne manque pas, même si l'enquête molle menée par le policier du coin reste est plus comique que tragique). Si les secrets ont une fâcheuse tendance à aboutir dans son oreille innocente, Luke doit faire preuve de ruse pour s'approprier les infos que les adultes lui cachent.
L'ambiance du sud rural des États unis est particulièrement bien rendue, et l'on souffre avec les cueilleurs dans les champs de coton, on vit au rythme des distractions rares que peut offrir la ville proche, on s'angoisse avec le grand-père qui scrute le ciel, dont les caprices conditionnent la cueillette.
La modernité émerge plus au Nord, téléviseurs et voitures n'ont pas encore envahi le quotidien de la région, et l'enfant est ébahi par le premier match de baseball qu'il peut voir sur un écran. le monde est en mutation, un société différente émerge. C'est aussi pour Luke le dernier été en Arkansas, même s'il ne le sait pas encore.
C'est très réussi. le roman, autobiographique, est considéré comme l'un des plus intimistes de l'oeuvre de John Grisham. Il brille par l'authenticité qui s'en dégage.
Simple à lire en VO, très dépaysant et émouvant, une belle découverte.

Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2016/02/a-pain..
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dadotiste
dadotiste16 août 2012
  • Livres 4.00/5
Un bon roman qui nous fait découvrir l'Arkansas des années 1952 à travers les yeux de Luke, 7 ans.
L'histoire nous emmène récolter le cotons chez les fermiers Américains. La main d'oeuvre supplémentaire qu'ils emploient - Mexicains ou Montagnard - n'est pas sans rappeler la ségrégation : ils sont considéré comme inférieurs, voir même, comme du bétail...
Ici, plusieurs mondes s'affrontent et cohabitent, provoquant des évènements parfois fatals...
L'écriture fluide nous fait partager les réflexions et les peurs du narrateur, qui parait souvent avoir bien plus que son âge...
Un livre bien écrit, sur les grands espaces Américains. On ne peut s'en séparer, c'est un régal. Plus qu'un roman, c'est le témoignage d'une époque.
Je ne peux toutefois pas le comparer à d'autres livres de cet auteurs, n'en ayant pas encore lu d'autres mais, en tous cas, celui-ci est à lire !
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Belecture
Belecture25 février 2016
  • Livres 4.00/5
Mon avis : Voici que je me lance dans un deuxième avis lecture et toujours avec un polar d'un de mes auteurs préférés. J'aime surtout ses romans se déroulant dans un tribunal. Mais cette fois, c'est dans les profondeurs de l'Amérique que je vous emmène avec un livre très touchant et engagé.
John Grisham, l'auteur le plus lu de la littérature américaine continue sa description des dérives de la société américaine. A la manière d'un journaliste d'investigation, il aime dénoncer les multinationales, la justice et ses excès, le racisme du sud des USA, la peine de mort et beaucoup d'autres sujets qui agitent cet immense pays.
Dans La dernière récolte, il dénonce la misère des petits producteurs de coton américains. Tout le récit nous est transmis à travers les yeux d'un enfant de 7 ans qui vit avec ses parents et ses grands-parents dans la région de Lake City. Leur vie entière se résume à la culture du coton. Tout est orienté et organisé autour de cette récolte. La mère du petit Luke s'occupe d'un grand jardin qui produit les légumes qui vont nourrir la famille toute l'année.ainsi que l'élevage de quelques animaux.
A la fin de l'été, il faut trouver de la main d'oeuvre pour la cueillette du coton, c'est la responsabilité du Papy. Il embauche à la ville une dizaine de mexicains et une famille venue des collines où le travail est rare. La famille du petit Luke a de la peine à trouver "des bras" car ils font partie des éleveurs les moins riches de la région et c'est toujours la loterie pour avoir des cueilleurs de qualité.
