ISBN : 2844970346
Éditeur : Liv'éditions (2006)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres

Rien ne devait rapprocher ces deux êtres : Goulven, le sombre Léonard et Adèle, la belle et insouciante Trégorroise. Et pourtant Goulven se prend d'un amour fou et maladroit pour la jeune qu'il adule sans être capable de la rendre heu... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par alaiseblaise, le 19 janvier 2012

    alaiseblaise
    Alors, Le Braz, un écrivain régionaliste au goût de chouchen et de crêpes bretonnes au beurre salé ? N'ayez pas peur, ce livre n'est pas écrit en breton mais en bon français, très bon français. Un thriller ? Un roman romantique ? Un roman gothique ? Que sais-je ? Nous y voilà. le pitch comme on dit à la télé qu'il ne faut surtout pas regarder. Nous sommes en 1876. Y'a Goulven Denès, le gars de l'intérieur des terres, le Léonard, le gars de Léon quoi, pas très doué pour la mer...ni pour l'amour. Faute de mieux (sa mère le verrait bien curé !), il s'engage dans la marine marchande avant de finir (oui, finir sera bien le mot de la fin !) gardien de phare. "Une haute silhouette de pierre dressée en plein Raz, dans une solitude éternelle, au milieu d'une mer farouche agitée d'incessants remous et dont les sourires même, les jours de calme, ont quelque chose d'énigmatique et d'inquiétant." le phare de Gorlébella. Et puis y'a Adèle Lézurec, la sirène au front romantique, qui chante et qui lit, Adèle la Trégorroise, la belle de mer, douée pour la vie, douée pour l'amour. Rien ne les assemble, ils ont tout pour ne pas se rencontrer et pourtant ils vont se marier, peut-être s'aimer ? Goulven est amoureux fou (oui, fou sera bien le mot de la fin !). L'Adèle de mer est-elle heureuse près de ce sombre et laborieux Goulven de terre, trop terrien ? de ce livre je ne vais rien vous cacher car vous le saurez dès la première page : Goulven va enfermer dans "son" phare sa belle aimée et son amant (celui qui prend sa relève au phare !). Enfin "soi disant" amant. A vous de juger ! Allez-vous croire sur paroles (?) un perroquet des îles et une vieille bigote superstitieuse ? Ils vont agoniser pendant treize jours. Goulven se suicidera en se jetant du haut du phare. Terrible ! Alors pourquoi lire la suite ? Et bien parce que l'auteur sait nous y conduire avec mers et merveilles. Ce roman est une tempête. Il donne le vertige ! Un coup de coeur...un coup au coeur ! Fortement recommandé ! " Lorsqu'on la contemple en toute sécurité de la chambre d'un phare ou de la maisonnette blanche d'un sémaphore, comme cela, oui, je comprends la mer. Autrement, non ! Paradis des hommes, mais enfer des femmes !...."
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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 11 décembre 2010

    sandrine57
    Attention coup de coeur
    Tout est beau dans ce très court roman qui prend la forme d'une lettre-confession;l'écriture, toute en finesse et concision, les descriptions d'hostiles terres bretonnes, la psychologie et la mentalité des personnages, les sentiments: amour, adoration, passion, désespoir, jalousie, folie. Dès les premières lignes, on a connaissance du drame et pourtant le suspense s'installe et on tourne les pages à toute vitesse pour connaitre les détails qui vont conduire au geste fou final. On ne lit pas cette histoire on la dévore.
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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 05 septembre 2011

    brigetoun
    L'ai lu comme on écouterai un conte de grand souffle, un de ces contes dont on ne sait s'il est récit, et en goûtant les images fortes de la mer et de la terre, en m'intéressant au côté aimablement ethnologique, aux différences entre les régions bretonnes, et qui entraîne, au moins aux yeux du narrateur, en partie, la ruine de l'histoire d'amour - en savourant, honte à moi, le romanesque sentimental, puis l'horreur tranquille, de ce drame à trois.
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    • Livres 5.00/5
    Par wictoria, le 17 juillet 2009

    wictoria
    France. 1876. Pointe du Raz. Goulven Dénès, le gardien du phare de Gorlébella, a rédigé son crime sur ses feuilles de relevés : les conséquences de son amour fou pour sa femme, l'audacieuse et infidèle Adèle Lézurec.
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    Lien : http://monbiblioblog.blogspot.com/2009/07/le-gardien-du-feu.html
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 05 septembre 2011

    Nous avions, depuis un bon moment, doublé les roches de l’extrême Pointe et, sur notre gauche, commençait à se développer la monstrueuse muraille de schiste des falaises, labourée d’entailles, de balafres à vif où le suintement des eaux ferrugineuses ruisselait en larmes de sang. Çà et là, des combes s’ouvraient, pareilles à des créneaux tapissés de mousses, et leurs pentes gazonnées, en dévalant quasi jusqu’à la mer, faisaient, à distance, l’effet de guirlandes vertes suspendues par places aux remparts de quelque fantastique cité de l’abîme.
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  • Par brigetoun, le 05 septembre 2011

    Le phare ronfle, ainsi qu’un immense tuyau d’orgue. Une vie monstrueuse anime les nuages : ils se heurtent, s’étreignent, se bousculent, s’entre-déchirent, se livrent une formidable et silencieuse bataille de spectres dans les champs bouleversés de l’espace. Le fanal, cependant, à l’abri derrière ses étincelantes persiennes de cristal, promène sur ce carnage des choses sa belle flamme tranquille, la puissante lumière rouge et verte de son double secteur.
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  • Par brigetoun, le 05 septembre 2011

    Les Capistes, aux fronts durs et broussailleux comme leurs landes, nous dévisageaient avec une curiosité narquoise, Adèle surtout, dont la joliesse, le teint finement rosé sous les dentelles de la coiffe, faisaient paraître encore plus déplaisants les traits âpres et comme barbouillés de rouille des femmes de la Pointe, accroupies autour de nous sur leurs galoches, dans l’herbe, raidie par le givre de l’enclos sacré.
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  • Par brigetoun, le 05 septembre 2011

    je grimpai d’une haleine jusqu’à la lanterne. Les brumes étaient tombées ; la clarté toute neuve du soleil de mars argentait les grands espaces lavés de frais. Accoudé à la balustrade de la galerie extérieure, je braquai ma longue-vue sur les falaises du Cap que commençait à couronner un gazon reverdi. Le paysage, en dépit de ses durs hérissements de pierre, était d’une majesté paisible
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  • Par brigetoun, le 05 septembre 2011

    C’était la voix de la Trégorroise, mais à peine reconnaissable, tant les inflexions, naguère encore si pures, en étaient vieillies, cassées, chevrotantes ; le chant disait :
    « J’ai bâti ma maison sur le bord de la grève... »
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