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> Lena Grumbach (Traducteur)
> Marc de Gouvenain (Traducteur)

ISBN : 2742761578
Éditeur : Actes Sud (2006)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.13/5 (sur 4707 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probabl... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Ode, le 20 février 2013

    Ode
    Oyez ! Oyez ! Une fois n'est pas coutume, je me suis lancée dans un polar contemporain, sans la moindre trace d'intrigue historique, de roue de carrosse ou de robe de bure. Ce sont ses deux adaptations cinématographiques qui m'ont incitée à lire Millenium 1. D'aussi brillants scénarios devaient forcément venir d'un fascinant bouquin... Bingo !
    Ce roman suédois – célèbre pour la publication posthume de son auteur, Stieg Larsson – est porté par le personnage de Lisbeth Salander. Sous son aspect asocial, cette jeune femme fluette et androgyne, criblée de piercings, au regard assassin et au cheveu noir corbeau, s'avère être un génie de l'informatique. Elle a un don pour fouiller la vie des autres et en a fait son métier, travaillant en free-lance pour l'agence Milton Security. Une mission va la mettre sur le chemin de Mikaël Blomkvist, talentueux journaliste du magazine Millénium. Récemment mis sur la touche suite à un malheureux procès en diffamation, Blomkvist est engagé par le vieux capitaine d'industrie Henrik Vanger pour enquêter sur la douloureuse disparition de sa petite-nièce Harriet, 37 ans plus tôt.
    « Mikaël savait très bien que toutes les familles ont des squelettes dans le placard. La famille Vanger avait un cimetière entier. » Réussissant là où la police avait échoué, l'étrange duo Blomkvist - Salander va dénouer les fils d'une intrigue tentaculaire, bien chargée en perversions sexuelles. Grâce aux films, je savais à quoi m'attendre, mais il est important de signaler que "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes" contient des scènes de violence à réserver à un public averti. le procédé est surprenant, voire choquant, mais Larsson met en exergue ces crimes sadiques pour dénoncer les violences faites aux femmes, ainsi que le confirment les statistiques sous-titrant chaque partie, par exemple : « En Suède, 46% des femmes ont été exposées à la violence d'un homme. »
    L'auteur s'attaque aussi aux travers de la société : les membres de la famille Vanger lui servent à stigmatiser l'hypocrisie ou les préjugés raciaux, les démêlés de Blomkvist avec le groupe Wennerström à démontrer le cynisme du monde des affaires.
    Le récit a les qualités que Larsson prête à l'ouvrage de Blomkvist sur la finance : il est « écrit d'une manière directe et engageante ». le style est précis, un peu trop parfois, allant jusqu'à détailler le modèle du processeur de l'ordinateur de Salander ou la composition des sandwichs de Blomkvist. J'ai remarqué avec amusement que les personnages de Larsson passent leur temps à préparer, commander ou boire du café ; en 700 pages, Blomkvist en ingurgite ainsi une quantité phénoménale ! Mais en dehors de ce tic d'écriture caféiné, les détails forgent le réalisme de l'histoire et des protagonistes. Captivant et bien construit, ce thriller aura été pour moi une lecture marquante.
    Diable ! Aurais-je attrapé le virus du polar ? Et si je tentais une petite piqûre de Lehane, pour vérifier ?
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 22 septembre 2012

    Aline1102
    Mikael Blomkvist, fondateur et rédacteur en chef de la revue d'investigation économique Millénium vient d'être condamné pour diffamation. Blomkvist a écrit, dans sa revue, un article sur l'un des plus puissants hommes d'affaires suédois, Hans-Erik Wennerström, et ce dernier a attaqué le journaliste en justice.

    Afin d'éviter la ruine totale de Millénium, mise à mal par le tapage autour du procès, Blomkvist décide de s'éloigner pendant quelque temps.

