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Par julinou, le 23/07/2009
Où on va papa ? - Prix Femina 2008 de
Jean-Louis Fournier
Ne pas être comme les autres, ça ne veut pas dire forcément être moins bien que les autres, ça veut dire être différent des autres. (p. 104)
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Par Juin, le 12/10/2011
Veuf de
Jean-Louis Fournier
Si je dis que je vais bien, ce n'est pas vrai; si je dis que je vais mal, ce n'est pas vrai non plus. Je vais.
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Où on va papa ? - Prix Femina 2008 de
Jean-Louis Fournier
Quand on me demande dans la rue un don pour les enfants handicapés, je refuse. Je n'ose pas dire que j'ai deux enfants handicapés, on va croire que je blague. L'air dégagé et souriant, je m'offre le luxe de dire : "Les enfants handicapés, j'ai déjà donné."
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Mouchons nos morveux : Conseils aux parents qui ne veulent plus se laisser marcher sur les pieds de
Jean-Louis Fournier
Dans les couches défavorisées de la population, la tentation de se reproduire est grande.
Les gueux se reproduisent à tire-larigot, c'est leur seule distraction, et ça ne coûte rien.
L'homme intelligent, qui réfléchit et qui a une calculette, sait que ça va coûter. Il hésite.
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Par Pasdel, le 02/01/2012
Il a jamais tué personne, mon papa de
Jean-Louis Fournier
Mon papa, il est jeune, il est beau, il a des petites lunettes en métal qui font savant ; en même temps, il a l’air rassurant, on voit que c’est quelqu’un avec qui on doit se sentir bien, en plus il est docteur, quand il est là on est tranquille, on ne peut pas mourir.
Pourquoi le papa de maintenant il est vieux, il est triste, il nous parle plus, il est pas gentil avec maman et, quelquefois, il nous fait peur ?
Où il est passé, le papa de la photo ?
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Mouchons nos morveux : Conseils aux parents qui ne veulent plus se laisser marcher sur les pieds de
Jean-Louis Fournier
"Fais pas de bruit, tu vas réveiller le petit."
Cette phrase, le pauvre père l'entend tous les matins, à 6 heures, quand il prépare son café et qu'il voudrait écouter les nouvelles dans le poste.
Il se lève tôt le père, il doit aller à l'usine.
Il faut bien nourrir le petit.
Ça mange beaucoup un petit.
Surtout quand ça mesure 1,90 m.
Le petit, il a trente ans.
Il pionce avec sa copine jusqu'à midi.
Parce qu'il se couche tard, le petit, il sort tous les soirs, il rentre rarement avant 4 heures.
Alors le matin faut bien qu'il récupère.
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Par Mouna, le 12/12/2008
Où on va papa ? - Prix Femina 2008 de
Jean-Louis Fournier
Vous ne connaîtrez jamais ce délicieux frisson qui vous parcourt des pieds à la tête, fait en vous un grand chambardement, pire qu'un déménagement, une électrocution, ou une exécution. Vous chamboule, vous tourneboule et vous entraîne dans un tourbillon qui fait perdre la boule. Vous remue tout l'intérieur, vous donne chaud à la gueule, vous fait rugir, vous hérisse le poil, vous fait bégayer, vous fait dire n'importe quoi, vous fait rire et aussi pleurer.
Parce que, hélas, mes petits oiseaux, vous ne saurez jamais conjuguer à la première personne du singulier et à l'indicatif du présent le verbe du premier groupe: aimer.
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Veuf de
Jean-Louis Fournier
Tu as été ma plus belle qualité. J'espère ne pas avoir été ton plus gros défaut.
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Par nadejda, le 19/12/2010
Grammaire française et impertinente de
Jean-Louis Fournier
Dans les propositions subordonnées, le subjonctif s'emploie pour exprimer :
un fait redouté
Mon arrière-grand-père est mort,mon grand-père est mort, mon père est mort, j'ai peur que ce ne soit héréditaire.
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Où on va papa ? - Prix Femina 2008 de
Jean-Louis Fournier
" Mes petits oiseaux, je suis bien triste de penser que vous ne connaîtrez pas ce qui, pour moi, a fait les plus grands moments de ma vie.
Ces moments extraordinaires où le monde se réduit à une seule personne, qu'on existe que pour elle et par elle, qu'on tremble quand on entend ses pas, qu'on entend sa voix et qu'on défaille quand on la voit. Qu'on a peur de la casser à force de la serrer, qu'on s'embrase quand on l'embrasse et que le monde autour de nous devient flou.
Vous ne connaîtrez jamais ce délicieux frisson qui vous parcourt des pieds à la tête, fait en vous un grand chambardement, pire qu'un déménagement, une électrocution, ou une exécution. Vous chamboule, vous tourneboule et vous entraîne dans un tourbillon qui fait perdre la boule et donne la chair de poule. Vous remue tout l'intérieur, vous donne chaud à la gueule, vous fait rougir, vous fait rugir, vous hérisse le poil, vous fait bégayer, vous fait dire n'importe quoi, vous fait rire et aussi pleurer.
Parce que, hélas, mes petits oiseaux, vous ne saurez jamais conjuguer à la première personne du singulier et à l'indicatif du présent le verbe du premier groupe: aimer. "
p.76
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