ISBN : 2290201650
Éditeur : J'ai Lu (1999)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 98 notes) Ajouter à mes livres
" J'étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. Mais ce n'était qu'une impression d'ensemble. Car ma vie, même alors, ne manquait pas de petits malheurs auxquels je n'arrivais pas à m'habituer. Il faut remonter à novembre 1944. J'avais t... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 20 mai 2011

    cicou45
    L'inconnu fait peur, c'est bien connu, mais la différence aussi et plus que l'on veut bien le croire. Jeff, un jeune garçon va en faire l'expérience ici, à cause d'un bec-de-lièvre présent sur sa lèvre et qui lui vaut la risée de ses camarades de classe. Cette marque qu'il porte en lui peut aussi être une force mais cela, il ne le sait pas encore car la période de l'enfance et de l'adolescence est très ingrate. Si 'on ne se fond pas dans le moule et que l'on n'est pas comme "tout le monde" ou comme "il faudrait être", on est souvent le souffre douleur (j'en ai fait moi aussi l'expérience parce que j'avais le malheur d'amer les livres et de me réfugier au cœur d'eux...aujourd'hui, je suis sûre que cette anecdote vous fera sourire mais imaginez vous à l'âge de 10-12 ans...). Aussi, Jeff, et ce malheureusement pour lui, n'a pas le courage de hurler sa rage envers ceux qui le repoussent en intériorise tout...mais un jour ou l'autre, il faudra bien que tout cela sorte...
    Très bel ouvrage sur un sujet intemporel : la Différence de l'autre. A travers le personnage de Jeff, jeune garçon blessé, non pas uniquement physiquement à cause de sa "cicatrice" mais surtout moralement en raison du fait de ne pas être accepté. Livre très émouvant, à découvrir !
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    • Livres 2.00/5
    Par Ellcrys, le 21 février 2011

    Ellcrys
    J'avais ce petit livre depuis une éternité. C'était pendant mes études, une amie qui avait eu un gros coup de coeur pour ce roman, me l'avait offert. Mais allez savoir pourquoi, je repoussais à chaque fois la lecture de cette nouvelle.
    Quand Belledenuit, Clairedelune et moi avons mis en place des lectures communes, j'ai sauté sur l'occasion. Et honnêtement, mon avis sur ce roman est plutôt mitigé.
    Jeff est un garçon de treize ans qui vit dans une famille protestante. Il a un frère, Bubby, qui est décédé (comme nous l'apprenons dans les premières lignes du livre). Jeff est renfermé sur lui-même et son bec-de-lèvre semble en être la cause.
    Il ne connait pas l'origine de cette cicatrice qui le défigure. Sa mère parle d'un accident, sans jamais aller plus loin. La mort de Bubby semble cacher quelques choses, on arrive à penser que Jeff y est pour quelque chose.
    Jeff vit très mal le fait d'être affublé de cette horrible cicatrice. Il est un peu le paria dans son école, petit être subissant les moqueries de ses camarades, subissant le regard accusateur et dégoûté des uns, le regarde de pitié des autres. Mais un jour, il rencontre Willy et, ils deviennent amis. J'ai été ravie pour Jeff, qui semble vivre plus sereinement. Il voue une grande admiration pour Willy et, c'est celle-ci qui entraînera des évènements dramatiques.
    L'admiration de Jeff pour Willy m'a dérangée. Elle a contribué à mon détachement du personnage principal et du coup, ma lecture s'en ai retrouvé moins plaisante. J'ai trouvé cette admiration sans borne, malsaine et ce qu'il se passe ensuite ma quelque peu laissé abasourdi. Je n'ai pas forcément bien compris les changements qui s'opéraient chez Jeff et, cette incompréhension a entaché ma lecture.
    L'écriture de Bruce Lowery n'a rien d'exceptionnel, mais elle est fluide et du coup, la lecture se déroule sans accro. De toute façon, je pense qu'il est difficile de se rendre compte du talent d'un auteur, lors de la lecture d'une nouvelle (à ce jour, très peu d'auteurs, à mon avis, on réussit cet exploit - je ne citerai pas ici ces auteurs). Il n'empêche que je reste quelque peu déçu de cette lecture, pourtant c'était une lecture poignante, dont le thème abordé n'était franchement pas simple. Mais j'ai eu l'impression de rester de marbre parfois...
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 20 mai 2011

