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Critiques sur Une prière pour Owen (17)


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  • Par petitepom le 23/03/2012


    C'est la première fois que je finis un livre de john Irving et que j'aime, le personnage d' Owen est hors du commun, je suis tombée sous son charme comme tout les personnages qui l'entourent.

    Ce n'est pas seulement le personnage d'Owen qui m'a intéressé dans ce livre, c'est le regard de l'Amérique dans ces années 50/60 :
    -tout d'abord, la façon dont vit la famille de John, malgré les différences de classe, il y a une communication et une entraide, les barrières sociales s'effacent peu à peu et réunit tout le monde avec la modernité ; l'arrivée de la télé en est l'exemple flagrant.
    -l'école est aussi le modèle de celle d'aujourd‘hui en Europe, comme l'arrivée des Psychologues pour régler les problèmes ; là encore l'école évolue, efface les différences et apportent d'autres méthodes d'enseignement.
    L'amitié entre John et Owen est très fusionnelle, Owen est le moteur qui fait avancer John. Cela est très prenant et fait la richesse de ce livre.

    J'ai beaucoup aimé ce récit, sans aucun moment d'impatience comme ce fut le cas à la lecture de « Une veuve de papier » et « le quatrième main » ; comme quoi, il ne faut jamais s'arrêter sur une mauvaise impression.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Luniver le 25/01/2012


    Voilà un roman bien difficile à décrire....

    L'histoire tourne autour d'Owen Meany, au physique qui reste enfantin malgré les années, qui possède une voix "qui n'est pas vraiment de ce monde", et à la foi ferme et inébranlable. Owen est persuadé d'être l'instrument de Dieu, et reçoit des révélations qui guident sa vie.

    Le livre mélange plusieurs genres : critiques lucides de la société américaine, amitié indestructible entre deux garçons, scènes absurdes qui font rire aux larmes, et à certains moment proche du conte et du merveilleux. Quoiqu'il en soit, le roman, même avec ses 700 pages, paraît bien trop court.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par pictura le 16/05/2012


    Mon roman préféré de John Irving. Ce fut aussi le premier que j'ai lu. Irving incarne la magie de la littérature américaine, ses livres se lisent comme un enfant joue au tourniquet, il faut pas que ça s'arrête, ne pas s'arrêter, non , pas dejà .... encore, encore... On veut du Irving pour toujours...

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par sultanne le 12/06/2011


    C'est l'un des premiers "pavés" que j'ai lus... il y a très longtemps ! J'avais environ 18 ans. Et ce livre m'a marquée au point que je m'en souviens encore des années après !

    J'ai surtout été fascinée par la façon dont Irving a construit ce puzzle. de nombreuses pages m'avaient laissée, disons, perplexes, j'avais, sur le moment, du mal à comprendre pourquoi l'auteur s'attardait sur certains détails... c'est à la fin qu'on le comprend et c'est jubilatoire.

    Par ailleurs, il faut le dire, Irving dépeint à merveille cette société américaine puritaine que nous ne voyons, nous, européens, que de loin.

    Enfin, il traite d'un thème particulièrement intéressant et sous un angle original : la religion chrétienne dans un monde moderne, qui remet constamment en question les acquis et les dogmes.
    Très surprenant !

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par TwiTwi le 31/12/2009


    Par où commencer ? Comment parler de ce livre bouleversant, inoubliable ? C'est ma deuxième lecture, la précédente datant d'il y a plus de 10 ans. le même choc, les mêmes rires, les mêmes larmes, la même plongée dans la vie de Owen Meany et de son meilleur ami, John Wheelwright.

    Owen Meany est un garçon tout petit, tout léger à la voix complètement déglinguée et à la personnalité bien trempée. John Wheelwright, le narrateur est un garçon tout ce qu'il y a de plus normal, voire un peu effacé. Si c'est l'histoire d'Owen que John raconte en premier lieu, c'est aussi la sienne, intimement liée au destin d'Owen Meany. Destin décidé par Dieu, destin qui sera révélé à Owen d'une bien étrange façon et qui façonnera ses actes jusqu'à sa réalisation.

    S'il ne devait rester qu'un livre sur terre. C'est celui-là que je choisirais de garder. C'est le livre le plus juste, le plus vrai qu'il m'ait jamais été donné de lire.

