ISBN : 2878581520
Éditeur : Viviane Hamy (2001)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 588 notes) Ajouter à mes livres
Pour avoir rossé un armateur responsable de la mort de deux marins, Joss Le Guern, capitaine du chalutier Le Vent de Norois, a connu la prison, puis le chômage avant d'échouer à Paris et de devenir "crieur", place Edgar Quinet. Trois fois par jour, Joss relève les messa... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (48)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par gerry29, le 09 juin 2010

    gerry29
    Mon avis:

    Quelle bonne surprise, quand, dès les premières pages, j'ai fais connaissance avec le personnage de le Guern, un marin Breton exilé à Paris... Dès le début, ça parle de criée, du Gulvinec, de Tréguier en passant par Vannes, bref, une pure bouffée de chauvinisme pour la Bretonne 100% pur beurre que je suis

    Dès les premiers chapitres, on apprend l'histoire de ce sacré bonhomme, ça démarre très sympathiquement pour arriver à l'intrigue.

    Au fur et à mesure, on rencontre un flot de personnages, aussi différents les uns des autres, des portraits dressés de façon à amorcer en quelque sorte, une espèce d'intimité avec le lecteur. C'est, du moins, ce que j'ai ressentis. J'avais l'impression de tous les connaitre de mieux en mieux, à mesure que l'histoire prenait forme.

    J'ai pris plaisir à voir l'intrigue se profiler et l'enquête se dérouler sous les ordres du commissaire Admasberg!

    L'écriture de Fred Vargas est simple, fluide et mène le lecteur droit au but.

    Je dois dire que je n'ai vraiment pas vu venir l'issue de ce polar et j'en suis plus que ravie , je n'aime pas trop déceler dès les premières pages le "méchant", sauf quand le livre s'y prête.

    Bref, j'ai passé un agréable moment avec ce livre.
    Je pense que je renouvellerai l'expérience avec Fred Vargas!

    Ma note: 8/10
    Le style m'a beaucoup plu. L'histoire en elle même est très bien tournée, les personnages attachants et le dénouement assez spectaculaire
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    On l'a peint soigneusement sur les treize portes d'un immeuble, dans le 18e arrondissement de Paris : un grand 4 noir, inversé, à la base élargie.
    En dessous, trois lettres : CLT.
    *
    Le commissaire Adamsberg les photographie, et s'interroge : simple graffiti ou menace ?
    A l'autre bout de la ville, Joss, l'ancien marin breton devenu crieur de nouvelles est perplexe.
    Depuis trois semaines, une main glisse, à la nuit, d'incompréhensibles missives dans sa boîte à messages. Un amuseur ? Un cinglé ?
    Son ancêtre murmure à son oreille : « Fais gaffe à toi, Joss. Il n'y a pas que du beau dans la tête de l'homme. »
    *
    Prêt pour une plongée savante dans l'aboutissement d'une psychose ?
    Glissant avec volupté de l'Histoire de la peste à une réelle panique engendrée par des rumeurs, Fred Vargas nous entraîne une nouvelle fois dans une intrigue intelligente en mariant des personnages singuliers et des seconds rôles hauts en couleur.
    *
    Vous retrouverez avec plaisir le commissaire Adamsberg et Camille (l'homme à l'envers) ou encore Marc ( un des évangélistes de Debout les morts et de Sans feu ni lieu).
    *
    Fred Vargas, connue pour son style enthousiaste et ses aphorismes, continue à souligner les pires instincts de la bêtise humaine.
    Tout en nous faisant palpiter jusqu'à la dernière page sur une enquête plus que délicate, elle nous décrit un univers à la lisière du vrai-semblable (sic).
    Voici un roman semé de clins d'œil, plein d'humour, de dialogues dignes de ses meilleurs « rompols » !
    Avec huit romans publiés en quinze ans, Fred Vargas s'est imposée comme une excellente romancière.
    Ce roman a reçu le 48e Prix des libraires.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par MissG, le 30 octobre 2010

