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ISBN : 2253161675
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.86/5 (sur 865 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Alexis, une jeune Anglaise, ignore tout de l'histoire de sa famille. Pour en savoir plus, elle part visiter le village natal de sa mère en Crète. Elle y fait une terrible découverte : juste en face se dresse Spinalonga, la colonie où l'on envoyait les lépreux... et où s... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par latina, le 11 novembre 2013

    latina
    Ce roman a tout d'un « best-seller » : une intrigue simple et prévisible, un suspens quasi nul, des personnages manichéens : soit gentils et serviables soit méchants et égocentriques, des femmes très belles, aux « immenses yeux en amande, à la chevelure noire et brillante descendant jusqu'à la taille », une bonne dose de malheur pour faire pleurer le lecteur, des histoires d'amour contrariées, une écriture facile, sans relief...Vous aurez compris : je n'aime pas les best-sellers, déjà le mot en lui-même...
    Mais je confesse que j'ai été quand même intéressée par ce contexte que je ne connaissais pas : la Crète de 1939 à 1958, et la léproserie de l'île de Spinalonga, où étaient relégués les lépreux afin d'éviter toute contamination. C'est en fait cette description de leur vie qui m'a fait continuer la lecture, sinon, j'aurais abandonné.
    Alors, reprenons par le début :
    Alexis, une jeune fille anglaise, part en vacances en Crète avec son fiancé afin de dénouer des secrets de famille ; en effet, sa mère, une Crétoise énigmatique et froide, ne lui a jamais parlé de sa jeunesse ni même de ses parents. Arrivée là-bas, elle laisse son fiancé à La Canée et se rend à Plaka, à quelques centaines de kilomètres, village d'enfance de sa mère. Là, elle y rencontre la meilleure amie de sa maman qui lui raconte l'histoire familiale : son arrière-grand-mère, Eleni, a contracté la lèpre et a dû vivre – et mourir - sur l'île de Spinalonga, en abandonnant son mari et ses deux filles à leur destin. Destin mouvementé, certes, mais prévisible, comme je l'ai dit plus haut, vu le caractère de l'une et l'autre des filles.
    Les secrets de famille sont donc très vite éventés ; les descriptions de la vie sur Spinalonga, quoique instructives, sont néanmoins toujours les mêmes. On y apprend que l'île a été aménagée par les lépreux et est devenue une sorte de beau petit village, avec boulangerie, école, balcons fleuris, sans omettre l'hôpital, évidemment, qui se modernisera au fil du temps, grâce notamment à l'arrivée d'Athéniens instruits, en 1939. La vie des habitants est rythmée par les décès, mais malgré les descriptions des pauvres estropiés, je n'ai pu ressentir de la compassion, à cause de la forme de la narration qui ne permet pas de s'identifier à qui que ce soit. La recherche médicale y est très présente, et nous assistons à l'administration du remède quasi miraculeux qui aura comme conséquence la fermeture de l'île en 1958 (je précise qu'en ce qui concerne le contexte spatio-temporel, rien n'a été inventé, tout est donc réel).
    6/10 donc pour ce roman qui a réussi à capter mon attention tout en provoquant chez moi maints sourires moqueurs, surtout dans la partie qui se déroule de nos jours, à cause de la multitude de clichés, et beaucoup de soupirs agacés.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lolokili, le 11 août 2014

    Lolokili
    Instructive et singulière, c'est l'histoire authentique d'une île crétoise devenue à la fois ghetto, léproserie et microsociété durant toute la première moitié du vingtième siècle (après J-C).
    Attachante et plutôt addictive, c'est la saga d'une famille modeste marquée par le destin et la maladie.
    C'est enfin, et malheureusement, une narration conventionnelle assortie d'une traduction désespérément médiocre.
    Or donc, si tu n'es pas trop regardant(e) quant au style, tu pourras toujours, comme je viens de le faire, emporter ce gentil roman lors d'un prochain voyage au pays des oliviers, histoire de peaufiner l'immersion.
    L'île des oubliés n'en reste pas moins une preuve supplémentaire – pour qui en douterait encore – que succès commercial n'est pas forcément synonyme de chef d'oeuvre littéraire.
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    • Livres 4.00/5
    Par Sando, le 01 avril 2015