    Les personnages sont tellement bien dessinés que l'on a l'impression de vivre avec eux, de les avoir en face de nous. Ils sont d'une cohérence parfaite, leurs attitudes ne nous paraissent jamais sorties de nulle part ou ne correspondant pas à ce que l'on aurait pu s'attendre d'eux. Ils ont leur caractère, leur façon de parler, d'agir, comme s'ils étaient vrais ou avaient vraiment existé.

    L'histoire et sa narration est stupéfiante de réalisme et de justesse également. John raconte, dans l'après coup, comment il en est venu à croire en Dieu. Les 700 pages du livre sont consacrées à expliquer les premières phrases du livre :

    Si je suis condamné à me souvenir d'un garçon à la voix déglinguée, ce n'est ni à cause de sa voix, ni parce qu'il fut l'être le plus petit que j'ai jamais connu, ni même parce qu'il fut l'instrument de la mort de ma mère. C'est à lui que je dois de croire en Dieu ; si je suis chrétien, c'est grâce à Owen Meany.

    Qu'on ne s'y trompe pas, ce n'est pas le récit d'une grenouille de bénitier. C'est un récit poignant sur l'amitié inconditionnelle, sur la foi et le rapport à la religion, sur la politique américaine en particulier pendant la guerre du Viet-Nam. du passé au temps présent, la narration de John Wheelwright ne donne jamais l'impression d'être décousue, tout s'enchaîne avec fluidité. A tel point que l'on se demande quelle part de lui-même John Irving a placé dans ce livre. D'ailleurs, il partage de nombreux points communs avec John Wheelwright.

    Le style d'Irving est imparable. Il manie l'ironie, l'absurde et l'émotion d'une main de maître, nous faisant passer du rire aux larmes comme un public de pièce de théâtre . Dans le domaine de l'absurde, on ne peut échapper à la scène d'Owen en troisième esprit de Noël dans la pièce annuelle adaptée du conte de Dickens, celle de la coccinelle au milieu du gymnase ou encore celle de la Nativité, Owen jouant le rôle du petit Jésus. Quant aux larmes, on n'y échappera pas à plusieurs reprises.

    Non, vraiment, jamais un livre n'aura atteint, à mes yeux, un tel degré de perfection. A lire absolument.


    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2009/12/une-priere-pour-owen...

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Woland le 30/07/2009


    A Prayer for Owen Meany
    Traduction : Michel Lebrun

    "Une prière pour Owen" ressemble à un haut-de-forme de prestidigitateur. Dans ce livre-fleuve (près de sept-cents pages chez Points), John Irving a mis tout de sa nature de romancier : l'amour de la fresque, le souffle, une technique remarquable, des personnages que Dickens aurait pu imaginer et une réflexion sociale et politique qui sous-tend l'ensemble. Mais ces caractéristiques ne sont pas que des vertus : si le prestidigitateur, s'emportant, veut faire montre de trop d'audace, il risque de dévoiler ses trucs à un public qui cessera de croire en lui. Qu'importe : pour raconter l'histoire d'Owen Meany, John Irving prend Tous les risques.

    Terrible fut pour moi l'instant où je sentis vaciller ma foi en ce romancier - car ce moment, je l'ai connu, eh ! oui ! Lorsque Owen, alors un gamin de onze-douze ans, donne ses ordres (il n'y a pas d'autre terme) à celles et ceux, enfants et adultes, qui préparent le spectacle de la crèche de Noël. Owen, qui en a plus qu'assez du rôle qu'on lui attribue depuis des années, a résolu d'obtenir la vedette : il veut représenter l'Enfant Jésus. Mais comment réussir à convaincre l'épouse du pasteur, femme très autoritaire sous ses dehors souriants, de la justesse de son raisonnement ?

    Je ne vais pas vous expliquer comment Owen parvient à ses fins - si je vous ai mis l'eau à la bouche, foncez vous procurer le livre. Wink Mais il parvient non seulement à décrocher le rôle mais encore à imposer ses propres vues sur les autres personnages et sur la mise-en-scène. Tout ça, à onze ans, avec sa stature qui en fait facilement trois de moins et sa voix si particulière que John Irving a éprouvé le besoin de le faire parler, du début jusqu'à la fin de son roman, en majuscules.

    Quand j'ai lu la scène pour la première fois, je suis restée incrédule. Je me suis même dit : "Ce n'est pas possible, il prend son lecteur pour un imbécile !" La deuxième fois, j'étais toujours aussi sceptique mais je croyais sentir que, en grattant un tout petit peu ... La troisième fois, j'avais compris : j'avais pris le seul parti qu'il me restait, j'avais choisi d'y croire.

