> Annie Hamel (Traducteur)

ISBN : 2709620634
Éditeur : J.-C. Lattès (2001)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Sarah, qui était ma femme depuis plus de quarante-cinq ans, s'est tiré une balle dans la tête hier après-midi. C'est du moins ce que pense la police. Je joue le rôle du veuf éploré avec ardeur. Et crédibilité. Sarah m'a appris à vivre dans l'illusion - donc dans l'impos... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par jeanbiscotte, le 20 février 2012

    jeanbiscotte
    Le Bal des imposteurs ne ressemble à rien de ce que j'avais pu lire jusqu'à présent. C'est d'ailleurs l'originalité de la narration qui a suscité mon intérêt pour ce livre.
    La narration, venons-y. le roman est à la première personne, ce qui permet de s'attacher très facilement au héros, James Farell, et ce d'autant plus que le récit est rédigé comme une longue confession sur fond d'histoire d'amour passionné, de haine, de coups bas et de jalousie. le narrateur Nous explique les événements qui l'ont amené à tuer sa femme et pour ce faire, il doit remonter 45 ans en arrière et Nous raconter sa rencontre avec Ella, la cousine de sa femme fraîchement assassinée. Plus qu'une simple confession, le récit de James est un véritable travail d'introspection dans lequel il s'attèle à expliquer le pourquoi du comment de son acte et à se remémorer les détails les plus pénibles, mais aussi, parfois, les plus infimes de cette période clé de son existence. Il ne cherche nullement à se justifier, il désire surtout comprendre la mécanique qui s'est mise en place et qui a conduit à ce drame final.
    Contrairement à ce qu'on pourrait penser étant donné que l'on sait dès le départ que le héros vient de tuer, le suspense est bel et bien présent dans le livre. Là encore, la narration y est pour quelque chose. Richard Mason Nous livre en effet les informations au compte goutte, son narrateur respectant scrupuleusement l'ordre chronologique des événements, réprimant sans cesse son envie de sauter les étapes.
    Autre point fort du roman, le style raffiné de Richard Mason. Dans ce roman, tout est bien écrit, tout est dit de manière élégante. C'est un régal pour tout lecteur avide de belles paroles. Cet élément reflète d'ailleurs à merveille le milieu social dans lequel se déroule l'action. En outre, la façon détournée dont sont exprimées certaines choses laisse planer le mystère sur la suite de l'intrigue. Ainsi, le style contribue-t-il également au suspense du roman. Fait remarquable qu'il est intéressant de souligner : lorsqu'il écrivit ce texte, Richard Mason n'avait encore que 20 ans !
    Toutefois, aussi élogieuses que soient ces quelques lignes, ce roman ne m'a pas totalement conquis. Après un excellent départ qui m'a totalement accroché, le milieu du roman est un peu longuet. le narrateur s'épanche pendant quelques pages sur une période très précise de sa vie ce qui ralentit la progression du récit. Ce passage néanmoins a son importance pour la suite des événements ! de plus, j'ai relevé quelques erreurs de ponctuation ainsi que plusieurs mots manquants. C'est un peu dommage.
    Comme vous l'aurez sans doute compris, j'ai adoré ce livre et je ne saurais que trop recommander ce petit bijou.
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  • Par michelayala, le 18 avril 2012

    michelayala
    Comment peut-on parvenir à assassiner son épouse au bout de quarante-cinq ans de vie de couple? Comment James Farell arrive-t-il à s'en expliquer alors qu'il a cherché à maquiller son crime en suicide, cherchant à faire croire que sa femme s'était tirée une balle dans la tête? Comment ce violoniste talentueux promis à une brillante carrière a-t-il pu rencontrer la richissime Ella avant d'épouser Sarah, sa cousine?
    Tant de questions dont les réponses de distilleront dans le magnifique roman «Le Bal des imposteurs » de Richard MASON.
    Mais qui est cet écrivain dont l'écriture Nous rappelle sans cesse la noblesse très british du 19ème siècle? Rappelons-le, R. MASON avait dix-huit ans en 1999 lorsqu'il décide de tremper sa plume au profit de cet ouvrage. N'ayons pas peur de penser que son art puisse aisément s'inscrire dans le style doué propre au chef de file américain Francis Scott FILTZGERALD.
    Ca peut faire réfléchir.
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    • Livres 4.00/5
    Par wakinasimba, le 20 août 2009

