ISBN : 2351785134
Éditeur : Gallmeister (2011)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres

En 1951, la petite ville texane de Thalia, aux confins du désert, hésite entre un puritanisme de bon ton et la quête de plaisirs encore tabous Livrés à eux-mêmes, Duane et Sonny gagnent après le lycée de quoi animer leu... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par InColdBlog, le 07 mai 2012

    InColdBlog
    « Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
    La sève est du champagne et vous monte à la tête…
    On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
    Qui palpite là, comme une petite bête…. »
    Arthur Rimbaud - Roman (1870)

    Qu'importent l'époque et l'endroit, l'adolescence est immuable : les garçons ne pensent qu'à coucher, et les filles, à jouer de leurs charmes pour parvenir à leurs fins, sans rien sacrifier de leur virginité.
    Les hormones sont en pleine ébullition, ou comme le dit plus poétiquement Rimbaud, « la sève monte à la tête ».
    On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans. Larry McMurtry le confirme, une fois de plus, dans La dernière séance.

    Au début des années 50, Thalia est un bled texan, aux portes du désert, qui suinte l'ennui et où tout le monde sait tout sur tout le monde. Où les adolescents ne pensent qu'à transgresser le tabou du sexe, et les adultes ruminent leurs frustrations charnelles.
    À sa jeunesse désœuvrée traînant son mal de vivre, Thalia n'offre que peu de réjouissances. le tour est vite fait entre le pub du vieux Sam le Lion et sa salle de billard, le diner, le terrain de football et le cinéma de la vieille Miss Mosey.

    C'est de loin au cinéma que va la préférence de Sonny et Duane, deux copains de lycée. Pas vraiment pour la qualité de sa programmation mais plutôt pour son obscurité propice aux baisers passionnés et aux séances de pelotage en règle. Plus confortable que les banquettes arrière des voitures.
    Duane a gagné le gros lot en la personne de Jacy, petite bombe de bonne famille pour laquelle tous les jeunes mâles du patelin seraient prêts à s'étriper. En plus d'être une allumeuse de première, la belle est aussi une magistrale manipulatrice jouant éhontément de son pouvoir de séduction. Pour exciter la convoitise de la gente masculine, la garce agite la promesse du sexe à consommer. Pour susciter l'admiration et la jalousie des autres filles, elle est prête à toutes les provocations.
    « Flirter avec Duane sous les yeux de tous les mômes de l'école enchantait Jacy et lui donnait un peu l'impression d'être une actrice célèbre. »
    Moins bien loti (quoique…), Sonny sort avec Charlene, une fille moins délurée que Jacy, pour laquelle lui aussi en pince en secret.
    Dans le climat pudibond ambiant, tout ce que ces jeunes inexpérimentés connaissent de la sexualité, ils le tiennent des films et de ce qu'ils en imaginent.
    « Tout tendait à prouver l'existence du sexe : des bébés naissaient de temps en temps, et l'on vendait au drugstore et dans une ou deux stations-service ce qu'il fallait pour les éviter. Les hommes racontaient des histoires cochonnes et disaient tout le temps combien ils étaient brimés pour la bagatelle, mais ça ne semblait pas les gêner beaucoup tant que l'équipe de football marchait bien. Aux jeunes, on en disait le moins possible sur le sexe, et ils passaient tout leur temps à essayer d'en découvrir davantage. Les garçons se livraient entre eux à de nombreuses spéculations et arrivaient à découvrir les connaissances de base à un âge relativement tendre, mais certaines filles étaient toujours dans les ténèbres à la fin de leurs études secondaires. Nombre d'entre elles refusaient tout simplement de croire que ce qui permettait aux garçons de pisser puisse jouer un rôle quelconque dans la création d'un bébé. Elles savaient parfaitement que le bon Dieu n'aurait pas permis que Ses dispositions fussent si sales.
    La seule chose sur laquelle tout le monde tombait d'accord, c'était que l'acte en lui-même ne pouvait être que le paradis sur la terre. Une fois qu'on avait passé l'obstacle de la virginité, tout devait invariablement aboutir à une extase mutuelle. Une ou deux des filles les plus effrontées savaient qu'il n'en était rien, mais elles avaient peur d'être prises pour des phénomènes et se taisaient prudemment sur leurs difficultés. »
    Alors qu'ils s'engagent maladroitement dans l'âge adulte, ils vont vite déchanter.
    Au cœur de cette Amérique profonde et puritaine des années 50, la vie n'a rien d'une production glamour hollywoodienne. À l'image de Ruth, l'épouse de l'entraîneur de l'équipe de football, les femmes sont esseulées et insatisfaites, ignorées de maris machos et indifférents.

