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Lena Grumbach (Traducteur)Marc de Gouvenain (Traducteur)
ISBN : 2742761578
Éditeur : Actes Sud (2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.17/5 (sur 7499 notes)
Résumé :
Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans.
Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous con... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (520) Voir plus Ajouter une critique
Ode
20 février 2013
  • 4/ 5
Oyez ! Oyez ! Une fois n'est pas coutume, je me suis lancée dans un polar contemporain, sans la moindre trace d'intrigue historique, de roue de carrosse ou de robe de bure. Ce sont ses deux adaptations cinématographiques qui m'ont incitée à lire Millenium 1. D'aussi brillants scénarios devaient forcément venir d'un fascinant bouquin... Bingo !
Ce roman suédois – célèbre pour la publication posthume de son auteur, Stieg Larsson – est porté par le personnage de Lisbeth Salander. Sous son aspect asocial, cette jeune femme fluette et androgyne, criblée de piercings, au regard assassin et au cheveu noir corbeau, s'avère être un génie de l'informatique. Elle a un don pour fouiller la vie des autres et en a fait son métier, travaillant en free-lance pour l'agence Milton Security. Une mission va la mettre sur le chemin de Mikaël Blomkvist, talentueux journaliste du magazine Millénium. Récemment mis sur la touche suite à un malheureux procès en diffamation, Blomkvist est engagé par le vieux capitaine d'industrie Henrik Vanger pour enquêter sur la douloureuse disparition de sa petite-nièce Harriet, 37 ans plus tôt.
« Mikaël savait très bien que toutes les familles ont des squelettes dans le placard. La famille Vanger avait un cimetière entier. » Réussissant là où la police avait échoué, l'étrange duo Blomkvist - Salander va dénouer les fils d'une intrigue tentaculaire, bien chargée en perversions sexuelles. Grâce aux films, je savais à quoi m'attendre, mais il est important de signaler que "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes" contient des scènes de violence à réserver à un public averti. le procédé est surprenant, voire choquant, mais Larsson met en exergue ces crimes sadiques pour dénoncer les violences faites aux femmes, ainsi que le confirment les statistiques sous-titrant chaque partie, par exemple : « En Suède, 46% des femmes ont été exposées à la violence d'un homme. »
L'auteur s'attaque aussi aux travers de la société : les membres de la famille Vanger lui servent à stigmatiser l'hypocrisie ou les préjugés raciaux, les démêlés de Blomkvist avec le groupe Wennerström à démontrer le cynisme du monde des affaires.
Le récit a les qualités que Larsson prête à l'ouvrage de Blomkvist sur la finance : il est « écrit d'une manière directe et engageante ». le style est précis, un peu trop parfois, allant jusqu'à détailler le modèle du processeur de l'ordinateur de Salander ou la composition des sandwichs de Blomkvist. J'ai remarqué avec amusement que les personnages de Larsson passent leur temps à préparer, commander ou boire du café ; en 700 pages, Blomkvist en ingurgite ainsi une quantité phénoménale ! Mais en dehors de ce tic d'écriture caféiné, les détails forgent le réalisme de l'histoire et des protagonistes. Captivant et bien construit, ce thriller aura été pour moi une lecture marquante.
Diable ! Aurais-je attrapé le virus du polar ? Et si je tentais une petite piqûre de Lehane, pour vérifier ?
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missmolko1
31 octobre 2015
  • 5/ 5
Il y a des livres que l'on achève en se demandant : Mais pourquoi je ne l'ai pas lu avant ? Ce premier tome de la saga Millénium est juste un véritable coup de coeur.
Mikael et Lisbeth forment un duo étonnant au départ mais finalement tellement complémentaire et l'enquête sur la disparition d'Harriet m'a tenu en haleine du début a la fin.
Pas une seule fausse note pour moi, certains reproche au roman quelques longueurs, moi au contraire, j'aurai bien continuer la lecture pour quelques centaines de pages supplémentaires (heureusement les tomes suivants sont la ! )