Grisham fait alors défiler devant le lecteur toute la dureté de la tâche à laquelle chacun participe, quel que soit son âge ou son sexe. Un soleil de plomb rend le travail encore plus pénible. Luke essaie de tricher un peu en s'isolant pour échapper à cette nouvelle cueillette et rêver d'une autre vie. Il rêve comme en leur temps, son père et son grand-père l'ont fait avant lui, de leur carrière de base ball ou de devenir une grande vedette. Eh oui le grand passe-temps des hommes est d'écouter les matchs à la radio ou de jouer eux-même le dimanche, pour la relâche. Cette vie à la fois pénible et agréable va être bouleversée par des événements graves et inattendus.
Et c'est le petit Luke qui va en être le témoin privilégié au risque, parfois, de sa vie. Mais la peur ne l'arrête pas longtemps car la curiosité l'emporte. Il assiste d'abord à une bagarre en ville entre des voyous locaux, les frères Sisco et Hank Spruill, le cueilleur des collines. L'un des frères Sisco est tué par Hank. La famille de Luke ne le dénoncera pas pour ne pas perturber la cueillette et surtout car le shérif est un incompétent notoire. Peu de temps après, Hank va s'en prendre aux mexicains et le climat à la ferme va se tendre comme une corde. Hank doit partir. C'est à ce moment-là que Luke va assister à un second assassinat dont il sera l'unique témoin. Un des mexicains va supprimer Hank sur le pont de la rivière. le corps sera entraîné et jamais retrouvé.
La famille Chandler est aux prises avec d'autres ennuis. Il y eut d'abord de gros orages qui empêchèrent le travail puis ce fut ensuite la pluie continue qui fit déborder la rivière et inonda les champs de coton. le reste de la récolte fut perdu. Les gens des collines vont partir suivis des mexicains. Ces affreuses péripéties obligèrent la famille à partir vers le nord pour trouver du travail, changer de vie. On sent que dans ce roman, John Grisham a mis plus que son talent de conteur et de polémiste. C'est une oeuvre qui a un cachet peut-être plus personnel, plus intime.
Lien : http://www.lecturesenb.fr/2016/02/la-derniere-re..
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Krout
Krout29 avril 2015
  • Livres 4.00/5
le plus romantique, le plus poétique, le plus attachant des romans de Grisham que j'ai lus. Une chronique d'un temps à jamais disparu de la vie rude d'une famille de fermiers isolés dans l'Arkansas durant les années 50.
Un tout autre Grisham, tout en atmosphère et paysages
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nat76170
nat7617004 octobre 2014
  • Livres 3.00/5
Roman soi disant policier mais je n'ai pas trouvé le meurtre non élucidé ! En fait il y a bien des meurtres mais nous connaissons le tueur dès l'instant que le crime est commis . Pas de suspens ...
Il s'agit d'un roman qui explique la vie de fermiers lors des années 1950, et principalement la vie d'un garçon de 7 ans avec beaucoup de secrets ....
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
domdu84domdu8412 novembre 2011
Ceux des collines et les Mexicains sont arrivés le même jour. Un mercredi, en ce début du mois de septembre 1952. À trois semaines de la fin de la saison, les Cardinals de Saint Louis avaient cinq points de retard sur les Dodgers de Brooklyn ; la situation paraissait désespérée. Mais le coton montait à la taille de mon père, au-dessus de ma tête. Je l'avais surpris, avant le souper, échangeant à voix basse avec mon grand-père des paroles que nous n'avions pas l'habitude d'entendre ; il était question d'une « bonne récolte ».
C'étaient des fermiers, travailleurs, durs au mal, qui ne cédaient au pessimisme qu'en parlant du temps et de la récolte : trop de soleil ou trop de pluie, des risques d’inondation des terres basses, le prix des semences et ; des engrais, les incertitudes des marchés. « Sois tranquille, me soufflait ma mère au terme d'une de ces journées qu'aucun nuage n'avait obscurcies, les hommes vont trouver quelque chose qui les chagrine.
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dadotistedadotiste16 août 2012
"Il a de nouveau regardé l'eau couler, puis il est revenu sur la route.
Quand il est passé devant moi, il n'était pas à plus de six mètres ; j'aurais voulu être plus profondément enfoncé dans le sol.

J'ai attendu une éternité, longtemps après qu'il eut disparu, pour être absolument sûr qu'il ne m'entendrait pas. Je suis sorti à quatre pattes de mon trou et je suis reparti vers la maison. Je ne savais pas ce que j'allais faire, mais, au moins, je serait en sécurité.