    Tromperies, mesquineries, ragots, dénonciations calomnieuses…, McMurtry dépeint l'envers des apparences et des convenances du petit monde étriqué de Thalia.
    Corsetés dans le puritanisme ambiant, jeunes, moins jeunes, hommes, femmes… n'ont qu'une chose en tête : le sexe, qui sous-tend le moindre de leurs rapports sociaux.
    Détestables ou bienveillants, les personnages grandeur nature de McMurtry sont tous dotés d'une profonde humanité qui les rend émouvants.
    Aux côtés de figures odieuses comme l'entraîneur Popper, Jacy ou sa mère, Lois, se détachent quelques bonnes âmes auprès desquelles Sonny va se ressourcer : Sam le Lion, sage patriarche, sorte de père de substitution ; Billy, jeune attardé sur lequel il veille comme un grand frère ; Ruth, qui voit en lui sa dernière chance de vivre enfin l'amour, ou Genevieve, la plantureuse serveuse qui se montre toujours disposée à recevoir ses confidences.
    Parmi tous ces gens, beaucoup rêvent de quitter Thalia. Pour les plus téméraires, l'aventure n'ira pas plus loin que la frontière mexicaine. D'autres, envoyés pour la Corée, la vivront contre leur gré.

    Roman nostalgique d'une jeunesse perdue, La dernière séance est aussi celui des désillusions. Dans ce coin perdu du Texas, les adolescents finiront par se résigner à rejoindre les rangs des adultes qui pleurent sur ce qu'ils ont fait de leur existence.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2012/05/02/Mont%C3%A9e-de-s%C3%A8ve
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  • Par christianebrody, le 10 mai 2012

