> Louis Chevalier (Préfacier, etc.)
> Samuel Silvestre de Sacy (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070422526
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 254 notes) Ajouter à mes livres
Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l'enlever avec l'aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esmeralda ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par facteur84, le 27 mars 2011

    facteur84
    Il y a longtemps que je voulais lire ce roman. Déjà attiré par l'histoire quand j'étais plus jeune, puis par la comédie musicale qui m'a chamboulé. Je n'ai jamais eu l'occasion de le lire. J'ai donc profité du cadeau que l'on m'a fait.

    Critiquer l'œuvre Victor Hugo, l'un des plus grands écrivains de notre culture, est peut être fou ou impensable. Mais cela vaut quand même la peine d'autant que nous ne sommes plus dans le même siècle que ces œuvres et que la littérature et les mentalités ont évolués. Ainsi je vais m'atteler à ce dur exercice.

    Plus qu'une histoire tragique cela devient une œuvre, une fresque temporelle. Hugo y décrit toute la société de cette période. Il montre la vie du peuple, des miséreux comme des nobles, la hiérarchie et les règles. Il y décrit aussi la ville de Paris mais aussi sa cathédrale phare de ce temps là : Notre Dame. Je dis œuvre et fresque car on ressent bien pendant la lecture, l'amour qu'a l'auteur en décrivant le paris d'autrefois, les us et les coutumes, la cathédrale son rôle et son but. Hormis ses connaissances propres qui devaient être grandes, on sent que l'auteur a du fournir un gros travail de recherche pour être sur de ce qu'il parle. Je dis fresque encore, car le choix de cette date dans l'histoire pour y placer son récit n'est pas anodin de la part de Hugo. 1482. Cela ne vous dit rien ? Réfléchissez et ajoutez une dizaine années… Oui nous y sommes ! La découverte des Amériques ! le roman se passe à l'aube de grands changements dans la façon de voir le monde, dans la façon de penser. « Nous sommes à l'aube d'un monde qui se scinde » ; dit l'auteur. D'un monde où « ceci tuera cela ». Et Victor Hugo l'explique et se fait le plaidoyer des deux parties : la fin du moyen âge et le début de la renaissance. La fin de l'expression de l'art des monuments, de la pierre et le début de l'imprimerie qui va révolutionner la façon de communiquer et de penser. Ceci tuera cela ; le papier tuera les cathédrales ; l'auto-réflexion tuera la foi ; la bible tuera l'église ; et l'homme tuera dieu.

    Je ne vais pas vous résumer ici la trame de l'histoire car elle est bien connue de tous je pense, et si ce n'est pas le cas, d'autre l'on déjà fait mainte fois avant moi. Mais juste vous dire qu'à la lecture, j'ai bien ressenti les fossés qui nous séparent entre notre littérature de maintenant et la littérature du temps de Victor Hugo. La façon d'amener et de présenter l'histoire et les personnages est faite de façon géniale certes, mais supporter de lire les digressions de l'auteur sur son savoir sur telle ou telle chose qui n'ont rien à voir avec l'histoire : Merci mais non ! Bien sur cela peut nous ouvrir l'esprit. Je dis bien « peu », car quand cela se déroule tout le long d'un livre. Je vous le dis franchement j'en ai eu mon gonfle à un moment donné. Et le pire est arrivé j'ai sauté des pans entiers de pages voire même des chapitres. Oui je sais c'est criminel ! Mais ceux qui l'ont lu, pourrons me comprendre.

    Il est vrai que cela pouvait servir peut être les lecteurs (ou lectrices comme le montre implicitement l'auteur, de son temps il n'y a que les femmes qui avait la faiblesse de lire des histoires romanesques… à méditer mesdames et messieurs…), la culture n'était pas la même. L'organisation scénique, les jeux des personnages non plus, car en lisant, on n'est pas toujours à même de comprendre pourquoi tel ou tel personnage agit ainsi ou est intégrer là. du fait du fossé de nos deux cultures cela peut paraitre désuet, lourd ou complètement inutile.

