Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 225810033X
Éditeur : Les Presses De La Cite (2013)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Herbjörg Maria Björnsson. Un nom imprononçable que vous n’êtes pas près d’oublier.

Condamnée à vivre dans un garage avec pour seule compagnie son ordinateur portable, une provision de cigarettes et une grenade datant de la fin de la Seconde Guerre mondia... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (29)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par horline, le 24 juillet 2013

    horline
    La vie de Herbjörg María Björnsson dite Herra méritait bien un roman. Née sur une île lointaine d'Islande fouettée par la mer, elle n'a cependant jamais eu à subir l'érosion de l'océan, n'ayant jamais cessé de porter la liberté comme un étendard.
    Si elle a partagé la vie aux côtés de nombreux hommes et de nombreuses cigarettes, elle doit désormais composer avec l'emphysème, les rhumatismes et un cancer. Et c'est certainement la perspective de la mort qui conduit cette femme de quatre-vingt ans au tempérament bien trempé à raviver sa mémoire pour retracer une vie brûlée par les deux bouts, une trajectoire sinueuse sans concession, sans scrupule entre la rude campagne islandaise et les voluptés parisiennes, des dorures du palais présidentiel de Reykjavik à la pampa poussiéreuse d'Argentine.
    Les premiers souvenirs jaillissent en un flot d'impulsions et d'images désordonnées, laissant l'impression d'un récit éclaté n'obéissant à aucune trame linéaire, comme marqué de l'empreinte d'une femme qui aurait vécu sept vies traversées comme un défi. Témoin de la guerre et de la bêtise des hommes dés l'enfance, elle a appris à regarder le monde avec une lucidité décalée. le ton est enjoué, la parole fait preuve d'une spontanéité cinglante et légère sous forme d'expressions revisitées ou de pirouettes littéraires. Il faut reconnaître aussi qu'au crépuscule de la vie, on s'embarrasse moins des convenances et des susceptibilités, on aspire à dire l'essentiel qu'on a tu parfois pendant toute une vie.
    Une fois les grandes lignes de cette biographie reconstituées, ce roman se lit comme une aventure enthousiasmante.
    Mais l'écriture s'assouplit et la trame devient plus classique lorsque le goût immodéré pour l'aventure ne parvient pas à cacher un regard mélancolique, un cœur lourd et des blessures intimes. le ton se fait alors plus grave. L'indépendance farouche et le féminisme revendiqué se fendent, les mots se font plus tendres à l'évocation d'un père aveuglé dont le cœur résidait toute sa vie durant entre les mains de Herra sous la forme d'une grenade. Sans oublier le chaos de la guerre qui a dépouillé la petite fille de ses rêves.

    Même si cette biographie est une œuvre de fiction, elle raconte avec une lucidité amusée l'Histoire au point de se révéler parfois bouleversante. C'est l'histoire d'un pays d'îles baignées par le soleil et frappées par le vent, de poésie et de silence souvent ignoré, c'est l'histoire d'une guerre, de guerres pendant la Guerre…
    Mais ce qui imprime la mémoire du lecteur avant tout : c'est de voir comment une femme en fin de vie peut vous communiquer une folle envie de vivre avec légèreté et sincérité.
    Bref, malgré un sens de la narration parfois aléatoire mais accompagné de touches d'humour irrévérencieuses et jouissives, Hallgrimur Helgason est un auteur à suivre. On a le sentiment en refermant le livre d'avoir touché du bout du doigt une authenticité peu commune. Merci à Babélio et aux Editions Presse de la Cité de mettre en lumière de tels auteurs.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 27         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 25 décembre 2013

    sandrine57
    Elle a beau vivre dans un garage, abandonnée de tous sur son lit médicalisé, rongée par la maladie, Herbjörg Maria Björnsson n'a rien perdu de sa verve, de son cynisme et du tempérament de feu qui la caractérisent. A 80 ans, celle qu'on appelle Herra, a gardé le contact avec le monde extérieur grâce à une connexion internet, mais à l'approche de la mort, l'heure est surtout à l'introspection et à l'évocation des souvenirs d'une vie intense et hors du commun, vécue à 100 à l'heure, sans souci des convenances et autres diktats sociaux, des fjords gelés d'Islande à la pampa argentine, de Paris libéré à Berlin bombardé.

