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ISBN : 2070385132
Éditeur : Gallimard (1992)


Note moyenne : 3.19/5 (sur 638 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Alexandre Crusoé et Fanfan ont vingt ans lorsqu'ils se rencontrent pour la première fois. Il comprend très vite que cette fille imprévisible est la femme de sa vie et qu'elle l'aime ; mais il n'a pas le courage de tromper ou de quitter Laure avec qui il coule des jours ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 29 avril 2013

    lecassin
    Un thème récurrent chez Alexandre Jardin qui continue de se poser la question : la passion peut elle se transformer en amour simple, voire en ennui, par la force de l'habitude ; la passion est-elle soluble dans le quotidien ?
    Ici, la passion, c'est Fanfan ; et elle aime Alexandre Crusoé. Oui, oui, un descendant en ligne directe du fameux Robinson cher à Daniel Defoë. Elle est belle, spontanée, lui est séducteur, manipulateur, amoureux et... fiancé à Laure.
    Il pourrait tromper Laure, mais sa famille traine derrière elle un lourd passé de libertinage qu'il réprouve et combat. Pour ne pas succomber aux affres de cette tare familiale, il décidera de faire une cour effrénée à Fanfan, sans jamais conclure, préférant toujours la fuite.
    Un bien beau texte sur l'amour passion – encore un diront les détracteurs de l'auteur, qui lui-même avoue ne pas pouvoir écrire sur autre chose – après « Le Zèbre » qui m'avait bien plu. « Fanfan » en est comme une variation au sens musical du terme.
    Rafraichissant.
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    • Livres 1.00/5
    Par darkmoon, le 19 février 2014

    darkmoon
    Dans ce roman à l'eau de rose, Alexandre Jardin conte l'histoire d'un coup de foudre entre une belle équilibriste et un rêveur! Un rien névrotique sous ses airs charmants de bourgeois bien inséré, Alexandre Crusoé souffre de la peur de vivre! Mais lorsqu'il rencontre Fanfan, cocktail détonant de féminité et d'aplomb, de poésie et de liberté, il s'empresse de freiner des quatre fers et choisit de ne pas toucher pour ne pas fléchir, de ne pas vivre l'amour pour en préserver la magie.
    Je n'aime pas émettre de jugement hâtif sans connaître, sans avoir au moins essayé de rentrer dans l'univers d'un artiste. Ce livre, beaucoup me l'avaient conseillée. Lasse, il m'est tombé des mains après seulement soixante pages :
    J'ouvre le livre, je lis je lis...
    "Bon à mon avis ça va démarrer dans pas longtemps"
    Je lis, je lis...
    Arrivée à la soixantième page, je me demande:
    "Mais qu'est-ce que je suis en train de lire là?"
    En essayant de faire de cet amour une histoire assez originale qui va à contre-courant de la mode, Alexandre Jardin est tombé dans l'excès du sentimentalisme. J'ai trouvé ce livre trop fleur bleue, c'est dégoulinant, plein de bons sentiments niais à souhait. Une histoire où il ne se passe rien... j'ai arrêté la lecture tellement j'étais tannée de cette platitude inutile. le personnage se demande tout le temps ce qu'il va faire et finit par se rendre compte à la fin de chaque chapitre qu'il doit séduire Fanfan sans faire les premiers pas... L'idée de base était intéressante et assez originale mais l'écriture et les personnages ainsi que la situation : WAOUH!!! Difficile de faire aussi gnan gnan mais bon... En tout cas cela m'a suffi pour ne pas avoir envie de lire ses autres romans.
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    • Livres 2.00/5
    Par Puck, le 10 janvier 2011