    Hormis les histoires qui se croisent dans ce roman, l'auteur s'en sert pour dénoncer, comme commencé plus haut, certains sujets qui vont changer à jamais dans cette époque, mais aussi dénonce aussi la question de la beauté, de l'apparence, des origines, des classes sociales et peut être certaines absurdités que le catholicisme continue à imposer et perpétrer encore de nos jours.

    Néanmoins je vais garder un très bon souvenir de ce livre. Car il est sans conteste une œuvre monumentale comme sa cathédrale. C'est aussi une œuvre touchante, poignante, et cruelle de la part de ce concept original, sûrement pour l'époque, que de mettre en scène un quatuor amoureux unilatéral dans chaque duo avec Esméralda. Je retiendrai de ce roman les belles déclamations de sentiments et torture de certains des personnages comme en témoigne, si vous êtes allez lire mes citations sur le site, la torture et les sentiments qu'éprouve Frollo ; la rage, l'humilité, la touchante reconnaissance et l'amour qu'éprouve Quasimodo.

    La fatalité (maître mot de l'auteur dans ce récit) et les tortures sentimentales ont été les moteurs dans ce roman. Qu'y a-t-il de plus poignant, d'horrible qu'un religieux qui s'interdit d'aimer mais qui déclare quand même son amour alors qu'en retour il ne reçoit pas de réponse favorable ? Qu'y a-t-il de plus touchant et de plus horrible encore, qu'une personne jugée sur l'apparence soit remise au rebut de la société, maltraité et soit méchant pour répondre et renvoyer l'image que les gens refusent de voir d'eux même ? Qu'y a-t-il aussi de plus horrible que cette même personne aime de façon sincère et que l'autre en face ne puisse s'attacher qu'a l'apparence qu'il a et ne peut pas voir au-delà ? Thèmes ô combien visitées dans la littérature, les arts, et ô combien déjà vu dans nos vies que la quête de paraitre. Mais tellement tragique et beau !
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Well-read-kid, le 23 mars 2010

    Well-read-kid
    Eh bien, ma foi, cela n'était pas gagné. J'avais beaucoup d'aprioris. En effet, qui n'en aurait pas vis à vis d'une oeuvre aussi connue que celle-ci?
    Le début, donc, fut fastidieux : il met bien du temps à commencer. L'auteur se plait à s'égarer dans des digressions, mais, si au début, l'on pense que cela dessert l'action en la ralentissant, en réalité, ces chapitres sont de véritables plaidoyers, remarquablement écrits : Hugo nous décrit Paris, et l'on vit Paris, sous sa plume. On y est, on voit tout. Se dessine sous nos yeux de lecteurs ébahis le Paris de 1482. Digressions donc nécessaires, bien que parfois un peu fastidieuses.
    Puis l'action se précipite. On suit l'intrigue avec passion, et l'on s'émeut, de la passion sans retour d'Esmeralda, mais aussi de celle de Quasimodo, qui m'a beaucoup touchée quand il sauve Esmeralda, et voit bien qu'il la dégoûte, et que cela le peine. Frollo prête plus à rire qu'à pleurer en effet. L'on imagine en effet ce vieux cochon baver derrière Esmeralda.
    Une grande oeuvre donc que Notre-Dame de Paris.

    Lien : http://well-read-kid.skyrock.com
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par AmandineMM, le 11 août 2011

