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Critiques sur Des gens très bien (25)


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    • Livres 2.00/5
    Par carre le 20/03/2012


    Alexandre Jardin décide de dévoiler un passé qu'il traine comme une honte. Son grand-père surnommé "Le nain jaune" fut en effet le directeur de cabinet de l'immonde Pierre Laval au moment de la rafle du Vel d'Hiv. Pendant vingt cinq ans, Alexandre Jardin a caché cette tache en écrivant des romans d'amour, en montrant l'image d'un auteur romantique au rire communicatif. Mais la blessure était là silencieuse. Regroupant enquêtes, témoignages et documents l'auteur du "Zèbre" rassemblent les preuves de l'infamie. Avec une autre question : pourquoi Pascal Jardin son père n'a rien dit ? Pourquoi c'est à lui le petit fils d'exhumer cette honte. L'on devine bien évidemment le besoin salutaire d'écrire sur un tel sujet. de prendre ces distances avec cette famille qui n'aura cesser de faire semblant. D'écrire le désamour qui s'installe, la haine qui grandit.
    Mais si le livre est passionnant sur le fond et la sincérité bien présente, les figures de style de l'auteur m'agacent souvent et gâche mon plaisir de lecteur. A découvrir pour l'histoire.

    critique de qualité ? (13 votes positifs)



  • Par Kittiwake le 11/02/2012




    Avant de commencer, j'avais un a priori négatif : je me méfie beaucoup des auteurs qui après nous avoir enchanté avec des fictions hautes en couleurs, se lancent dans l'autobiographie romancée.
    La déconvenue a été à la hauteur de mes attentes.
    La finalité du livre est de se délivrer du secret familial qui pèse sur les épaules de l'auteur depuis que celui ci a compris que son grand-père paternel était un collabo et pas n'importe lequel : le bras droit de Laval, celui qui a organisé la rafle du Vél d'Hiv.

    Certes le fardeau est lourd, mais est-il nécessaire de consacrer plusieurs chapitres à l'analyse de micro-éléments qui authentifient la participation du directeur de cabinet de Vichy en toute conscience à la déportation de familles entières? la peur d'une erreur judiciaire? Ils sont longs ces chapitres...

    Longs aussi ceux consacrés au stratagème utilisé par la famille pour travestir l'infamante activité du grand-père au point que celui-ci recevra les louanges de tout un panel de célébrités, embobinées par la verve plumitive de Pascal Jardin, le père de l'auteur. C'est intéressant mais trop répété.

    Autre système de défense : la balance! Il est vrai que l'on est pas surpris par l'identité des montrés du doigt, prompts à retourner la veste quand le vent souffle de Londres

    Derrière cette méthode de défense un peu naïve, transparaît l'angoisse majeure : la ressemblance. Traquée sur les photos de famille, auto-analysée dans les traits de caractère, réfutée haut et fort dans les actions et les alliances, c'est le moteur de la honte. d'autant que les échanges avec une ancienne adepte convaincue et non repentante du national socialisme, argumentant ses choix, mettent en évidence la compatibilité d'un back-ground social et intellectuel honorable avec une conception ignoble et délirante de l'identité juive. Des gens très bien....

    Et tout cela est inutile pour le lecteur : j'ai aimé Jardin pour son écriture dynamique et enjouée, son regard de clown anxieux sur la vie, celui qui "avait trop mal pour être triste" et qui "avait ri abondamment pour ligaturer son chagrin", "les zèbres qui n'appartiennent qu'à eux même et qui s'éclipsent du jeu social". Je ne suis pas certaine que l'on puisse reprocher à des parents les exactions de leur progéniture, alors garder rancune à un petit-fils même pas à l'état de gamète au moment des méfaits de son grand-père!.....

    Je comprends ce besoin de justification, mais une fois de plus le lecteur est pris en otage et contraint de de jouer le rôle de thérapeute ou d'exorciste.

