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ISBN : 2070385132
Éditeur : Gallimard (1992)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 392 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Alexandre Crusoé et Fanfan ont vingt ans lorsqu'ils se rencontrent pour la première fois. Il comprend très vite que cette fille imprévisible est la femme de sa vie et qu'elle l'aime ; mais il n'a pas le courage de tromper ou de quitter Laure avec qui il coule des jours ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 29 avril 2013

    lecassin
    Un thème récurrent chez Alexandre Jardin qui continue de se poser la question : la passion peut elle se transformer en amour simple, voire en ennui, par la force de l'habitude ; la passion est-elle soluble dans le quotidien ?
    Ici, la passion, c'est Fanfan ; et elle aime Alexandre Crusoé. Oui, oui, un descendant en ligne directe du fameux Robinson cher à Daniel Defoë. Elle est belle, spontanée, lui est séducteur, manipulateur, amoureux et... fiancé à Laure.
    Il pourrait tromper Laure, mais sa famille traine derrière elle un lourd passé de libertinage qu'il réprouve et combat. Pour ne pas succomber aux affres de cette tare familiale, il décidera de faire une cour effrénée à Fanfan, sans jamais conclure, préférant toujours la fuite.
    Un bien beau texte sur l'amour passion – encore un diront les détracteurs de l'auteur, qui lui-même avoue ne pas pouvoir écrire sur autre chose – après « Le Zèbre » qui m'avait bien plu. « Fanfan » en est comme une variation au sens musical du terme.
    Rafraichissant.
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    • Livres 2.00/5
    Par Katsuura, le 10 janvier 2011

    Katsuura
    Mes doigts frétillaient d'impatience : la quête d'un amour-passion éternel qui ne souffrirait pas des affres du quotidien!
    Pour toucher ce but, Alexandre, le héros, développe une conduite hors norme : épouser une jeune femme qu'il sait ne pas être la femme de sa vie mais qui le rassurera dans un quotidien morne et confortable, et faire la cour sans jamais passer à l'acte avec la femme qu'il aime et qu'il désire comme un fou.
    Ceci l'amène à adopter une conduite de quasi schizophrène. Il passe du déjeuner dominical assommant dans la belle-famille à l'aventure la plus folle et haletante pour séduire la jolie Fanfan. De plus, toutes les 3 pages, il change d'avis : ne jamais la toucher-passer à l'acte-ne pas la toucher...!
    Rapidement, ca agace. Il n'est qu'un enfant qui ne prend pas sa vie en main et ne fait que fuir et reculer les échéances : l'amour, la vie, le travail. Il ne semble même pas penser qu'il rend ainsi les deux jeunes femmes malheureuses.
    Les autres personnages sont plus attachants : Fanfan, jeune femme libre et moderne, fantasque, culottée et belle comme le jour, ainsi que ses "grands-parents", vieillards pétris de bon sens et d'humour.
    On assiste au passage de l'adolescence attardée au monde adulte pour Alexandre mais pas à une grande histoire d'amour transcendante!
    Quand au style, seul bémol pour moi : dans un ensemble très châtié et bien écrit, l'auteur glisse des mots carrément vulgaires. Désolée, mais je ne vois pas ce que l'emploi du mot "chiottes" systématiquement apporte à l'œuvre. Sinon rien à redire, c'est agréable à lire, on sent le souffle romanesque au tout début de l'histoire.
    C'est sympa et un peu fou (ce qui permet de passer outre les atermoiements d'Alexandre).
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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 02 septembre 2010