    Alors qu'il vide son bureau, à la rédaction de la revue, Blomkvist reçoit un appel téléphonique d'un avocat de Hedestad, maître Dirxh Frode. L'homme de loi demande à Blomkvist de rendre visite à son client, Henrik Vanger, ancien magnat de l'industrie suédoise. Celui-ci a une proposition à faire à Mikael.

    Intrigué, Blomkvist se rend à Hedeby, le fief de la famille Vanger, ex-puissance industrielle suédoise. Dans la demeure familiale, où il reçoit Mikael, Henrik Vanger lui raconte une longue histoire et lui propose de remplir deux missions pour lui : Mikael doit écrire une biographie de Henrik, dans laquelle il n'épargnera pas la famille Vanger, Henrik détestant la plupart de ses proches. Et, surtout, Mikael devra enquêter sur la disparition de Harriet Vanger, la petite-nièce de Henrik. le vieil homme est persuadé que l'un des membres de la famille a assassiné Harriet et il veut que Mikael découvre qui, parmi ceux-ci, lui ment depuis près de quarante ans...

    Ce que Blomkvist ne sait pas, c'est que Henrik Vanger l'a sélectionné pour remplir ces missions après avoir fait procéder à une enquête sur sa personne. Et l'enquête en question a été réalisée par Lisbeth Salander, une jeune hackeuse surdouée mais asociale. Les chemins de Mikael Blomkvist et de Lisbeth Salander vont d'ailleurs finir par se croiser lors de l'enquête sur la disparition de Harriet. Comment réagira Mikael lorsqu'il apprendra que Salander a espionné sa vie privée ?

    Bizarre que Millénium soit é dans les polars... D'accord, Blomkvist doit enquêter sur une disparition mais, malgré cela, on n'a pas l'impression d'être réellement plongé dans un mystère insoluble.

    En fait, la disparition de Harriet est facilement compréhensible pour qui lit le roman attentivement de la première à la dernière page (ou un peu avant, puisque l'explication de ce qui est arrivé à la jeune femme arrive avant le dernier chapitre). Toutefois, le cheminement qu'empruntent Blomkvist et Salander pour parvenir à la solution est absolument passionnant ! Et c'est d'ailleurs parce qu'on suit leurs traces aussi minutieusement que le mystère peut se résoudre aussi facilement. On finit par réellement avoir l'impression que Stieg Larsson a voulu associer le lecteur aux recherches de ses deux " enquêteurs ". Les petites statistiques qu'il nous donne avant chaque partie du roman renforcent d'ailleurs cette sensation.

    Mais parlons d'abord du décor de Millénium. L'île de Hedeby, où vit la majorité des membres de la famille Vanger, forme un décor idéal pour ce genre de récit. le fait que Mikael se trouve sur une île lors de ses recherches et qu'Harriet ait disparu de cette même île alors qu'elle était momentanément isolé du continent suédois transforme l'histoire en véritable huis-clos. Ajoutez à cela les soupçons de Henrik Vanger sur sa famille et ses remarques sur chacun d'eux et vous aurez tout compris : l'ambiance de ce premier tome de Millénium est assez sombre.

    Les personnages ajoutent en réalité un peu de mystère au récit. Ainsi, Henrik n'a pas tort de critiquer sa famille, puisque certains des Vanger sont des personnages aussi étranges que peu sympathiques. Et alors que l'enquête sur la disparition de Harriet piétine, même si on a déjà l'impression de connaître le(s) coupable(s), on finit par douter et soupçonner tout le monde... et pas seulement les Vanger !

    Lisbeth Salander, quant à elle, peut aussi sembler très bizarre la première fois qu'on la rencontre. Mais au contraire des Vanger, elle " s'humanise " au fil des rencontres. Petit à petit, on se rend compte que le côté bizarre de Salander est en fait un mur qu'elle a construit entre elle et les souffrances que la société lui a infligées. Comme dans les polars de Mankell, on retrouve donc une certaine critique de la société suédoise : Wallander est perpétuellement en colère contre les déviances de son pays et Salander tente de s'en protéger comme elle peut. Les choses vont-elles si mal que cela en Suède ?

