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ISBN : 2070365832
Éditeur : Gallimard (1974)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 170 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quatrième de couverture : Le soleil brillait à perte de vue sur la houle longue du Pacifique et le Blossom, ses trois mâts penchés à bâbord, recevait par le travers une brise Sud-Sud-Est... Purcell prêta l'oreille. Bien qu'une île fût proche, il n'entendit pas de cri d'... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par gill, le 11 avril 2012

    gill
    Robert Merle nous offre ici un formidable roman maritime qui s'inspire de la fuite des mutins de la Bounty à travers le Pacifique à la fin du XVIIIème siècle. Mais il ne livre pas un roman historique, il imagine les personnages et les situations.
    Il nous fait appareiller avec le Blossom et partager la tragédie de son équipage et de Purcell...
    Cet ouvrage est un grand roman humain et maritime dans la tradition du genre.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ellane92, le 17 novembre 2013

    Ellane92
    Avec "L'île", Robert Merle imagine et réinvente, sur le postulat de l'histoire des "révoltés du Bounty », les relations interpersonnelles et groupales. J'ai trouvé son postulat de base plutôt pessimiste. Au travers de ce livre, Merle semble nous dire que l'homme, placé dans un contexte favorable à son évolution, ne change pas, ne s'améliore pas. Qu'il s'agisse de Purcell, le héros sans peur et sans reproche, consciencieux jusqu'à la presque niaiserie, Mason, le "Capitaine", qui rêve de mériter ce titre qui lui a échu en conséquence d'un meurtre, ou de Mc Leod, qui voit dans cette nouvelle vie l'occasion de prendre une revanche sur son passé, tous arrivent avec leurs bagages sur cette île, et ne sauront les poser pour construire quelque chose de nouveau.
    Au-delà de cette vision un peu pessimiste que je ne partage pas, j'ai trouvé ce roman très agréable à lire, passionnant dans son analyse des rapports humains. Comme l'ont fait remarquer d'autres lecteurs, le langage des Tahitiens est porté par une écriture fleurie et imagée, qui fait voyager. Il nous permet de faire connaissance avec certains de leurs codes, de leurs coutumes, avec leur façon d'appréhender la vie.
    Enfin, j'ai trouvé très intéressant le rôle que Merle fait jouer aux Tahitiennes. Elles sont pour moi au cœur de l'ouvrage, et les véritables héroïnes de l'histoire. A la fois frivoles et drôles, intelligentes et naïves, aimantes et haineuses, patientes et travailleuses, elles sont les détentrices d'une espèce de sagesse ancestrale qui tient plus à la connaissance des travers des hommes que d'une divinité quelconque. Je tire donc mon chapeau à Ivoa et à ses compagnes, et surtout à Omaata, dont j'aurais aimé faire la connaissance !
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    • Livres 4.00/5
    Par Thyuig, le 03 août 2014

    Thyuig
    Avec l'île, le premier questionnement consisterait à se demander si au demeurant, enlever 250 pages au roman pour le ramener à 450 n'aurait pas permis de le faire basculer de la catégorie "bon livre" à celle des chef d'oeuvre.
    Le roman de Robert Merle est passionnant, certes, mais à la façon de certains écrivains humanistes, il est parfois légèrement redondant. Je pense particulièrement ici aux romans d'Ursula le Guin qui languissent quelques fois dans des eaux chargées de paresses littéraires : l'auteur explique, le lecteur écoute et l'action n'avance pas - on peut tout à fait goûter à ça, j'en suis moi-même extrêmement friand-.
    Robert Merle agit un peu de la même façon, il n'a de cesse de réexpliciter sa thèse, en l'enrichissant, en la détournant et en l'enjolivant. N'empêche qu'elle reste la même : quelles lois pour vivre ensemble ? Où la liberté de l'autre s'arrête-t-elle ? Jusqu'à quel point peut-on ou doit-on prôner la non-violence ?
    Au départ du roman, il y a l'idée simple d'une mutinerie sur un bateau qui va condamner les fautifs à un exil loin des yeux et des oreilles de l'Angleterre. Ce sera l'île,ridicule caillou perdu entre la micronésie et l'île de Paques. Déserte, elle va devoir accueillir lesm utins britanniques mais aussi des Tahitiens embauchés à Bora-Bora pour cet exil fantastique. 15 hommes et 12 femmes et avec eux, dans chacun de leurs gestes, dans chacune de leurs positions, cet être qui caractérise en plein leur différentes cultures. Etre un homme, un marin, et une fois à terre ne plus avoir de capitaine. Etre un Tahitien, être un chef sur son île et recevoir des ordres d'un simple matelot Britannique Etre une femme et devenir l'objet d'un chantage, se transformer en bien exploitable, se marier, être répudier, subir, incarner l'ordre ?
    Le roman de Robert Merle interroge tout ça aux travers de personnages au fantastique charisme, tous habités par des idées complexes sur la façon dont cet exil devrait se dérouler. C'est beau et ça questionne et pourtant, c'est écrit avec la verve de London, Melville, Swift et Stevenson. Ce roman d'aventure parle de la liberté et de la contrainte Il est beau, et c'estpresque un chef-d'oeuvre.
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    • Livres 5.00/5
    Par zazimuth, le 22 septembre 2012

