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ISBN : 2253161675
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 69 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une jeune femme en quête d'identité découvre l'incroyable histoire de sa famille : trois générations de femmes émouvantes et courageuses, au destin lié à Spinalonga, l'île des lépreux ...
Alexis ignore tout du passé de sa mère. De sa famille, elle ne connaît que ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Palmyre, le 18 février 2013

    Palmyre
    Ce livre m'a été conseillé par les bibliothécaires de ma ville. J'ai pu constater qu'elles avaient eu raison d'orienter mon choix vers ce sublime ouvrage. J'avais très peu d'infos: une belle couverture, une histoire très belle, et le récit d'une colonie de lépreux. Intriguée, je décide de me plonger dedans.
    Comblée, je suis, d'avoir découvert le sort réservé à cette colonie.
    Au delà d'une saga familiale passionnante, Victoria Hislop nous emmène en Crète, sur l'île de Spinalonga, refuge forcé de bons nombre de lépreux de 1903 à 1957.
    Alexis, jeune étudiante, souhaite découvrir le passé de sa mère. Que cache-t-elle? Que va-t-elle découvrir au cours d'un voyage en Crète, où elle se rend dans le village de ses ancêtres? Elle va y rencontrer Fotini qui va lui dévoiler ses origines.
    Un livre chargé d'espoir, d'humilité, avec un message de tolérance face à l'exclusion.

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    • Livres 4.00/5
    Par EMOTION, le 04 avril 2013

    EMOTION
    "L' île des oubliés" est un roman de sentiments et de réflexion sur la société, notre société, même si celui ci se déroule en Crète dans un petit village au bord de mer. Cette île des oubliés est l'île de Spinalonga qui se trouve non loin du village de Plaka. Elle a réellement hébergé une léproserie au cours du XXème siècle, jusqu'en 1957 exactement. La mère D Alexis, Sophia, a toujours dissimulé l'histoire de sa famille qui a vécu dans le village de Plaka: pour quelles raisons? Alexis, jeune anglaise, va retourner dans ce village d'où était partie sa mère. Ainsi vont surgir des pages où se côtoient la honte, la violence des sentiments, la dureté d'une période de malheurs (la seconde guerre mondiale qui a vu les nazis arriver à Plaka), les déchainements stupides de foules qui cherchent toujours à trouver des boucs émissaires sur la foi de rumeurs, de ragots...mais aussi la générosité et le pardon (on pense à la grand mère et au grand père de Sophia), l'abnégation de certains sur l'île et ailleurs, la puissance de reconstruction de ces lépreux qui n'ont jamais abdiqué mais ont reconstruit un vrai village sur l'île avec une non moins vraie vie sociale. Roman d'Amour (Maria et Nikolaos, Eleni et Giorgis, Kontomaris et son épouse), de la beauté, de l'émotion: Quelle puissance d'évocation lors des premiers pas d'Eleni sur l'île! Reconstruire sa vie, ne jamais céder, ne jamais devenir aigri, de belles leçons que ne vient pas ruiner le peu d'intérêt que j'ai éprouvé à la lecture de l'accessoire relation entre Alexis et Ed. Je ne peux que conseiller la lecture de ce livre.
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    • Livres 4.00/5
    Par Zazette97, le 06 août 2012