    wakinasimba
    James Farell a devant les yeux le corps de sa femme, Sarah, qui s'est suicidée dans leur château de Setton. Sauf que James sait que Sarah ne s'est pas tirée une balle dans la tête, car c'est lui qui l'a tué.
    Une fois seul dans sa grande demeure glaciale, il revient sur sa vie et les circonstances qui l'ont poussé à ce geste : jeune homme violoniste plein de talent, il tombe amoureux d'Ella, une richissime héritière qui doit se marier, mais qui ne le veut pas. Elle aussi tombe amoureuse de James, mais il lui faut du temps pour rompre ses fiançailles avec Charlie. Charlie, qu'elle avait pris à sa cousine, Sarah.
    Pendant ce temps, James décide de partir avec son ami et musicien français Eric à Prague où ce dernier doit gérer la succession de sa grand-mère, une artiste peintre célèbre. Mais Eric est amoureux de James.
    Ella voit les garçons et leur propose de les rejoindre dans le sud de la France, une fois la succession achevée. Mais dans cette grande maison fermée pour l'hiver, Ella demande à James de lui prouver son amour, ce qui tuera Eric.
    Mon avis :
    Il faut savoir que ce livre a été écrit par un garçon de 18 ans, ce qui explique, après coup, que son héros soit un peu énervant de naïveté parfois.
    Un peu trop de "je vous expliquerait plus tard" dans la narration qui l'alourdis inutilement.
    Mais cela reste une bonne enquête psychologique sur fond de noblesse anglaise, comme au 19e siècle, ce qui m'a un peu perturbé au départ, ne sachant quand situer l'action. Mais ce fut une belle découverte.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2009/07/23/14495999.html#comm..
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Citations et extraits

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  • Par jeanbiscotte, le 20 février 2012

    J'aurais pu lui conseiller de dire la vérité, d'admettre ses fautes. Je ne l'ai pas fait. Je ne lui ai pas dit les dangers du mensonge : je les ignorais. Pourtant je comprends une chose aujourd'hui - et ce sera la première des leçon que je m'expose à recevoir : les mensonges ont cela de commun avec les barreaux d'une cage que le temps les rend indestructibles ; une fois érigés autour de vous, ils vous emprisonnent à vie.
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  • Par jeanbiscotte, le 20 février 2012

    Je n'avais pas encore compris, et je mettrai des années à le comprendre, que le destin est une force inconséquente. Assis au bord de l'eau, je ne soupçonnais rien de ce que j'ai appris depuis : le destin agit indépendamment de ses victimes, il choisit d'élever celle-ci, de rabaisser celle-là, d'anoblir, d'avilir, de protéger et de persécuter, sur un simple caprice. Le destin trouve son plaisir grâce à des moyens détournés, d'une astucieuse cruauté. Il attise le feu de la fierté humaine, et l'éteint au moment où l'on s'y attend le moins. Il vous donne une impression d'immortalité, pour vous la retirer quand vous en avez le plus besoin, vous laissant misérable. Sa liberté n'a d'égal que la douleur, la solitude définitive qu'elle génère.
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  • Par jeanbiscotte, le 20 février 2012

    - Ce sont les chaussettes du club nautique de mon université, ai-je déclaré avec une fierté d'adolescent.
    Je repense à notre rencontre, et je songe que le cours de ma vie a été infléchi par le choix d'une paire de chaussettes. Étrange. Si j'avais porté d'autres chaussettes, ce matin là, Ella ne les aurait sans doute pas remarquées, et sans doute ne l'aurais-je jamais connue. Et ne serais-je pas l'homme que je suis. Je n'aurais pas tué ma femme, hier après-midi. [... ] Étrange : des détails a priori insignifiants, comme le choix d'une paire de chaussettes, peuvent générer une suite d'événements dont la dynamique influe sur le cours d'une vie.
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