Moi qui ne connaissais pour ainsi dire de la muraille de Chine que la bravitude de Ségolène, j'ai manqué de références pour la première partie de ce livre. J'ai donc passé rapidement ces premières pages pour me consacrer essentiellement à la lecture de la deuxième et troisième partie du livre traitant de la période contemporaine avec notamment un long chapitre consacré au rideau de fer et au mur de Berlin.
Il est un fait qu'histoire des hommes et histoire des murs sont intimement liées, bien sur parce que les seconds sont l'œuvre des premiers, mais également parce que les murs sont le symbole de la peur de l'autre, de la difficulté à cohabiter, de choix politique correspondant à une période de l'histoire et qui perdure dans le temps. L'intérêt de ce livre est donc de nous faire voir une autre Histoire des hommes par l'œilleton de ces constructions qui visent à empêcher le passage de ses semblables, soit pour écarter les « envahisseurs » (muraille de Chine, mur d'Hadrien, mur de Bush entre le Mexique et les Etats-Unis...), soit pour garder chez soi ceux qui voudraient sortir (rideau de fer et mur de Berlin).
Claude Quétel démontre que ces murs naissent dans la plupart des cas d'une décision unilatérale visant à annihiler la violence, aveu d'échec mais engendrant une nouvelle animosité. Plus que leurs efficacités c'est l'image qu'ils véhiculent que les politiques recherchent.
Un livre d'histoire original par son approche et même si l'histoire ancienne des murs ne m'a pas emballé, j'ai été séduit par l'histoire contemporaine.
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