Au guet-apens qui n'en est pas un, à une époque où il est de bon ton d'ajouter à son C.V. l'écriture d'un livre….
La ménagère de moins de 50 ans les appellerait des monstres.
Maître Mô les appelle Kader, Monsieur Bertrand, Jade, Ahmed, Gérald… des hommes et des femmes en somme, parce que pour
Maître Mô il y a de l'humain partout.
Maître Mô est, après exercer en tant qu'avocat pénaliste, un bloggeur. « Au guet-apens » reprend 14 de ses posts. J'écris reprend, car les habitués du blog constateront que l'auteur a retravaillé ses chroniques dans une optique beaucoup plus littéraire.
Ces chroniques de la justice ordinaire font la part belle à ce que
Maître Mô appelle les réprouvés, c'est-à-dire ceux qui ne se sont pas construits normalement et qui ne peuvent donc pas construire normalement. Elles vont plus loin que ce que les médias et les comptes-rendus d'audience peuvent relater d'un fait divers. Chaque histoire est racontée de l'intérieur, comme un avocat peut la vivre à côté de ceux qui n'ont parfois que quarante mots pour se défendre. Car durant chaque dossier
Maître Mô vit littéralement avec son client. Empathie ? Non humanité.