Plié en deux, j'ai suivi le bord du champs en marchant dans l'herbe de Johnson. Les fermiers n'aimaient pas cette herbe, qui servait de fourrage ; pour la première fois de ma vie, j'étais content qu'elle soit si haute. J'aurais voulu progresser plus vite, courir ventre à terre jusqu'à la maison, mais j'étais terrifié, j'avais les jambes lourdes. La fatigue et la peur me saisissaient à intervalles réguliers ; parfois, je ne pouvais plus avancer. Au bout d'un temps qui m'a paru interminable, j'ai enfin distingué les contours de la maison et de la grange. J'ai scruté la route, certain que [X] était là, quelque part, surveillant ses arrières. Je m'efforçais de ne pas penser à [Y]. Une seule chose comptait : atteindre la maison."

(X et Y sont des personnages que je n'ai pas inclus dans la citation afin de ne pas spoiler ceux qui la liront.)
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dadotistedadotiste16 août 2012
"Avec gravité et résolution, j'ai jeté sur mon dos le sac de deux mètres cinquante, passé la sangle sur mon épaule droite et attaquer le premier cotonnier encore humide de rosée.
C'est une des raisons pour lesquelles nous commencions si tôt.
Pendant la première heure, avant que le soleil soit trop haut et trop ardent, le coton était doux et soyeux sous la main.
Plus tard, après avoir été déversé dans la remorque, il sécherait et deviendrait facile à égrener. Le coton imbibé d'eau de pluie ne pouvait être égrené, comme tous les fermiers l'avaient appris à leurs dépens."
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dadotistedadotiste16 août 2012
"Les seuls à gagner de l'argent étaient les propriétaires de leurs terres.
Ceux qui, comme nous, cultivaient les terres en fermage essayaient de ne pas en perdre.
Les plus mal lotis étaient les métayers, condamnés à une pauvreté éternelle."
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dadotistedadotiste16 août 2012
"Ma mère gardait le secret sur ses rêves pour les partager avec moi quand je grandirais.
Mais je savais déjà qu'elle aspirait à abandonner la vie rurale et qu'elle était résolue à ne pas me laisser cultiver le coton.
A sept ans, j'y croyais dur comme fer."
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Videos de John Grisham (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Grisham
Sebastian Rudd n?est pas un avocat comme les autres. Il travaille dans un van aménagé, avec des vitres blindées, le wifi, un petit réfrigérateur, des fauteuils de cuir, une cache pour ses pistolets et un chauffeur armé jusqu?aux dents. Il n?a pas de cabinet, ni d?associés, ni de partenaires. Sa petite entreprise ne compte qu?un seul employé : son chauffeur, qui fait office également de garde-du-corps, d?assistant juridique, de confident et de caddy quand il va jouer au golf. Sebastian vit seul au sommet d?un gratte-ciel, dans un appartement de petite taille mais protégé comme une forteresse, où trône un billard ancien. Il est amateur de bourbon premium et porte toujours une arme sur lui. Sebastian défend des gens qui font fuir les autres avocats : un junkie tatoué, membre selon la rumeur d?une secte satanique, accusé d?avoir enlevé et tué deux petites filles ; un chef mafieux sanguinaire, dans le couloir de la mort ; un habitant ayant tiré sur une équipe du SWAT alors qu?elle donnait l?assaut dans sa maison et se trompait d?adresse. Pourquoi accepter ces clients ? Parce qu?il considère que toute personne poursuivie en justice a droit à un procès équitable ; et pour ce faire, Sebastian est prêt à franchir la ligne jaune de temps en temps. Il exècre l?injustice, n?aime ni les compagnies d?assurances, ni les banques, ni les grosses sociétés. Il se méfie des gens de pouvoir, à tous les niveaux, et fait fi des règles et de l?éthique. Avec Sebastian Rudd, John Grisham dresse le portrait d?un personnage haut en couleur, outrancier, extravagant, mais avec une justesse de ton et une humanité sans pareilles.
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La dernière récolte de John Grisham

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