    Sando
    A vingt-cinq ans, Alexis est une jeune femme pleine de doutes et de questions par rapport à sa vie. Son histoire d'amour avec Ed, commencée il y a cinq ans, peine à trouver un nouveau souffle et se délite de plus en plus. Quant au voile qui enveloppe le passé de sa mère, il se fait chaque jour plus pesant et l'empêche de se construire…

    Profitant d'un séjour en Crète, cette jeune anglaise décide de se rendre à Plaka, un petit village au nord de l'île qui a vu naître sa mère et en face duquel se trouve Spinalonga, une île connue pour avoir été le refuge d'une colonie de lépreux durant la première moitié du XXème siècle. En retournant sur la terre de ses ancêtres, elle espère ainsi résoudre les mystères qui entourent l'histoire familiale. Mais les découvertes qu'elle va faire aux côtés de Fotini, une ancienne amie de sa grand-mère, vont bien au-delà de tout ce qu'elle aurait pu imaginer…

    « L'île des oubliés » est une grande saga familiale comme je les aime, avec des personnages forts et attachants, une intrigue très romanesque, empreinte de mystères et de rebondissements et un décor propice aux drames et aux tragédies.

    Si l'histoire débute en 2001, avec le personnage D Alexis, très vite l'auteur nous propulse à la fin des années 30, aux côtés d'Eleni Petrakis, la grand-mère de la jeune femme, au moment où elle découvre qu'elle est atteinte de la lèpre et qu'elle doit quitter son mari et ses deux filles pour aller vivre sur Spinalonga. Loin d'être un mouroir pour malade, la petite île se révèle être un surprenant lieu de vie, plein de charme et de couleurs, dans lequel s'organise une véritable société.

    Victoria Hislop brosse un portrait étonnamment lumineux de cette petite communauté qui, en dépit du fléau qui la touche et de son isolement, semble vivre presque normalement. le récit alterne donc entre Plaka, où grandissent la douce Maria et sa soeur Anna, et Spinalonga où se trouve leur mère. A travers l'histoire de ces trois femmes, c'est vingt ans de l'histoire de la Crète que l'on explore mais aussi le combat et la victoire des chercheurs contre une maladie vieille de plusieurs milliers d'années !

    J'ai été enchantée de découvrir cette histoire méconnue et pourtant passionnante ! L'écriture fluide et agréable de Victoria Hislop sert parfaitement l'intrigue et les descriptions foisonnantes et réalistes nous plonge au coeur de paysages magnifiques et odorants. Les ficelles, bien que parfois un peu grosses, s'avèrent efficaces et rendent la lecture addictive et c'est avec regret que je quitte Maria et son père Giorgis… « L'île des oubliés », en plus d'être un témoignage historique poignant, est aussi un très beau roman sur l'importance des racines et de la famille. Une jolie découverte !

    Challenge Variétés : Un livre de plus de 500 pages
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    • Livres 3.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 30 août 2015