    brigittelascombe
    Le racisme, cette hostilité latente qui renvoie parfois l'individu dans l'enfer des bannis n'est pas une simple question de race, de religion ou de couleur elle nait dans la différence. Et cette différence s'apparente souvent à la cruauté dans le monde de l'enfance où celui qui est 'hors normes' est rejeté.
    Sa différence "Grosses lèvres" la porte comme un bec au milieu du visage, un bec de lièvre que ses parents plus discrets nomment 'cicatrice'.
    Jeff s'interroge:"Si Dieu est bon pourquoi m'a t il fait ma cicatrice?" sous entendu pourquoi ne m'aime t on pas?
    Cet amour recherché à TOUS prix auprès des autres écoliers lui est refusé. le seul copain qui lui accorde un peu de pitié, il l'envie, au point de lui voler ses timbres car le vol comble le vide pas vrai?
    Cruelle injustice, l'unique, le frêre, celui qui l'aime vraiment il ne le voit pas et lorsqu'il se rendra compte de ce don sans attente de retour, il sera trop tard.
    Un livre dur comme un miroir brisé, une glace qui se déchiquette puis fond pour emporter le lecteur vers les abysses de la solitude au risque de l'y noyer.
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    • Livres 5.00/5
    Par facteur84, le 14 septembre 2011

    facteur84
    Un roman que je n'avais pas relus depuis les lectures imposées du collège. Pour une fois que les profs choisissaient quelque chose d'intéressant et en phase avec nous ! Cela mérite d'être souligné.
    Encore aujourd'hui, quel récit ! quel bouleversement ! quelles émotions ! Aucune personne ne peut être indifférente, surtout les jeunes, face à ce garçon différent physiquement et par conséquent moralement. Comme le personnage de quasimodo dans notre dame de paris, notre héros est le miroir de la violence des mots et des gestes que les autres ont envers lui. Parce qu'il n'est pas comme tout le monde. Parce qu'il fait peur. Et parce que l'ignorance encourage la peur, et parce que l'ignorance et le rejet sont les faire-valloir de l'humanité depuis tout temps, quand on est face à quelque chose que l'on en connait pas.
    A cause de sa difformité, à cause des autres, Jeff souffre, est violant avec tout le monde, et ne peut s'en empêcher car il ne connait que ça, malgré l'amour de ses parents et du peu d'amis qu'il a. Son apprentissage de la vie va modifier sa perception des choses. Il va surtout se rendre compte que ses actes ont une conséquence sur lui et sur les autres. C'est à partir de la que rien ne sera plus pareil.
    Un récit sur la solitude, la souffrance, la douleur des sentiments. A travers Jeff, l'auteur nous fait très bien palper et nous fait comprendre les sentiments que l'anti-héros éprouve. Une histoire que j'affectionnais particulièrement étant jeune, et mes sentiments n'ont pas changé à ce jour.
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    • Livres 3.00/5
    Par TINUSIA, le 06 juillet 2010