Je ne vous en dis pas plus, il y a déjà des tonnes de critiques sur livraddict, babelio ou encore sur les différents blogs de lecteurs.... Mais un seul conseil, si vous ne l'avez pas encore lu, dépêchez-vous de le faire mais attention, il y a de forts risques d'addictions !
J'en a profité également pour voir le film et j'ai adoré les acteurs : Michael Nyqvist et Noomi Rapace sont juste incroyables.
Par contre, malgré un film de 2h30, je trouve que tout va beaucoup trop vite. Il y a trop de petits détails qui ne sont pas exploités.....
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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jeranjou
20 décembre 2012
  • 5/ 5
Le premier de la trilogie : le meilleur des trois.
J'ai eu la chance de découvrir une critique dithyrambique de la trilogie Millenium grâce un hebdomadaire avant que l'auteur soit mondialement connu.
J'ai donc offert le premier tome à ma femme et j'ai eu la chance de le lire par la suite avant la déferlante commerciale.
« Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes » est un roman suédois qui met en scène:
Mikael Blomkvist, journaliste, qui va se lancer dans une enquête sur la disparition d'Harriet Vanger il y a 40 ans et,
Lisbeth Salander, frêle, bisexuelle, tatouages et piercings à souhait, asociale et extrêmement intelligente, qui est une crack de l'informatique.
Certains diront que ce roman n'est pas très bien écrit, contrairement aux ouvrages de Lehane, Ellory ou Mankell.
Certains diront que les personnages sont des caricatures de journalistes ou de hakers. Soit dit en passant, je trouve, que le personnage expert en informatique de Connelly dans « L'épouvantail » beaucoup moins crédible que Salander.
Certains diront encore que l'intrigue présente des invraisemblances, notamment les capacités de Salander ou de Bromkvist à trouver des indices vieux de 40 ans, bien supérieures à la police. Pourquoi pas…
Personnellement, j'ai savouré ce livre du début à la fin, surtout le personnage très complexe de Lisbeth. Les scènes avec Nils Bjurman, tuteur de Lisbeth Salander ou encore le club de golf resteront gravés à jamais dans ma mémoire.
Je pense que cela reste une des meilleures intrigues que j'ai lues pour le moment (« le poète » et « La griffe du chien » sont du même calibre). Pour moi, une intrigue réussie doit être originale et construite de manière chirurgicale, ce qui est le cas.
Peu de temps après, j'ai trouvé la suite (tome 2 et 3) de bonne facture mais d'un niveau en dessous. le traitement de la relation avec son père très troublante et malsaine est omniprésent et obsédant.
On regrettera à jamais que le personnage de Lisbeth n'exerce plus ses talents dans d'autres aventures. La vie est cruelle.
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palamede
13 septembre 2016
  • 3/ 5
C'est un peu ballot de mourir juste avant d'être célèbre ou plutôt de disparaître avant de savoir que la trilogie que l'on livre à son éditeur va avoir un succès planétaire. Mais bon, d'autres avant lui n'ont connu la célébrité que posthume et pas des moindres. Finalement, le plus important n'est-il pas l'immortalité (ou presque, n'exagérons rien, ce n'est qu'un roman policier) que donne une oeuvre ?
Immortel ou pas, Stieg Larsson mérite certainement la gloire posthume tirée de cette trilogie originale à l'époque où elle parait (elle va par la suite en inspirer beaucoup d'autres). Du rythme, une intrigue bien construite, de la violence aussi, mais surtout un environnement politique et financier bien restitué, une atmosphère prenante et des héros attachants - Mikael Blomkvist et plus encore la rebelle Lisbeth Salander - sont les qualités éminentes de cette série qui ne se lâche pas.
Stieg Larsson a su se servir de son expertise de journaliste économique et de reporter de guerre pour donner de l'épaisseur et de la crédibilité à Millénium, c'est peut-être aussi une des raisons de son grand succès.
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Aline1102
22 septembre 2012
  • 5/ 5
Mikael Blomkvist, fondateur et rédacteur en chef de la revue d'investigation économique Millénium vient d'être condamné pour diffamation. Blomkvist a écrit, dans sa revue, un article sur l'un des plus puissants hommes d'affaires suédois, Hans-Erik Wennerström, et ce dernier a attaqué le journaliste en justice.

