ISBN : 2253124001
Éditeur : LGF (2008)


Note moyenne : 3.37/5 (sur 62 notes) Ajouter à mes livres
Après La grammaire est une chanson douce et Les Chevaliers du Subjonctif, Erik Orsenna repart explorer les territoires mystérieux de la langue française.
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Alexielle63, le 03 février 2012

    Alexielle63
    Il s'agit du troisième volet des aventures de Jeanne. Trouvé en occasion, je l'ai acheté et l'ai aussitôt commencé, sans avoir lu le deuxième au préalable mais rien de dérangeant là-dedans, les deux peuvent se lire indépendamment l'un de l'autre. Jeanne se trouve un emploi d'été dans un phare, au côté du capitaine Fernando Juvénal, vieux briscard de la mer aux yeux aujourd'hui fatigués. Une nuit, des comédiens débarquent dans une jonque. Au matin, lorsqu'ils sont partis, les habitants se réveillent et s'aperçoivent que les épices et les accents ont disparu. Commence alors un formidable voyage pour Jeanne, à la recherche des épices et des accents perdus…
    L'histoire peine à démarrer, il faut attendre le départ de Jeanne pour l'Inde, au milieu du livre, pour qu'elle commence véritablement. L'ensemble m'a paru assez décousu, ça part dans tous les sens, entre les réflexions sur la mondialisation de l'auteur, l'histoire de l'amitié entre les marchands d'épice et les comédiens, etc… mais finalement, la grammaire est ici reléguée au second plan. Je pensais, tout comme dans La Grammaire est une chanson douce, avoir une explication sur l'utilisation de chaque accent (aigu, grave, circonflexe, l'accent sur le à ou le où…) amenée de manière ludique et logique, qui s'intégrerait pleinement dans le cours de l'histoire mais ce n'est pas le cas. Les accents sont plus un prétexte à l'histoire et rien de plus. L'auteur nous en apprend un peu sur leur naissance, sur certains accents étrangers mais ce n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais. Je suis un peu déçue par rapport au premier volet des aventures de Jeanne que j'avais adoré. La magie n'a pas opéré cette fois-ci… Bien sûr, j'ai retrouvé la plume de l'auteur et certaines phrases sont particulièrement belles mais là encore, ce n'est rien comparé à la poésie du premier. J'ai aimé retrouver Jeanne et son frère, leur relation m'amuse beaucoup et c'est ce qui m'a fait tenir jusqu'à la fin. le livre est accompagné d'illustrations de Montse Bernal à couper le souffle !

    Lien : http://lecturesdalexielle.over-blog.com/article-la-revolte-des-accen..
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par TINUSIA, le 18 mai 2010

    TINUSIA
    J'aime ces écrivains qui parviennent à transmettre la pédagogie sans ennui ! Et j'aime ces pédagogues qui communiquent le savoir sans morosité (j'espère que mes élèves conserveront ce souvenir de moi !).
    Je me souviens. En l'an 1967, alors que je commençais sans grand enthousiasme ma deuxième seconde, un jeune prof de français a déboulé le jour de la rentrée en nous apostrophant vigoureusement : "Savez-vous que votre vie ne tient qu'à une virgule ?"
    Il déambulait dans les travées de la classe, nous mettant chacunes et chacuns au défi de comprendre son interpellation. Bien sûr, nous restions bouche bée, contenant à grand peine un fou-rire prometteur d'une année de français quelque peu désordonnée !
    Eh bien ! ce ne fut pas vraiment comme cela que les choses se passèrent ... Figurez-vous que c'est grâce à ce Monsieur Vignaud (qu'il m'envoie un message s'il me reconnaît et s'il est toujours de ce monde) que les mots ont commencé à me parler.
    Alors, cette virgule, me rappelez-vous ! Il faisait référence à la bataille de Fontenoy, en 1745, qui opposait Anglais et Français. Ainsi se transmet traditionnellement la phrase prononcée par le comte d'Anterroche, commandant d'une Compagnie des gardes françaises, au début de la bataille de Fontenoy (11 mai 1745) qui mit aux prises l'armée française commandée par le maréchal de Saxe et l'armée anglo-hollando-hanovrienne du duc de Cumberland : "Messieurs les Anglais, tirez les premiers !".
    Monsieur Vignaud, sus-cité, nous demanda de seulement ajouter une virgule après "Messieurs"...
    Essayez, pour voir...
    Alors ?
    "Messieurs les Anglais, tirez les premiers"... bien sûr, ce sont les Anglais qui entreprennent l'assaut... et qui gagnent la bataille.
    Et, maintenant, constatez ...
    "Messieurs, les Anglais, (deuxième "," que l'on peut aussi remplacer par un "!") tirez les premiers"... C'est le Comte d'Anterroche qui prend l'initiative en mettant ses troupes en garde contre l'ennemi qui se pointe ! Et ce sont les Français qui vont attaquer avant les autres ... et qui auraient pu gagner la bataille.
    De l'importance, donc, de la ponctuation et de l'accentuation.
    Érik Orsenna s'emploie dans ce petit roman à nous démontrer le prestige des accents. Sa manière est drôle, bien que la trame de l'histoire ne présente que peu d'intérêt. Jeanne (si vous ne la connaissez point, je vous la présenterai dans de futurs billets) a trouvé un petit job d'été : elle va être gardienne de phare et aura plus spécialement pour mission de traquer tout intrus présumé qui pénètrera dans le port.
    Lorsqu'une jonque se présente à l'embouchure, elle ne s'inquiète pas, et - au contraire - incite son patron, gardien de phare en titre, à permettre l'accostage. Les navigateurs sont des comédiens, ce qui excite la curiosité de la jeune fille... Elle quitte même (en cachette) son poste d'observation pour être au plus près de la représentation qui est donnée : Roméo et Juliette, pensez donc !
    Mais voilà, que le lendemain matin, après le départ des saltimbanques, les autochtones, dépités, s'aperçoivent qu'accents et épices se sont fait la malle !
    "Les accents sont des signes qui se placent sur certaines voyelles ou certaines consonnes pour en indiquer la prononciation exacte. Sans accent, tous les "e" sembleraient tomber du cul de la poule, alors qu'il y a des "é", des "è", des "ê"..."
    Jeanne part à la recherche des accents... elle retrouvera les siens, au prix d'une épopée qu'il ne vous reste qu'à découvrir : l'aigu, le grave et le circonflexe ; elle rencontrera aussi ceux "des autres" : les nikkuds, la hamsa, le wasla, et Kljukica, qui, en Tchéquie se prénomme Hacek (avec une ' sur le "c")... et même que la cédille prendra sens !
    Et pourquoi donc les théâtreux ont-ils emporté les épices en même temps que les accents ? Tiens ! je vous le demande !
    À tout seigneur tout honneur... je laisse la conclusion à Érik Orsenna :
    - Monsieur, les accents, au fond, à quoi servent-ils ?
    - Ils nous réveillent, Jeanne, ils vont chercher en nous ce que nous avons de plus fort, ils accentuent nos vies. Comme leur nom l'indique, ils accentuent...