    Puck
    Mes doigts frétillaient d'impatience : la quête d'un amour-passion éternel qui ne souffrirait pas des affres du quotidien!
    Pour toucher ce but, Alexandre, le héros, développe une conduite hors norme : épouser une jeune femme qu'il sait ne pas être la femme de sa vie mais qui le rassurera dans un quotidien morne et confortable, et faire la cour sans jamais passer à l'acte avec la femme qu'il aime et qu'il désire comme un fou.
    Ceci l'amène à adopter une conduite de quasi schizophrène. Il passe du déjeuner dominical assommant dans la belle-famille à l'aventure la plus folle et haletante pour séduire la jolie Fanfan. De plus, toutes les 3 pages, il change d'avis : ne jamais la toucher-passer à l'acte-ne pas la toucher...!
    Rapidement, ca agace. Il n'est qu'un enfant qui ne prend pas sa vie en main et ne fait que fuir et reculer les échéances : l'amour, la vie, le travail. Il ne semble même pas penser qu'il rend ainsi les deux jeunes femmes malheureuses.
    Les autres personnages sont plus attachants : Fanfan, jeune femme libre et moderne, fantasque, culottée et belle comme le jour, ainsi que ses "grands-parents", vieillards pétris de bon sens et d'humour.
    On assiste au passage de l'adolescence attardée au monde adulte pour Alexandre mais pas à une grande histoire d'amour transcendante!
    Quand au style, seul bémol pour moi : dans un ensemble très châtié et bien écrit, l'auteur glisse des mots carrément vulgaires. Désolée, mais je ne vois pas ce que l'emploi du mot "chiottes" systématiquement apporte à l'œuvre. Sinon rien à redire, c'est agréable à lire, on sent le souffle romanesque au tout début de l'histoire.
    C'est sympa et un peu fou (ce qui permet de passer outre les atermoiements d'Alexandre).
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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 02 septembre 2010

    LiliGalipette
    Roman d'Alexandre Jardin.
    Alexandre Crusoé a 20 ans. Son rêve est de préserver sa passion naissante pour la belle Fanfan, de ne pas la pervertir par l'habitude, le quotidien et l'acte charnel. "Depuis que je suis en âge d'aimer, je rêve de faire al cour à une femme sans jamais céder aux appels de mes sens." (p. 15) Il imagine tous les stratagèmes pour différer le premier contact, le premier baiser. Mais Fanfan refuse cette passion stérile. Elle va tout faire pour susciter chez Alexandre une concupiscence sans borne, pour qu'il renonce à sa maxime, à sa cour éternelle, et qu'il ose enfin l'aimer entièrement.
    Rien à dire, c'est du Alexandre Jardin pur et dur. Charmant, un peu fou et drôle, ce roman est tout de même bien trop léger. Je l'avais lu étant plus jeune et la romance m'avait passionnée. Relu maintenant, je trouve le texte niais et l'obsession du héros parfaitement agaçante.
    Le seul petit plus, c'est le travail que l'auteur fait sur les ancêtres. Ce texte est fortement teinté d'autobiographie. Les prénoms sont les mêmes pour le fils, le père, le grand-père, etc. On retrouve toute la famille d'artistes d'Alexandre Jardin. Alexandre Crusoé s'invente toute une ascendance fabuleuse et littéraire en arguant que son ancêtre n'est autre que le plus célèbre naufragé de la littérature, Robinson Crusoé. Cette généalogie légendaire doit lui permettre d'échapper à une hérédité malsaine, dévergondée et inconstante qui galvaude l'amour.
    Le personnage féminin est très travaillé. Fanfan est un paradigme de femme: libre, belle, romantique, passionnée, sauvage, etc. Elle se coule à la perfection dans tous les fantasmes masculins. Elle est telle que la rêve son amant. "Elle ressemblait à mes rêves mieux que toutes celles qui les avaient suscités." (p. 27)
    Alexandre Crusoé est un écrivain qui lutte contre lui-même et son goût d'écrire, qui pose la littérature en art suprême indigne d'être pratiqué par un être qui ne s'y consacre pas entièrement. C'est une autre expression de son goût d'absolu: il ne se conçoit que pleinement investi dans ses passions, sans demi-mesure et divertissement.
    Le film éponyme, réalisé par l'auteur, avec Sophie Marceau et Vincent Perez, est sympathique et il rend hommage au livre. L'image et le texte sont complémentaires et offrent un divertissement léger.


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/09/02/10119507.html
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    • Livres 5.00/5
    Par herveGAUTIER, le 23 février 2014

    herveGAUTIER
    N°61
    Mai 1991

    FanfanAlexandre Jardin – Éditons Flamarion.