    AmandineMM
    Assez déçue à la première lecture de ce chef-d'œuvre, voire dégoûtée, j'ai attendu pas mal de temps avant de me décider à le relire. Aujourd'hui, sans doute plus familiarisée avec la lecture des classiques, cette lecture est un délice. Les mots semblent glisser naturellement, comme de la poésie, et je me laisse emporter dans leur sillage. Autant dans sa narration que dans ses descriptions, Victor Hugo a su rendre son texte poétique et surtout émouvant. J'ai été particulièrement émue par la souffrance de Quasimodo dans le livre neuvième : au début, V. Hugo le présentait comme une bête sauvage, mais dans cette partie, il l'humanise véritablement par sa douleur face au dégoût et à l'indifférence d'Esméralda. Pendant cette relecture, mon point de vue sur les personnages s'est vraiment inversé : Phoebus, à l'opposé de la vision qu'en donne Disney, est dépeint de manière très réaliste et donc assez décevante, et Esméralda n'est, comme le disent plusieurs personnages, qu'une enfant. Par conséquent, comme tous les enfants, elle est joyeuse, innocente et sans cœur (j'ai bien entendu repris ici la dernière phrase de Peter Pan de J.M. Barrie : (…) et les choses continueront ainsi, aussi longtemps que les enfants seront joyeux, innocents et sans cœur. ) : elle ne se rend pas compte du mal qu'elle fait autour d'elle. Frollo m'a semblé être le personnage le plus humain et le plus développé au niveau psychologique de ce livre : j'ai été touchée par la souffrance de cet homme et par sa longue descente en enfer et dans sa folie et ne pouvais que le comprendre.
    Néanmoins, il y a eu un bémol dans cette lecture : le livre troisième. Celui-ci est composé de deux chapitres entièrement descriptifs : Notre-Dame et Paris à vol d'oiseau. Véritable torture à la première lecture, je les ai mieux appréciés pendant ma relecture, mais je continue à penser qu'ils sont trop longs. Bien sûr, les adeptes de la sociologie de la littérature peuvent y chercher et y trouver aisément l'idéologie de Hugo, mais au niveau de l'intrigue, ils n'apportent absolument rien.
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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 12 septembre 2007

    chartel
    Je me suis laissé séduire par cette histoire pittoresque. Mais cette lecture m'aura enfin permis de connaître la véritable histoire de ces célèbres héros que sont La Esmeralda et Quasimodo. La place tenue par Quasimodo n'est d'ailleurs pas si importante que je le pensais et j'ai découvert ce funeste prêtre, Claude Frollo qui se révèle la pièce maîtresse, avec La Esmeralda, de l'intrigue. Mais ce roman historique est aussi un beau tableau du Paris de l'époque (1482), il y a de nombreuses descriptions, on sent que Victor Hugo s'est longuement et méticuleusement documenté sur le sujet. Parfois, ces descriptions sont lourdes à avaler, surtout lorsque l'auteur se lance dans une énumération des différents quartiers, des différents vêtements portés par la foule de Paris ou des multiples objets moyenâgeux. Il y a aussi une jolie peinture de Notre-Dame du point de vue architectural. On y sent l'intérêt de Victor Hugo très poussé pour l'art médiéval et le gothique en particulier avec l'ogive. Il nous donne une autre vision de ce bâtiment, lui conférant presque une certaine humanité.
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    • Livres 3.00/5
    Par Hildebald, le 18 septembre 2011

    Hildebald
    Eyh, dois-je vous faire un résumé? Est-ce bien nécessaire?
    Un Quasimodo, une Esmeralda, un Frollo, Paris pour décor.
    Ma première impression : notre Victor d'amour nous donne beaucoup de descriptions, voire trop de détails par rapport aux bâtiments et aux lieux qui encadrent l'histoire. Il est parfois difficile de finir un chapitre car le lecteur s'ennuie. Mais notre Victor chéri le sait et nous réveille juste après.
    L'autre point négatif mais auquel je m'attendais, ce sont les évocations de personnages historiques et religieux. J'ai la chance d'en connaître certains, mais le malheur d'ignorer le nom et l'histoire de beaucoup d'autres. Il est donc parfois difficile de suivre ses explications.
    Et je m'arrête là pour le négatif, car à la suite de cette première impression, je n'ai ressenti que du bon.
    L'auteur nous interpelle, nous emmène avec lui dans Paris. le texte n'en est que plus vivant et plus attirant.
    J'ai dévoré la plus part des chapitres qui sont vraiment entrainants et prenants, comme si je lisais un livre policier.
    J'ai d'ailleurs fini cette oeuvre plus vite que je ne pensais.
    J'ai adoré les personnages, tous, autant l'archidiacre pervers que le stupide Phoebus.
    Ils sont vivants, ils sont remplis de sentiments et ils nous touchent! Qu'ils soient méchants ou non.
    Bref, ce fut une très bonne lecture et une belle découverte pour une histoire que je pensais déjà connaitre.
    Cependant, my heart belongs to Les misérables.
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Citations et extraits

