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ISBN : 2253161675
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.87/5 (sur 658 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Alexis, une jeune Anglaise, ignore tout de l'histoire de sa famille. Pour en savoir plus, elle part visiter le village natal de sa mère en Crète. Elle y fait une terrible découverte : juste en face se dresse Spinalonga, la colonie où l'on envoyait les lépreux... et où s... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par latina, le 11 novembre 2013

    latina
    Ce roman a tout d'un « best-seller » : une intrigue simple et prévisible, un suspens quasi nul, des personnages manichéens : soit gentils et serviables soit méchants et égocentriques, des femmes très belles, aux « immenses yeux en amande, à la chevelure noire et brillante descendant jusqu'à la taille », une bonne dose de malheur pour faire pleurer le lecteur, des histoires d'amour contrariées, une écriture facile, sans relief...Vous aurez compris : je n'aime pas les best-sellers, déjà le mot en lui-même...
    Mais je confesse que j'ai été quand même intéressée par ce contexte que je ne connaissais pas : la Crète de 1939 à 1958, et la léproserie de l'île de Spinalonga, où étaient relégués les lépreux afin d'éviter toute contamination. C'est en fait cette description de leur vie qui m'a fait continuer la lecture, sinon, j'aurais abandonné.
    Alors, reprenons par le début :
    Alexis, une jeune fille anglaise, part en vacances en Crète avec son fiancé afin de dénouer des secrets de famille ; en effet, sa mère, une Crétoise énigmatique et froide, ne lui a jamais parlé de sa jeunesse ni même de ses parents. Arrivée là-bas, elle laisse son fiancé à La Canée et se rend à Plaka, à quelques centaines de kilomètres, village d'enfance de sa mère. Là, elle y rencontre la meilleure amie de sa maman qui lui raconte l'histoire familiale : son arrière-grand-mère, Eleni, a contracté la lèpre et a dû vivre – et mourir - sur l'île de Spinalonga, en abandonnant son mari et ses deux filles à leur destin. Destin mouvementé, certes, mais prévisible, comme je l'ai dit plus haut, vu le caractère de l'une et l'autre des filles.
    Les secrets de famille sont donc très vite éventés ; les descriptions de la vie sur Spinalonga, quoique instructives, sont néanmoins toujours les mêmes. On y apprend que l'île a été aménagée par les lépreux et est devenue une sorte de beau petit village, avec boulangerie, école, balcons fleuris, sans omettre l'hôpital, évidemment, qui se modernisera au fil du temps, grâce notamment à l'arrivée d'Athéniens instruits, en 1939. La vie des habitants est rythmée par les décès, mais malgré les descriptions des pauvres estropiés, je n'ai pu ressentir de la compassion, à cause de la forme de la narration qui ne permet pas de s'identifier à qui que ce soit. La recherche médicale y est très présente, et nous assistons à l'administration du remède quasi miraculeux qui aura comme conséquence la fermeture de l'île en 1958 (je précise qu'en ce qui concerne le contexte spatio-temporel, rien n'a été inventé, tout est donc réel).
    6/10 donc pour ce roman qui a réussi à capter mon attention tout en provoquant chez moi maints sourires moqueurs, surtout dans la partie qui se déroule de nos jours, à cause de la multitude de clichés, et beaucoup de soupirs agacés.
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    • Livres 5.00/5
    Par LePamplemousse, le 17 juin 2013

    LePamplemousse
    Une histoire simple mais profondément émouvante qui nous emporte sur une île où vivent des lépreux. L'histoire est la suivante : une jeune femme et son petit ami font un séjour en Crète et à cette occasion Alexis, la jeune femme décide de visiter le village d'où est originaire sa mère. Mais ce voyage va surtout s'avérer être le moment idéal pour découvrir des secrets enfouis depuis des générations.
    Entre découverte d'un pays, d'une culture et des secrets de famille, cet excellent roman nous happe littéralement.
    Je me suis passionnée pour cette communauté de lépreux, j'ai eu envie d'apprendre plein de choses sur cette maladie, sur la façon dont étaient traités les malades et ce, il n'y a pas encore si longtemps.
    J'ai été totalement immergée dans cette histoire, j'ai eu la sensation de passer tout le week-end sur l'île de Spinalonga.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lolokili, le 11 août 2014

    Lolokili
    Instructive et singulière, c’est l’histoire authentique d’une île crétoise devenue à la fois ghetto, léproserie et microsociété durant toute la première moitié du vingtième siècle (après J-C).
    Attachante et plutôt addictive, c’est la saga d’une famille modeste marquée par le destin et la maladie.
    C’est enfin, et malheureusement, une narration conventionnelle assortie d’une traduction désespérément médiocre.
    Or donc, si tu n’es pas trop regardant(e) quant au style, tu pourras toujours, comme je viens de le faire, emporter ce gentil roman lors d’un prochain voyage au pays des oliviers, histoire de peaufiner l’immersion.
    L’île des oubliés n’en reste pas moins une preuve supplémentaire – pour qui en douterait encore – que succès commercial n’est pas forcément synonyme de chef d’œuvre littéraire.
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  • Par Aela, le 02 août 2013