    « On ne choisit pas ses parents… » chante quelque part Maxime le Forestier… Alexandre Crusoé, fier de son lignage, fait partie de ces gens pour qui cet anti-choix fut funeste. Quoi d'étonnant qu'il réagisse contre cette famille qui ne lui ressemble pas et se prenne d'amitié pour un couple de retraités à la personnalité truculente comme l'étaient les personnages d'un autre roman, Le Zèbre qui ne passa pas inaperçu (La Feuille Volante n° 25) ? Il y a d'ailleurs quelque cousinage entre ces deux livres, mais c'est une autre histoire…
    Les ouvrages d'Alexandre Jardin sont pleins de ces acteurs pittoresques dont on aimerait que la vie nous réserve plus souvent la rencontre, tant notre société est standardisée, insipide ou pestilentielle, tout entière vouée à la sacro-sainte réussite sociale.
    Enfant, il prenait sa famille pour un microcosme idéal, adolescent, il la découvrit malodorante et s'y sentit mal. L'image de la mère, et par conséquent de la femme en prit un coup de sorte qu'il choisit de ré explorer la passion à contre-courant, avec pour boussole les repères de « la Carte du Tendre » et pour étapes les délices de « l'Amour Courtois », mettant volontairement un frein à ses sens, préférant courtiser que courir la femme de sa vie, Fanfan. C'est qu'il la trouva, cette femme, grâce, bien sûr, au hasard, le même qui l'avait mis en présence d'autres femmes différentes avec qui il avait choisi de jeter sa gourme et de donner libre cours à ces mêmes sens qu'il voulait museler avec Fanfan.
    Le hasard mis donc en présence Alexandre et Fanfan et l'attirance mutuelle fit le reste, mais c'était sans compter avec le parti pris du premier et le véritable itinéraire romantico-rocambolesque qu'il voulait imprimer à leurs relations… Au moment de faillir et de succomber aux charmes de cette femme, il finit toujours par s'échapper… C'est que, à cette Fanfan qu'il entend garder pour lui, il veut donner l'amour sous les apparences de l'amitié, la passion avec les chaînes de la retenue. Tout cela tient du vertige autant que du fantasme, du merveilleux autant que de la concupiscence. Les femmes l'attirent. Il baise les unes, mais désire follement cette Fanfan sans la toucher, moins par réaction contre sa famille dissolue que par appétit des situations sentimentales hors du commun, ambiguës pourrait-on dire, puisqu'il est légitimement permis de douter de la virilité d'Alexandre, voire de son hétérosexualité.
    C'est qu'en présence de Fanfan, qu'il décrit comme un être sensuel, il veut retarder le plus longtemps possible le moment de l'étreinte où la passion la plus violente commence à se transformer immanquablement en routine potentielle. « Faire durer » est pour lui plus important que le reste et sa véritable jouissance est dans l'attente. L'espérance des caresses est à ses yeux supérieure au plaisir que procurent les câlineries. Tout cela le met en joie (le « Joy » des troubadours !) et comme chacun sait « Post coïtum omne animale triste ». Cette tristesse commencera, selon lui, dès le premier acte charnel et la passion qu'il éprouve pour Fanfan sera obligatoirement marquée par l'usure du couple. de cela aussi, il veut se prémunir.
    Il sait que Laure n'est pas la femme de sa vie et qu'avec elle il court à l'échec… C'est précisément pour cela qu'il veut l'épouser, pour mieux penser à cette Fanfan qu'il ne possédera jamais et qu'il pourra continuer à aimer platoniquement.
    Mais tout bascule et le marivaudage a ses limites comme le cœur ses secrets et après atermoiements et temporisations tout se termine… Mais je laisse le lecteur découvrir la fin qui est à la mesure du suspens entretenu tout au long du roman par un style à l'humour délicat et alerte de cet auteur qui redonne le goût de la lecture.
    Le sens de la formule, voire l'aphorisme distillé tout en nuances comble d'aise le lecteur le plus distrait et imprime imperceptiblement un sourire sur ses lèvres. le style d'Alexandre Jardin a ses secrets que beaucoup d'autres ne connaissent pas et je ne crains pas de dire qu'il fait partie des écrivains contemporains qui ont le pouvoir de m'étonner… Et ils ne sont pas si nombreux !
    © Hervé GAUTIER.

