> Michel Deutsch (Traducteur)
> Sean French (Préfacier, etc.)
> Nicci French (Préfacier, etc.)

ISBN : 2743618892
Éditeur : Payot et Rivages (2008)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres

Qu'y a-t-il de commun entre un juge chinois du VIIe siècle, un rabbin américain du XXe et un médecin milanais radié de l'Ordre des médecins ? La subtilité de leurs enquêtes, l'originalité de leurs comportements et surto... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 25 février 2012

    Sharon
    Ce livre est mon premier gros coup de coeur du mois de février. N'étaient mes obligations professionnelles, je l'aurai lu d'une traite, tant il est passionnant. Sjöwall et Wahlöö réussissent le tour de force de construire un suspens haletant avec une enquête de longue haleine, quasiment racontée en temps réel.
    Leurs romans commencent souvent de la même manière : un chapitre narre un événement, une enquête qui semblent ne rien avoir en commun avec le reste du livre. Illusion, car les auteurs ne laissent rien au hasard. La Suède n'est plus un pays tranquille car le premier tueur en série vient de faire irruption de manière incompréhensible. Ce crime n'ayant pas de précédent dans le pays (à moins de remontrer très loin en arrière), les policiers doivent chercher des précédents aux Etats-Unis. Ce n'est pas la première fois qu'une collaboration avec l'Amérique a lieu - voir Roseanna, évoqué par ailleurs dans le cours du récit - mais ce ne sera pas la collaboration la plus enrichissante.
    Nous suivons pas à pas les enquêteurs - et je constate que la police suédoise ne comporte pas que des éléments d'élite, mais aussi des hippopotames diplômés. Nous les suivons y compris quand ils ne trouvent rien ou qu'ils se retrouvent dans une impasse. Nous découvrons tout, y compris les moments les plus délicats, comme l'identification du corps mutilé d'un collègue ou l'interrogation des proches d'une victime. Jamais de voyeurisme, jamais d'étalage de violence, l'aspect humain est toujours privilégié, au plus près du ressenti des personnages.
    Bien sûr, nous rencontrons des gens ordinaires au cours de cette enquête. Nous découvrons aussi la prostitution ordinaire et les conditions de vie sordide des travailleurs immigrés. Je l'ai déjà dit dans mes précédents billets sur les romans de ces deux auteurs : rien ne semble avoir changé depuis cette époque. Nous découvrons aussi des policiers soucieux de résoudre leur enquête, d'autres avide de faire leur preuve, quitte à la jouer en solo. Ce n'est pas sans risque.
    Je n'ai pas parlé de la vie privée des principaux protagonistes parce qu'elle porte bien son nom : ils en sont privés à cause de la densité de l'enquête.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-le-policier-qui-rit-d..
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 28 février 2008

    Woland
    Den skrattande polisen
    Traduction : Michel Deutsch
    Difficile, pour ceux qui ne les ont jamais lus, d'aborder pour la première fois chez Sjöwall et Wahlöö. La fiche de "Ma Bibliothèque est Net" vous éclaircira sur ce couple qui, bien avant Hennig Menkell, fit du "polar social" à la suédoise :
    http://www.livres-online.com/-Sjowall-Maj-.html
    Au point de départ du "Policier qui rit", un nonuple meurtre, le mitraillage, dans un bus à impériale de Stokholm, de neuf passagers qui, a priori, n'avaient strictement rien à voir les uns avec Les autres. Au milieu : un inspecteur de police assis auprès d'un petit truand plus ou moins toxicomane.
    Même si le lecteur se dit que le policier devait bien filer le truand, les conclusions sont surprenantes. Comme d'habitude, l'enquête s'emballe pratiquement sur la fin et tout ce qui précède n'est en fait qu'une analyse lente, méthodique, de la dégradation du système social suédois.
    A mon avis, "Le policier qui rit" est idéal pour appréhender les aventures du commissaire Martin Beck que certains surnommèrent "le Maiget suédois." le parallèle avec Simenon est, il est vrai, inévitable. Mais entre le couple Sjöwall-Walhöö et l'auteur belge, il y a tout un monde : différences sensibles du climat et de la longueur des jours (la nuit polaire n'est pas loin chez les Suédois), différence de la pensée religieuse également (chez Sjöwall et Wahlöö, les gens sont situés par rapport à leur paroisse), différence d'époque bien évidemment puisque la carrière de Simenon et de son Maigret est bien plus étendue que celle des Suédois, qui ne rédigèrent en tout et pour tout que dix polars, à partir des années 60. L'ombre du terrorisme par exemple plane toujours chez ces derniers alors que, pour autant que je sache, Simenon n'y a jamais fait allusion.
    Les puristes commenceront peut-être par "Roseanna" qui, de fait, est le premier volume publié par Sjöwall & Walhöö. Je le relis et viens vous en parler.
    Si vous le voulez bien ! ;o)
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Lostinmypal
    Entre 2 et 3* (c'était ok et j'ai aimé un peu ;)
    Pas le polar du siècle mais c'était pratique en attendant chez le dentiste.
    Un peu daté comme relevé dans la préface de Sean et Nicci French.
    "Twist" rageant - dans le bon sens - comme les préfaciers l'avaient annoncé.
    Personnages intéressants (je parle des enquêteurs. Les différentes victimes et les suspects me sont passés par-dessus la tête).
    Intrigue assez embrouillée pour plusieurs raisons :
    1. beaucoup de victimes (massacre d'une douzaine de personnes dans un bus) donc beaucoup de pistes à suivre
    2. 99 % de la population suédoise aurait un nom se terminant par "son" donc on finit par mélanger tout le monde
    3. ça part dans tous les sens (comme dans la réalité cela dit) et au bout d'un moment on ne sait plus du tout pourquoi on suit telle ou telle piste et quel est son rapport avec le massacre initial.
    Bref, cela reste de la lecture détente du moment que l'on ne s'implique pas trop dans le bouquin (ce qui fut mon cas), sinon le terme "détente" n'est pas adéquat ;)
    Ce n'est pas le premier de la série. J'ai choisi ce titre car il est listé par le Guardian comme un des meilleurs livres de fiction dans son genre.
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    • Livres 2.00/5
    Par claire_h, le 11 mars 2011