    Comme je crois à Samuel Weller, à la régénération de Mr Dombey, à Mr Micawber et à Betsy Trotwood, à l'agonie de la petite Nell, à Pip et la vieille Miss Haversham et même aux malheurs d'Oliver Twist.

    C'est le propre des créateurs-nés - et des illusionnistes-nés - d'attirer ainsi le lecteur-spectateur dans la réalisation de ses rêves personnels. En ce sens et quelles que soient ses faiblesses (et il en a, nous les distinguons aujourd'hui d'un oeil aussi implacable que l'était celui des contemporains lisant le "Pot-Bouille" de Zola, en attendant, très probablement, que les lecteurs du siècle prochain les occultent complètement ou ne les considèrent plus qu'avec une indulgence amusée), John Irving est un romancier fabuleux, un vrai. Avec Owen Meany et son incroyable destin, il a créé un personnage qu'on ne peut pas oublier.

    Parce que, en chacun de nous, sommeille un Owen Meany, c'est-à-dire un être humain qui s'interroge désespérément sur le sens à donner à son existence. Plus que la certitude d'un Dieu biblique ou pas, John Irving affirme ici le lien éternel de l'espèce humaine avec un univers physique et spirituel dont la conscience la dépasse. Il le fait avec candeur et roublardise, avec tristesse et humour mais toujours avec Foi - une Foi qui, parce qu'elle ne se borne pas au domaine religieux, mérite largement sa majuscule.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par johaylex le 09/08/2011


    Ou comment le destin peut emporter ceux qui s'y soumettent et emplir de nostalgie ceux qui ont regardé.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Lucielu le 24/10/2010


    Comme souvent dans les ouvrages de J. Irving, on retrouve une amérique pleine de contrastes et de contradictions en ligne de fond, des personnages forts, cyniques et tendres. le personnage de Owen est absolument boulversant. On s'y attache, on le suit dans ce voyage initiatique et on ne voudrait plus jamais le quitter. Si on ne se laisse pas rebuter par les quelques 600 pages, ce livre est une expérience singulière. À lire absolument.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Folfaerie le 12/04/2010


    J'ai pris une claque avec ce livre. Qui me hante encore.
    J'ai été émerveillée et touchée par ce foisonnant roman et ce personnage extraordinaire, Owen Meany, étrange lutin au charisme indéniable. Owen et sa drôle de voix restera longtemps dans ma mémoire, comme est toujours présent Homer Wells. Quel autre auteur qu'Irving peut bâtir une histoire, une destinée en fait, sur une robe rouge habillant un mannequin, une balle de base-ball, et des entraînements de basket ?
    Comment la statue d'une Vierge Marie, le rôle d'un spectre dans une pièce de Noël et la reconstitution d'une crèche vivante vont-ils pouvoir influencer la vie de deux amis, Owen et le narrateur, John Wheelwright ?

    On peut considérer Une prière pour Owen est à la fois l'une des plus belles histoires d'amitié, le roman de la foi, ou encore une diatribe contre le gouvernement américain.

    Burlesque et dramatique, ce roman nous permet de faire connaissance avec une galerie de personnages hauts en couleurs, comme toujours, des hommes et des femmes admirables ou grotesques, originaux ou lamentablement médiocres, de la grand-mère Wheelwright, délicieusement tyrannique et sa cohorte de domestiques, en passant par les parents d'Owen, plus que bizarres, les brutaux cousins de John, le proviseur imbuvable à qui Owen rendra la vie infernale (ah, la scène de la voiture montée dans une salle de classe…), la cousine Esther, amoureuse d'Owen et future star du rock. Dès les premières pages, Irving donne le ton, et nous livre, mine de rien, la clé du destin d'Owen que l'on s'efforcera de déchiffrer tout au long du roman en redoutant naturellement les dernières pages qui infligent fatalement un choc au pauvre lecteur.
    Ce n'est pas un chef-d'oeuvre de la littérature américaine, mais de la littérature tout court.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par zembla le 09/07/2009


    Premier livre de John Irving que j'ai découvert par hasard, c'est un livre que j'ai reçu car j'avais oublié de faire ma commande par correspondance. J'ai été emporté par le style et l'humour d'Irving et par ses histoires d'une imagination débordante.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)






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