    Eve-Yeshe
    Ce roman avait tout pour me plaire. L'histoire d'une famille, les Petrakis, dont deux membres vont être atteints de cette terrible maladie qu'est la lèpre. Tout d'abord Eleni Petrakis dont le mari, Giorgis, pêcheur, assure la navette entre Plaka et l'île de Spinalonga qui accueille toutes les personnes atteintes de la lèpre.
    Eleni est institutrice, passionnée par son métier, son mariage est heureux, elle a eu deux enfants : Anna et Maria. Un jour, Giorgis est contraint de l'emmener à la léproserie avec un enfant, Dimitri dont les parents ont caché longtemps la maladie. Sur la rive, une femme Savina Angelopoulos, sa meilleure amie regarde la barque s'éloigner ; à côté d'elle sa fille Fotini, la meilleure amie de Maria.
    On va suivre les péripéties de leur installation sur l'île, la lutte contre la maladie les différentes formes que celle-ci peut prendre, le destin qui s'acharne… bref, ce qui aurait pu être une belle histoire s'enfonce de le pathos et rien ne nous est épargné pour faire pleurer dans les chaumières : les destins qui se ressemblent, se répètent, les personnalités un peu trop caricaturales. Anna qui se comporte comme une princesse trop gâtée, insolente, égocentrique à fond, qui laisse toutes les corvées à sa petite soeur Maria, la presque « Sainte » et devinez qui sera la deuxième victime innocente de la Lèpre ?
    le beau mariage d'Anna (traduction : elle épouse un homme très riche alors qu'elle n'a pas de dot) … qui entre dans une famille prestigieuse les Vandoulakis, (on a compris que prestigieux voulait dire riche, et au cas où l'on n'ait pas très bien saisi, l'auteure nous le rappellera à moult reprises) ce qui leur donne le droit d'être méprisants et arrogants. Dans ce roman, les protagonistes sont ou très gentils ou très méchants, il n'y a pas juste milieu, donc caricaturaux à l'extrême.
    Il y a des personnages attachants dans ce roman, avec bien sûr Maria qu'on adore (en fait qu'on aimerait adorer) avec la même énergie qu'on déteste Anna, Giorgis qui affronte la vie malgré les coups du sort, résigné par avance, Fotini et sa famille, les médecins qui font ce qui peuvent mais essaient de soulager et de comprendre cette maladie terrible.
    Comme l'histoire de la famille se déroule de 1903 à 1957 environ, on a droit au passage des Nazis, une autre forme de lèpre. J'aurais aimé qu'elle parle plus de la maladie, dont on n'apprend pratiquement rien.
    Je ne comprends pas pourquoi l'auteure a rajouté un secret de famille pour la génération suivante car elle n'exploite pas cette idée, et Alexis, avec son problème de couple dérisoire ne parvient pas à émouvoir car, si l'auteure est dithyrambique sur la période antérieure à 1957, l'histoire actuelle qui déclenche l'enquête laisse un sentiment de frustration.
    C'est le premier roman de Victoria Hislop que je lis, et j'avoue l'avoir lu très vite (page turner) mais j'ai été très déçue car elle avait un sujet en or et elle en fait une bluette, et je n'ai même pas réussi à éprouver de la compassion, de l'empathie.
    Pour moi, c'est de la Chick Lit (Littérature pour poussins) mais qui fait penser davantage aux « feux de l'amour », qu'à une fresque littéraire. Parfois, on a même l'impression que Spinalonga est un paradis… Il y a quand même une chose que l'auteure aborde bien, c'est le rejet, l'intolérance dont les gens sains font preuve à l'égard des personnes malades et qui rappellent les heures sombres du SIDA dans les années quatre-vingt.
    Je suis gentille, je lui donne une note pas trop mauvaise, car pour une lecture d'été, avec un cerveau embrumé, on n'a pas besoin de réfléchir, on tourne les pages, mais je ne fais pas partie des lecteurs qui l'ont encensée, ce que j'ai par ailleurs du mal à comprendre. Une alternative aux polars pour les vacances. Et j'ai appris quelques mots de grec… et aussi, les rites crétois, les fêtes, l'importance de la religion et de la tradition, viennent relever un peu.
    Note : 6 /10
    challenge Destination PAL
    challenge pavés

    Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/archives/2015/08/30/32556705.html
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    • Livres 5.00/5
    Par LePamplemousse, le 17 juin 2013