    Un élément renforce d'ailleurs cette impression de dérive de la société suédoise. A la fin du roman, les Vanger traversent une sale période. Et malgré le fait qu'ils se détestent tous cordialement, ils se serrent les coudes et se couvrent mutuellement, cachant les vilains petits secrets des brebis galeuses du clan. Toutes les familles suédoises vivent-elles aussi repliées sur elles-mêmes, au point de s'entraider tout en se haïssant ? Difficile à dire, mais si Mankell et Larsson sont (était dans le cas de Larsson, décédé en 2004) des bons analystes de leur société, cela semble vraisemblable.

    Reste que le succès de Millénium et le battage médiatique autour de la saga semblent, après ce premier tome, tout à fait justifiés. Lecture addictive, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes démarre lentement, mais nous entraîne sur des chemins assez tortueux pour devenir séduisants.
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    • Livres 5.00/5
    Par jeranjou, le 20 décembre 2012

    jeranjou
    Le premier de la trilogie : le meilleur des trois.
    J'ai eu la chance de découvrir une critique dithyrambique de la trilogie Millenium grâce un hebdomadaire avant que l'auteur soit mondialement connu.
    J'ai donc offert le premier tome à ma femme et j'ai eu la chance de le lire par la suite avant la déferlante commerciale.
    « Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes » est un roman suédois qui met en scène:
    Mikael Blomkvist, journaliste, qui va se lancer dans une enquête sur la disparition d'Harriet Vanger il y a 40 ans et,
    Lisbeth Salander, frêle, bisexuelle, tatouages et piercings à souhait, asociale et extrêmement intelligente, qui est une crack de l'informatique.
    Certains diront que ce roman n'est pas très bien écrit, contrairement aux ouvrages de Lehane, Ellory ou Mankell.
    Certains diront que les personnages sont des caricatures de journalistes ou de hakers. Soit dit en passant, je trouve, que le personnage expert en informatique de Connelly dans « L'épouvantail » beaucoup moins crédible que Salander.
    Certains diront encore que l'intrigue présente des invraisemblances, notamment les capacités de Salander ou de Bromkvist à trouver des indices vieux de 40 ans, bien supérieures à la police. Pourquoi pas…
    Personnellement, j'ai savouré ce livre du début à la fin, surtout le personnage très complexe de Lisbeth. Les scènes avec Nils Bjurman, tuteur de Lisbeth Salander ou encore le club de golf resteront gravés à jamais dans ma mémoire.
    Je pense que cela reste une des meilleures intrigues que j'ai lues pour le moment (« le poète » et « La griffe du chien » sont du même calibre). Pour moi, une intrigue réussie doit être originale et construite de manière chirurgicale, ce qui est le cas.
    Peu de temps après, j'ai trouvé la suite (tome 2 et 3) de bonne facture mais d'un niveau en dessous. le traitement de la relation avec son père très troublante et malsaine est omniprésent et obsédant.
    On regrettera à jamais que le personnage de Lisbeth n'exerce plus ses talents dans d'autres aventures. La vie est cruelle.
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    • Livres 5.00/5
    Par Grecie, le 05 janvier 2014