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  • Par Bloodyrose, le 30 novembre 2008

    Oh ! dit le prêtre, jeune fille, aie pitié de moi ! Tu te crois malheureuse, hélas ! Hélas ! Tu ne sais pas ce que c'est que le malheur ! Oh ! aimer une femme ! être prêtre ! être haï ! L'aimer de toutes les fureurs de son âme, sentir qu'on donnerait pour le moindre de ses sourires son sang, ses entrailles, sa renommée, son salut, l'immortalité et l'éternité, cette vie et l'autre ; regretter de ne pas être roi, génie, empereur, archange, dieu, pour lui mettre un plus grand esclave sous les pieds ; l'étreindre nuit et jour de ses rêves et de ses pensées ; et la voir amoureuse d'une livrée de soldat ! et n'avoir à lui offrir qu'une sale soutane de prêtre dont elle aura peur et dégoût ! Etre présent, avec sa jalousie et sa rage, tandis qu'elle prodigue à un misérable fanfaron imbécile des trésors d'amour et de beauté ! Voir ce corps dont la forme vous brûle, ce sein qui a tant de douceur, cette chair palpiter et rougir sous les baisers d'un autre ! Ô ciel ! aimer son pied, son bras, son épaule, songer à ses veines bleues, à sa peau brune, jusqu'à s'en tordre des nuits entières sur le pavé de sa cellule, et voir toutes les caresses qu'on a rêvées pour elle aboutir à la torture ! N'avoir réussi qu'à la coucher sur le lit de cuir ! Oh ! Ce sont là les véritables tenailles de l'enfer ! Oh ! Bienheureux celui qu'on scie entre deux planches et qu'on écartèle à quatre chevaux ! - Sais-tu ce que c'est que ce supplice que vous font subir, durant les longues nuits, vos artères qui bouillonnent, votre coeur qui crève, votre tête qui rompt, vos dents qui mordent vos mains ; tourmenteurs acharnés qui vous retournent sans relâche, comme sur un gril ardent, sur une pensée d'amour, de jalousie et de désespoir ! Jeune fille, grâce ! trêve un moment ! un peu de cendre sur cette braise ! Essuie, je t'en conjure, la sueur qui ruisselle à grosses gouttes de mon front ! Enfant ! Torture-moi d'une main mais caresse moi de l'autre ! Aie pitié, jeune fille ! aie pitié de moi !
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  • Par gigi55, le 10 janvier 2010

    Vous avez été enfant, lecteur, et vous êtes peut-être assez heureux pour l'être encore. Il n'est pas que vous n'ayez plus d'une fois (et pour mon compte j'y ai passé des journées entières, les mieux employées de ma vie) suivi de broussaille en broussaille, au bord d'une eau vive, par un jour de soleil, quelque belle demoiselle verte ou bleue, brisant son vol à angles brusques et baisant le bout de toutes les branches. Vous vous rappelez avec quelle curiosité amoureuse votre pensée et votre regard s'attachaient à ce petit tourbillon sifflant et bourdonnant, d'ailes de pourpre et d'azur, au milieu duquel flottait une forme insaisissable voilée par la rapidité même de son mouvement. L'être aérien qui se dessinait confusément à travers ce frémissement d'ailes vous paraissait chimérique, imaginaire, impossible à toucher, impossible à voir. Mais, lorsqu'enfin la demoiselle se reposait à la pointe d'un roseau, et que vous pouviez examiner, en retenant votre souffle, les longues ailes de gaze, la longue robe d'émail, les deux globes de cristal, quel étonnement n'éprouviez-vous pas, et quelle peur de voir de nouveau la forme s'en aller en ombre et l'être en chimère! Rappelez-vous ces impressions, et vous vous rendrez aisément compte de ce que ressentait Gringoire en contemplant sous sa forme visible et palpable cette Esmeralda qu'il n'avait entrevue jusque-là qu'à travers un tourbillon de danse, de chant et de tumulte.
    Chapitre VII p. 181
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  • Par gigi55, le 10 janvier 2010

    L'acclamation fut unanime; ou se précipita vers la chamelle. On en fit sortir en triomphe le bienheureux pape des fous. Mais c'est alors que la surprise et l'admiration furent à leur comble ; la grimace était son visage.