    TINUSIA
    Jeff est un enfant doux et un peu replié sur lui-même. Il vit dans une famille protestante, auprès de parents aimants et compréhensifs, avec son petit frère Bubby.
    Jeff est affligé d'une cicatrice sur la lèvre dont il ne connaît pas l'origine. Sa mère reste évasive à ce propos : il s'agirait d'un "accident"... accident qui ne dit pas son nom, puisqu'il est clair que Jeff est défiguré par un bec de lièvre.
    C'est autour de cette fente palatine que va se nouer le roman de Bruce Lowery. Elle stigmatise le jeune garçon qui est immédiatement perçu comme différent par ses nouveaux compagnons d'école, tous "fils et filles de... ". Les enfants ne sont pas tendres et prompts à rejeter ce qui les indisposent, ce phénomène est bien connu ! Jeff va subir les sarcasmes des uns et des autres, au point de graduellement devenir l'objet d'un bannissement collectif.
    Les tentatives de Jeff pour s'intégrer au groupe se soldent systématiquement par des échecs, jusqu'au jour où Willy, un garçon reconnu par tous, lui accorde son amitié. La vie devient plus simple pour le jeune héros, qui considère son camarade comme une sorte de bienfaiteur. L'admiration qu'il lui porte n'a pas de borne, et c'est ce sentiment quelque peu excessif qui va déclencher une cascade d'événements psychologiquement dramatiques et irréversibles. Willy et Jeff partagent une passion commune : la philatélie. Comme pour s'aliéner à toujours l'amitié de Willy, Jeff, envahi par une pulsion incoercible, subtilise quelques timbres à la collection de son ami.
    L'engrenage inexorable du mensonge, de la trahison, du déchirement psychique va s'installer... et atteindre son paroxysme dans un dénouement tragique, dont Jeff sera bien involontairement le responsable.
    Parce qu'il ne sait pas se défendre des moqueries et des méchancetés de toutes sortes dont il est la victime, Jeff "intériorise toute cette douleur, toutes ces blessures morales répétées. A cet âge si sensible, s'enfermant peu à peu, il souffre et fait souffrir ceux qui l'aiment sans réserve" (extrait de la quatrième de couverture).
    Ce court roman, qui figure dans la liste des lectures contemporaines préconisées en collège, aborde le problème de l'exclusion et des conséquences désastreuses qu'elle provoque. Sans être simpliste, l'écriture est sensible et fluide. Mais je crains que si ce texte ne fait pas l'objet d'une lecture cursive bien menée, il ne motive pas vraiment les adolescents.

    Lien : http://livresouverts.canalblog.com/
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Citations et extraits

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  • Par soleil8, le 23 janvier 2011

    J'ai adoré ce roman . C'est vrai que les enfants peuvent ètre cruels parfois , ne l'oublions pas . Pour moi ce livre est un chef d'oeuvre , plein de tendresse , d'amour , de sagesse et de cruauté aussi . Le rapport à la foi qu'à Jeff m'a rappelé le mien à son age , très naïf et tellement pure et beauà la fois (c'est le cas de le dire!-) . Mais la fin a été pour moi un déchirement qui a noyé mon regard . Je ne pleure quasiment jamais , mais là , ce petit Bubby plein de tendresse , d'innocence et de gaité qui disparait en demandant pardon à son frère m' a bouleversé . Je ne sais pas si ce roman est autobiographique mais il y a du vécu là-dedans , j'en suis sur . Je le conseille à tout le monde , lisez ce chef-d'oeuvre !
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  • Par brigittelascombe, le 20 mai 2011

    Si j'avais su! Ce que j'allais découvrir,ce n'étaient pas des merveilles, c'était une bête impulsive. Et non pas à l'aute bout de la terre, mais en moi même. Là, néanmoins, dans ce moment où j'assistais au spectacle de l'aube, j'étais heureux. Je calculai l'âge qu'aurait dans vingt ans mon petit frêre Bubby.
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  • Par brigittelascombe, le 20 mai 2011

    "C'est arrivé... en jouant..."
    "En jouant". Qu'est ce qui m'avait poussé à le désoler? A cet étranger en moi, à cette bête inquiétante capable d'impulsions, de cruautés, je demandais des comptes. Pourquoi? Si seulement j'avais pu savoir.
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  • Par boubi, le 09 janvier 2012

    Les rires diminuèrent enfin, plus par lassitude que par obéissance.
    Heureuse dispense pour ceux qui la reçoivent : même la cruauté se lasse. (16)
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  • Par brigittelascombe, le 20 mai 2011

    -Oh, il faudra bien que je sois puni.Mais puni d'une autre façon, s'il Te plait, Dieu. Je ne le mérite pas, je sais...J'espère que j'ai de la foi gros comme un grain de moutarde.
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