    Qui est Herra ? Une loque qui se traîne de son lit aux toilettes, entre deux cigarettes et une caresse à la grenade qu'elle garde toujours à portée de main, une vieille femme malade qui passe le temps en s'inventant une vie de top model sur les réseaux sociaux. Pourtant la résumer à ce qu'elle est aujourd'hui serait oublier tout ce qu'elle a été : la fille chérie d'une femme dure à la tâche qui a vécu selon son coeur, la petite-fille du premier président islandais, la fille du seul islandais à avoir épousé les théories du Führer, une petite fille seule pendant la guerre et qui a traversé l'Europe à feu et à sang, une femme libre qui s'est mariée trois fois, a eu trois fils de trois pères différents, une adolescente violée, prostituée de force, une amoureuse battue par un pêcheur alcoolique, celle qui failli hériter d'une vaste propriété en Argentine, celle qui a connu l'amour, le vrai même s'il n'a duré qu'une nuit, celle qui a refusé de végéter dans une maison de retraite, celle qui a survécu à la guerre, à la honte, à l'amour, au froid et même à la crise, celle dont le corps flambera dans les 1000° du four crématoire le 14 décembre, son dernier jour sur terre. Herra, c'est la liberté, la soif de vivre ! Herra, c'est l'Islande, petite île loin de tout, qui s'est relevée de tous les outrages, de la domination danoise à la deuxième guerre mondiale, de la mondialisation à la crise financière, grâce, sans doute à un tempérament de feu et de glace.
    Avec cette ambitieuse saga qui mêle l'histoire d'une femme à celle de son pays et de l'Europe tout entière, Hallgrimur HELGASON signe un roman fabuleux dans une langue parfois lyrique, parfois crue, mais toujours juste et emmène son lecteur dans une épopée flamboyante construite comme un de ces mythes si chers aux islandais. Un livre dans lequel il faut se laisser embarquer à 1000 à l'heure pour 1000° de plaisir, entre cynisme et larmes, bonheur et tragédie.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          8 27         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par LePamplemousse, le 20 juillet 2013

    LePamplemousse
    Herbjorg Maria Bjornsson est une femme de 80 ans, à l'agonie (quoique ça fasse déjà 18 ans qu'elle est en fin de vie d'après les médecins !) , vivant dans un garage avec pour compagnons une connexion à Internet et une vieille grenade datant de la guerre.
    A travers de très courts chapitres, elle nous raconte ses souvenirs, tels qu'ils lui reviennent en mémoire, dans un joyeux désordre.
    Elle nous parle de l'Islande, de la vie de sa mère et de sa grand-mère, de ses enfants ingrats qui ne viennent jamais la voir, de ses maris (toute une succession de Jon!), de ses amants, de son grand-père qui a été le premier président d'Islande, de son père, l'unique nazi islandais, de ses amis perdus, de ses péripéties à travers l'Allemagne, la France ou l'Argentine...
    Pendant les 200 premières pages, les souvenirs arrivent un peu en vrac, et il n'est pas toujours simple de s'y repérer, les personnages s'enchaînant les uns après les autres, sans aucun respect de la chronologie. Ensuite, Herbjorg, Herra pour les intimes, s'attache plus particulièrement à ses souvenirs datant de la guerre et là, le récit devient plus fluide.
    L'auteur manie le cynisme et la dérision comme un maître mais cet humour noir ne plaira peut-être pas à tous, car certaines phrases pourraient choquer, pour exemple : « Moi, je porte la pâleur de la traîtrise et je patiente, verdissante, perruque grise sur tunique blanc linceul. Comme un juif durant une panne de gaz ».
    J'ai dévoré ce roman original où le sarcasme pointe son nez à chaque phrase. Cette mamie très peu orthodoxe m'a émue malgré son apparente froideur et son regard désabusé sur le monde. Le titre fait référence à la température à laquelle brûlent les cadavres dans un crématorium, et c'est ce que notre héroïne souhaite après son décès.
    Un grand merci à Babelio et aux éditions Presses de la Cité pour cette découverte, dans la cadre de l'opération « Masse critique ».
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 27         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Ancolie, le 26 juillet 2013