    LiliGalipette
    Roman d'Alexandre Jardin.
    Alexandre Crusoé a 20 ans. Son rêve est de préserver sa passion naissante pour la belle Fanfan, de ne pas la pervertir par l'habitude, le quotidien et l'acte charnel. "Depuis que je suis en âge d'aimer, je rêve de faire al cour à une femme sans jamais céder aux appels de mes sens." (p. 15) Il imagine tous les stratagèmes pour différer le premier contact, le premier baiser. Mais Fanfan refuse cette passion stérile. Elle va tout faire pour susciter chez Alexandre une concupiscence sans borne, pour qu'il renonce à sa maxime, à sa cour éternelle, et qu'il ose enfin l'aimer entièrement.
    Rien à dire, c'est du Alexandre Jardin pur et dur. Charmant, un peu fou et drôle, ce roman est tout de même bien trop léger. Je l'avais lu étant plus jeune et la romance m'avait passionnée. Relu maintenant, je trouve le texte niais et l'obsession du héros parfaitement agaçante.
    Le seul petit plus, c'est le travail que l'auteur fait sur les ancêtres. Ce texte est fortement teinté d'autobiographie. Les prénoms sont les mêmes pour le fils, le père, le grand-père, etc. On retrouve toute la famille d'artistes d'Alexandre Jardin. Alexandre Crusoé s'invente toute une ascendance fabuleuse et littéraire en arguant que son ancêtre n'est autre que le plus célèbre naufragé de la littérature, Robinson Crusoé. Cette généalogie légendaire doit lui permettre d'échapper à une hérédité malsaine, dévergondée et inconstante qui galvaude l'amour.
    Le personnage féminin est très travaillé. Fanfan est un paradigme de femme: libre, belle, romantique, passionnée, sauvage, etc. Elle se coule à la perfection dans tous les fantasmes masculins. Elle est telle que la rêve son amant. "Elle ressemblait à mes rêves mieux que toutes celles qui les avaient suscités." (p. 27)
    Alexandre Crusoé est un écrivain qui lutte contre lui-même et son goût d'écrire, qui pose la littérature en art suprême indigne d'être pratiqué par un être qui ne s'y consacre pas entièrement. C'est une autre expression de son goût d'absolu: il ne se conçoit que pleinement investi dans ses passions, sans demi-mesure et divertissement.
    Le film éponyme, réalisé par l'auteur, avec Sophie Marceau et Vincent Perez, est sympathique et il rend hommage au livre. L'image et le texte sont complémentaires et offrent un divertissement léger.


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/09/02/10119507.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Audreyy, le 05 août 2011

    Audreyy
    Ceci est une histoire d'amour comme on n'en voit plus.
    Alexandre Crusoé à vingt ans et des principes. Il ne souhaite aimer qu'une seule femme dans sa vie. C'est pourquoi lorsqu'il rencontre Fanfan, il décide de l'aimer de loin d'un amour fou qui ne contrôle pas, car il est alors fiancé à Laure. Jusque là, honnêtement, ça va. C'est beau et c'est fou à lire de voir Alexandre résister de toutes ses forces.
    Mais, au moment, où il peut être enfin avec la femme qu'il chérit, il s'y refuse encore, de peur qu'en vivant pleinement cet amour, la passion diminue. Je dois reconnaître que le comportement de Alexandre est quelque soit peu agaçant. C'est le seul petit bémol du roman car l'amour de Alexandre et Fanfan est beau et fort qu'il met des étoiles dans les yeux.
    Alexandre Jardin, auteur que je n'avais encore jamais lu jusque là, a une plume magnifique, c'est plaisant à lire.
    J'ai appris qu'il y avait une suite qui se passe Quinze ans après, j'ai hâte de la lire !
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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 29 mars 2010

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    La quête de l'amour, le refus de la routine, voilà pourquoi Alexandre se bat. Sa quête est noble, compréhensible. Se battre toujours, refuser les sentiments pour que jamais ils ne s'éteignent. Sauf qu'à force de tirer sur la corde, les choses ne se passent pas toujours comme on l'aurait voulu. Les efforts d'Alexandre sont très touchants, il ne veut pas lui dire qu'il l'aime mais en tant que lecteurs, nous assistons à tous ces efforts pour ne pas craquer, pour lui faire croire qu'elle n'est qu'une amie alors qu'ils savent tous les deux que c'est loin d'être le cas. J'ai apprécié ce roman pour son refus des habitudes, se prendre toujours pour prouver à l'être aimé qu'il est toujours aussi importante.
    Le seul petit bémol, c'est parfois le comportement d'Alexandre, cette façon de toujours reculer le moment de lui dire ce qu'il ressent ou bien les stratagèmes dont il use, qui peuvent apparaître quelquefois comme douloureux.
    Mai en fin de compte, c'est tout de même une jolie histoire d'amour.
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Citations et extraits

