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ISBN : 2916488650
Éditeur : Editions La Louve (2013)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :
"Béziers, le 22 juillet 1209. La, journée durant, le sang et le feu se partagèrent la ville. Ce fut un épouvantable carnage. Bêtes et hommes s'embrasaient au passage de véritables tornades de flammes, le sang cuisait dans les caniveaux, dans les caves, ou s'échappait en torrents d'épouvante vers le bas de la ville. Les bras étaient gourds à, force de frapper, les destriers pataugeaient dans une boue rougeâtre et collante, la fumée à l'odeur de mort tentait de masque... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
LydiaB
17 novembre 2013
  • 5/ 5
Majestueux ! Voilà le premier mot qui me vient à l'esprit en refermant ce roman. Car ce texte, certes fictionnel, nous fait voyager à travers le temps, la littérature et la société. Et si l'histoire est inventée, elle se sert tout de même de celle avec un grand H. Quel plaisir de retrouver ainsi des poètes ou des personnages marquants de l'époque !

Si vous connaissez la plume en acier trempé de Jean-Louis Marteil, vous savez qu'il affectionne tout particulièrement l'humour. Pourtant ici, point de jeux de mots truculents. le sujet est bien trop sérieux. Mais lorsqu'on connaît l'autre facette de l'écrivain, on sait aussi qu'il a plusieurs cordes à son arc. Il a ce talent de pouvoir nous toucher, nous émouvoir, de faire dans la finesse. Comment ne pas partager les sentiments de la jeune Alix ? Comment ne pas râler après ce Pierre-Roger dont elle est folle amoureuse et qui semble la dédaigner ? Je dis bien "semble" car celui-ci fait partie des sympathisants des "Bons Chrétiens", entendez par là qu'il suit l'idéologie cathare, avec tout ce que cela sous-entend. L'amour de Dieu sera-t-il plus fort que l'amour charnel ?

Vous l'avez compris, ce roman parle de ce sujet épineux qu'est le catharisme. Je dis "épineux" car d'une part les spécialistes ne sont pas d'accord sur le sujet et, d'autre part, on peut lire tout et n'importe quoi. Mais Jean-Louis Marteil prend ses sources dans L Histoire, essayant, par là-même, de s'imposer une certaine objectivité. Bien entendu, s'agissant ici d'un roman, celle-ci ne peut être que partielle. Mais peu importe. Un auteur ne peut convaincre que s'il est convaincu. C'est bien le cas ici. Et quand je passe des heures agréables de lecture tout en apprenant des choses, je classe le livre dans les réussites.