    Grecie
    La néophyte que je suis en littérature policière s'est laissée happer par ce livre en quelques pages à peine et salue ce grand roman déjà consacré par la critique et d'innombrables lecteurs à travers le monde.
    Sans entrer dans le détail de l'histoire, que des centaines de critiques uniquement sur ce site évoquent sans doute parfaitement, je veux dire mon admiration pour cet auteur qui a réussi le tour de force de mêler différents styles et différents thèmes en cinq cent pages sans jamais sombrer dans l'incohérence ni la confusion. D'une enquête au charme d'abord désuet, un peu à l'ancienne, style Agatha Christie, où l'on fouine dans le passé d'une famille bourgeoise pour faire la lumière sur une disparition mystérieuse, le lecteur se retrouve pris insidieusement dans un polar bien plus glauque et sordide dont le suspens va crescendo. A cette première trame purement policière s'entremêlent les fils d'un tableau économique et financer bien peint de notre monde (le réquisitoire date de 2004 mais les économistes de la pensée unique d'aujourd'hui ne doivent pas lire de thriller) et d'une dénonciation de la violence faite aux femmes, surtout les plus défavorisées socialement. S'ajoute également une description passionnante du monde de la presse. Les personnages sont soignés et attachants, notamment Lisbeth Salander dont le caractère et les dons atypiques m'ont complètement stupéfiée.
    Je regrette de n'avoir pas sous la main le second tome de Millenium... Avec énormément de retard sur les autres, comme d'habitude (mais il y a tant de livres à lire !), je joins ma voix au choeur de ceux qui ont adoré ce roman. Que cette modeste et énième contribution consolide la réputation de ce grand succès international. Cet auteur-là, hélas décédé, ne l'a pas usurpée.
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  • Par Crunches, le 05 mai 2012

