> Fanchita Gonzalez-Batlle (Traducteur)

ISBN : 2867465451
Éditeur : Liana Lévi (2010)


Note moyenne : 3.12/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Éteindre son téléphone portable. Flâner en touriste. Voilà à quoi rêve l'inspecteur principal Chen. La semaine de vacances que lui offre le Parti dans une luxueuse résidence au bord du lac Tai arrive à point nommé. Mais ce décor de rêve cache une triste réalité. Les eau... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par ph_hugot, le 28 juillet 2011

    ph_hugot
    Malgré quelques appréhensions liées au fait que c'était mon tout 1er polar chinois, je dois dire que la lecture de ce polar n'a pas été si périlleuse que cela.
    Effectivement, il faut un petit temps d'adaptation pour ne pas trop se perdre dans les noms de personnages aux sonorités un peu ressemblantes pour les occidentaux que nous sommes, et également pour rentrer dans un rythme pas forcément aussi tumultueux que le lac en question. Mais ce qui est vraiment intéressant dans ce roman, et visiblement, d'après mes recherches post-lecture, dans toutes les oeuvres de cet auteur, c'est sa capacité à nous faire mieux comprendre le fonctionnement de ce régime, et notamment à travers ce personnage de l'inspecteur Chen, qui passe ici des vacances dans un centre de séjour réservé aux cadres du PC qui ont bien oeuvré pour la communauté; vacances qui seront entravées par un meurtre, celui du PDG de la société située juste à côté.
    En effet, Chen va être confronté à un vrai cas de conscience car il va s'apercevoir qu'avant son assassinat,ce patron acceptait que sa boite verse des déchets extrêmement toxiques dans le superbe lac Taï, polluant fortement les poissons qui y résidaient. Dans une société chinoise où le capitalisme sauvage l'emporte largement sur les questions environnementales, les militants écologistes ne sont pas forcément bien vus, et l'inspecteur Chen sera d'autant plus décontenancé qu'au cours de son séjour-enquête, il fera la rencontre d'une jeune fille, Sanshan, qui travaille aussi dans cette entreprise et qui est concerné par ces problèmes de pollution.
    Cette partie là, de la rencontre avec Sanshan dans un petit restaurant au bord du lac (l'inspecteur Chen est un vrai gourmet, d'où des longues pages de description des menus), à ses discussions avec celle qui va devenir l'objet de ses tourments, est vraiment très interessante. En effet, sans faire de bêtes généralités, les asiatiques ne sont pas forcément le peuple le plus extraverti qui soit, et les sentiments qui assaillent l'inspecteur ne seront donc que suggérés, au gré des poèmes de plus en plus intimes que Chen énonce ou crée lui même. points
    En effet, une des particularités de cette inspecteur est son coté très lettré (il est président d'un comité de poésie) et cet aspect du personnage m'a profondément séduit, assez loin de la plupart des inspecteurs des romans américains (ceux de Dennis Lehane par exemple n'ont cette caractéristique première ).
    En revanche, et c'est là où le bas blesse, toute l'intrigue policière proprement dite ne m'a vraiment pas captivé. Cela est certainement dû au rythme, dépourvu de la tension inhérente à tout polar digne de ce nom, et à des disgressions parfois totalement inutiles; la résolution de l'enquête apparaissant anecdotique et quand même assez prévisible. Mais visiblement, ce n'est vraiment pas cela qui interesse en premier lieu Qiu Xiaolong, c'est plutôt de donner des nouvelles de son pays, à travers le prisme du polar.


    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2011/07/28/21617518.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Munin, le 07 septembre 2011

    Munin
    Je vous arrête tout de suite : ne vous attendez pas à un éco-polar façon Zodiac de Neal Stephenson. La série ne fait aucune concession à ce qui fait sa spécificité, au contraire. Loin d'être un roman noir ou hard-boiled qui exposerait toutes les magouilles des élites chinoises en pointant du doigt une triste réalité, Les courants fourbes du lac Tai présente un Chen hiératique, déambulant autour du lac en faisant de la poésie, plus intéressé par la question de la pollution en raison de son attirance pour une jeune militante que par réelle motivation pour le sujet. Contemplatif, introspectif, là où d'autres accumuleraient scènes d'action et retournements de situation pour faire monter le suspense, le récit se concentre davantage sur les vers qu'inspirent à Chen la jeune militante et la pollution du site touristique, que sur la mort du directeur d'une usine de produits chimiques. Outre sa poésie délicate, le livre offre également de beaux moments sur l'identité et la reconnaissance, avec une économie de moyens qui n'est pas sans rappeler la grâce des maîtres du cinéma asiatique.

    Livre de genre, Les courants fourbes du lac Tai l'est finalement à peine. L'enquête ne présente aucun rebondissement, et, contrairement à toutes les règles du genre, le premier suspect présenté sera bien le coupable. Les premiers romans de la série étaient de bons polars, les derniers sont de beaux livres.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Livrespourvous, le 23 mai 2010

    Livrespourvous
    Un bon roman policier doublé d'une incursion dans l'univers chinois, si fermé pour nous autres occidentaux, voilà ce qui vous attend avec Les courants fourbes du lac Tai.

    Il s'agit de la septième enquête de l'inspecteur principal Chen, poète et traducteur à ses heures perdues.

    Protégé par le camarade secrétaire Zhao, ancien secrétaire général du Comité de discipline du Parti, Chen part à la place de son mentor, pour quelques jours de vacances au bord du lac Tai, dans un Centre pour cadres du Parti.
    Évidemment, une telle élite bénéficie d'un grand luxe mais Chen s'attache à redécouvrir le lac et la ville de Wuxi, où il vint jadis avec ses parents.