    Je remercie les éditions du Livre du Poche pour cette lecture dans le cadre de la sélection pour le Prix des lecteurs 2012


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2012/02/des-gens-tres-bien.html

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par athena1 le 20/02/2011


    Lourd passé que celui d'Alexandre JARDIN.
    Après Le Roman des Jardin, ouvrage sur les moeurs quelques peu farfelues et dissolues de ses ascendants, Alexandre JARDIN crève l'abcès en publiant Des gens très bien... Et là c'est une toute autre histoire, celle d'une famille gouvernée par l'omerta, dont le seul mot d'ordre est la cécité. L'histoire c'est celle de Jean, grand-père d'Alexandre connu sous le pseudonyme du Nain Jaune. Jean fut le proche collaborateur de Laval sous le régime vichyste.
    Le pilier central de ce "roman" demeure la rafle de juillet 1942 où 4000 enfants furent sauvagement assassinés, leur tort étant tout simplement celui d'être juifs !
    Alors que la France a dû attendre le dernier quart du 20ième s pour enfin admettre son rôle à part entière dans la déportation des juifs, A Jardin a dû composer avec son passé, celui de petit-fils du Nain Jaune.
    Cette ouvrage est poignant, il montre le malaise de notre auteur qui malgré, sa confession demeure profondément heurté par ce passé si sombre. A travers les pages, nous découvrons que bien souvent Alexandre s'est retrouvé, contre son gré, en compagnie de ceux qui furent les alliés de ce plan d'extermination ou encore ceux qui sont comme lui les descendants de ces criminels. Un passé qu'Alexandre subit, et ce à tel point que lorsqu'il retranscrit les propos d'une ex femme de SS, il ne peut s'empêcher de crier son indignation, comme si le vieil adage "qui ne dit mot consent" pourrait lui être attribué, comme si il devait justifier qu'il n'est pas de ces antisémites qui semèrent la terreur dans la France Vichyste et bien au-delà.
    Enfin, ce roman légitime le choix littéraire de notre romancier. A un passé trop sombre, trop lourd, il a substitué un mode littéraire. Celui de romans légers voir parfois à l'eau-de-rose.
    Une chose est sûre, plus jamais je ne lirai monsieur Jardin de la même manière.


    Lien : http://www.athena1-lire.blogspot.com

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par jostein le 26/03/2012


    J'avais déjà lu plusieurs livres d'Alexandre Jardin, des textes très enjoués sur sa famille haute en couleurs ; Ici, l'auteur change de ton et d'esprit mais il conserve la richesse de son style littéraire.

    Ce texte est empli de rage et de colère. Il veut enfin dire la vérité longtemps occultée sur son grand-père, Jean Jardin. Pourtant encensé dans les biographies de Pascal Jardin ou de Pierre Assouline, Le nain jaune a été un haut fonctionnaire du gouvernement de Vichy et il n'a pas pu ignorer la rafle du Vel d'Hiv .

    Mais Alexandre ne trouve aucune preuve écrite, qu'il suppose détruites grâce à l'influence financière de son grand-père sur les gouvernements successifs. Il soupçonne Le nain jaune d'antisémitisme profond en se remémorant son entourage ou certaines petites réflexions.

    Ce roman est un acte important pour Alexandre Jardin. Après s'être engagé dans des associations, avoir aimé une juive, avoir voulu, comme il dit « enjuiver » la France, ce livre est un acte officiel pour « refuser un testament », rejeter une lignée.

    Malheureusement, je me suis sentie peu concernée par son obsédante culpabilité. Je n'y ai retrouvé que les arguments classiques de responsabilité diluée, de charisme d'un leader, de l'influence d'une idéologie ou de la conscience du bien. C'est un roman très personnel qui n'apporte pas d'éléments nouveaux sur ce chapitre de l'Histoire .

    J'ai terminé ce livre en espérant que l'Auteur trouve enfin la paix pour amorcer une nouvelle vie car les enfants ne sont pas responsables des actes de leurs parents.


    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-des-gens-tres-bien-..

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



  • Par IreneAdler le 18/02/2012


    Il se trouve que je n'ai pas lu ce livre jusqu'au bout. En fait, je suis arrivée à la page 40 (environ) et devant l'ennui de la chose, eh bien oui je l'avoue, j'ai abandonné.
    Que Monsieur Jardin fasse son mea culpa (en fait celui de son grand-père et de sa famille), soit. Mais peut-être se donne t-il trop en spectacle. Peut-être, je ne sais.
    Ce que je sais c'est que rien ne m'a retenu dans ce texte, et pourtant, il s'agit d'une période historique qui m'intéresse beaucoup.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Annaelle le 11/04/2011


    Ce n'est pas trop le genre de livres ou d'auteurs qui m'attirent en général, mais le thème abordé dans celui-ci m'intéressait, j'ai donc voulu tenter malgré tout.