    Zazette97
    Disponible en librairie depuis le 10 mai, "L'île des oubliés" est le premier roman de l'écrivaine britannique Victoria Hislop.
    A son arrivée à Plaka, Alexis rencontre Fotini, une vieille amie de sa mère Sophia qui lui raconte leur enfance et l'histoire de sa famille étroitement liée à Spinalonga.
    Située au large de la côte nord de la Crète, la presqu'île fit office de léproserie (colonie de lépreux) entre 1903 et 1957.
    Eleni, arrière grand-mère d'Alexis, dut rejoindre "le village des morts-vivants" alors que ses filles Anna et Maria étaient à peine âgées de 12 et 10 ans, les laissant seules avec leur père Giorgis, pêcheur et passeur chargé d'acheminer régulièrement de nouveaux malades à Spinalonga.
    Le départ de sa femme fut un déchirement pour ce brave homme loin de soupçonner que d'autres malheurs arriveraient par la suite...
    Je me méfie toujours des lectures estampillées "estivales" au ton généralement (trop)léger. Pourquoi en cette saison de l'année voudrait-on absolument se faire griller les neurones au soleil ?
    Bref je ne m'attarderai pas sur ce point, d'autant plus que "L'île des oubliés" s'est avéré être davantage qu'un roman transat.
    J'ignore ce qu'il en est pour vous mais pour ma part, je lis toujours un roman avec plus d'intérêt lorsque je sais qu'il prend place dans un contexte historique avéré.
    Bien que le contenu de cette saga familiale soit purement fictionnel, la presqu'île de Spinalonga a quant à elle bel et bien existé de la façon dont il en est question dans le roman.
    D'abord présentée comme un mouroir replié sur lui-même où les lépreux vivaient dans des conditions inhumaines, celle-ci évolua au fil des ans de par les efforts et les aménagements fournis par chacun de ses habitants.
    Durant la seconde guerre mondiale, celle-ci fut largement épargnée par les Allemands qui craignaient trop que la lèpre ne contamine le continent.
    Avant d'être désertée en 1957 à la suite de la découverte d'un traitement contre la maladie, elle était devenue une cité autonome, développant sa propre économie. Un village où il faisait même bon vivre et qui m'a en quelque sorte rappelé l'île de Guernesey et ses éplucheurs de patates.
    J'ignore si la vision de l'auteure au sujet de cette île ne pêche pas un peu trop par excès d'angélisme mais je sais que, comme on s'abandonne à un conte, j'ai aimé croire à cette solidarité entre tous et à cette faculté d'aller de l'avant même dans l'adversité.
    Mais ceci ne vaut que pour Spinalonga car sur le continent règne une ambiance propice à la peur et à la suspicion. N'importe qui présentant les symptômes de la lèpre passe instantanément du statut de personnage respectable à celui de pestiféré, forcé de rejoindre la presqu'île au plus vite.
    Divisé en 4 parties, le roman se déroule entre Plaka et Spinalonga et est principalement centré autour des figures d'Eleni et de son mari Giorgis ainsi que de leurs deux filles, Anna et Maria, dont le lecteur suivra les destins sur plusieurs années.
    Suite au départ de leur mère pour Spinalonga, Maria, sage et droite comme ses parents, se dévoue corps et âme pour se rendre utile auprès de son père là où Anna refuse catégoriquement de mettre la main à la pâte et se répand en plaintes à longueur de temps.
    Deux personnalités contraires qui ne font que s'accentuer au fil du temps et contribuent à renforcer l'allure de conte de ce roman. Les personnages, bien croqués, restent fidèles à leur nature quoiqu'il arrive, peu importe ce que le "fatum" a décidé pour eux.
    Contrairement à Anna qui n'aura pas volé ce qui lui arrive, j'ai ressenti une profonde tendresse pour Maria et son père et jusqu'au bout, j'ai espéré que la vie leur offre enfin un peu de répit.
    "L'île des oubliés" dresse le portrait sur 3 générations d'une famille sans cesse exposée au drame, à l'opprobre et au secret et, en marge, celui d'une époque peu ouverte à la tolérance.
    Seul point négatif : dans la mesure où Fotini raconte à Alexis l'histoire de ses ancêtres, je m'attendais à des interactions entre elles durant tout le récit. Or, à partir de leur rencontre, c'est comme si un narrateur extérieur prenait le relais jusqu'à ce que l'on retrouve ensuite les deux femmes dans les dernières pages.
    Qu'à cela ne tienne, j'ai tout de même passé un agréable moment de lecture, ponctué par la prose pas exceptionnelle mais toujours juste de Victoria Hislop dont je suivrai les prochaines parutions.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.be/2012/07/lile-des-oublies-victoria-h..
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    • Livres 4.00/5
    Par fabienne2909, le 26 février 2013