    Ancolie
    « En Islande, l'est une vieille, oui ! En Islande, l'est une vieille, oui ! Agée de quatre-vingt-dix ans et ran plan plan la vieille, âgée de quatre-vingt-dix ans et ran plan plan ! »
    Coincée dans son lit, atteinte d'un cancer du poumon, Herra déroule le fil de sa vie en attendant la mort et c'est l'occasion pour nous de rencontrer une personnalité hors du commun et l'histoire d'un pays qui nous est moins familier.
    J'ai découvert ce roman grâce à Masse critique (merci à Babelio et aux éditions Presses de la cité) et j'avais hâte de le lire, la troisième de couverture étant alléchante : «roman inclassable et truculent (…) alterne humour, cynisme, tendresse, absurde, poésie, noirceur (…)» Tout y est effectivement réuni. Herra ne mâche pas ses mots, elle peut être acerbe, directe, à la limite écœurante et puis, tout miel, elle nous envoûte en racontant son enfance. Elle est d'une franchise à toute épreuve et n'hésite pas à critiquer ses contemporains. Féministe convaincue, elle a peu d'égard pour les hommes en général et pour les femmes qui se laissent marcher sur les pieds. Elle ne trouve sa place nulle part et indépendante d'esprit, elle n'hésite pas à prendre le contrôle de sa vie quitte à faire des dégâts chez ses proches. Ses pires craintes ? Se fondre dans la masse et mourir d'ennui.
    Son parcours nous permet de découvrir l'Islande de la seconde guerre mondiale – son père prenant fait et cause pour le nazisme. Une période qui a beaucoup d'importance pour elle qui en a gardé une compagne fidèle : une vieille grenade qui lui sert de doudou. Quel personnage que cette Herra !
    Si j'ai un reproche à faire à ce roman, il concerne la structure du récit. Découpé en fins chapitres, il m'a semblé trop haché et un peu décousu. Il m'a manqué un souffle qui aurait dû m'emporter au fil des pages. Je me suis parfois ennuyée à la lecture de ses souvenirs et la redondance de certains détails nuit à la fluidité du récit. Les parties que j'ai trouvées les plus convaincantes concernent son présent.
    Cela n'empêche que j'ai été captivé par Herra, cette petite vieille qui n'a pas sa langue dans sa poche. C'est croustillant et souvent drôle – si on aime l'humour noir bien sûr.
    «La morale de cette histoire, oui ! La morale de cette histoire, oui ! C'est qu'il faut oser vivre et ran plan plan la vieille, c'est qu'il faut oser vivre et ran plan plan !»
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 22         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Alcapone, le 06 août 2013