    christianebrody
    1951, Thalia-Texas, une petite bourgade entourée de pâtures grises, de collines brunes, de désert, de plate-formes pétrolières, battue par un vent glacial l'hiver et caniculaire l'été, une ébauche de ville qui parviendrait à ôter toute joie à un optimiste convaincu. La population est à l'avenant, WASP jusqu'au bout des ongles. Coincée dans une pudibonderie bon teint, elle n'hésite pas au nom de la morale à ruiner la vie de quiconque qui aurait l'impudence de vivre comme bon lui semble. C'est le lot de toutes les petites villes où tout le monde connait les secrets de chacun, où les ragots vont bon train, où l'ennui engendre une mélancolie telle qu'il accouche d'une sensation de vide désespérant. Larry McMurtry raconte avec humour et beaucoup de bagout l'errance de ces villageois qui trouvent dans l'alcool, l'achat compulsif et le sexe bas de gamme une solution à leurs frustrations. Sans oublier les matchs de basket, football qui règlent la vie de la communauté. L'auteur nous présente avec une tendresse inouïe ces destinées fracturées.
    Sonny et Duane, en dernière année de lycée, louent une petite chambre depuis deux ans et se débrouillent entre différents petits boulots pour subvenir à leurs besoins lesquels restent plutôt basiques: passer la barrière du pelotage bon-enfant pour enfin goûter aux joies du sexe, nectar qui leur échappe tous les samedi soirs que ce soit à l'arrière de la camionnette ou dans l'obscurité de la seule salle de cinéma du patelin. Entre le lycée, l'entrainement sportif de Mr Popper, un gros con sexiste à la sexualité douteuse et méchamment animé par une envie de reconnaissance, nos deux naïfs tuent l'ennui en trainant au billard, au café ou au cinéma, commerces tenus par Sam le Lion, patriarche qui a connu son lot de malheurs et qui n'aspire qu'à la tranquillité. Sonny, Duane et leurs potes n'aspirent qu'à se dégotter la fille qui dans un élan de générosité ou de transe le leur proposerait. Mais voilà! en matière de filles, le choix reste mince. Surtout que l'objectif est de sortir avec la plus belle fille et faire baver les copains. C'est Duane qui tire le gros lot en la personne de Jacy, une pimbêche narcissique pourrie gâtée, rongée par la jalousie,obsédée par sa notoriété, qui n'hésite pas à manipuler ces braves garçons pour donner un sens à sa pathétique existence. Une jolie garce qui met sa vie en scène comme au cinéma. Les autres filles descendent directement du thon, seul l'attachement à leur virginité leur confère quelque chose d'humain. Dans ce trou perdu, trois femmes quadragénaires se détachent: Loïs, la mère adulée de Jacy qui trouve dans la bibine ce qu'il faut pour lui permettre d'affronter une vie insipide et grise; Genevieve, la serveuse qui travaille la nuit au café de Sam le Lion pour payer les soins médicaux de son mari malchanceux; et Ruth Popper, la plus esseulée des trois qui se met en tête d'aimer une dernière fois. Connaître cela au moins une fois avant de se dessécher. En marge de cette quête du plaisir, Larry McMurtry nous présente d'autres laissés-pour-comptes comme Billy, l'idiot au balai; Cecil qui paiera cher l'intérêt sincère qu'il porte à ses élèves; Frank, le père de Sonny qui économise vaille que vaille pour accéder aux soins; les gosses de riches qui repoussent plus loin les limites de l'acceptable pour se donner le sentiment d'être vivant. Plutôt difficile de vivre et grandir dans ce trou perdu oublié de tous, même des dieux. Sinon, il y a le Mexique, ses bars, ses maisons de passes à ciel ouvert ou l'enclos à bestiaux d'un voisin où une gentille génisse aveugle satisfera leurs besoins.
    C'est une chronique d'une époque située entre deux guerres, la Grande et celle de Corée qui se profile. Pour ces tout jeunes adultes, l'apprentissage des désillusions sur le monde adulte est décrite avec beaucoup d'humour. L'auteur est un bon portraitiste et un fin psychologue; ses héros ont de la profondeur, du caractère, une personnalité qui nous les rend attachants. de belles envolées lyriques, un bon tempo, beaucoup de moment de franche rigolade et un bel humanisme dans ces pages qu'on le lâche pas facilement. J'ai passé un excellent moment en leur compagnie que l'on retrouve dans Texasville, des années plus tard. Pas encore dans ma PAL.
    L'oeuvre de Larry McMurtry a souvent été adaptée au cinéma comme à la télévision: Terms of Endearment, The last picture show, Lonesone Dove (prix Pulitzer), Texasville pour ne citer que ceux-là. Il a été oscarisé pour son adaptation de Brokeback Mountain, une nouvelle de E. Annie Proulx, laquelle soit dit en passant m'a laissée totalement de marbre. Il est co-propriétaire de la plus grande librairie indépendante des USA avec 400/450000 titres; ce sont tous des livres de seconde main. Un bon conteur à l'humour grinçant qui sait faire plaisir au lecteur. En tout cas pour un essai, ça s'est transformé en point gagnant. Une très bonne pioche.

    Lien : http://www.immobiletrips.com/comedie/la-derniere-seance-1785
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    • Livres 4.00/5
    Par Thyuig, le 16 novembre 2011