    Crunches
    Je suis mitigée à propos de cette lecture. J'ai l'impression que tout est sur deux niveaux :
    Le roman lui-même est découpé en 4 parties : les deux premières sont assez assomantes alors que les deux suivantes sont halletantes. En effet, presque toute la première partie est une sorte de compte rendu sur une affaire économique, celle sur laquelle Mikael a publié un article qui lui a valu une condamnation pour diffamation. C'est donc toute une suite de détails économiques, on nous explique comment une entreprise a détourné de l'argent emprunté au gouvernement suédois. J'avoue que j'étais bien tentée de passer rapidement sur ces passages, mais comme je ne savais pas l'importance de ces passages pour la suite, je me suis forcée à les lire. Bien qu'on se rende compte que l'auteur a fait un effort pour que ce soit compréhensible pour tous, c'est quand même assez ennuyeux. La seconde partie quant à elle, est l'entrée de Blomkvist dans l'affaire Vanger. le seul "truc" intéressant est la manière dont il est recruté, la carotte qu'Henrik lui agite sous le nez. On sent qu'il y a une arnaque, tout comme Mikael, mais on est obligé d'accepter, parce qu'on n'a pas d'autre choix. du coup, on passe beaucoup de temps à se familiariser avec toute la famille Vanger. A savoir qui est qui, quels sont leurs liens exacts (frère, neveux, petit cousin etc...), à déterminer qui était sur l'île au moment des faits, qui pouvait avoir un motif pour faire disparaître Harriet.... Bref, tout ce qu'on attend c'est le petit déclic, l'élément en plus qui fait décoller l'affaire. Et celui-ci ne vient que tardivement. Entre-temps on a eu le temps de se faire des mini fiches sur les personnages, de tester les sandwiches pâté-cornichons-fromage et de prendre un p'tit café.
    Mais une fois que l'Element (oui, avec un "e" majuscule !), les actions s'enchainent à une vitesse folle, les éléments se mettent en place, les idées fusent, les hypothèses sont confirmées et on est loin de la retraite paisible en bord de mer. On entre vraiment dans un policier. Même si certaines recherches d'info peuvent prendre plusieurs jours, on sent que les protagonistes sont en mouvement. Ils sont acteurs, actifs et ne sont plus ballotés par les vagues ! Ils surfent ! Et c'est grandement appréciable après les deux premières parties qui étaient en somme assez lassantes.
    La double intrigue est aussi de deux niveaux : d'abord on nous présente l'affaire Blomkvist - Wennerström, celle pour laquelle Mikael est condamné. On nous dit que le gus ne s'est absolument pas défendu, pourtant il n'a jamais dit que Wennerström est blanc comme neige, et il cherche un moyen de le faire plonger. Donc on sent qu'il s'est fait floué en beauté et qu'il attend le bon moment pour sortir un dossier sur cette entreprise. Mais cette affaire est vite mise de côté au profit de la seconde affaire. Elle sera résolue en deux-trois mouvements dans la fin de la dernière partie. Un peu trop rapidement et trop facilement à mon goût. Mais bon, on peut se dire qu'il s'agit d'une intrigue secondaire, qui a le droit d'être un peu baclée.
    Pour l'intrigue principale, celle qui concerne la disparition d'Harriet, on a aussi deux vitesses. Tout d'abord Blomkvist doit se familiariser avec les membres de la famille, savoir qui est qui. Puis il a le déclic. Et là, je peux dire qu'elle est pleine de rebondissements, j'étais vraiment intriguée, je voulais savoir le fin mot de l'histoire, je m'attendais à quelque chose d'exceptionnel. Et en fait... non. Bien que la conclusion ne soit pas ordinaire, c'est du déjà-vu... et un peu réchauffé. Ou c'est que je m'attendais à quelque chose de plus.... Mais d'un autre côté, à un moment on nous prévient plus ou moins : le dénouement de l'affaire Harriet sera tellement évident qu'on en sera déconcerté. Et c'est un peu le cas. Ca me parait tellement simple, et en même temps tellement horrible.
    Ce qui fait que les deux intrigues tombent un peu à plat. Elles mettent du temps à se mettre en route et sont résolues un peu trop rapidemment et simplement à mon goût.
    Le point fort de ce livre ce sont les personnages. Car si les personnages principaux sont très bien travaillés, il en va de même pour les personnages secondaires. A tel point, qu'on a du mal à en éliminer l'un ou l'autre.
    Bien sûr il y a Mikael Blomkvist, un journaliste reconnu dont le statut vient d'être mis à mal par une condamnation pour diffamation. Afin de protéger le journal qui a lancé avec une amie (Erika), il préfère le quitter et accepter l'offre d'un riche industriel. Il a un charme certains, plait beaucoup aux femmes et parle facilement avec les gens. de plus, il est doté d'un esprit vif et est capable d'analyser et de relier des situations qui ne semblent pas être liées. Au départ, un peu balloté par les événements, il essaye tant bien que mal de tirer son épingle du jeu et de préserver ce qu'il estime important (son journal, ses collègues et sa famille). Il a un grand sens moral et se rattache à son éthique. Il prône la justice. Et en même temps c'est un homme d'action. J'ai beaucoup aimé ce personnage qui a beaucoup de points communs avec l'auteur. C'est peut-être pour cela qu'il me semble réel.
    Ensuite, il y a Lisbeth Salander. Une jeune femme qui a été diagnostiquée perturbée (je dis "diagnostiquée" parce que pour moi elle ne l'est pas.) et qui est sous tutelle. Elle n'aime pas les contacts sociaux, ne veut dépendre de personne et ne veut surtout pas que vous vous meliez de sa vie, de ses sentiments ou de ses projets. Ce qu'elle préfère par dessus tout, c'est d'aller fouiner dans la vie des gens. Découvrir leurs secrets, car tout le monde en a, il suffit de les trouver. Néanmoins, son apparence ne joue pas en sa faveur. Sa corpulence la fait paraître dix ans plus jeune, une gamine à peine sortie de l'adolescence. Et ces vêtements sont atypiques : elle est souvent qualifiée de vampire gothique anorexique. Et pourtant, elle peut faire preuve d'une extrême violence. Elle est très indépendante, mais se montre très loyale envers les gens qu'elle estime et paie toujours ses dettes.
    Enfin on a droit à toute une pléiade de personnages secondaires. On commence par les membres de la famille Vanger. Et là on a une véritable saga familliale, une dynastie. La famille est immense, avec ses secrets, ses cadavres dans les placards. Ils ne s'apprécient pas les uns les autres, ou alors très peu ; se respectent encore moins et on a l'impression qu'ils vivent tous au même endroit dans le seul but de pourrir la vie de l'autre. Henrik nous plonge dans le passé de ses frères et soeurs, on découvre le côté fasciste de la Suède. Cest une véritable épopée qui commence au début du 19° siècle et qui se poursuit encore aujourd'hui. On va être plongé dans presque un demi siècle de cette famille et ce ne sont pas ses plus belles années !
    D'autres personnages vont nous être présentés : certains faisant partie du cercle d'amis ou de connaissances de Mikael : les gens de la rédaction, son ex-femme, sa fille, son amie de toujours Erika etc... d'autres font partie de l'entourage de Lisbeth : son tuteur, son employeur, un ami geek....
    Tous ces personnages nous permettent de voir l'intrigue et les deux personnages principaux sous un autre oeil, ils nous apportent un éclairage différent. Sans pour autant nous perdre.
    De ce roman je retiendrais donc des personnages frappant de réalisme (surtout avec un fer 5), une intrigue qui commence doucement pour devenir halletante au dénouement un peu plat.
    Mais surtout, je vais revoir mon image de la Suède. Parce qu'en fait, à la base, malgré quelques jours passés dans le pays il y a plus de 5 ans, je n'en connais rien (enfin si.... Abba mais ça ne compte pas vraiment non ?). Je suis incapable de citer une personnalité suédoise. Et pour moi, c'était un pays pépère, où il fait bon vivre -sauf en hiver où il fait trop, trop froid. Mais, en début de chaque partie, l'auteur nous livre des statistiques qui font froid dans le dos ! Et ces statistiques plongent sont de plus en plus atroces :
    on commence avec En Suède, 18% des femmes ont une fois dans leur vie été menacées par un homme
    pour finir avec : En Suède, 92% des femmes ayant subi des violences sexuelles à l'occasion d'une agression, n'ont pas porté plainte. 92% !!! c'est carrément énorme !!!!!!!! et ça me laisse pantoise !