    Alcapone
    Quel destin incroyable que celui de Herbjörg Maria Björnsson ! Celle que Hallgrimur Helgason (l'auteur) a surnommé La femme à 1000° n'a pas volé sa réputation : aujourd'hui, à l'aube de sa vie, celle qu'on appelle aussi Herra, vit dans un garage avec pour simples effets, un ordinateur portable relié à Internet, une grenade de la seconde guerre mondiale héritée de son père, deux cartouches de clopes et... ses souvenirs... Et quels souvenirs ! Cette islandaise au caractère chaud comme la braise et au destin hors du commun émeut, fascine et intrigue à la fois. Accompagnée dans ses vieux jours de son "coeur d'acier" et son cancer, elle témoignage du loin de ses 80 hivers, d'une vie bien remplie. Orpheline de père pendant 7 ans dès son plus jeune âge, puis abandonnée et violée, la "femme aux cent hommes" revient sans détours sur une vie faite d'errances, de choix tortueux et d'épreuves. En somme une vie riche de tout et de... rien. Comme elle le dit elle-même : "Il faut toute une vie pour comprendre la vie. Nous sommes perdus au présent, à peine plus sages quand l'existence a passé." (p. 136). A lire cette maxime, on devine bien le personnage qu'a été ce surprenant bout de femme. A l'image de l'Islande sauvage et insoumise, Herbjörg a écrit son histoire dans la lave, le feu et la tempête, car il n'est pas d'anecdotes invraisemblables à laquelle l'héroïne de ce livre n'ait apporté sa touche personnelle tragique, absurde ou drôle. Tour à tour amante, sorcière, meurtrière, nazie, fille des bois, vagabonde, clandestine, femme fatale ou bafouée, mère délaissée ou orpheline, grande dame ou prostituée, ce n'est pas sans une pointe d'ironie et un brin de fatalité que "La femme à 1000°" résume son histoire : "A vrai dire, mon existence était devenue fiction alors qu'ici se déroulait l'Histoire. La mienne, d'histoire, était une page d'une épopée plus importante. Ma vie n'était que papier épuisé sur lequel, le temps versait diverses et diaboliques aventures, formant un tome indigeste de récits extraordinaires dont le seul point commun était moi, et moi seule, qui n'était pas sans évoquer un livre de comptes : un millier de factures pour un millier d'aventures. Depuis, bien longtemps j'avais cessé de vivre ma vie, me contentant de la lire comme un livre. "Et après?" Seul le Dieu du souci savait quel type d'héroïne ressortirait de cette création. S'il avait pris une photo de moi à la fin de la guerre, ce n'aurait pas été une photographie en noir et blanc d'une jeune fille de seize ans aux cheveux bouclés, mais plutôt un portrait cubiste de Picasso d'une poissonnière bretonne au visage découpé en centaines de carrés." (p. 419).
    Ce roman est véritablement une bombe à retardement. Lorsque l'on ouvre le livre, on ne s'attend pas à découvrir une histoire aussi folle et un destin aussi tortueux. Et puis, au fur et à mesure que l'on tourne les pages, on est pris par le tourbillon de l'histoire. Une histoire qui touche aux tripes. Qui évoque ces destinées incroyables tissées par John Irving (cf. Une prière pour Owen ou encore hotel new hampshire) ou Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez. Mais en plus poétique, en plus trash, en plus viscéral, en plus beau, en plus triste encore. Et cela tombe bien que l'ouvrage fasse plus de 600 pages car on s'attache à La femme à 1000° et on du mal à lâcher son histoire avant d'avoir parcouru les dernières pages de ses aventures hors du commun. Et moi qui ai toujours eu envie de découvrir l'Islande, me voilà servi : grâce à ce roman, mes envies d'escapades au pays des volcans et des geysers n'a jamais été autant justifié. Les personnages composés au couteau m'ont littéralement fasciné tout comme l'histoire politique de l'Islande que l'on connait finalement très peu (cf. rôle de l'Islande dans la seconde guerre mondiale). Avec ce deuxième roman traduit de l'islandais, Hallgrimur Helgason propose assurément un récit percutant, touchant, drôle et tragique qui mériterait de remporter le Grand Prix de Littérature du Conseil Nordique. Voilà donc un roman à découvrir de toute urgence ! Un grand coup de coeur et pour moi un nouvel auteur à suivre !
    Enfin, je tiens à remercier Babelio et Les Presses de la Cité de m'avoir permis de découvrir cette formidable épopée dans le cadre de la dernière opération Masse critique. Sans cela, je serais véritablement passé à côté d'un livre coup de poing ! Et puis quel meilleur cadeau que ce livre dont la parution officielle est justement prévu le jour de mon anniversaire (22/08/2013) ?