    Ou plutôt toute sa personne était une grimace. Une grosse tête hérissée de cheveux roux, entre les deux épaules une bosse énorme dont le contre-coup se faisait sentir par devant; un système de cuisses et de jambes si étrangement fourvoyées qu'elles ne pouvaient se toucher que par les genoux, et, vues de face, ressemblaient à deux croissants de faucilles qui se rejoignent par la poignée; de larges pieds, des mains monstrueuses; et avec toute cette difformité, je ne sais quelle allure redoutable de vigueur, d'agilité et de courage; étrange exception à la règle éternelle qui veut que la force, comme la beauté, résulte de l'harmonie. Tel était le pape que les fous venaient de se donner.

    On eût dit un géant brisé et mal ressoudé.

    Quand cette espèce de cyclope parut sur le seuil de la Chapelle, immobile, trapu, et presque aussi large que haut; carré par la base, comme dit un grand homme; à son surtout mi-partie rouge et violet, semé de campanilles d'argent, et surtout à la perfection de sa laideur, la populace le reconnut sur-le-champ, et s'écria d'une voix :

    — C'est Quasimodo, le sonneur de cloches ! c'est Quasimodo, le bossu de Notre-Dame! Quasimodo le borgne Quasimodo le bancal ! Noël ! Noël !
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  • Par Aphone, le 01 octobre 2010

    FATUM (la fatalité)


    - Maitre Jacques, cria-t-il, laissez-faire la fatalité !

    Le procureur se retourna effaré. Il lui semblait qu'une pince de fer lui avait pris le bras. L'oeil du prêtre était fixe, hagard, flamboyant, et restait attaché au petit groupe horrible de la mouche et de l'araignée.

    - Oh ! Oui, continua le prêtre avec une voix qu'on eût dit venir de ses entrailles, voilà un symbole de tout. Elle vole, elle est joyeuse, elle vient de naître ; elle cherche le printemps, le grand air, la liberté ; oh ! oui, mais qu'elle se heurte à la rosace fatale, l'araignée en sort, l'araignée hideuse ! Pauvre danseuse ! pauvre mouche prédestinée ! Maitre Jacques, laissez faire ! c'est la fatalité ! - hélas ! Claude, tu es l'araignée. Claude, tu es la mouche aussi ! - Tu volais à la science, à la lumière, au soleil, tu n'avais souci que d'arriver au grand air, au grand jour de la vérité éternelle ; mais en te précipitant vers la lucarne éblouissante qui donne sur l'autre monde, sur le monde de la clarté, de l'intelligence et de la science, mouche aveugle, docteur insensé, tu n'as pas vu cette subtile toile d'araignée tendue par le destin entre la lumière et toi, tu t'y es jeté à corps perdu, misérable fou, et maintenant tu te débats, la tête brisée et les ailes arrachées, entre les antennes de fer de la fatalité ! - Maitre Jacques ! Maitre Jacques ! Laissez faire l'araignée.
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  • Par gteisseire2, le 23 août 2010

    L'homme qui a écrit ce mot sur ce mur s'est effacé, il y a plusieurs siècles du milieu des générations, le mot s'est à son tour effacé du mur de l'église, l'église elle-même s'effacera bientôt peut-être de la terre. C'est sur ce mot qu'on a fait ce livre.
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VICTOR HUGO, la révolte d'un géant - Jean- Côme Nogues .
Après Molière dans L'homme qui a séduit le soleil, Jean-Côme Noguès raconte Victor Hugo.Valentin a des rêves plein la tête... Son voeu le plus cher est de devenir poète, comme Victor Hugo. Il quitte donc sa province natale et s'installe à Paris chez un cousin. Mais rencontrer le géant des Lettres n'est pas chose facile. Alors Valentin le cherche partout : au théâtre, dans les rues, place Royale, où il demeure. Sans succès. Jusqu'au jour où l'Histoire lui donne un coup de pouce : une révolte éclate sous les fenêtres de son héros...








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