    Thyuig
    Les lycéens, même dans les années 50, même au fin fond du Texas, avouez que ça pense surtout au cul. Parce qu'après avoir joué un billard, pris un verre au café, joué un match de foot, de basket, une compétition d'athlétisme, après avoir démarré votre vieux pick-up et pris un ticket de cinéma, il reste surtout une bande de filles et de garçons. Qui s'embrassent, se carressent, flirtent et se mentent aussi, sortent ensemble, rigolent, découvrent ce que recouvre le corps de l'autre, sa sexualité, ses obsessions et souffrances, sa grossiéreté, son inexpérience et juste le jeu du désir exaucé. Voilà ce que McMurtry nous conte dans ce livre, un peu de sa jeunesse perdue, parce qu'il est beaucoup question du temps qui passe à Thalia, Texas. Il est des endroits où être jeune adulte est sans doute plus compliqué qu'ailleurs, c'est ce que pense Sonny et Duane, mais aussi Jacy, la jeune mignonne friquée et complétement écervelée du coin. Tout plutôt que Thalia semblent-ils dire d'une seule voix !
    L'art de McMurtry, qu'il avait si bien exploité dans Lansome Dove réside ici encore dans la justesse du ton et dans la réalité des situations. Voilà des personnages que nous avons tous été, d'autres que nous serons (comment ne pas s'appitoyer sur le sort de Ruth, 40 ans, et largement ignorée par son mari, l'entraineur de l'équipe de football, condensé de conneries rarement atteind), et certains que nous observons sans mal dans n'importe quel tissu social, du balayeur paumé à la serveuse de nuit d'un café. Bien que le livre ait été déjà adapté au cinéma par Peter Bogdanovich avec Timothy Bottoms et Jeff Bridges, on pense surtout à David Lynch pour l'ether qui semble baigner littéralement toute cette galerie de personnages, pour laquelle il faudrait presque pouvoir tendre l'oreille afin d'en dénicher à la surface, en se baissant sensiblement, l'oreille touchant quasiment ce pavillon ultra-sonique qu'est Thalia et pouvoir enfin y percevoir un fémissement de tendresse.
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    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 14 novembre 2011

    jostein
    Nous sommes en 1951 dans une petite ville du Texas, Thalia, pour suivre le désoeuvrement de la jeunesse et des adultes de ce coin perdu d'Amérique. A part la salle de billard, le cinéma et le café, il y a peu de distractions.
    Duane et Sonny finissent le lycée et font des petits boulots comme livreur ou sur les plate formes pétrolières. A part le sport, leur principale distraction est de" sortir les filles".
    Et ils nous en font découvrir, un peu trop à mon goût, puisqu'on va jusqu'à la zoophilie. Mais j'ai réussi à passer ce cap pour trouver des personnages exceptionnels, de évènements touchants.
    Il y a d'un côté, les jeunes, leurs amours, leurs coups de tête, leurs amitiés et puis, les adultes qui affrontent difficilement la fuite de l'amour, la vieillesse et le constat d'une vie ratée.
    L'auteur évoque la jeunesse des lycéens, leurs découvertes et en écho, la jeunesse perdue des mères de quarante ans ou de Sam le Lion. Les histoires d'amitié entre Duane et Sonny ou entre Sonny et ce jeune demeuré Billy sont très touchantes.
    Et puis, il y a tous les petits évènements d'un village texan: la dénonciation d'un professeur supposé homosexuel, le clivage riche et pauvre, les difficultés d'accéder aux soins, l'importance de l'équipe de sport de la ville, les tribulations du pasteur et de son fils, l'approche de la guerre de Corée, les mariages à la sauvette, les escapades au Mexique.
    C'est un roman foisonnant d'actions et de rencontres humaines.
    Tous les personnages sont magnifiques, à la fois agaçants et touchants. Même Jacy, cette jeune fille bourgeoise qui ne sait que jouer avec les autres pour attirer le regard sur elle, nous fait craquer quand elle comprend qu'elle ne sera jamais aussi adulée que sa mère. Et puis, il y a Ruth, cette quadragénaire qui veut vivre une dernière romance.
    Si vous arrivez à faire fi des scènes scabreuses, vous aurez la chance de découvrir des personnages , des amitiés, des amours remarquables.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-la-derniere-seance-..
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  • Par keisha, le 31 octobre 2011

    keisha
    Après Lonesome Dove et ses cow boys au 19ème siècle, retrouvons le Texas, cette fois en 1951, juste avant la guerre de Corée. Thalia est une petite bourgade battue par les vents, qui n'offre pas de grandes possibilités de distraction à sa jeunesse. le cinéma, le billard, le café, les matchs de football, voilà où Sonny et Duane, deux potes du lycée, dépensent les quelques dollars gagnés à des petits boulots. Mais le grand espoir pour eux, c'est de "le faire" avec leur copine du moment. Les flirts plus ou moins poussés dans les voitures ou au bal les mettent sur le grill. Tous les deux sont attirés par la belle Jacy, plutôt garce (c'est sa mère qui le dit) mais les femmes adultes peuvent avoir leur mot à dire...