    LePamplemousse
    Une histoire simple mais profondément émouvante qui nous emporte sur une île où vivent des lépreux. L'histoire est la suivante : une jeune femme et son petit ami font un séjour en Crète et à cette occasion Alexis, la jeune femme décide de visiter le village d'où est originaire sa mère. Mais ce voyage va surtout s'avérer être le moment idéal pour découvrir des secrets enfouis depuis des générations.
    Entre découverte d'un pays, d'une culture et des secrets de famille, cet excellent roman nous happe littéralement.
    Je me suis passionnée pour cette communauté de lépreux, j'ai eu envie d'apprendre plein de choses sur cette maladie, sur la façon dont étaient traités les malades et ce, il n'y a pas encore si longtemps.
    J'ai été totalement immergée dans cette histoire, j'ai eu la sensation de passer tout le week-end sur l'île de Spinalonga.
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 12 juillet 2012
    C'est une histoire passionnante, émouvante, aux accents tragiques dans un décor idyllique.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par fanfanouche24, le 05 octobre 2014

    L'histoire de ta mère est aussi celle de ta grand-mère et de ton arrière-grand-mère. Ainsi que de ta grand-tante. Leur destin était entrecroisé... Elles illustrent à la perfection ce que nous appelons la fatalité, en Grèce. Celle-ci est bien souvent le fait de nos ancêtres, et non des étoiles. Lorsque nous évoquons l'Antiquité, nous nous reférons toujours au destin, mais nous ne parlons pas réellement d'une force incontrôlable. Bien sûr, certains évènements capitaux semblent se produire sans raison et bouleverser le cours d'une vie, mais,en vérité, notre destinée est déterminée par les actions de ceux qui nous entourent et de ceux qui nous ont précédés. (p.57)
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  • Par Laury-Anne, le 16 mai 2012

    Un vent automnal s'engouffrait dans les rues étroites de Plaka, et des bourrasques glacées enveloppaient la femme, engourdissant son corps et son esprit sans réussir à apaiser son chagrin. Comme elle peinait à parcourir les derniers mètres qui la séparaient de l'appontement, elle s'appuya de tout son poids sur son père. Sa démarche évoquait celle d'une petite vieille transpercée par la douleur à chaque pas. Une douleur qui n'était pas physique, cependant. Son corps était aussi robuste que celui de n'importe quelle jeune femme ayant respiré toute sa vie le pur air crétois, sa peau aussi lisse et ses yeux d'un marron aussi profond que toutes les habitantes de l'île.
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  • Par KATE92, le 14 février 2014

    Sophia s'était toujours montrée très secrète sur son passé, et au fil des ans sa discrétion s'était dressée comme une barrière entre elle et sa fille. Alexis voyait une forme d'ironie à ce que l'étude du passé fût à ce point encouragée dans sa famille et qu'on l'empêche d'examiner sa propre histoire à la loupe ; cette impression que Sophia dissimulait quelque chose à ses enfants teintait leurs relations de défiance. Sophia Fielding avait non seulement enterré ses racines mais aussi piétiné la terre qui les recouvrait.
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  • Par fanfanouche24, le 04 octobre 2014

    En songeant qu'elle était seule sur Spinalonga, Alexis se sentit gagnée par une vague de peur.(...)
    Elle n'avait jamais connu un tel isolement, se retrouvant rarement à plus de quelques mètres d'un autre être humain et, à l'exception des moments où elle dormait, n'étant jamais privée de tout contact extérieur pendant plus d'une heure. Son absence d'indépendance lui apparut soudain comme une chaîne, et elle se secoua. (p.38)
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  • Par fabienne2909, le 20 février 2013

    Que pourraient-ils bien se dire ? Comment se conduire ? Ils ne se touchèrent pas alors qu'ils en brûlaient d'envie. Ils se contentèrent de prononcer leur prénom, comme ils l'avaient fait des millions de fois auparavant. Mais les syllabes leur semblaient soudain comme des sons dépourvus de signification. Giorgis regretta alors d'être venu. Pendant une semaine, il avait fait le deuil de sa femme, et voilà qu'elle se tenait devant lui, aussi vivante et ravissante que jamais, accroissant encore la douleur insupportable de leur séparation imminente. Bientôt il lui faudrait retourner à Plaka. Chacune de ses visites se terminerait par un adieu déchirant. L'espace d'un instant, il se prit à souhaiter leur mort à tous deux.
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