    claire_h
    Sjöwall et Wahlöö ont été les pionniers du polar social dans les années 60 avec leur sériemettant en scène les membres de la Brigade criminelle de Suède dirigée par Martin Beck. Leurs romans ont une résonance sociale très forte.
    Le contraste avec aujourd'hui, où la Suède est perçue comme un modèle de développement durable, d'écologie et de concorde sociale, est extrêmement fort : dans les années 60, Stockholm éest présentée comme une ville industrielle, sale, où la jeunesse se drogue et commet des délits, où le chômage galope, tandis que le tissu social se délite... un monde pas si éloigné finalement de celui qu'on veut nous montrer aujourd'hui...
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Critiques presse (4)


  • BoDoi , le 21 décembre 2011
    Un polar bien foutu et intéressant par ce qu’il révèle en creux, mais qui demeure trop bavard et un peu plat pour véritablement prendre son envol.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • ActuaBD , le 14 novembre 2011
    Si l’exploration de l’envers du décor de la société suédoise s’avère souvent très juste, les intérieurs ouatés de l’intrigue finissent par peser légèrement. Un choix stylistique qui peut diviser les lecteurs, même parmi les amateurs du genre.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD
  • Sceneario , le 10 octobre 2011
    Cette adaptation est une vrai surprise, un réel plaisir de lecture, une découverte et un excellent récit policier. Roger Seiter se montre inventif avec ce récit et nous fait partager sa passion pour cette séries de polars suédois. Martin Viot montre son talent et est une valeur à suivre dans le futur.
    Je vous invite à mener l'enquête avec Martin Beck au sujet de ce policier qui rit. Vous ne le regretterez pas.
    Lire la critique sur le site : Sceneario
  • BDGest , le 03 octobre 2011
    Pour un premier album, Martin Viot s'en tire de manière convenable. Évidemment, il y a, ici ou là, quelques petites imperfections témoignant d'un style pas encore complètement posé. Les personnages, par exemple, sont trop ressemblants, car un peu tous calqués sur un même modèle. Par contre, l'ensemble de ses pages sont d'une très grande homogénéité. L'atmosphère urbaine et l'espèce de grisaille du quotidien dans lesquels les différents protagonistes interagissent est parfaitement rendue, et cela, du début à la fin.
    Lire la critique sur le site : BDGest

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Citations et extraits

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  • Par Kanelbulle, le 19 février 2012

    Il n'y avait pas que les autorités, la presse et l'opinion publique à montrer leur impatience. Une autre catégorie de la population avait tout particulièrement hâte de voir la police capturer le coupable le plus rapidement possible, la catégorie comunément englobée sous l'étiquette générique de "pègre".
    La plupart des gens vivant du crime se trouvaient depuis un mois réduits à une inactivité forcée : tant que la police était sur les dents, il valait mieux ne pas faire de vagues.
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  • Par lauravanelcoytte, le 15 février 2009

    p.7: "Le policier qui rit" est le seul roman suédois à avoir été adapté à Hollywood"
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