    Lien : http://plaisirsdelire.blogspot.fr/2012/02/millenium-tome-1.html
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 30 septembre 2014

    VENDREDI 20 DÉCEMBRE

    LE PROCÈS ÉTAIT IRREVOCABLEMENT terminé et tout ce qui pouvait être dit avait été dit. Il n'avait pas douté une seconde qu'on allait le déclarer coupable. Le jugement avait été rendu dès 10 heures du matin ce vendredi, et il ne restait maintenant plus qu'à écouter l'analyse des journalistes qui attendaient dans le couloir du tribunal.
    Mikael Blomkvist les vit par l'entrebâillement de la porte et il se retint quelques secondes. Il n'avait pas envie de discuter le verdict dont il venait d'obtenir la copie, mais les questions étaient inévitables et il savait - mieux que quiconque - qu'elles devaient être posées et qu'il fallait y répondre. C'est comme ça que ça fait d'être un criminel, pensa-t-il. Du mauvais côté du micro. Il s'étira, mal à l'aise, et essaya d'arborer un sourire. Les reporters le lui rendirent et hochèrent gentiment la tête, presque gênés.
    - Voyons voir... Aftonbladet, Expressen, TT, TV4 et... tu es d'où, toi... ah oui, Dagens Industri. On dirait que je suis devenu une vedette, constata Mikael Blomkvist.
    - Une déclaration, s'il te plaît, Super Blomkvist ! lança l'envoyé d'un des journaux du soir.
    Mikael Blomkvist, dont le nom complet était Cari Mikael Blomkvist, se força à ne pas lever les yeux au ciel comme chaque fois qu'il entendait son surnom. Un jour, vingt ans plus tôt, alors qu'il était âgé de vingt-trois ans et qu'il venait de commencer son travail de journaliste comme remplaçant pour les vacances d'été, Mikael Blomkvist avait par hasard démasqué une bande de braqueurs de banques auteurs de cinq casses très remarqués étalés sur deux années. De toute évidence, il s'agissait de la même bande ; leur spécialité était d'arriver en voiture dans des petites villes et de braquer une ou deux banques, avec une précision toute militaire. Ils portaient des masques en latex des personnages de Walt Disney et avaient été baptisés - selon une logique policière pas totalement absurde - la Bande à Donald. Les journaux choisirent cependant de les appeler les Frères Rapetout, surnom un peu plus sérieux vu qu'à deux reprises, ils avaient sans scrupules tiré des coups de feu d'avertissement au mépris de la sécurité des gens et qu'ils avaient menacé les passants et les badauds.
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  • Par Morgouille, le 01 juillet 2010

