> Elena Zayas (Traducteur)

ISBN : 2864245868
Éditeur : Editions Métailié (2006)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
Mario Conde, ancien policier reconverti dans la vente de livres rares, trouve un vieil article sur la "Dame de la Nuit", célèbre chanteuse disparue cinquante ans plus tôt. Qui était cette femme au visage étrangement familier ? A l'heure où son pays connaît la famine, l'... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par caro64, le 22 avril 2012

    caro64
    Loin du Cuba exotique pour touristes, Leonardo Padura nous livre un roman noir mélancolique sur La Havane, ses combines et ses désillusions. Son héros, Mario Conde, a quitté la police depuis une dizaine d'années pour devenir un commerçant un peu particulier, achetant des vieux livres afin de les revendre à de riches Américains ou à quelques parvenus locaux. Pour survivre, se procurer du vrai café et de la nourriture, les intellectuels cubains et les grandes familles à bout de souffle doivent se séparer de leurs biens les plus chers: meubles, bijoux et livres précieux, réunis par plusieurs générations. Conde ne fait pas partie des professionnels les plus rapaces, cet idéaliste désappointé tentant de rester honnête dans ce marché de la pénurie. le jour où il franchit la porte de Dinisio Ferrero et d'Amalia, sa soeur, il comprend cependant qu'il pénètre dans un sanctuaire et qu'il va devoir opérer des choix stratégiques : les plus magnifiques ouvrages sur l'histoire du pays, les plus belles éditions originales s'ouvrent devant ses yeux. En furetant, Conde découvre dans un des volumes la photo d'une femme mystérieuse, la chanteuse de boleros, Violeta del Rio. Cette beauté drapée dans une robe satinée fut une star des années 1950, disparue du jour au lendemain. L'ancien flic se réveille : Mario Conde veut savoir qui était cette étoile filante et pourquoi son nom et son visage lui rappellent des souvenirs de famille étouffés depuis quarante ans.
    Padura construit son récit en deux parties, en écho au deux faces du disque 78 tours de la mystérieuse chanteuse (Face A : Quitte-moi / Face B : Tu te souviendras de moi), et calque son rythme sur une mélodie lente et lancinante. La jeune femme aurait abandonné la chanson pour se marier à un homme fortuné de la Havane mais la révolution et le renversement de Batista ont accéléré les exils. Violeta del Rio a dès lors disparu des mémoires et rares sont les fantômes du passé qui peuvent se remémorer cette voix et ce visage angélique. Alcides Montes de Oca, l'amoureux transi de Violeta, s'est enfui, laissant aux soins de sa dévouée secrétaire Nemesis, la demeure familiale. La vieille femme est désormais cloîtrée dans une chambre et dans son passé, gardée par ses enfants, Amalia et Dionisio.
    Le meurtre de Dionisio accélère une enquête menée d'abord dans le brouillard des souvenirs et qui va faire des incursions dans les bas-fonds de la Havane, parmi les taudis décrépis, la pauvreté démesurée et le désespoir tenace qui imprègne les rues pestilentielles.
    Cette enquête d'une densité très noire n'est pas imprégnée d'un suspens haletant. La fin est attendue. Pourtant, le roman est envoûtant. A la fois roman historique, politique, social et policier, Les Brumes du passé sont une belle fiction cruelle et sentimentale, lugubre et hargneuse. L'auteur fait un bilan terrible de Cuba depuis Castro, ses rêves dévoyés et ses échecs à l'aube du XXIe siècle. le troc est devenu le mot-clé d'un pays qui meurt d'inanition et se résigne aux plus cruels sacrifices pour avaler autre chose que de l'eau sucrée. En ajoutant une enquête sentimentale à sa réflexion, il intègre la dimension musicale avec la voix troublante des interprètes de boléros. Mais il est évident que Leonardo Padura, à travers Mario Conde, a le coeur dévasté par la misère de son pays et l'âme en berne devant cette nouvelle génération passée du côté des dollars et des combines poisseuses. Ce polar, nostalgique est aussi un hymne à l'amitié et aux livres. Il s'adresse donc à tous les amateurs de littérature…
Ne passez pas à côté !!!
    A déguster au son d'un boléro, un verre de rhum à la main (avec modération…)
    Mon premier Padura et une très belle découverte !! Je me réjouis de replonger aussi vite que possible dans son univers et de retrouver son héros éminemment sympathique et attachant.
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    • Livres 5.00/5
    Par sentinelle, le 14 février 2010