    MissG
    C'est le deuxième livre de cette série que j'ai lu et j'ai trouvé que, malgré un déroulement et une mise en place assez lente, l'intrigue était prenante et donnait envie de connaître la fin.
    Cette épidémie de peste est très étrange, d'ailleurs est-ce vraiment la peste ?
    Là encore les personnages sont finement travaillés, des personnages principaux (Adamsberg, Danglard) aux personnages quasi secondaires comme le Crieur (personnage intéressant de surcroît).
    Le principe de lire des annonces sur la place publique est géniale, d'autant plus lorsque les annonces parlent d'une menace planant sur Paris.
    On ressent également un véritable amour de la part d'Adamsberg, par conséquent de l'auteur, pour Paris, car Adamsberg déambule dans les quartiers au gré de ses marches à pieds, pour le plus grand plaisir du lecteur.
    J'ai bien accroché à l'enquête, le rythme peut paraître assez lent mais il permet ainsi de savourer l'histoire.
    Un livre à lire.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par argantel, le 18 août 2008

    argantel
    Ce fut mon second Vargas et j'ai enfin découvert ce fameux commissaire Adamsberg dont on m'avait tant parlé !
    J'avoue avoir une impression un peu mitigée sur ce roman.
    D'un côté, j'ai adoré le personnage d'Adamsberg, sa nonchalance, sa différence, sa manière d'être, son ouverture d'esprit, ... Il dégage un vrai charme, une sorte de magnétisme, c'est le genre de personnage qu'on aimerait rencontrer dans la vraie vie. Les proches du commissaire (Danglard, Camille) sont également très attachants. Quant aux habitants qui gravitent autour de la place Edgar Quinet, j'ai adoré leur diversité et leur côté « abîmé par la vie » qui les rend très humains. Joss (et son métier réinventé de Crieur public) est un bonheur à lui tout seul.
    En revanche, l'intrigue m'a paru tirée par les cheveux, elle part un peu dans tous les sens ; le côté « érudit » n'apporte finalement pas grand-chose et je n'ai pas été captivée par l'intrigue.
    Et pourtant, par moments, j'ai vraiment été « embarquée » dans ce livre, ne réussissant plus à le lâcher.
    D'où ma difficulté à dire si j'ai aimé ou non … mais, ce qui est sûr, c'est que j'ai très envie de rencontrer à nouveau Adamsberg, qui m'a vraiment séduite ! Je lirai donc une autre de ses enquêtes, en espérant qu'il y aura un peu moins de longueurs.
    http://argantel.canalblog.com/archives/2008/07/09/9842131.html#comments
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Arnaud302, le 03 février 2012

    Arnaud302
    C'est le moins mauvais des livres de Fred Vargas. S'il n'échappe pas aux tics habituels de l'auteur (style faussement négligé destiné à "faire populaire", invraisemblances en série qu'on ne se donne même pas la peine d'essayer de justifier - un crieur de petites annonces à Montparnasse, vous en avez déjà vu un?, et fausses audaces cachant de vrais clichés - la mamie hackeuse, par pitié...), ce livre a au moins le mérite d'une véritable intrigue, et d'un rebondissement final auquel, exceptionnellement chez Vargas, on ne s'attend pas. A lire de préférence à la série des autres, encore plus convenus.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (15)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par BMR, le 06 août 2007

    - Tu sais Camille, que le jour où Dieu créa Adamsberg, Il avait passé une fort mauvaise nuit.
    - Ah non, dit Camille en levant les yeux, je ne savais pas.
    - Si. Et non seulement Il avait mal dormi, mais Il se trouvait à court de matériel. Si bien que, comme un étourdi, Il alla frappé chez son Collègue pour lui emprunter quelque attirail.
    - Tu veux dire ... le Collègue d'en-bas ?
    - Evidemment. Ce dernier se jeta sur l'aubaine et s'empressa de lui procurer des fournitures. Et Dieu, hébété par sa nuit blanche, mélangea le tout inconsidérement. De cette pâte, Il tira Adamsberg. Ce fut vraiment un jour pas ordinaire.
    - Je n'étais pas au courant.
    - Ca traîne dans tous les bons livres, dit Danglard en souriant.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (14 votes positifs)
  • Par clarinette, le 29 juin 2008