Afin d'éviter la ruine totale de Millénium, mise à mal par le tapage autour du procès, Blomkvist décide de s'éloigner pendant quelque temps.

Alors qu'il vide son bureau, à la rédaction de la revue, Blomkvist reçoit un appel téléphonique d'un avocat de Hedestad, maître Dirxh Frode. L'homme de loi demande à Blomkvist de rendre visite à son client, Henrik Vanger, ancien magnat de l'industrie suédoise. Celui-ci a une proposition à faire à Mikael.

Intrigué, Blomkvist se rend à Hedeby, le fief de la famille Vanger, ex-puissance industrielle suédoise. Dans la demeure familiale, où il reçoit Mikael, Henrik Vanger lui raconte une longue histoire et lui propose de remplir deux missions pour lui : Mikael doit écrire une biographie de Henrik, dans laquelle il n'épargnera pas la famille Vanger, Henrik détestant la plupart de ses proches. Et, surtout, Mikael devra enquêter sur la disparition de Harriet Vanger, la petite-nièce de Henrik. le vieil homme est persuadé que l'un des membres de la famille a assassiné Harriet et il veut que Mikael découvre qui, parmi ceux-ci, lui ment depuis près de quarante ans...

Ce que Blomkvist ne sait pas, c'est que Henrik Vanger l'a sélectionné pour remplir ces missions après avoir fait procéder à une enquête sur sa personne. Et l'enquête en question a été réalisée par Lisbeth Salander, une jeune hackeuse surdouée mais asociale. Les chemins de Mikael Blomkvist et de Lisbeth Salander vont d'ailleurs finir par se croiser lors de l'enquête sur la disparition de Harriet. Comment réagira Mikael lorsqu'il apprendra que Salander a espionné sa vie privée ?

Bizarre que Millénium soit é dans les polars... D'accord, Blomkvist doit enquêter sur une disparition mais, malgré cela, on n'a pas l'impression d'être réellement plongé dans un mystère insoluble.

En fait, la disparition de Harriet est facilement compréhensible pour qui lit le roman attentivement de la première à la dernière page (ou un peu avant, puisque l'explication de ce qui est arrivé à la jeune femme arrive avant le dernier chapitre). Toutefois, le cheminement qu'empruntent Blomkvist et Salander pour parvenir à la solution est absolument passionnant ! Et c'est d'ailleurs parce qu'on suit leurs traces aussi minutieusement que le mystère peut se résoudre aussi facilement. On finit par réellement avoir l'impression que Stieg Larsson a voulu associer le lecteur aux recherches de ses deux " enquêteurs ". Les petites statistiques qu'il nous donne avant chaque partie du roman renforcent d'ailleurs cette sensation.

Mais parlons d'abord du décor de Millénium. L'île de Hedeby, où vit la majorité des membres de la famille Vanger, forme un décor idéal pour ce genre de récit. le fait que Mikael se trouve sur une île lors de ses recherches et qu'Harriet ait disparu de cette même île alors qu'elle était momentanément isolé du continent suédois transforme l'histoire en véritable huis-clos. Ajoutez à cela les soupçons de Henrik Vanger sur sa famille et ses remarques sur chacun d'eux et vous aurez tout compris : l'ambiance de ce premier tome de Millénium est assez sombre.

Les personnages ajoutent en réalité un peu de mystère au récit. Ainsi, Henrik n'a pas tort de critiquer sa famille, puisque certains des Vanger sont des personnages aussi étranges que peu sympathiques. Et alors que l'enquête sur la disparition de Harriet piétine, même si on a déjà l'impression de connaître le(s) coupable(s), on finit par douter et soupçonner tout le monde... et pas seulement les Vanger !

Lisbeth Salander, quant à elle, peut aussi sembler très bizarre la première fois qu'on la rencontre. Mais au contraire des Vanger, elle " s'humanise " au fil des rencontres. Petit à petit, on se rend compte que le côté bizarre de Salander est en fait un mur qu'elle a construit entre elle et les souffrances que la société lui a infligées. Comme dans les polars de Mankell, on retrouve donc une certaine critique de la société suédoise : Wallander est perpétuellement en colère contre les déviances de son pays et Salander tente de s'en protéger comme elle peut. Les choses vont-elles si mal que cela en Suède ?