    Lien : http://livresouverts.canalblog.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par missmolko1, le 08 février 2012

    missmolko1
    Un conte assez drôle, divertissant et enrichissant (j'ai appris des choses sur la langue française que j'ignorais).
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Roman d'Erik Orsenna.
    Grâce à sa vue d'exception, Jeanne décroche un job d'été pas comme les autres: surveillance du port et des bateaux depuis les hauteurs du phare. Un soir, une jonque crée l'animation dans l'île. Après une représentation de Roméo et Juliette, les acteurs et la jonque quittent l'île. Et avec eux toutes les épices et tous les accents. Sur l'île, tout devient fade et incompréhensible. Jeanne décide de partir à la recherche des accents, pour les convaincre de se reposer sur les phrases.
    Après La Grammaire est une chanson douce et Les Chevaliers du SUbjonctif, j'ai retrouvé avec plaisir Jeanne et son frère Thomas. Et toujours, cette petite saveur nostalgique. L'écriture est simple, l'histoire aussi. Et tout fonctionne à merveille. J'en redemande.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Giwago, le 21 novembre 2007

    Giwago
    Comme les deux premiers opus de cette « saga » d'Erik Orsenna La Grammaire est une chanson douce et Les Chevaliers du SUbjonctif – J'ai adoré et dévoré La révolte des accents. Orsenna, une fois de plus fait montre d'une parfaite maîtrise de la langue française, il en joue avec délectation et me l'a fait redécouvrir à chaque fois. L'action du livre peut paraître simple, voire simpliste. On peut se demander : « Mais il nous prend pour des imbéciles ou quoi ? ». Mais il me semble qu'Erik Orsenna a trouvé le ton juste et le bon moyen pour faire aimer la langue française et nous en faire redécouvrir la grammaire et toutes ses subtilités de façon ludique. Je l'avais déjà dit quand j'avais parlé des Chevaliers du Subjonctif, mais il me semble que ces trois livres devraient être mis au programme des classes de français.
    Malgré tout : je reste fâché avec les accents !
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Citations et extraits

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  • Par TINUSIA, le 16 mai 2010

    Je souffre d'une maladie grave : l'émotion ne me suffit pas pour être émue. Si je ne connais pas l'histoire de la personne que je rencontre ou du lieu dans lequel je me trouve, je n'éprouve rien. Anesthésie parfaite. Les sentiments n'entrent pas. Je les entends, je les sens sur ma peau, ils se promènent, ils grattent, ils cherchent l'ouverture. Sans succès. Ils resteront à l'extérieur. Tant que je n'aurai pas appris l'histoire. L'histoire est la porte, la seule porte qui permet de pénétrer chez moi, en moi.
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  • Par TINUSIA, le 16 mai 2010

    Il était une fois...

    Je ne sais pas vous, mais moi, dès que j'entends ces quatre mots, je ronronne, je m'abandonne, je prends la mer ou je m'envole, je m'étends, je m'agrandis...
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  • Par Spilett, le 26 janvier 2010

    - Les accents sont des signes qui se placent sur certaines voyelles ou certaines consonnes pour en indiquer la prononciation exacte. Sans accent, tous les "e" sembleraient tomber du cul de la poule, alors qu'il y a des "é", des "è", des "ê"...
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par TINUSIA, le 16 mai 2010

    L'un des problèmes, avec les frères, c'est qu'ils changent de rêves sans arrêt. Un jour, ils s'imaginent musiciens, le lendemain footballeur, la semaine suivante milliardaire dans l'informatique... Comment s'y retrouver ? Comment leur faire confiance ? Connaissez-vous quelqu'un de plus fatigant qu'un frère ?
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  • Par TINUSIA, le 16 mai 2010

    Vous avez déjà rencontré une histoire sans suite ? Toutes les fins d'histoire sont des fausses fins. Sitôt qu'on a le dos tourné, l'histoire repart.
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