Je vous conseille, pour en savoir un peu plus, l'excellente critique de Lili Galipette.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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LiliGalipette
02 novembre 2013
  • 5/ 5
Dans le sud-ouest de la France, la religion cathare a ses adeptes, ce que l'Église de Rome voit d'un mauvais oeil. le comte de Toulouse, Raymond VI, tolère cette religion, au grand dam de son épouse, Éléonore d'Aragon, fervente catholique. Raymond VI sait pouvoir compter sur ses vassaux en cas de guerre. Raymond de Termes et Pierre-Roger de Cabaret prendront les armes pour défendre leur foi s'il le faut. Mais ces chevaliers cathares préféreraient de loin que la paix subsiste. « Il fallait céder et s'humilier au risque de commettre des actes injustes, ou bien s'opposer à l'Église. » (p. 107)
C'est une jeune fille qui va mettre le feu aux poudres. Alix, fille d'Hugues de Carcassonne, est une enfant libre et un peu sauvage, déterminée à ne pas se laisser enfermer dans les activités féminines et à imposer sa voix et ses envies dans un monde d'hommes. Et en parlant d'hommes, il en est un qui a suscité une passion dévorante dans le coeur d'Alix. Il s'agit de Pierre-Roger de Cabaret, proche ami de son père et seigneur qui semble bien se moquer de l'attention que lui porte une donzelle qui se plaît à courir dans les bois. Sans le vouloir vraiment, Alix déclenche les hostilités en s'en prenant au légat du Pape venu négocier la reddition et la conversion des cathares. C'en est trop pour Philippe-Auguste qui autorise ses vassaux à se croiser et à partir en guerre sainte contre les hérétiques cathares. Et c'est ainsi que Béziers est massacrée, incendiée, suppliciée. « Dans l'armée de la croisade, nul, ou presque, ne douta que la main de Dieu venait de s'abattre sur la cité impie. » (p. 225)
Un grand merci à l'auteur qui m'a envoyé les épreuves de son livre. D'autres écrivains mêlent comme lui la grande et la petite histoire, mais il y a un supplément d'âme dans les romans de Jean-Louis Marteil tant il est manifeste qu'il aime et connaît son sujet. Ici, on ne retrouve pas l'humour barré que l'auteur a développé avec brio dans L'assassinat du mort ou l'ironie un brin anticléricale de la relique. Mais il y a une force qui n'est autre le respect que M. Marteil porte à ses héros : il les aime, ces cathares fiers et farouches, et il aime aussi cette bouillante Alix qui, par amour et par bravade, déclenche la guerre. Que cette héroïne ne soit que le produit de l'imagination de l'auteur n'est pas un problème : il fallait une étincelle pour embraser le roman historique et elle s'est incarnée en la personne d'Alix. L'auteur prend-il parti pour les cathares ? Comment ne le ferait-il pas ? Mais ce qui importe, c'est que la guerre, que certains osent appeler sainte, ne fait jamais de vainqueurs.
Et maintenant, il me faut attendre plus de cinq mois pour lire le deuxième volume de cette tétralogie historique qui s'annonce très prometteuse. En attendant, vous pourrez trouver le premier tome dans les bonnes librairies ou sur le site des éditions de la Louve.
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Alhice
08 septembre 2014
  • 5/ 5
Les prémices des croisades sont ici abordées avec doigté, justesse et intelligence.
La connaissance historique est prégnante. Toutefois, elle ne pèse en rien sur ce magnifique ouvrage, résultat grandiose d'un travail que j'imagine titanesque.
C'est dans un rythme trépidant que nous vibrons avec empathie, passion et délectation pour Alix, les seigneurs cathares, et les évènements à venir. le tout se dévore et évoque la manière dont nous pouvons nous tétaniser d'admiration devant une sublime fresque.
Décidément, l'éloquence qui émerge de la plume de M. Marteil me réconcilie avec l'Histoire.
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jauchatpitre
03 janvier 2014
  • 5/ 5
Ce roman est le premier tome d'une saga historique où l'un des épisodes les plus noirs de l'histoire de France est revisité : la croisade des albigeois.
Une introduction plutôt efficace où l'auteur nous plonge rapidement dans son univers médiévale juste pré croisades : Amour courtois, règle et code de l'honneur de la chevalerie et féodalité, papauté tyrannique, sainte inquisition, religion cathares, utilisation d'un vocabulaire emprunté au français médiéval mais pas uniquement. En effet, d'une écriture élégante et efficace, on découvre sans peine les personnages principaux et leurs caractéristiques ainsi que la géographie des lieux ce qui permet de se concentrer rapidement sur un récit plutôt bien ficelé dont la trame monte en puissance et en pression psychologique jusqu'à la première bataille. On notera de très belle description de paysages et de natures sauvages du Midi Pyrènes / Languedoc Roussillon, qui constituent à eux seuls un élément à parts entières du récit.
Ravira autant les amateurs d'histoire avec un grand H que de bon récit.
Lien : http://au-chat-pitre.izibook..
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
LydiaBLydiaB17 novembre 2013
Dans son coin, Alix tapait du pied : elle n'en pouvait plus d'attendre que l'on s'intéressât à elle. Vivement, elle partit en courant vers les écuries où elle se vengerait sur quelque garçon d'écurie. Ce faisant, elle se glissa entre Pierre-Roger de Cabaret et les Bons Chrétiens.
"Pardon", lança-t-elle, "un compte à solder !"
Surpris, les quatre hommes la regardèrent s'éloigner et Bernard de Simorre demanda d'un ton curieux : "Qu'est-ce que c'était ? Garce ou garçon ?
- Garce ", répliqua Raymond, gaiement... "Elle entend bien le montrer du reste."
La phrase s'adressait à Pierre-Roger, dont les traits se détendirent aussitôt. Le chevalier n'ignorait rien des frasques ni des sentiments d'Alix pour sa personne : la jouvencelle était à Cabaret comme chez elle, entrait partout, galopait à Quertinheux, en revenait, cherchait toujours à se montrer, se trouvant à chaque occasion sur le passage du seigneur.
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jauchatpitrejauchatpitre03 janvier 2014
Ils n'avaient point à se parler: ils savaient tous deux qu'un jour prochain, sans doute, ils auraient à affronter un autre vent, venu également de cette direction...Mais ce vent-là serait de colère et de haine, il porterait l'acier et le feu, dévasterait tout sur son passage plus sûrement qu'une tempête et ferait planer des croix rouges couleur sang sur des terres de paix. Il leur sembla sentir déjà le souffle. Ils crurent en percevoir le sinistre grondement. Oui, un jour prochain, si rien ni personne ne savait l’empêcher, une vague redoutable descendrait la vallée du Rhône, chevalier du Nord bannières dressées comme un défi au soleil du Midi, suivis de l'armée de routiers, répugnant troupeau de chiens enragés, avides de carnages et de butin. Alors, pour lutter contre eux et contenir cette marée écœurante, il faudrait combattre et frapper sans quartier, frapper et encore frapper, sans répit, jusqu'à ce que la terre friable du Languedoc ait bu la dernière goutte de sang.
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LiliGalipetteLiliGalipette02 novembre 2013
« Dans l’armée de la croisade, nul, ou presque, ne douta que la main de Dieu venait de s’abattre sur la cité impie. » (p. 225)
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LiliGalipetteLiliGalipette02 novembre 2013
« Il fallait céder et s’humilier au risque de commettre des actes injustes, ou bien s’opposer à l’Église. » (p. 107)
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