    Aela

    Depuis la nuit des temps, la lèpre a été la maladie qui a suscité le plus d'effroi et de révulsion, tant ses effets sont monstrueux : insensibilité des extrémités, déformation des membres, gangrène..
    Ce fléau concerne encore malheureusement bien des pays sur notre Terre et le roman « L'île des oubliés » est là pour nous rappeler, qu'il n'y a pas si longtemps, 50 ans à peine, la lèpre sévissait encore en Europe et une léproserie existait sur l'île de Spinalonga, proche de la Crète, dernière léproserie d'Europe qui a été fermée en 1957.
    Cette léproserie a accueilli plusieurs centaines de lépreux de 1903 à 1957 ; L'île est maintenant inhabitée mais les touristes peuvent la visiter ; J'ai visité cette île en 2006 et ma stupéfaction fut immense de constater que ce fléau existait encore en Europe au début du 20ème siècle !
    Lorsqu'on visite l'île, ou du moins les ruines des habitations des habitants, on est frappé par la « normalité » qui s'en dégage.
    Ces pauvres gens frappés de la maladie la plus terrible qui soit, ont tout fait pour garder au moins en apparence une existence « normale » ; Il y avait des boutiques, des artisans, un centre culturel, une vie communautaire importante.
    Le roman de Victoria Hislop, romancière anglaise d'ascendance grecque, est un magnifique hommage à cette communauté de malades exclus cruellement de la société.
    Dès que les premiers signes de lèpre apparaissaient, le malade était envoyé sur l'île de Spinalonga.
    Nul n'en revenait : on vivait à Spinalonga entre lépreux, on y mourait, on s'y mariait parfois, des enfants naissaient et étaient cruellement arrachés à leurs parents s'ils n'étaient pas atteints de la lèpre, pour être adoptés par des familles « saines ».
    le dernier résident de Spinalonga fut le prêtre qui quitta l'îlot en 1962, soit 5 ans après la fermeture de la léproserie, afin de respecter les croyances religieuses de l'Église grecque orthodoxe, dans lesquelles une personne enterrée doit être commémorée à 6 mois, 1 an, 3 ans et 5 ans après sa mort.
    Ce roman est l'histoire d'une famille dont deux membres, la mère et la fille, vont être touchées par la lèpre.
    L'issue sera fatale pour la mère qui va mourir assez vite. Sa fille en revanche pourra bénéficier des nouveaux traitements introduits après la guerre, à base d'antibiotiques.
    A travers cette saga familiale, c'est un bouleversant plaidoyer qui est livré ici : plaidoyer contre l'exclusion et l'intolérance.
    La lèpre donnait lieu à des idées fausses : contagion, hérédité.
    Cela explique le traitement souvent inhumain réservé aux lépreux.
    Le livre se termine sur une belle note d'espoir.
    Il a été traduit dans vingt-cinq pays et a été adapté à la télévision grecque.
    Il a valu à la romancière Victoria Hislop le Prix de la Révélation Littéraire en Grande-Bretagne.
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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 09 août 2013

    caro64
    Évasion, émotion, suspense : voilà les principaux atouts de L’île des oubliés, premier roman de l’Anglaise Victoria Hislop. Pour découvrir les secrets 
d’une captivante et bouleversante histoire familiale, cap sur une île au large de la Crète qui abrite bien des mystères du passé.
    Alexis, jeune femme dynamique et brillante, est assaillie par le doute et l’angoisse quant à son avenir, tant professionnel qu’affectif. Elle s’interroge sur sa vie de femme épanouie, elle sent qu’elle a besoin de faire une pause, de faire le point, de regarder en arrière pour mieux aller de l’avant. Elle éprouve la nécessité de connaître et comprendre son passé familial trouble et secret. Tels seraient les remèdes à son malaise, elle en est de plus en plus convaincue. Car en définitive, il lui faut bien admettre qu’elle ignore tout de l’histoire de sa famille, particulièrement celle de sa propre mère. "Alexis n’avait qu’un seul indice du passé de sa mère : une photo de mariage décolorée […]. Parfois elle interrogeait sa mère sur la belle dame en dentelle et l’homme au visage anguleux. Comment s’appelaient-ils ? Pourquoi avait-il les cheveux gris ? Où se trouvaient-ils à présent ? Sophia lui fournissait des réponses brèves : il s’agissait de sa tante Maria et de son oncle Nikolaos, qui avaient vécu en Crète et y étaient morts. Si ces explications avaient satisfait Alexis à l’époque, aujourd’hui elle avait besoin d’en savoir davantage. " C’est pourquoi, profitant de vacances en Crète avec son petit ami, elle décide de partir visiter le village natal maternel. Curieusement, sa mère l’y encourage et lui remet une lettre à transmettre à une vieille amie qui pourrait l’accueillir et la guider durant son séjour au village. À peine a-t-elle mis le pied sur la terre maternelle, que la mystérieuse île de Spinalonga , au large, l’attire implacablement. Coûte que coûte, Alexis veut s’y rendre et apprend qu’ elle fut, entre 1903 et 1957, la principale colonie grecque de lépreux. Peu à peu, elle se forge la conviction que, parmi les reclus de l’île, un ou des membres de sa famille ont vécu et péri. C’est cette sombre, déchirante et violente histoire qu’Alexis veut absolument connaître. Attentive au moindre détail des récits de Fotini Davaras, la vieille amie de sa mère, elle découvre l’enjeu et les multiples protagonistes d’une troublante tragédie. Jusqu’au bout, elle poursuit sa plongée au cœur de terribles secrets et se laisse surprendre par une histoire aux rebondissements incroyables. Au rythme de ses découvertes, l’émotion est de plus en plus vive. Car en dépit de l’horreur de l’épidémie, le drame qui se joue dans cette petite communauté crétoise n’est pas forcément celui auquel on s’attendait. Et l’on découvre parfois " l’héroïsme derrière l’humiliation, la passion derrière la perfidie, l’amour derrière la lèpre. "
    Ce récit romanesque est baigné par le soleil et les us et coutumes méditerranéens. Vraiment dépaysant ! C’est aussi une évocation de questions douloureuses : l’exil, la séparation et les tensions familiales qu’elle génère, la tolérance face à la maladie. Mais c’est surtout un bel hymne à la vie. On peut regretter un style un peu plat qui verse parfois dans le mélo ( eh oui, j’ai eu la larme à l’œil une ou deux fois ! ) mais le suspense est au rendez-vous. Une ample et tragique saga familiale, avec des deuils, des mensonges, des trahisons, des rancunes et surtout…de l’amour ! Une bonne lecture estivale !
    Pour finir, je vous propose de découvrir l’île de Spinalonga (la grande héroïne du roman) avec un diaporama photos et son historique :
    http://www.aly-abbara.com/voyages_personnels/Crete/page/spinalonga_lepresrie.html