    Au final, je reste assez mitigée après cette lecture.
    Je l'ai trouvé très intéressante sur le fond, mais sa forme de m'a pas captivée.
    Cela vient sans doute essentiellement du style de l'auteur qui ne me transporte pas, la structure de son récit est assez ennuyeuse je trouve (le seul autre livre que j'ai lu de lui, c'est « L'Île des gauchers », je ne m'en souviens pratiquement plus, mais je sais qu'il m'avait laissé cette même sensation tiède).
    Le livre ne contient finalement qu'une succession d'anecdotes qui sont certes intéressante pour nous aider à comprendre l'état d'esprit de l'auteur, son cheminement, la façon dont il se dépêtre de ses origines qui lui pèsent tant, mais elles donnent un ensemble un peu décousu je trouve. Il y manque un fil rouge pour donner une cohérence à l'ensemble.
    Du coup, j'ai eu parfois un peu de mal à rentrer dedans.

    Ceci dit, le sujet en lui-même est passionnant et je trouve important qu'il soit abordé, parce que même s'il existe des milliers d'œuvres diverses sur cette périodes, rares sont celles qui parle de l'après. Que ce soit du côté des Allemands ou du côté des Français, on y parle rarement de la difficulté que c'est de vivre en étant un descendant d'un de ceux qui a commis toutes ces horreurs.
    J'ai aussi trouvé triste de voir que (même s'il vaut sans doute mieux cela à l'ignorance intentionnelle), lorsque le jugement ne se pose pas de l'extérieur sur des gens qui n'ont rien fait d'autres que de venir au monde dans la mauvaise famille, il peut aussi être tout aussi difficile de vivre pour cette personne qui se sent coupable et souffre alors qu'elle n'a pourtant rien fait…

    Je pense aussi que ce livre peut être très intéressant à lire pour ceux qui aiment cet auteur, parce qu'il nous en apprend beaucoup sur la personnalité d'Alexandre Jardin, sur la façon dont ses œuvres se sont construite en fonction de ce passé, il y explique aussi comment la légèreté de ses histoires a été pour lui une échappatoire, une façon de cacher par la joie et les sourires les souffrances et la culpabilité qu'il ressentait en raison de ce grand-père si dérangeant.

    Par contre, je trouve la fin sans intérêt et en totale contradiction avec l'objet de l'ensemble du livre. Tout du long il ne cesse de nous répéter qu'il veut rétablir la vérité et se démarquer de cette famille qui a toujours enjolivé l'histoire de son grand-père et préféré ignorer ses agissements dérangeants, mais finalement, dans le dernier chapitre il fini par choisir à nouveau la solution de facilité en se tournant vers l'imaginaire, comme s'il n'avait pas su finir ce livre autrement que par un nouveau mensonge pour excuser son grand-père. Je trouve ça vraiment dommage…
    En plus, dans ce passage, il ne va même pas au bout de la rencontre, et elle n'en a du coup qu'encore moins d'intérêt.


    Pour conclure, je dirais que même si ce livre ne m'a pas toujours captivée, je le trouve tout de même intéressant pour les sujets qu'il aborde et les questions qu'il pose, et je pense qu'il plaira beaucoup aux adeptes d'Alexandre Jardin.


    Lien : http://l-imaginarium.forumactif.net/t739-des-gens-tres-bien-alexandr..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par yv1 le 26/03/2011


    Je n'ai lu aucun autre livre d'Alexandre Jardin, je ne peux donc pas comparer, mais j'imagine assez bien ce qu'était sa littérature avant Des gens très bien. Naïvement, je pensais qu'il écrivait comme il se doit dans ce genre de livres, légèrement et avec un vocabulaire volontairement limité. Là point ; son livre est bien écrit, beau style, quoique parfois un peu ronflant. Heureusement d'ailleurs, car le propos est fort et pesant, et sans style, le récit serait indigeste.