    zazimuth
    Le récit débute en mer, sur un « gros » navire britannique, le Blossom, dont le capitaine, Burt est un tyran cruel et monstrueux... qu'un de ses hommes va tuer alors qu'il vient lui-même d'écraser un petit matelot innocent. Suite à cela, tout l'équipage sait qu'il ne doit pas se retrouver en présence de forces britanniques car, accusés de mutinerie, ils seraient pendus.
    Le second à bord, celui-là même qui a tué son supérieur, prend alors le commandement du voilier et organise un repli sur une île non mentionnée sur les cartes. Après une escale à Tahiti où le héros, le lieutenant Purcell, retrouve les amis Tahitiens chez lesquels il a vécu 6 mois, découvrant leur civilisation et apprenant leur langue, l'équipage repart. Certains matelots ont choisi de rester à terre et en contrepartie, des Tahitiens embarquent pour l'aventure.
    Mais L'île sur laquelle la communauté va s'installer est bien petite pour 30 personnes (hommes et femmes)...
    Vont s'ensuivre toutes sortes d'événement au fil de l'installation et l'organisation de cette nouvelle société autarcique, mettant en jeu la hiérarchie et la lutte pour le pouvoir, la discrimination et un racisme colonial envers les Tahitiens, la répartition des femmes, etc.
    Purcell est le seul à traiter ses compagnons Tahitiens à égalité et à respecter leurs coutumes mais il n'arrive par à faire entendre raison aux autres. C'est vraiment un personnage humain et humaniste attachant.
    C'est presque un huis-clos mais j'étais très curieuse de voir comment ça pourrait se dénouer.
    J'ai dévoré ce livre que j'ai adoré !

    Lien : http://toutzazimuth.eklablog.fr/l-ile-de-robert-merle-a65129945
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    • Livres 5.00/5
    Par 0pale, le 14 juin 2012

    0pale
    Un véritable roman maritime où l'on adore suivre ces britanniques sur la mer, à Tahiti, puis sur leur île. Un livre qui ne vaut pas "Malevil" mais apparemment j'ai lu en premier le meilleur livre de cet auteur !
    On retrouve quand même des personnages forts, avec une personnalité propre, des idées bien arrêtées, un passé... Mason, MacLeod, Jono, Purcell... m'ont bien marqué.
    Et surtout on retrouve la construction d'une société entre les britanniques, les tahitiens et les vahinés.
    Un excellent moment de lecture !
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Citations et extraits

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  • Par Jcequejelis, le 26 février 2012

    L'événement qui, à l'origine, inspira ce roman est historique : à la fin du XVIIIéme siècle, quelques mutins du Bounty s'enfuirent de Tahiti, où il eût été trop facile à l'amirauté britannique de les retrouver, et découvrirent en plein Pacifique une petite île déserte et, par la configuration de ses côtes, quasi inaccessibles : Pitcairne. Cet îlot était fertile, et les mutins y auraient vécu heureux jusqu'à la fin de leurs jours s'ils ne s'étaient pas pris de querelle avec les Tahitiens qui les accompagnaient. Britanniques et indigènes se livrèrent alors une lutte sans merci, dont on ne connut les détails que vingt ans plus tard, par le récit, peut-être infidèle, qu'en fit l'unique survivant au Capitaine qui découvrit la petite colonie. (…) De ce rapport assez peu détaillé - source unique - procèdent tous les récits qui depuis, ont prétendu retracer le destin de la petite communauté.

    [Introduction, par Robert Merle. p. 5]
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  • Par gill, le 13 avril 2012

    Je n'aime pas lire les préfaces et, moins encore, les composer. Et je me dispenserais bien d'écrire celle-ci, si mon entreprise n'appelait quelques éclaircissements.
    L'événement qui, à l'origine, inspira ce roman est historique : A la fin du XVIII° siècle, quelques mutins du Bounty s'enfuirent de Tahiti, où il eût été trop facile à l'amirauté britannique de les retrouver, et découvrirent en plein Pacifique une petite île déserte et, par la configuration de ses côtes, quasi inaccessible : Pitcairn.
    Cet îlot était fertile, et les mutins y auraient vécu heureux jusqu'à la fin de leurs jours s'ils ne s'étaient pas pris de querelle avec les tahitiens qui les accompagnaient...
    (extrait de la préface signée Robert Merle et insérée en début de l'édition parue chez "Folio" en 1974)
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  • Par zazimuth, le 22 septembre 2012

    Il se demanda pourquoi le principe de respecter toute vie humaine lui paraissait plus important que le nombre de vies humaines qu'il pourrait sauver en renonçant à ce principe.  (p.375)

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  • Par zazimuth, le 22 septembre 2012

    - Ah ! Ça alors ! Dit Johnson en écarquillant les yeux. Tu dis « Je m'abstiens » et ça veut dire ni oui ni non. Et t'as l'droit d'faire ça ? Reprit-il, saisi d'un doute.
    - Naturellement. »
    Johnson hocha la tête émerveillé.
    « Eh ben, tu vois, reprit-il, j'aurais pas cru. « Je m'abstiens », répéta-t-il avec une sorte de respect comme s'il était étonné qu'un simple mot eût tant de pouvoir. (p.160)
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  • Par zazimuth, le 22 septembre 2012

    Quand on a un préjugé contre un peuple, on étend les défauts des individus à la race entière, et on restreint les qualités aux individus. C'est stupide !... C'est... indécent !... Croyez-moi ! Il est plus généreux de faire l'inverse. (…) Généraliser les vertus et considérer les défauts comme des exceptions.  (p.288)

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Vidéo de Robert Merle

Malevil est un film français de science-fiction postapocalyptique de Christian de Chalonge sorti en 1981, librement inspiré du roman de Robert Merle, avec Michel Serrault, Jacques Dutronc, Jean-Louis Trintignant, Robert Dhéry et Jacques Villeret








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