    sentinelle

    Roman sur les trahisons, la perte des illusions et des promesses non tenues, que ce soit du point de vue relationnel qu'idéologique, Leonardo Padura conduit son personnage fétiche sur les chemins de l'histoire de Cuba, passant des années folles des cabarets et chanteuses de boléro aux années de drogues et de prostitutions sous la dictature de Batista à la révolution communiste des années 60, révolution qui aboutira à la situation désastreuse que Cuba connaît encore à ce jour.
    Nous vivons ces soubresauts de l'histoire en compagnie de ces personnages jetés sur l'échiquier de la vie, contraints de se débrouiller dans la tourmente provoquée par les changements économiques, politiques et idéologiques que connaîtra le pays au fil des décennies.
    Mario Conde est un personnage extrêmement attachant : digne et intègre, opposé à la violence et aux compromissions, il n'est plus qu'un homme de quarante ans passé déçu qui ne croit plus en rien si ce n'est en l'amitié. La promesse d'un avenir meilleur promis par la révolution n'est plus qu'un lointain souvenir, reste la désillusion et l'incertitude de tous les jours.
    Il se rend compte également qu'il a perdu le contact avec la nouvelle génération cubaine en quittant ses habits d'inspecteur : n'étant plus confronté aux rixes et faits répréhensibles que subissent quotidiennement ses ex-confrères, c'est toute la jeunesse cubaine qui lui est devenue étrangère. Une jeunesse obligée de vivre au jour le jour et de survivre jusqu'au lendemain, une jeunesse qui n'a plus luxe de se prévaloir de valeurs morales, philosophiques ou idéologiques mais qui vit de la débrouille et des combines parfois des plus avilissantes, seule la circulation des dollars trouvant grâce à leur yeux. Voilà le triste héritage que leur ont légué bien malgré eux les hommes de la génération de Mario Conde…
    « Les Brumes du passé » est un roman noir nostalgique et mélancolique du meilleur cru. Une excellente découverte que je dois à Cynic63 qui avait publié sur son blog une rencontre avec l'auteur des plus alléchantes. le moins que l'on puisse dire est que j'ai été enchantée du voyage, moi qui ignore un peu près tout de Cuba si ce n'est les clichés habituels qui lui sont attachés. Reste que j'ai commencé par le dernier né de la série et qu'il faut absolument que je remonte le cours du temps pour prendre connaissance des premières enquêtes de Mario Conde et des circonstances qui l'ont mené à abandonner sa carrière d'inspecteur. C'est qu'il est attachant cet homme-là et que je n'ai aucune envie de me limiter à une seule de ses aventures…

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-les-brumes-du-pass..
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
  • Par keisha, le 18 décembre 2010

    keisha
    Cela fait des années que Mario Conde a quitté la police, et il vit en achetant puis revendant les livres anciens trouvés dans les bibliothèques des Cubains obligés de s'en séparer à cause de la Crise. Un jour il découvre par hasard "LA" bibliothèque qu'il n'aurait osé imaginer dans ses rêves les plus fous, celle des Montes de Oca, où des trésors demeurent intouchés depuis plus de quarante ans! Mario Conde n'est pas qu'un commerçant, c'est un bibliophile depuis longtemps, et contre son intérêt il refuse à mettre sur le marché certains livres trop précieux.

    Il faut lire les passages extraordinaires ou Mario Conde parle du bibliothécaire de son lycée, de sa découverte des oeuvres classiques, parfois en "extase émotionnelle". Son exploration des milliers de volumes chez les Montes Oca suscite chez lui un sentiment quasi religieux, un peu comme un archéologue découvrant les statues en terre cuite de Xian ou un paléontologue pénétrant à Lascaux. C'est tout un panorama des splendeurs parues à Cuba depuis des siècles, qui fascine aussi le lecteur!

    Parmi les trésors qu'il estime vendables, il en garde un pour l'offrir, un fabuleux livre de cuisine désormais introuvable. Grâce à ce recueil, et à l'argent gagné, il peut offrir à son équipe de fidèles amis un repas inoubliable cuisiné par la mère d'entre eux. Pour avoir une idée de l'ambiance, se remémorer le festin de Babette. Cela leur permettra peut être de "supporter avec plus de courage et de rage les prochaines quarante années de blocus impérialiste et de carnet de rationnement..."

    Cuba, justement. Au fil des pages, insensiblement, c'est toute l'histoire de quelques décennies qui est évoquée. Pas forcément politique d'ailleurs. Rien que depuis son départ de la police, "les vols avec violence sont monnaie courante, on nage dans la drogue, les agressions sont une vraie plaie, la corruption c'est comme la mauvais herbe, on n'en vient jamais à bout même en l'arrachant... et ne parlons pas de proxénétisme et de la pornographie."

    Mario Conde a trouvé entre les pages du livre de recettes une photo d'une chanteuse de bolero datant des années cinquante, et il se sent poussé à en savoir plus sur elle.
    "-Tu la recherches pourquoi?
    - Je ne sais pas, admit le Conde. du moins, je ne sais pas encore. Mais je veux la retrouver. Comme ça, je découvrirai peut-être pourquoi je voulais la chercher."