    Lien : http://embuscades-alcapone.blogspot.fr/2013/08/la-femme-1000-hallgri..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 20         Page de la critique

> voir toutes (49)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par horline, le 24 juillet 2013

    A côté d’eux une fosse, aussi grande que le champ des jeunes hommes, gorgée de corps, cinq niveaux de corps, et le feu qui crépitait dégageant une chaleur étouffante. Les hommes ne purent s’approcher de la fosse sans couvrir leur visage. […]
    Papa se retourna et s’éloigna de la fosse comme en transe. Mais il ne put jamais la laisser derrière. L’odeur le suivit toute sa vie et il l’associa toujours aux épines de pin. […]
    Papa fut condamné par la justice en 1979 pour avoir abattu deux impressionnants conifères à la bordure du jardin de Skothùsvegur, et dut payer des dommages-intérêts à hauteur d’un demi-million de couronnes. Le procès de Nuremberg à l’islandaise.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par DBC-Anais, le 26 juillet 2013

    Comme il serait agréable que les hommes puissent voir en nous leurs égaux, leurs frères de sang, une autre forme masculine avec une peau bien plus belle. Ils pourraient se rappeler cet état de fait une fois de temps en temps, et apprécier autre chose que notre paire de hanches.

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la citation

  • Par Crocodyll, le 17 juillet 2013

    Comme il serait agréable que les hommes puissent voir en nous leurs égaux, leurs frères de sang, une autre forme masculine avec une peau bien plus belle. Ils pourraient se rappeler cet état de fait une fois de temps en temps, et apprécier autre chose que notre paire de hanches. Au moins jusqu'à l'apéro.

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation

  • Par Stellabloggeuse, le 23 juillet 2013

    Viens, viens donc, fillette. Toi aussi tu deviendras femme, femme. Ne crois pas y échapper, y échapper. Viens donc avec tes traits d'enfant et tes fossettes de sourire et laisse-moi les inonder de doutes et de trouble. Toi aussi, tu porteras le poids de ta poitrine au fil de l'existence, appliqueras crèmes et parfums et colorations, combattras la graisse, affronteras les saignements, les naissances douloureuses, et perdras de ta valeur comme un morceau de viande, pour atterrir au pays des rides avant d'être balancée dans le charnier de la destinée. Femme ! Femme ! Le bonheur prisonnier t'attends derrière le rideau rouge. Tu croyais être enfant et devenir être, tu comprends à présent que tu ne deviendras que femme.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par Yggdrasil, le 19 juillet 2013

    "- Si ça pose problème, alors je viens toute seule et vous pouvez me jeter dans le four vivante.
    - Vivante? Euh, non, non... ça, ce n'est pas autorisé.
    - Bon, je vais essayer d'arriver morte; quelles sont vos disponibilités?
    - Euh, eh bien... quand voulez-vous...
    - Quand est-ce que je veux mourir? J'avais songé à avant Noël, lors de l'Avent, disons vers la mi-décembre.
    - Oui, euh... nous avons euh... de la place, je crois.
    - Bien. Vous êtes disponible?
    - Euh... oui, oui. A quelle date, alors?
    - On n'a qu'à dire le 14 décembre. C'est quel jour de la semaine?
    - Euh... euh... c'est un lundi.
    - Parfait. Une bonne petite crémation pour bien commencer la semaine." ( page 72)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

> voir toutes (6)

Videos de Hallgrimur Helgason

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Hallgrimur Helgason


Hallgrímur Helgason présente son roman "La femme à 1000 degrés"
Le livre - Condamnée à vivre dans un garage avec pour seule compagnie son ordinateur portable, une provision de cigarettes et une grenade datant de la fin de...








Sur Amazon
à partir de :
21,85 € (neuf)

   

Faire découvrir La femme à 1000° par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez les Presses de la Cité

> voir plus

Lecteurs (90)

> voir plus

Quiz