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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 12 juillet 2012
    C'est une histoire passionnante, émouvante, aux accents tragiques dans un décor idyllique.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par zoelapile, le 26 janvier 2015

    ce n'est jamais une mauvaise chose de se satisfaire du présent

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  • Par Lilou08, le 21 janvier 2015

    Anna, Maria et Fotini s’étaient retrouvées chez les Angelopoulos sous le prétexte d’apprendre à manier l’aiguille. En réalité, leur réunion avait un seul objet : réfléchir à ce qu’elles appelaient désormais « l’affaire Vandoulakis ». Anna se sentait comme une bête sur un marché, évaluée par des acheteurs potentiels. Elle était pourtant décidée à ne pas laisser son enthousiasme s’émousser. Elle venait de fêter ses dix-huit ans et, ayant quitté l’école depuis longtemps, n’avait plus qu’une ambition : faire un beau mariage.
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  • Par Lilou08, le 21 janvier 2015

    Eleni aurait pu prédire en tous points le comportement de ses filles. Anna, l’aînée, lunatique depuis toujours, ne dissimulait jamais ses sentiments. Maria, quant à elle, plus calme et patiente, perdait ses moyens avec moins de facilité. Fidèle, chacune, à son caractère, Anna avait davantage laissé paraître sa peine que Maria au cours des jours précédents, et elle n’avait jamais autant démontré son incapacité à contrôler ses émotions que ce matin-là. Elle avait supplié sa mère de ne pas partir, l’avait conjurée de rester, à grand renfort de cris courroucés et de cheveux arrachés. Maria, en revanche, avait pleuré en silence d’abord, puis à gros sanglots déchirants que l’on entendait de la rue. Elles en arrivèrent finalement toutes deux au même point, rendues muettes par l’épuisement.
    Eleni avait résolu de contenir l’éruption de chagrin qui menaçait de la submerger : elle pourrait s’y livrer tout son soûl une fois qu’elle serait loin de Plaka. En attendant, elle devait conserver son sang-froid, pour elles trois. Si elle cédait, elles seraient toutes perdues.
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  • Par Lilou08, le 21 janvier 2015

    Au mépris du froid mordant de décembre, des températures polaires de janvier et de février ainsi que des bourrasques de mars, Nikolaos Kyritsis se rendit à Spinalonga tous les mercredis. Ni Giorgis ni lui n’étaient hommes à parler pour ne rien dire, néanmoins, ils engageaient toujours la conversation durant la traversée.
    — Kyrie Petrakis, comment allez-vous aujourd’hui ? demandait systématiquement Kyritsis.
    — Bien, plût à Dieu, répondait Giorgis avec prudence.
    — Et votre femme ? ajoutait le médecin.
    Cette question donnait au pêcheur le sentiment de mener une vie ordinaire d’homme marié ; et aucun d’eux ne s’attardait sur l’ironie de la situation, puisque celui qui interrogeait connaissait la réponse mieux que l’autre.
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  • Par fannyvincent, le 15 janvier 2015

    Sur le chemin du retour, des sanglots lui secouèrent la poitrine : il pleurait l'éparpillement définitif de sa famille. Elle était comme réduite à néant désormais.

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