> Stéphane Lévêque (Traducteur)

ISBN : 2747025209
Éditeur : Bayard images (2008)


Note moyenne : 4.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Depuis sa plus tendre enfance, le président-directeur général est un homme chanceux. Beau, talentueux, intelligent, il n'a jamais déçu personne. Il est admiré par tous. Et jalousé. Soudain, il reçoit un don du ciel : deux ailes poussent dans son dos ! Mais très vite, ce... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 24 juillet 2011

    brigittelascombe
    Il a tout pour être heureux!
    Gâté dans son enfance, intelligent,beau,talentueux, tout lui réussit, aussi bien dans sa famille que dans sa profession.
    On le jalouse, surtout lorsqu'il lui pousse deux ailes dans le dos.
    Deux ailes?
    Oui, incroyable, deux ailes!
    Deux ailes, dotées d'une vie propre.
    "Allez, allez! Courage!" crie t on sur son passage.Mais le voilà malheureux!
    Vite, une garde robe spéciale, vite les paparazzi, bref, le voilà harcelé!
    Sa famille allergique aux plumes, le voilà malheureux!
    Les ailes lui désobéissent, et le voilà à nouveau malheureux!
    Une cage?
    Ce serait la solution! Et s'il s'envolait avec les oiseaux?
    "Allez! Allez! Courage!"
    Les ailes est un conte philosophique sur le chemin de la liberté personnelle. le président directeur général atteindra t il la voie de la sagesse ou s'éloignera-t-il du bonheur définitivement?
    A trop chercher parfois la perfection, on finit par passer à côté de l'essentiel.
    Jimmy Liao est un auteur illustrateur taïwanais, dont l'oeuvre poétique empreinte de merveilleux est populaire dans toute l'Asie.
    Un univers pictural magique aux couleurs de l'enfance.Un voyage onirique dont chaque page mériterait d'être encadrée!
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2008
    Lecture jeune, n°126 - À première vue, on a ici affaire à un livre classique. Album au format carré, texte rare, quelques lignes par page, le récit simple et fantastique tient en peu de mots. Un homme encore jeune suit la route toute tracée vers la réussite sociale. Il se sent « pousser des ailes », au figuré, et les voit apparaître, au propre, dans sa chair. A partir de là, sa vie bascule et rejoint les grands mythes des hommes-oiseaux qui parlent à l’humanité d’un autre rapport au monde et à l’Autre.

    En réalité un album insolite, comme le reste de l’oeuvre de cet auteur taiwanais dont trois ouvrages ont été traduits en France : Si proche, si loin (Seuil Jeunesse, 2001), Les ailes et La lune perdue chez Bayard Images. Le lecteur cède à l’attrait d’images saisissantes et somptueuses. On s’aperçoit très vite que la narration est prise en charge par l’illustration, non pour la simplifier, mais pour construire une fable grave qui nous parle d’un monde contemporain urbanisé à l’excès, sans pitié pour l’être humain. L’image, cernée de blanc, occupe la double page. Si le cadre cède, c’est pour laisser la violence de la situation frapper le lecteur de plein fouet. Les couleurs, dont la luminosité rappelle les motifs des miniatures persanes, le trait fin du dessin, appartiennent à l’univers du conte merveilleux.

    Pourtant c’est d’une histoire de solitude dont il s’agit. De violents contrastes opposent les pages évoquant l’azur et les ciels d’orage qui ponctuent les tournants dramatiques du récit. En fragmentant l’image, l’illustration met en scène la souffrance d’un personnage dont les ailes lui imposent de vivre comme un oiseau et tuent peu à peu l’humain en lui, avant de l’arracher à sa vie et de l’emporter au loin, nu. Nouvel Icare il affronte les éléments déchaînés et se retrouve oiseau parmi les oiseaux. Le personnage dont on pouvait se demander au début de l’histoire s’il était capable de relations autres que conventionnelles, entreprend de protéger de loin ses frères humains.

    Il circule dans un univers fantastique peuplé de topiaires aux formes d’oiseaux. Des volatiles géants semblent guetter derrière les portes ou aux fenêtres. Les images sont très personnelles, mais l’oeuvre est remplie de clins d’oeil. On pense à une Histoire à quatre voix d’Antony Browne, à Ponti pour les couleurs, le dessin, l’organisation des images en vignettes. L’auteur se cite lui-même et insère une des dernières images de l’album, Si proche, si loin, pour évoquer la tendresse qui habite désormais le personnage à l’égard de ses frères humains. Livre pour enfants ? Livre pour adultes ? Livre pour tous. Livre en particulier pour adolescents qui devraient y trouver un écho de leurs révoltes envers une société qui met en avant les valeurs de réussite sociale, professionnelle fondées sur le conformisme, sur le paraître et qui traite les humains comme des pions, des marionnettes qu’elle jette lorsqu’ils deviennent inutiles.

    Nicole Wells






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