    Toute cette jeunesse, dorée ou non, qui va entrer dans le monde des adultes est décrite avec empathie et finesse. Parfois mûrs, parfois naïfs.
    "Il était complètement désorienté parce qu'il avait toujours cru qu'on était censé être avec la personne qu'on aimait vraiment. Ça se passait toujours comme ça dans les films."

    Une société où il ne fait pas toujours bon d'être juste soupçonné (sans preuve aucune) de ne pas rester dans les clous.
    " L'entraîneur eut une illumination : Cecil était pédé." ..." Ceux-ci étaient assis sur des piles de vieux pneus, mâchant du chewing-gum et débattant de sujets bien masculins, et tous furent absolument d'accord avec l'entraîneur.
    -Je pense bien, dit l'un. Un homme, prof d'anglais, on n'a pas idée. C'est un boulot de femme."

    Encore une fois, Larry McMurtry a sû conter une histoire parfois drôle, souvent touchante, et comme à la fin de Lonesome Dove, j'ai ressenti beaucoup de tristesse à l'idée de devoir quitter (provisoirement, la suite devrait paraître en 2 012) la petite bourgade de Thalia.
    "Sonny avait l'impression d'être parfois la seule créature vivante de la ville"

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-derniere-sean..
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 19 octobre 2011
    Avec mélancolie, un grand sens de la description et quelques belles envolées, le romancier décrit les rêves de ces adolescents qui finiront par rentrer dans le rang, tout en regrettant l'époque où ils se donnaient rendez-vous devant le cinéma hors d'âge du vieux Sam le Lion.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 07 mai 2012

    Tout tendait à prouver l’existence du sexe : des bébés naissaient de temps en temps, et l’on vendait au drugstore et dans une ou deux stations-service ce qu’il fallait pour les éviter. Les hommes racontaient des histoires cochonnes et disaient tout le temps combien ils étaient brimés pour la bagatelle, mais ça ne semblait pas les gêner beaucoup tant que l’équipe de football marchait bien. Aux jeunes, on en disait le moins possible sur le sexe, et ils passaient tout leur temps à essayer d’en découvrir davantage. Les garçons se livraient entre eux à de nombreuses spéculations et arrivaient à découvrir les connaissances de base à un âge relativement tendre, mais certaines filles étaient toujours dans les ténèbres à la fin de leurs études secondaires. Nombre d’entre elles refusaient tout simplement de croire que ce qui permettait aux garçons de pisser puisse jouer un rôle quelconque dans la création d’un bébé. Elles savaient parfaitement que le bon Dieu n’aurait pas permis que Ses dispositions fussent si sales.
    La seule chose sur laquelle tout le monde tombait d’accord, c’était que l’acte en lui-même ne pouvait être que le paradis sur la terre. Une fois qu’on avait passé l’obstacle de la virginité, tout devait invariablement aboutir à une extase mutuelle. Une ou deux des filles les plus effrontées savaient qu’il n’en était rien, mais elles avaient peur d’être prises pour des phénomènes et se taisaient prudemment sur leurs difficultés.
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  • Par jostein, le 14 novembre 2011

    Aux jeunes, on en disait le moins possible sur le sexe, et ils passaient tout leur temps à essayer d'en découvrir davantage
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  • Par Altona, le 03 mai 2012

    Sonny avait parfois l'impression d'être la seule créature vivante de la ville.
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  • Par InColdBlog, le 07 mai 2012

    Flirter avec Duane sous les yeux de tous les mômes de l’école enchantait Jacy et lui donnait un peu l’impression d’être une actrice célèbre.
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Vidéo de Larry McMurtry

Le Secret de Brokeback Mountain (Brokeback Mountain), est un film dramatique américain réalisé par Ang Lee, sorti en 2005. Scénario de Larry McMurtry et Diana Ossana, avec Heath Ledger et Jake Gyllenhaal.








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