> Mélissa Manchette (Traducteur)

ISBN : 2757817159
Éditeur : Points (2010)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

Koulakov s'est enfui avec une valise diplomatique qu'il a remise aux services secrets américains. Véritable transfuge ou agent double des Soviétiques? C'est à Stone, chef d'un service spécial de l'Interarmes, de le découvrir: il ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Il ne s'agit pas ici d'une énième histoire sur les basses œuvres d'espions "au sein de la CIA" mais d'un étourdissant roman imbriquant deux parcours personnels à l'époque de la Guerre froide : celui d'un russe, Koulakov, Le transfuge passé à l'Ouest (mais est-il un vrai ou un faux transfuge ?) et celui de l'américain russophone Stone, le génie de la manipulation visant à faire croire que l'on croit qu'ils ont cru ce que nous sommes supposé leur faire croire. Chef d'une officine interarmes secrète, Stone est chargé du débriefing de Koulakov. Puis, avec un culot monstre, Stone va s'infiltrer et se jeter dans la gueule du loup pour vérifier ses théories. "The Debriefing" est le titre américain du roman, paru en 1979, bien avant "La Compagnie" et "Légendes". On y décèle déjà toute la manière du futur écrivain de ces deux romans majeurs de la littérature d'espionnage, le style Littell : un mélange doux amer d'humanité et de cynisme, d'extraordinaires héros prisonniers d'un système qu'ils contribuent à créer, un scénario implacable tenant en haleine jusqu'à la dernière page. Après un dénouement à couper le souffle, Robert Littell ose encore un épilogue totalement inattendu : du grand art.
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    • Livres 2.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    J'avais envie de retrouver l'ambiance de faux semblant de La Compagnie en lisant Le transfuge, un roman d'espionnage publié en 1979. L'intrigue est simple : un courrier russe qui doit porter une valise remplie de documents secrets décide de passer à l'ouest. Sa femme l'a quitté, sa fille est lesbienne, son fils a été viré de l'école pour des histoires de drogue : il est temps pour lui d'aller voir dans le champ voisin si l'herbe est aussi verte que le dit la contre-propagande. Les Américains récupèrent ce transfuge et mènent une enquête serrée, car cette histoire est trop belle pour être vraie. Ça va être l'occasion pour un agent du renseignement d'aller discrètement à Moscou pour vérifier sur place pourquoi les morceaux du puzzle s'emboîtent si aisément.
    Je n'ai eu aucune surprise tout au long de ma lecture. Les révélations sont exactement celles que l'on imagine en lisant le 4e de couverture, c'est vraiment prévisible. C'est sans doute que depuis 1979, tout a été dit et redit sur l'espionnage. Écrire ce genre d'histoire pendant la Guerre froide était certainement renversant, mais ça vieillit mal ce genre de récit. Surtout que l'intrigue repose par moment sur de grosses ficelles : l'espion américain qui pénètre en territoire ennemi s'acoquine avec une prostituée et ses colocataires et dévoile son jeu avec une facilité déconcertante. Idem, le grand maître espion russe fait une boulette énorme qui dévoile son identité, c'est ridicule.
    Reste un roman classique qui met en scène le descendant de russes blancs installés aux USA et qui passe sa vie à rêver à la Russie. Cette mission va lui permettre de confronter sa connaissance purement théorique et viscérale à la réalité tranchante du terrain. Malheureusement, cet aspect du protagoniste principal est bâclé, c'est un petit peu le festival des lieux communs sur la Russie.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2011/04/le-transfuge.html
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