    Lien : http://hervegautier.e-monsite.com
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Citations et extraits

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  • Par lapucelaurence, le 04 mai 2011

    "Mon père se moquait de mon goût pour les sentiments indéfectibles et me rappelait souvent, avec des regards par lesquels il me narguait, que j'étais son fils et que je n'échapperais pas aux gènes qu'il m'avait légués. Ma mère était moins franche ; mais ses remarques ne manquaient pas d'éloquence. Il lui arivait de temps à autre de s'adresser à Laure en faisant précéder la phrase principale de subordonnées telles que « Si Alexandre te quitte » ou « Si un jour tu trompes Alexandre », ne mettant le « Si » que pour ne pas me heurter et en l'articulant avec une nuance qui lui ôtait tout sens conditionnel. En dépit de sa bonne volonté, elle ne concevait pas qu'une passion pût se soutenir tout au long d'une existence.
    Moi si."

    "Je voulais désespérément croire en l'éternité des mouvements du coeur, au triomphe de l'amour sur les atteintes du temps. Il y avait en moi un jeune homme romantique qui aurait souhaité n'éprouver que des sentiments inusables, un jeune homme qui vomissait les moeurs de ses parents.
    Voilà pourquoi à dix-neuf ans, je m'étais juré de ne jamais regarder qu'une seule femme. Laure avait su me séduire à ce moment-là. Ce serait donc elle mon épouse, jusqu'à ce que mort s'ensuive ; et au diable mes instincts.

    Fanfan savait simplifier la vie. Elle était affranchie des préoccupations qui brident la plupart des êtres humains. La liberté qu'elle s'octroyait à chaque instant me fascinait. (...)

    A l'écouter, l'Everest semblait un talus, les noeuds paraissaient destinés à être dénoués et l'argent n'était un problème que pour ceux à qui elle en devait. Fanfan n'avait pas peur de ses peurs. Sa liberté intérieure me fascinait et m'affolait. Devant elle, j'éprouvais l'envie de me délester moi aussi de mes craintes et de vivre enfin à plein régime. Mais cette aspiration m'inquiétait. Pourtant, Fanfan avait raison. Il faut oublier le conditionnel, aimait-elle répéter.
    Elle était curieuse et gourmande de tout, avide de s'utiliser, dévorée par une impérieuse nécessité de réinventer le septième art. La vitalité jaillissait des pores de sa peau.

    Ce matin-là, je tombai amoureux de ses défauts. Elle était menteuse mais ne mentait que pour embellir la réalité. Elle avait l'insolence qui fait rire. A la fois culottée, orgueilleuse et férocement jalouse de ceux qui réussissaient plus vite qu'elle, Fanfan échappait à tout ridicule en ne dissimulant aucun de ses travers. Voleuse, elle ne dérobait de l'argent ou du matériel que pour pratiquer son art. Fanfan était de ces êtres qui ne pèchent que gaiement et dont les mauvais penchants ont une grâce particulière. Libre par nature, elle osait être elle-même avec désinvolture."
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  • Par levoyageuraudessusdelamerdesnuages, le 03 décembre 2011

    ah , qu'il est utopique de vouloir aimer sans souffrir , il n'y à pas d'amour sans lutte avec soi même. sans abandon de soi même à l'être aimé

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  • Par angie22, le 28 mai 2013

    Fanfan n'était pas de ces femmes tout en creux qui désespèrent la main. Elle possédait des modelés pleins et ronds, sans qu'on pût l'accuser de s'être laissé envahir par l'embonpoint. (...) Elle était le charme poussé à son comble mais sans l'assurance teinté de suffisance qui va souvent avec la beauté lorsqu'elle est surprenante.

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  • Par jeanbiscotte, le 26 novembre 2012

    Quand tu sales trop un plat, tu tues les goûts les plus subtils. Lorsque tu écoutes la musique trop fort, tu ne perçois qu'une partie des notes. Les grands amants sont des mélomanes de l'amour, des gourmets du sentiment, pas des consommateurs de piments rouges.

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  • Par Sallyrose, le 07 avril 2012

    Qui me prend pour un cinglé n'a pas vraiment aimé. Les fous sont ceux qui oublient de l'être par amour.

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