    "Joss avait compris depuis longtemps que les choses étaient douées d'une vie secrète et pernicieuse. Hormis peut-être certaines pièces d'accastillage qui ne l'avaient jamais agressé, de mémoire de marin breton, le monde des choses étaient à l'évidence chargé d'une énergie tout entière concentrée pour emmerder l'homme. La moindre faute de manipulation parce que offrant à la chose une liberté soudaine, si minime fût-elle, amorçait une série de calamités en chaîne, pouvant parcourir toute une gamme , du désagrément à la tragédie. Le bouchon qui échappe aux doigts en était, sur le mode mineur, un modèle de base. Car un bouchon lâché ne vient pas rouler aux pieds de l'homme, en aucune manière. Il se love derrière le fourneau, mauvais, pareil à l'araignée en quête d'inaccessible, déclenchant pour son prédateur, l'Homme, une succession d'épreuves variables, déplacement du fourneau, rupture du flexible de raccordement, chute d'ustensile, brûlure. Le cas de ce matin avait procédé d'un enchaînement plus complexe, amorcé par une bénigne erreur de lancer entraînant fragilisation de la poubelle, affaissement latéral et épandage du filtre à café sur le sol. C'est ainsi que les choses, animées d'un esprit de vengeance légitimement puisé à leur condition d'esclaves, parvenaient à leur tour par moments brefs mais intenses à soumettre l'homme à leur puissance larvée, à le faire se tordre et ramper comme un chien, n'épargnant ni femme ni enfant. Non, pour rien au monde Joss n'aurait accordé sa confiance aux choses, pas plus qu'aux hommes ou à la mer. Les premières vous prennent la raison, les seconds l'âme et la troisième vie."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par melba028, le 06 janvier 2012

    Dans la mesure du possible, il essayait de remplacer le mot " bureau " par le mot " table " qui, sans l'enchanter, lui pesait moins sur le dos. Dans " bureau ", il n'entendait que des barreaux, des carreaux, des garrots. Dans " table ", il entendait chuchoter du sable, des galbes, des fables. Table flottait, bureau retombait.
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par isallysun, le 10 octobre 2011

    -[...]Et je suis sans doute bien en dessous du chiffre. Des tas de gens vont obéir. Combien font dix-huit pour cent de deux millions?
    -Qui sont ces dix-huit pour cent?
    -Les crédules, les peureux, les superstitieux. Ceux qui craignent les éclipses, les nouveaux millénaires, les prédictions et les fins du monde. Ceux qui l'avouent dans les sondages, du moins. Combien cela fait Danglard?
    -Trois cent soixante mille.
    -Eh bien, on peut s'attendre à quelque chose comme ça. Si la presse s'en mêle, ça va être un raz-de-marée. Et si l'on ne distingue plus les vrais 4, on ne distinguera plus non plus les vraies portes vierges. On ne pourra plus protéger personne. Et le semeur pourra déambuler comme il lui plaît, sans un flic qui l'attende à chaque palier. Il pourra peindre en plein jour, sans s'emmerder avec les codes. Car on ne pourra pas arrêter les milliers de gens pris à dessiner sur leurs portes. Vous comprenez, Danglard, pourquoi il fait cela? Il manipule l'opinion, parce que ça l'arrange, parce qu'il en a besoin, pour se débarrasser des flics. Il est lucide, Danglard, lucide et pragmatique.
    -Lucide? Rien ne l'obligeait à peindre ses foutus 4. Rien ne l'obligeait à isoler ses victimes. C'est un piège qu'il s'est tendu à lui-même.
    [p.208]
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par isallysun, le 10 octobre 2011

    -[...]Voilà ces rochers. À force que la mer les frappe, les cogne, les bouts mous se mettent à fondre.
    - «Fondre» n'est pas le mot.
    - On s'en fout, Danglard. Ces bouts s'en vont. Les parties dures commencent à faire saillie. Et plus le temps passe et plus la mer cogne et la plus la faiblesse s'éparpille à tous vents. À la fin de sa vie d'homme, le rocher n,est plus que crénelage, dents, mâchoire de calcaire prête à mordre. À la place du mou, voici des creux, des vides, des absences.
    -Alors? dit Danglard.
    -Alors je me demande si les flics, et des paquets d'autres humains exposés aux fracas de la vie, ne subissent pas la même érosion. Disparition des parties tendres, résistance des parties coriaces, insensibilisation, endurcissement. Au fond, une véritable déchéance.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (27)

Videos de Fred Vargas

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Fred Vargas


Fred Vargas - interview exclusive au salon du livre de Colmar
www.passion-bouquins.com Blog littéraire alternatif 22e salon du livre de Colmar 2011 Rencontre et Interview exclusive avec Fred Vargas, auteur de polars, sur le ton de la confidence.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Pars vite et reviens tard par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1091)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz