> Jean-Luc Defromont (Traducteur)

ISBN : 2867465052
Éditeur : Liana Lévi (2009)


Note moyenne : 2.7/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Branko le Hongrois, dans ses cartons, transporte un cirque. Alors des grappes d'enfants du campement tsigane où il débarque un soir le suivent comme une ombre. Pour eux, et surtout pour la petite Senija, il raconte l'histoire de la splendeur du Kék Cirkusz, le cirque de... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par agilmo, le 19 mai 2010

    agilmo
    Branko est arrivé dans un campement tsigane un soir, prétendant apporter avec lui un cirque, contenu dans 10 cartons.
    Au moment où le roman commence, il vient de mourrir, assassiné. Pourtant, il continue à voir tout ce qui se passe, à tout entendre de la vie du camp et de l'agitation autour de son corps.
    Avant de partir définitivement, il est pris d'un sentiment d'urgence, il lui faut dérouler le fil de son histoire, afin de la sauver de l'oubli qui la menace.
    Alors peu à peu, entre les événements qui suivent la découverte de son corps (arrivée de la police, interrogatoires, déplacement à la morgue, préparatifs de l'enterrement etc...), Branko cherche dans sa mémoire et dévoile son histoire, comme il l'a racontée aux enfants du camp au fil des soirées, serrés dans le froid et le noir, avec pour bruits de fonds la vie du camp, teintée de violence, et la misère.
    Il raconte l'histoire de ce cirque, qui a eu ses heures de gloire, avant de se retrouver face à l'horreur lors de l'extermination des roms pendant la seconde guerre mondiale. Sans concessions, Branko raconte tout aux enfants, et leur demande de l'aider à sauvegarder ce qui reste du cirque, malgré la méfiance du chef du camp Askan.
    Il s'agit d'un roman qui contient beaucoup d'humanité et d'espoir malgré la gravité des événements racontés, la misère et la violence qui sont décrites. Loin des clichés, l'auteur amène le lecteur au milieu de ce camp aux multiples ethnies. Hongrois, roumains, albanais, tchèques vivent et parlent dans des langues différentes. A travers ce cirque, c'est un espoir commun qui renaît, et cette renaissance est magnifiquement transmise dans ce roman.
    Des personnages très humains, des récits prenants, beaucoup de dialogues rendent la lecture vivante et agréable.
    J'ai aimé la construction décousue du récit, et j'ai été très touchée par ce sujet peu traité dans la littérature. C'est une belle découverte que je vous conseille vivement !
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Seraphita, le 15 avril 2010

    Seraphita
    Branko, la trentaine, est un hongrois récemment arrivé dans un camp rom installé en bordure d'un périphérique. D'où vient-il et que recherche-t-il ? Cet homme mystérieux a amené avec lui dix cartons qui contiennent un cirque, dont Askan, le chef du campement ne veut pas. Mais ces cartons attirent les enfants du camp qui pressent Branko de raconter l'histoire de ce cirque. le Hongrois commence son récit, fait de souvenirs et d'héritage familial. Mais son temps est compté…
    Le point de vue de départ (que je ne dévoile pas, sinon, risque de spoiler…) m'a semblé assez original. Mais je trouve que le sujet (le récit de l'histoire du cirque amené par Branko dans des cartons) se disperse en de vaines digressions : celui-ci est sans cesse interrompu par une série de dialogues assez violents qui aborde la vie des habitants du camp entre pauvreté, désœuvrement et consommation de drogue et d'alcool. La vie de ces roms et du narrateur hongrois est très noire et le roman offre peu d'espoir. Par ailleurs, l'auteur a sciemment inséré au fil de l'histoire des mots et expressions en langues étrangères « dont le hongrois, le roumain, l'albanais, le tchèque et le romanès » sans y adjoindre une traduction. L'auteur explique en une note introductive la raison de ce choix : il ne nous est pas toujours possible de comprendre les langues que nous côtoyons, faute d'interprète ; dans un souci de confronter le lecteur à « la désorientation produite par le contact avec des langues et des codes culturels encore étrangers hier », l'auteur a choisi de « promouvoir une acceptation non menaçante de la réalité » en proposant à celui-ci des mots et expressions en langues étrangères régulièrement au fil du texte. Je trouve que l'intention est bonne, mais le résultat est assez déconcertant et désorientant. Je n'ai donc pas vraiment adhéré au roman, même si son message est intéressant et concerne l'histoire familiale, l'héritage du passé et la culture tzigane.
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    • Livres 4.00/5
    Par FraHau, le 21 novembre 2010

    FraHau
    J'ai aimé :
    Le cadre inhabituel qu'est le campement. Là vivent des gens d'origines diverses, roumains, albanais, tchèques, roms, hongrois... Débrouille, récup, codes et cassures juxtaposées... Miléna Magnani nous immerge dans ce monde, et le mélange des langues y est certainement pour beaucoup, car, ici, pas de notes de traductions, non, les expressions des uns, des autres, ne sont jamais traduites, pas toujours comprises, et pourtant étonnament comprises...
    J'ai aimé le visage de la petite Senija, son regard attentif,
    J'ai aimé l'histoire que conte Branko, histoire mal connue d'un peuple broyé par cette autre Histoire.
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    • Livres 3.00/5
    Par mademoisellepenelope, le 31 mars 2010

    mademoisellepenelope
    Au début j'ai eu du mal à accrocher. le parti pris de l'auteur de raconter son histoire à travers le regard du narrateur qui vient de mourrir m'a décontenancée parce que cela induit un style narratif particulier, décousu, fait de va et vient.
    Et puis, je me suis laissée emportée par l'histoire de ce campement par l'enchevêtrement des histoires, celle de ce hongrois de sa famille celle des enfants qu'on devine.
    Je l'ai fini hier soir et j'ai beaucoup aimé.
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    • Livres 3.00/5
    Par claracambry, le 28 mars 2010

    claracambry
    Branko débarque un soir au volent de son camion dans un campement de Rom. Lui, le hongrois, il transporte dans ses cartons un cirque, vestiges et souvenirs de la vie de son grand-père. Mal accueilli par les adultes, les enfants papillonnent autour de lui, curieux d'apprendre l'histoire de ce cirque le Kék Cirkusz. le chef du campement veut que Branko se débarrasse de ses cartons. Un cirque ? Comme s'ils en avaient besoin eux qui survivent parmi les ordures dans leurs baraques de misère. Les enfants vont l'aider à le cacher. Avec ses propres mots, teintés de regrets ou d'espoir, il va leur raconter la vie de son grand-père Nap apó et remonter le cours de l'histoire : trahison, déportation des Roms pendant la seconde guerre mondiale, vengeance, un passé que certains veulent oublier. Son récit s'inscrit dans un décor peu reluisant : le quotidien de ces hommes et de ces femmes.
    Parler de vie serait indécent. Sans fioritures, ce livre nous plonge dans les conditions d'existence des Roms. Eux qui ne gardent comme trace de leur pays d'origine que leur langue et des souvenirs.
    L'auteure met le doigt là où ça fait mal dans notre beau monde. Bien plus que la transmission des souvenirs par la parole, une question est posée. Que réserve t'on comme avenir à ces gens déracinés depuis bien longtemps ?
    Ce n'est pas un coup de cœur , j'ai trouvé la construction un peu embrouillée, mais cette lecture m'a interpellée.


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/03/milena-magnani-le-cirque-chav..
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Citations et extraits

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  • Par FraHau, le 22 novembre 2010

    C'est vrai quand on y pense. C'est ainsi qu'est faite la vie d'un homme.
    Elle est faite le temps d'une seule image.
    Cinq enfants en cercle. Ils écoutent quelqu'un raconter une histoire.
    Ils sont assis sur des pierres. Sur des bancs de fortune qu'ils ont improvisés.
    C'est ainsi qu'est faite la vie d'un homme.
    C'est une image qu'on croit avoir vue, engloutie d'un seul coup par une douleur sans préavis.
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  • Par claracambry, le 28 mars 2010

    Je l‘ai toujours entendu désigner comme « campement de baraques », mais en réalité ce n’est un grumeau. Un caillot que le destin a sans doute écarté du flux inexorable du bien-être
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