    fabienne2909
    "L'île des oubliés" est un roman très séduisant à bien des égards, une belle découverte qu'il serait dommage d'ignorer.
    Même si je n'aime pas forcément critiquer des ouvrages sur leur couverture, il faut dire que cette photo bleutée d'un clocher crétois au crépuscule, avec la mer tout autour, invite à un voyage que le roman fait perdurer, avec délices (bon, voilà pour l'aspect superficiel de ma critique).
    "L'île des oubliés" est l'histoire d'une jeune femme, Alexis, qui se rend en Crète, le pays maternel, et plus précisément au village de Plaka, pour en apprendre un peu plus sur l'histoire familiale, que sa mère a toujours tue. Elle doit y rencontrer Fotini, un amie de sa mère, mais avant cette entrevue, elle décide de se rendre sur l'île de Spinalonga, située juste en face du village et où on envoyait les Grecs atteints de la lèpre, sans savoir qu'une partie de son histoire y est enracinée...
    Deux histoires sont donc enchâssées, une ancienne et une moderne, qui se répondent toutes deux dans toute leur complexité, et qui constituent une saga passionnante et émouvante (pas étonnant que la télévision grecque ait adapté cette histoire en une série de plusieurs épisodes !). Les multiples rebondissements sont tous émouvants, tellement ils sont racontés d'une manière juste.
    C'est d'ailleurs ainsi que je me suis laissée surprendre par cette histoire, qui fait la place belle à des thèmes tels que la tolérance, la pugnacité à vivre sa vie, le courage, et finalement la piété familiale : en effet, l'écriture un peu trop simple me faisait craindre une petite bluette, un roman d'amour un peu banal, et en fait j'ai découvert un roman fort, qui submerge son lecteur (j'ai failli écraser ma petite larme) par son univers bien à lui et le pousse à dévorer l'ouvrage, tout en regrettant de le terminer et de laisser ses personnages.
    En outre, on apprend beaucoup de choses sur la lèpre, une maladie figurant parmi les plus vieilles du monde et sur laquelle on colporte tellement de clichés par ignorance.
    Un beau roman que je vous conseille donc vivement !
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    • Livres 3.00/5
    Par MaxSco, le 21 mai 2013

    MaxSco
    Un beau voyage en Crête où les hommes sont fiers, les femmes courageuses (oui, cela manque un peu de nuances ! La "mauvaise fille" du roman est cruellement punie ! Où l'on découvre des us et coutumes régissant les rapports sociaux, les codes. L'île peut paraître repliée sur elle-même mais il n'en est rien. Les habitants s'intéressent à ce qui se passe dans le monde. Les hommes sont fiers, certes, mais ils savent bien qu'ils n'ont pas gagné contre les Turcs et leur peuple a subi l'Occupation lors de la seconde guerre mondiale, avec toutes les exactions commises par les Allemands avant leur défaite.La beauté de l'environnement, la mer en particulier est si bien décrite que les images viennent en tête et que l'on suit les mouvements de la barque du pêcheur qui s'occupe de ravitailler L'île des oubliés... cette île qui n'a rien d'une invention et où l'on envoyait, par crainte de la contagion, les lépreux.
    Ce roman est une saga familiale dont je ne dévoilerai pas grand chose mais cette île est bien le point clé de l'histoire. On y suit des malades jusqu'à ce qu'un antibiotique permette de guérir une grande partie des habitants de l'île. Tous ces renseignements véridiques à ce sujet m'ont beaucoup intéressée car j'ignorais tout cela et j'ai pu sur internet faire une visite virtuelle de cet endroit, avec la grotte qui était le passage que l'on ne pouvait franchir que dans un sens pendant des dizaines d'années.
    Pour finir, c'est une belle histoire intéressante, une belle histoire familiale aussi où le regard des jeunes rencontre celui des personnes plus âgées, où les plus âgés se retournent vers leur jeunesse avec une lecture des événements empreinte de maturité et donc différente. Et c'est un choc. C'est un beau livre sur la tolérance, également. Sur l'amour également, les rapports filiaux, amicaux...
    Ce livre apporte quelque chose et ouvre des horizons. Cela fait du bien...
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 12 juillet 2012
    C'est une histoire passionnante, émouvante, aux accents tragiques dans un décor idyllique.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Laury-Anne, le 16 mai 2012