    — Lisbeth, peux-tu me donner une définition du mot « amitié » ?
    — Quand on aime bien quelqu’un.
    — Oui, mais qu’est-ce qui fait qu’on aime bien quelqu’un ?
    Elle haussa les épaules.
    — L’amitié – ma définition – est basée sur deux choses, dit-il soudain. Le respect et la confiance. Ces deux facteurs doivent obligatoirement s’y trouver. Et ça doit être réciproque. On peut avoir du respect pour quelqu’un, mais si on n’a pas la confiance, l’amitié s’effrite.
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  • Par Spilett, le 04 janvier 2010

    Sa bouche était large, son nez petit et ses pommettes hautes, ce qui lui conférait un vague air d'Orientale. Ses mouvements étaient rapides et arachnéens et, quand elle travaillait à l'ordinateur, ses doigts volaient d'une façon presque surexcitée sur les touches. Son corps était voué à l'échec pour une carrière de mannequin, mais avec un maquillage adéquat, un gros plan sur son visage n'aurait déparé aucun panneau publicitaire. Sous le maquillage - parfois elle arborait un répugnant rouge à lèvres noir -, les tatouages et les piercings elle était... disons... attirante. D'une manière totalement incompréhensible.
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  • Par Ode, le 16 février 2013

    Mikaël était sûr qu'il ne s'agissait pas d'amour – en tout cas pas d'amour au sens traditionnel qui mène à un domicile commun, avec des emprunts sur le dos, sapin de Noël et gamins. À quelques reprises dans les années 1980, quand ils n'avaient pas de partenaires à ménager, ils avaient envisagé de prendre un appartement ensemble. Mikaël aurait bien aimé. Mais Erika s'était toujours défilée au dernier moment, arguant que ça ne fonctionnerait pas et qu'ils ne devaient pas risquer de détruire leur relation en tombant amoureux l'un de l'autre.
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  • Par le_Bison, le 22 juillet 2013

    Lisbeth Salander ne s’était jamais considérée comme une vraie lesbienne. Elle n’avait jamais consacré du temps à déterminer si elle était hétéro-, homo- ou peut-être bisexuelle. De façon générale, elle se fichait des étiquettes et estimait que ça ne regardait personne, avec qui elle passait la nuit. S’il avait absolument fallu choisir, sa préférence sexuelle serait allée aux garçons – en tout cas, ils venaient en tête des statistiques. Le seul problème était d’en trouver un qui ne soit pas un débile, et qui éventuellement valait quelque chose au lit…
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Millénium - comme vous ne l'avez jamais lu (bande-annonce officielle) .
LIRE UN EXTRAIT http://www.dupuis.com/catalogue/FR/s/5126/Millenium.html Millénium entraine le lecteur dans un maelstrom haletant d'enquêtes criminelle, financière et politique au coeur desquelles émergent deux formidables héros, deux justiciers solitaires dans la meilleure tradition du roman à suspens. Millénium, la BD par Homs et Runberg, d'après le roman de Stieg Larsson.











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