Un élément renforce d'ailleurs cette impression de dérive de la société suédoise. A la fin du roman, les Vanger traversent une sale période. Et malgré le fait qu'ils se détestent tous cordialement, ils se serrent les coudes et se couvrent mutuellement, cachant les vilains petits secrets des brebis galeuses du clan. Toutes les familles suédoises vivent-elles aussi repliées sur elles-mêmes, au point de s'entraider tout en se haïssant ? Difficile à dire, mais si Mankell et Larsson sont (était dans le cas de Larsson, décédé en 2004) des bons analystes de leur société, cela semble vraisemblable.

Reste que le succès de Millénium et le battage médiatique autour de la saga semblent, après ce premier tome, tout à fait justifiés. Lecture addictive, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes démarre lentement, mais nous entraîne sur des chemins assez tortueux pour devenir séduisants.
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Citations & extraits (127) Voir plus Ajouter une citation
MorgouilleMorgouille01 juillet 2010
— Lisbeth, peux-tu me donner une définition du mot « amitié » ?
— Quand on aime bien quelqu’un.
— Oui, mais qu’est-ce qui fait qu’on aime bien quelqu’un ?
Elle haussa les épaules.
— L’amitié – ma définition – est basée sur deux choses, dit-il soudain. Le respect et la confiance. Ces deux facteurs doivent obligatoirement s’y trouver. Et ça doit être réciproque. On peut avoir du respect pour quelqu’un, mais si on n’a pas la confiance, l’amitié s’effrite.
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le_Bisonle_Bison22 juillet 2013
Lisbeth Salander ne s’était jamais considérée comme une vraie lesbienne. Elle n’avait jamais consacré du temps à déterminer si elle était hétéro-, homo- ou peut-être bisexuelle. De façon générale, elle se fichait des étiquettes et estimait que ça ne regardait personne, avec qui elle passait la nuit. S’il avait absolument fallu choisir, sa préférence sexuelle serait allée aux garçons – en tout cas, ils venaient en tête des statistiques. Le seul problème était d’en trouver un qui ne soit pas un débile, et qui éventuellement valait quelque chose au lit…
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots17 janvier 2013
Armanskij avait du mal à s'habituer au fait que son plus fin limier soit une fille pâle, d'une maigreur anorexique, avec des cheveux coupés archicourt et des piercings dans le nez et les sourcils. Elle avait un tatouage d'une guêpe de deux centimètres sur le cou et un cordon tatoué autour du biceps gauche. Les quelques fois où elle portait un débardeur, Armanskij avait pu constater qu'elle avait aussi un tatouage plus grand sur l'omoplate, représentant un dragon. Rousse à l'origine, elle s'était teint les cheveux en noir aile de corbeau. Elle avait toujours l'air d'émerger d'une semaine de bringue en compagnie d'une bande de hard-rockers.
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SpilettSpilett04 janvier 2010
Sa bouche était large, son nez petit et ses pommettes hautes, ce qui lui conférait un vague air d'Orientale. Ses mouvements étaient rapides et arachnéens et, quand elle travaillait à l'ordinateur, ses doigts volaient d'une façon presque surexcitée sur les touches. Son corps était voué à l'échec pour une carrière de mannequin, mais avec un maquillage adéquat, un gros plan sur son visage n'aurait déparé aucun panneau publicitaire. Sous le maquillage - parfois elle arborait un répugnant rouge à lèvres noir -, les tatouages et les piercings elle était... disons... attirante. D'une manière totalement incompréhensible.
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OdeOde16 février 2013
Mikaël était sûr qu'il ne s'agissait pas d'amour – en tout cas pas d'amour au sens traditionnel qui mène à un domicile commun, avec des emprunts sur le dos, sapin de Noël et gamins. À quelques reprises dans les années 1980, quand ils n'avaient pas de partenaires à ménager, ils avaient envisagé de prendre un appartement ensemble. Mikaël aurait bien aimé. Mais Erika s'était toujours défilée au dernier moment, arguant que ça ne fonctionnerait pas et qu'ils ne devaient pas risquer de détruire leur relation en tombant amoureux l'un de l'autre.
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Videos de Stieg Larsson (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stieg Larsson
David Lagercrantz, "Ce qui ne me tue pas" D'après les personnages créés par Stieg Larsson.
http://www.actes-sud.fr/millenium4/
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