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  • Par lapucelaurence, le 04 mai 2011

    "Mon père se moquait de mon goût pour les sentiments indéfectibles et me rappelait souvent, avec des regards par lesquels il me narguait, que j'étais son fils et que je n'échapperais pas aux gènes qu'il m'avait légués. Ma mère était moins franche ; mais ses remarques ne manquaient pas d'éloquence. Il lui arivait de temps à autre de s'adresser à Laure en faisant précéder la phrase principale de subordonnées telles que « Si Alexandre te quitte » ou « Si un jour tu trompes Alexandre », ne mettant le « Si » que pour ne pas me heurter et en l'articulant avec une nuance qui lui ôtait tout sens conditionnel. En dépit de sa bonne volonté, elle ne concevait pas qu'une passion pût se soutenir tout au long d'une existence.
    Moi si."

    "Je voulais désespérément croire en l'éternité des mouvements du coeur, au triomphe de l'amour sur les atteintes du temps. Il y avait en moi un jeune homme romantique qui aurait souhaité n'éprouver que des sentiments inusables, un jeune homme qui vomissait les moeurs de ses parents.
    Voilà pourquoi à dix-neuf ans, je m'étais juré de ne jamais regarder qu'une seule femme. Laure avait su me séduire à ce moment-là. Ce serait donc elle mon épouse, jusqu'à ce que mort s'ensuive ; et au diable mes instincts.

    Fanfan savait simplifier la vie. Elle était affranchie des préoccupations qui brident la plupart des êtres humains. La liberté qu'elle s'octroyait à chaque instant me fascinait. (...)

    A l'écouter, l'Everest semblait un talus, les noeuds paraissaient destinés à être dénoués et l'argent n'était un problème que pour ceux à qui elle en devait. Fanfan n'avait pas peur de ses peurs. Sa liberté intérieure me fascinait et m'affolait. Devant elle, j'éprouvais l'envie de me délester moi aussi de mes craintes et de vivre enfin à plein régime. Mais cette aspiration m'inquiétait. Pourtant, Fanfan avait raison. Il faut oublier le conditionnel, aimait-elle répéter.
    Elle était curieuse et gourmande de tout, avide de s'utiliser, dévorée par une impérieuse nécessité de réinventer le septième art. La vitalité jaillissait des pores de sa peau.

    Ce matin-là, je tombai amoureux de ses défauts. Elle était menteuse mais ne mentait que pour embellir la réalité. Elle avait l'insolence qui fait rire. A la fois culottée, orgueilleuse et férocement jalouse de ceux qui réussissaient plus vite qu'elle, Fanfan échappait à tout ridicule en ne dissimulant aucun de ses travers. Voleuse, elle ne dérobait de l'argent ou du matériel que pour pratiquer son art. Fanfan était de ces êtres qui ne pèchent que gaiement et dont les mauvais penchants ont une grâce particulière. Libre par nature, elle osait être elle-même avec désinvolture."
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  • Par levoyageuraudessusdelamerdesnuages, le 03 décembre 2011

    ah , qu'il est utopique de vouloir aimer sans souffrir , il n'y à pas d'amour sans lutte avec soi même. sans abandon de soi même à l'être aimé

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  • Par jeanbiscotte, le 26 novembre 2012

    Quand tu sales trop un plat, tu tues les goûts les plus subtils. Lorsque tu écoutes la musique trop fort, tu ne perçois qu'une partie des notes. Les grands amants sont des mélomanes de l'amour, des gourmets du sentiment, pas des consommateurs de piments rouges.

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  • Par Sallyrose, le 07 avril 2012

    Qui me prend pour un cinglé n'a pas vraiment aimé. Les fous sont ceux qui oublient de l'être par amour.

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  • Par florette44, le 07 décembre 2012

    Pétri de contradictions, Ti enviait les gens toujours en accord avec eux-même qui se tirent indemnes de l'existence. Mon intention de traverser la vie sans me mouiller les pieds l'agaçait. "Si tu ne paie paies pas, la vie ne sera pas prêteuse avec toi..." marmonnait-il souvent.

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Gabriel et Stéphane Jardin fustigent leur neveu et cousin Alexandre, auteur de Des gens très bien.








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