ISBN : 2207261816
Éditeur : Denoël (2010)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
Le peuple m'a suffisamment comblée en m'appelant Pimpaccia et impia et putain de pape et suceuse d'Innocent et vamp, vampiria et femme à sceptre et Didi un chasse-mouches, il m'a assez conchiée pour que je puisse lever une armée de Pasqu... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigetoun, le 08 mars 2010

    brigetoun
    torrent (fort bellement travaillé) riche et violent, où l'on cueille en passant des informations réveillant nos éventuels souvenirs de l'histoire de l'époque (mais si pas, cela n' a guère d'importance, d'autant qu'une seconde partie, apaisée, mais toujours en beau style, retrace la vie d'Olimpia Maidalchini)
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  • Par mercure, le 01 avril 2010

    mercure
    Céline Minard n'a pas sa langue dans la poche . Ailleurs on appellerait ça une logorrhée. Son personnage principal ( et unique), la papesse, n'arrête pas de se justifier au long de descriptions haineuses et vindicatives.
    On comprend mieux l'affaire après avoir lu la deuxième partie de l'opuscule : la Olimpia poussa son beau-frère à la Papauté, soit Innocent X. D'indulgence point sauf en monnaies trébuchantes.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 29 avril 2010

    MarianneDesroziers
    Ce court roman (90 pages) est l'un des plus réussis de la rentrée littéraire de janvier. Roman au souffle épique, lyrique, à la fois extrêmement littéraire ...


    Lien : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/search/label/Actualit%C3..
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Citations et extraits

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  • Par Lagagne, le 10 novembre 2010

    Mais je ne t'ai pas laissé crever mon Innocent, mon dit X, mon Didi, tout au contraire, je t'ai taillé, je t'ai insufflé, je t'ai porté comme un gant de chair au sommet du pouvoir, comme un masque, comme une forme de ma volonté sur l'estrade du grand cirque. Tu étais laid et je t'ai paré, tu étais pauvre et je t'ai enrichi, tu étais mol et je t'ai bandé. Sans moi, mon autorité, tu serais resté un petit nonce avachi, un monseigneur-je-ne-peux-pas, un plutôt-pas, un prélat-non-merci, une résistance d'inertie, sans moi rien du tout Didi mais avec moi en robe blanche, en pourpre, tragique, poudré à l'os, gonflé de goutte et d'hydropisie par mes oeuvres, animé par mon fluide, mon éclat, tu as été la plus grande reine de l'Etat. Une merveille de potence, un aigle ma grosse colombe, un loup sous sa louve.
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  • Par brigetoun, le 08 mars 2010

    Le pouvoir n'est que de gueule, de la créance d'autrui, le nom qu'on crie dans les rues, rien n'est plus important, quoi qu'on en dise, en mal ou en pis. La colère du peuple n'est rien, se solde avec trois sacs d'or un jour de fête, il est infect. Je n'ai jamais acheté aucun de mes lieutenants, aucun de mes gens, je les ai vendus à eux-mêmes, à leur désir secret, à leur médiocrité, à leur mesure, leur ambition mesurée, et le besoin du maître était dans tous les corps que j'ai rencontrés.
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  • Par brigetoun, le 08 mars 2010

    Quand l'île Tibérine sera close et cousue par des palissades de bois trempées d'alcool, quand elle servira de crevoir, quand elle débordera dans le Tibre et qu'on ramassera les cadavres dans les rues par brouettes, quand on ne les ramassera plus, quand ils tomberont des ponts, quand les vivants seront pareils aux ectoplasmes, quand le pape refusera de manger, de sortir, quand il se serrera dans les rideaux de sa chambre en tremblant, quand il crachera dans mes vases une boue de suie noire, quand il s'enfuira de Rome comme un rat plein de germes, maigre et plat, la trouille au cul, quand assis sur sa chaise il ne trouvera plus rien de ses génitoires amoindries et que personne ne pourra plus dire et répéter, il en a deux et elles pendent bien, quand il abandonnera la ville à sa perte en laissant pour tout souvenir de sa vie une longue traînée de merde sur le chemin, quand ce jour aura sonné et retenti, je serai moi, je serai en festin !
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  • Par mercure, le 01 avril 2010

    je t'arrache l'avenir en tout lieu
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Vidéo de Céline Minard

Entretien avec Céline Minard à propos de Bastard Battle .
Entretien réalisé avec Céline Minard, par Laure Limongi, à Rome en décembre 2007, à propos de son livre à paraître le 27 août 2008 chez Laureli/Léo Scheer : Bastard Battle. Il faut un peu tendre l'oreille... c'est l'effet des voûtes de la Villa Médicis... mais vous pourrez observer un joli crépuscule romain.








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