    Un vent automnal s'engouffrait dans les rues étroites de Plaka, et des bourrasques glacées enveloppaient la femme, engourdissant son corps et son esprit sans réussir à apaiser son chagrin. Comme elle peinait à parcourir les derniers mètres qui la séparaient de l'appontement, elle s'appuya de tout son poids sur son père. Sa démarche évoquait celle d'une petite vieille transpercée par la douleur à chaque pas. Une douleur qui n'était pas physique, cependant. Son corps était aussi robuste que celui de n'importe quelle jeune femme ayant respiré toute sa vie le pur air crétois, sa peau aussi lisse et ses yeux d'un marron aussi profond que toutes les habitantes de l'île.
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  • Par fabienne2909, le 20 février 2013

    Que pourraient-ils bien se dire ? Comment se conduire ? Ils ne se touchèrent pas alors qu'ils en brûlaient d'envie. Ils se contentèrent de prononcer leur prénom, comme ils l'avaient fait des millions de fois auparavant. Mais les syllabes leur semblaient soudain comme des sons dépourvus de signification. Giorgis regretta alors d'être venu. Pendant une semaine, il avait fait le deuil de sa femme, et voilà qu'elle se tenait devant lui, aussi vivante et ravissante que jamais, accroissant encore la douleur insupportable de leur séparation imminente. Bientôt il lui faudrait retourner à Plaka. Chacune de ses visites se terminerait par un adieu déchirant. L'espace d'un instant, il se prit à souhaiter leur mort à tous deux.
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  • Par EMOTION, le 21 mars 2013

    Lorsque nous évoquons l'antiquité, nous nous référons toujours au destin, mais nous ne parlons pas réellement d'une force incontrolable. Bien sûr, certains évènements capitaux semblent se produire sans raison et bouleverser le cours d'une vie, mais, en vérité, notre destinée est déterminée par les actions de ceux qui nous entourent et de ceux qui nous ont précédés.

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  • Par missmolko1, le 27 avril 2012

    How can I be twenty-five and so hopelessly uncertain of the future ? She had asked herself as she packed her bag for the trip. Here I am, in a flat I don't own, about to take a holiday from a job I don't like with a man I hardly care about. What's wrong with me ?
    By the time her mother, Sofia, was Alexis's age, she had already been married for several years and had two children. What were the circumstances that had made her so mature at so young age ?
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  • Par Melisane, le 24 février 2013

    C'est terminé. J'ai compris que notre histoire n'avait aucun sens, aucun relief, commença-t-elle. En écoutant Fotini me raconter ce qu'a traversé ma famille, j'ai été frappée par la puissance de l'amour qu'ils avaient les uns pour les autres. Un amour qui a résisté contre vents et marée, un amour plus fort que la maladie et la mort. J'ai réalisé alors que mes sentiments pour Ed n'étaient pas comparables. Et je sais que ça ne changera pas d'ici dix ou vingt ans.

    Tout le temps où Sophia avait tourné le dos aux gens et aux lieux qui l'avaient façonnée, elle n'avait jamais perçu avec autant d'acuité ses ancêtres. À travers les yeux de sa fille, elle les avait vus comme les personnages d'une pièce de théâtre. Elle découvrait l'héroïsme derrière l'humiliation, la passion derrière la perfidie, l'amour derrière la lèpre.

    Le voile avait été levé sur tout le passé, et les blessures exposée à l'air libre pourraient enfin guérir. La honte n'avait aucune part dans cette histoire.
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Vidéo de Victoria Hislop

Bande annonce de la série "The Island" adapté à partir du roman de Victoria Hislop du même titre, traduit en français sous le titre "l'île des oubliés".








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