    On pourrait lui reprocher de dénoncer et de juger 70 ans après les faits, certes. Mais ce livre, sert plus à Alexandre pour se libérer de son ascendance pesante. Il le dit d'ailleurs dans ses dernières phrases dans lesquelles il s'adresse à son père, Pascal : "Plus tard, tu ne pourras pas vivre avec le secret des Jardin. Il te tuera. Tu feras un livre pour le camoufler. Au même âge que toi, j'en ferai un pour l'exposer. Et je vivrai la deuxième partie de ta vie... la mienne. En essayant d'aimer Jean, un jour. Dors, dors mon petit papa..." (p.295)

    Dans l'ensemble, j'ai aimé ce livre, qui part très vite et annonce la couleur dès les premières pages. Cependant, je dois admettre que sur les presque 300 pages, Alexandre Jardin tourne en rond et se répète. Assez mal reçu, d'après ce que j'ai pu entendre et lire, -il est indéniable que l'auteur doit moins gêner en écrivant Fanfan- ce bouquin revient donc sur des années dont la France n'est pas fière. En outre, Alexandre Jardin, n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Il flingue. Des critiques lui reprochent ce que d'autres approuvent (lire ici). Selon eux, qui n'est pas historien ne peut pas savoir et a fortiori écrire sur cette période. Mais Jardin écrit avec ses tripes, avec ses gènes, avec ses rancoeurs mais aussi avec l'amour qu'il a pour les siens, père et grand-père notamment.

    Maladroit parfois, redondant souvent, intéressant et remuant tout du long c'est un livre qui ne laisse pas indifférent et on ne peut pas, enfin il me semble, en ressortir sans avoir rien éprouvé.

    Un "livre étrange que je tiens pour mon acte de renaissance. le cri de chagrin par lequel je me désassigne de mon passé" dit l'auteur page 271. Une renaissance pour Alexandre Jardin, qui ne pourra donc plus revenir en arrière et écrire ce qu'il écrivait précédemment.


    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-des-gens-tres-bien-68854828.html

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par Taraxacum le 08/05/2012


    Franchement, celui ci ne m'a pas convaincu. Déjà par son écriture qui se veut complexe et raffinée mais n'arrive qu'à être pénible à force d'expressions incompréhensibles du type 'Des collaborateurs à l'haleine intelligente." (?) Ensuite, je trouve que sur ce sujet terrible de la rafle du Vélodrome d'Hiver, d'autres auteurs ont écrit bien mieux,bien plus intéressants, bien plus instructifs, que ce soit essais ou romans. Enfin, je trouve un peu facile la façon qu'a l'auteur de rappeler encore et encore l'oeuvre de son père, le Nain Jaune, pour tirer dessus à boulets rouges. Il y a certainement d'autres façons de devenir un auteur célèbre qu'en attaquant systématiquement l'oeuvre paternelle plus connue que la sienne pour se faire un prénom.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



  • Par SD49 le 26/02/2012


    Je n'ai pas réussi à m'intéresser à l'histoire de cette famille de gens très bien ! Pas si bien que ça puisque l'auteur cherche pourquoi personne n'a fait attention aux actions réalisées par le grand-père au moment de la rafle du Vel d'hiv' en 1942.

    Je ne connais pas cette famille ni cet auteur et je n'ai pas accroché du tout à ses recherches.

    J'ai pourtant essayé de continuer mais je n'avais vraiment aucun plaisir à lire ce livre.


    Lien : http://pages.de.lecture.de.sandrine.over-blog.com

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par livr-esse le 07/03/2011


    L'histoire :
    Alexandre Jardin est le petit fils de Jean Jardin qu'on appelait aussi " le nain jaune ".
    Ce dernier a été le directeur de cabinet de Pierre Laval de mai 1942 à à octobre 1943. Il occupait donc ce poste quand a eu lieu la Rafle du Vel-d'Hiv en juillet 1942. Comment imaginer que Jean Jardin n'ait joué aucun rôle ? Pourtant, la famille Jardin va fermer les yeux pendant des années.

    C'est vers l'âge de 17 ans qu'Alexandre Jardin commence à douter de ce grand-père qu'il aime tant. Il ose affronter la réalité et reconstitue un puzzle effrayant. Oui son grand-père était au courant de cette rafle et l'a " cautionnée ".
    Face à cette révélation, il est anéanti. Il l'est d'autant plus qu'il se rend compte que sa famille, et surtout son propre père, font l'autruche depuis des années.

    Mon avis :
    Malgré l'importance de ce qu'il révèle, je n'ai pas vraiment été intéressée par cette lecture. Même si le coeur de ce récit est une affaire historique, et une des plus tragiques, c'est finalement bien un secret de famille qui tient de trame à ce livre(...)


    Lien : http://www.livr-esse.com/article-des-gens-tres-bien-68602684.html

    critique de qualité ? (2 votes positifs)






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