    Cette quête le mènera (et nous à sa suite) dans des quartiers de la Havane, dangereux ou plus chics mais décrépits..., et cette affaire permettra d'en éclaircir une autre bien actuelle, où Mario Conde reprendra du service officieusement...

    Quant à la construction de ce magnifique roman, elle est impeccable, en particulier l'insertion de lettres amenant le lecteur à se creuser un peu la tête au départ, puis lui offrant l'occasion d'en savoir à chaque fois juste un tout petit peu plus que Conde, mais pas trop pour maintenir le suspense, jusqu'à la révélation finale d'une tragique histoire...

    La longueur du billet devrait déjà alerter sur la richesse de ce roman à tonalité mélancolique et tout le bien que j'en pense. Je terminerai en évoquant les boléros.

    "Le boléro, c'est du sentiment, du pur sentiment avec beaucoup d'effets dramatiques. Il parle toujours des tragédies de l'âme et il le fait dans un langage qui va de la poésie à la réalité."

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-les-brumes-du-pa..
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    • Livres 5.00/5
    Par dibou, le 02 juin 2010

    dibou
    La Havane, été 2003, l'inspecteur Mario Conde a quitté depuis plusieurs années la police et vit désormais du commerce de livres anciens. Les évènements politiques avec ses conséquences économiques et sociales poussent en effet les cubains à vendre tout leurs biens afin de pouvoir subvenir à leurs besoins. La culture est un secteur particulièrement affecté car les livres représentent une source de revenus confortables pour les vendeurs et revendeurs. Mario Conde fait partie de ceux qui s'échinent à trouver ou retouver des livres dont la valeur peut atteindre une somme importante d'argent, revendus au marché noir par exemple. Lors de ses recherches il trouve par hasard une bibliothèque remplies de livre rares, très recherchés, d'une valeur monétaire importante à faire palir « ses collègues ». Cette bibliothèque, véritable mine d'or, se trouve dans une ancienne maison bourgeoise dont les propriétaire ruinés vendent peu à peu son contenu. Au fil de ses lectures Conde trouve glissé dans un livre, la page d'un article de journal datant des années 50. Cet article est illustré par la photo d 'une céléèbre chanteuse, Violeta del Rio, morte dans des circonstances mystérieuses. Conde fasciné par la beauté de cette femme, décide de remonter le temps et de mener son enquête: qui était véritablement cette chanteuse, dans quelles conditions est elle morte...
    Ce roman est un petit bijou de la littérature cubaine, Padura signe là un roman aux accents poétiques cubains. le personnage de Conde sous ses airs bourrus est en réalité très attachant et c'est avec émotions que l'on suit son enquête. L'ambiance des années 50 est très bien mise en scène, tout en finesse Padura dresse le portrait de Cuba « avant », Cuba des années mythiques et insouciantes, et Cuba « d' après » dans les années 2000 où la souffrance et la misère règne dans les bas fonds de la ville. Porté par le bolero, c'est avec mélancolie et nostalgie que l'on assiste à la « décadence » de Cuba.
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    • Livres 2.00/5
    Par ph_hugot, le 04 mai 2011

    ph_hugot
    Un ancien inspecteur de police, maintenant acheteur de livres anciens qui les revend à prix d'or tombe sur une bibliothèque oubliée depuis 40 ans qu'un mystérieux couple de frère et de soeur gardait caché dans leur magnifique demeure. Mais plus que les trésors littéraires que recèle cette bibliothèque, c'est un mystère de femme disparue il y a 40 ans qui va redonner à Conde l'occasion de replonger dans les enquêtes policières.
    Les Brumes du passé est loin d'être un mauvais polar et possède même quelques atouts non négligeables.
    En premier lieu, l'auteur arrive à parfaitement restituer cette ambiance de la Havane des années 50/60, décor de cette intrigue sur lequel revient quarante ans aprés notre inspecteur/bibliothécaire Mario Conde .
    Au crédit du roman, il faut reconnaitre qu'il témoigne d'un amour sincère pour la littérature, que ce soit par la description de tous ces livres rares qui parsème la bibliothèque en question, objet de tous les fantasmes de Conde, mais aussi et surtout par cet amour de la langue,dont Pandura use à bon escient.
    Enfin,l'idée de créer un personnage de femme fatale de chanteuse qui fait tomber tous les hommes à ses pieds ( un peu comme la Marlène Dietrich de l'ange bleu) et d'instaurer un parralèle entre les deux faces de ce disque maléfique et les 2 parties du roman est un procédé assez ingénieux.
    Hélas, toutes ces qualités ne suffisent pas à en faire un polar captivant, et la clé du problème, selon moi, vient du fait que, comme cette intrigue a pour mystère principal un évènement survenu 50 ans en arrière, les enjeux ne sont pas très forts, et du coup, amoindrit totalement la tension inhérente à l'enquête de Conde.
    La première partie,notamment, m'a vraiment semblé très lente à démarrer, encombrée par des descriptions et des digressions- notamment sur des réflexion sur le Cuba d'aujourd'hui plutôt banales et quelque peu conservatrices- qui ralentissent réellement le tempo.
    Les 50 dernières pages m'ont semblé un peu plus captivantes, et le dénouement, bercé par une douce mélancolie, plutôt joli, mais cela ne m'a pas empêché de ressentir, pendant une bonne partie de la lecture des brumes du passé, une douce torpeur, pas vraiment désagréable, mais pas très emballante non plus.