    D'ailleurs, au cours d'une de ses promenades, il rencontre la séduisante Shansan qui travaille dans une usine de la région et qui milite pour une meilleure protection de l'environnement. Et voilà que le directeur de cette usine, Liu, est assassiné et que les soupçons s'orientent vers Shansan.

    De quoi réveiller les instincts d'enquêteur de Chen.

    Les enquêtes de Chen permettent de découvrir les us et les coutumes de la Chine, les différentes mœurs, la cuisine, la poésie et les rapports humains. C'est passionnant car tout est feutré comme de la soie, tout n'est qu'apparence, il faut pouvoir tout peser, jauger pour éviter sa propre perte.

    Et cette Chine communiste qui par opportunisme ou réalisme (c'est selon) est devenue capitaliste, s'entrouvre difficilement mais sûrement.

    Toutes les enquêtes de Chen sont parues chez le même éditeur, Liana Levi.

    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
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    • Livres 2.00/5
    Par mimipinson, le 11 août 2011

    mimipinson
    me suis beaucoup ennuyée avec ce policier sis je compare avec ceux que j'ai lus dernièrement. Je l'ai trouvé terriblement classique, et conventionnel.
    La construction, n'apporte aucune originalité, elle est linéaire, sans marque particulière qui pourrait faire que je grade un petit quelque chose du livre.
    Le rythme est lent, très lent. Bien qu'écrit en anglais, c'est un roman "asiatique" et cela se sent, se ressent ; et cette langueur, n'est pas compensée, pas relevée, pas épicée, malgré les nombreuses allusions à l'art culinaire chinois.
    Tout cela manque de sang, de méchants, des vrais, des durs, des tatoués !!! Même pas peur !!!
    Des personnages sans panache, ni couleur.
    Et pourtant, ce policier aurait pu être bien, si l'intrigue avait été plus fouillée, plus étoffée, plus complexe. L'auteur, a choisi de nous emmené dans une région, qui se devine accueillante, reposante, au bord d'un lac, dans un cadre idyllique où les cadres des partis ont leurs habitudes pour s'y reposer et s'y détendre. A quelques encablures de là, le cadre est moins bucolique….Et c'est justement en ciblant sur les paradoxes de la Chine, que l'auteur aurait pu construire une intrigue des temps moderne où l'écologie, le développement économique et la politique ne font pas toujours bon ménage. Tout cela, bien sur est abordé, mais tout est convenu, attendu.
    Le style ne révèle rien de particulier, en tout cas rien de remarquable ; Cheng, poète à ses heures ne réussit pas à me toucher en glissant ici où là le fruit de son inspiration.
    Peut-être que les autres opus de Qui Xiaolong valent le détour, peut-être que celui-ci est moins réussi….peut-être qu'il me faudrait tenter à nouveau ma chance…..je ne suis pas certaine du tout d'en avoir envie.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/08/les-courants-fourbes-..
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    • Livres 1.00/5
    Par Stouph, le 06 février 2012

    Stouph
    Les courants fourbes du lac Taï est l'un des derniers parus en poche des aventures de l'inspecteur Chen Cao (04/2011). J'ai lu quasiment tous les précédents.
    Hélas, c'est une grosse déception. Autant les premiers romans de Qiu Xialong étaient dynamiques et les personnages intéressants, autant ici j'ai trouvé qu'il faisait du remplissage. Première technique de remplissage : la poésie. Une tendance que l'inspecteur principal Chen Cao avait déjà, mais dans cette aventure, il n'en finit plus de citer de la poésie à tout bout de champ et pire, il s'essaye à la poésie lui-même et ce n'est pas très convaincant. Deuxième technique de remplissage : les problèmes environnementaux et la pollution du Lac Tai. L'auteur répète tout le temps les mêmes arguments et finit par lasser le lecteur qui a l'impression de tourner en rond. Pourtant, c'est un bon point à la base d'essayer de mettre des considérations environnementales dans un policier qui se passe en Chine.
    Ensuite, de la même manière, les intrigues des précédents romans étaient bien complexes et souvent assez difficiles à anticiper. Là, j'ai tout de suite compris qui étaient les coupables et pour quelle raison... C'était bien trop évident. On regrette aussi la quasi complète absence de l'inspecteur Yu et de sa femme Peiqin qui apportent tous les deux de la gaieté et du dynamisme aux histoires de Xialong. Au final, l'impression générale est que l'auteur fatigue à trouver de nouvelles enquêtes et intrigues. J'espère que le prochain que je lirai sera un peu mieux, sinon je risque de définitivement laisser tomber cet auteur.

    Lien : http://nekobus.wasabout.net/dotclear/index.php?post/436/Qui-Xiaolong..
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Citations et extraits

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  • Par Sachenka, le 05 mars 2012

    Le monde n'a de sens que d'après ce qu'il signifie pour vous.
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  • Par ph_hugot, le 19 juillet 2011

    A cause de la lumière allumée par notre rencontre, aussi transitoire soit-elle, au dessus du las nocturne, pouvez-vous me pardonner et rester mon ami?
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  • Par Sachenka, le 05 mars 2012

    D'après Nietzsche, Dieu est mort. Qu'est-ce que ça signifie? Ça signifie que les gens sont capables de faire n'importe quoi.
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Qiu Xiaolong : Encres de Chine
Dernière émission spéciale présentée depuis la ville de Shanghaï, à l'occasion de l'année de la Chine en France et du salon du livre qui se tient en ce moment à Paris, avec comme invité d'honneur la Chine.Olivier BARROT est toujours à Shanghaï, rues de célébrités culturelles . Il nous présente et lit quelques lignes du livre de Qiu XIAOLONG " Encres de Chine "Plans d'un calligraphe...








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