    Lien : http://filou49.canalblog.com/
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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 22 avril 2012

    - Fatigue historique... Le Conde soupesa la définition du Conejo, il termina son verre de rhum et regarda ses amis, exemplaires agonisants du syndrome de fatigue historique acquis : le Flaco qui n'était plus maigre, avec la moelle épinière détruite dans une guerre, bien sûr historique, dont personne ne parlait plus; le Conejo, dégingandé, avec les dents de plus en plus longues, saillantes comme les os de son crâne, encore capable de théoriser sur la démesure insulaire mais sans avoir jamais écrit un seul des livres d'histoire qu'il avait rêvé d'écrire ; Candito el Rojo, historiquement ancré dans le solar tapageur où il était né, crevant de faim depuis qu'il avait renoncé à ses multiples affaires illicites et qu'il s'obstinait à vouloir trouver des réponses transcendantales dans une chronique écrite deux mille ans auparavant, où il était question d'une fin du monde assaisonnée de châtiments terribles pour tous ceux qui ne voueraient pas leur âme au Sauveur ; et Andrés, l'absent-présent Andrés, comment était-il possible que pour soigner radicalement ses nostalgies, pour effacer sa propre histoire et tromper son épuisement historique, il en soit arrivé à décider que le mieux était de ne jamais revenir dans l'île, même pas pour voir un match de base-ball dans le stade de La Havane, passer une nuit à boire, écouter de la musique et bavarder avec ses amis qui, malgré les mutilations, les frustrations, les croyances et les reniements, les fatigues historiques et les faims physiques et intellectuelles, ne refusaient jamais de partager une nuit pour évoquer des souvenirs, avec la conscience vague mais latente que s'ils n'avaient pas préservé cette fraternité, il y avait peut-être déjà longtemps qu'ils auraient oublié de vivre ?
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  • Par kathel, le 28 janvier 2011

    Conde eut la nette sensation que cet endroit était comme un sanctuaire perdu dans le temps et, pour la première fois, il se demanda s’il n’était pas en train de commettre un acte de profanation. Avec délicatesse, il remit chaque livre à sa place et respira le cher parfum qui s’échappait de a bibliothèque ouverte. Il inspira plusieurs fois jusqu’à remplir ses poumons et ne referma la porte que lorsqu’il se sentit grisé. essayant de dissimuler son trouble, il se retourna vers les Ferrero et il remarqua sur leurs visages une flamme d’espérance, obstinée à s’imposer aux désastres les plus visibles de la vie.
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  • Par emmyne, le 20 mai 2011

    Si avant j'étais agnostique, maintenant je suis un mécréant...[...], je ne crois même plus aux quatre nobles vérités dont parle un de mes amis... Je crois tout au plus à l'amitié, à la mémoire et à quelques livres, ça a l'air un peu cynique mais c'est la vérité. Ce que je vois tous les jours ne me plaît pas...
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  • Par kathel, le 28 janvier 2011

    Poubelle, qui frisait l’âge mûr avec ses quatorze ans, avait conservé intactes ses habitudes de chien des rues, et toutes les nuits, il sortait se promener dans le quartier à la recherche d’air pur, de puces voyageuses et de femelles en chaleur. Depuis que le Conde l’avait amené chez lui, une nuit de cyclone de 1989, ce maltais apocryphe et bagarreur avait établi les règles de sa liberté inébranlable et le Conde les avaient acceptées, satisfait du caractère énergique de l’animal qui, maintenant prévenu par son odorat, aboya deux fois pour réclamer sa pitance.
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  • Par sentinelle, le 16 décembre 2009

    (...) quand je vois comment va le monde, je crois qu'un jour j'ai rêvé de l'améliorer un tout petit peu pour qu'il ne soit pas aussi merdique et j'ai avalé l'histoire que je pouvais le faire en étant flic. C'était un rêve romantique, non ?
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