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ISBN : 2302024354
Éditeur : Soleil (2012)


Note moyenne : 4.43/5 (sur 68 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après un naufrage, Humphrey Van Weyden, un gentleman fluet, est recueilli puis enrôlé de force comme mousse par Loup Larsen, un terrifiant capitaine de goélette, buveur, violent mais très cultivé. Ce capitaine, athée, éprouve peu à peu une sorte d'estime teintée de mépr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 28 novembre 2014

    marina53
    En ce matin de janvier, une brume épaisse couvrait la baie de San-Francisco. C'est à bord du ferry-boat Martinez que le journaliste Humphrey van Heyden embarqua pour aller rendre visite à un ami. Un vieux marin grincheux, une jambe de bois et la pipe au bec, tout droit sorti d'un roman de Stevenson, le rejoint alors qu'il prend l'air sur le pont. Ses propos l'inquiètent quelque peu puisqu'il ne cesse de répéter que le capitaine fait fausse route. Un dense coton de brume l'enveloppe, moment propice pour songer à sa carrière d'écrivain. Il sort subitement de ses rêveries lorsque le ferry-boat percute violemment un paquebot. C'est la cohue générale. Les passagers se jettent à l'eau, le navire commence à couler. Certains réussissent à embarquer dans un radeau de sauvetage tandis que Humphrey se retrouve seul au milieu de l'océan, dans cette eau glaciale. Emporté par le courant, il perd connaissance...
    Quelques heures plus tard, il se réveille, deux hommes à ses côtés. Ils lui donnent une boisson chaude et l'informent qu'il est à bord de la goélette phoquière le Fantôme et qu'il fait route vers le Japon. Il fait alors connaissance de Loup Larsen, le capitaine. Un personnage bourru, une force de la nature, qui fait régner la loi d'une main de maître et ne semble pas doté du moindre semblant d'humanité. Il fait aussitôt du journaliste son mousse, son ancien venant juste de mourir. Un véritable enfer commence alors...
    Adapté du roman de le loup des mers de Jack London, cet album est une grande réussite. Dès les premières pages, l'on est plongé dans une ambiance étrange et oppressante et l'on est certain qu'un duel entre Loup Larsen, cet homme despotique et violent, qui ne croit en rien surtout pas aux hommes mais néanmoins très cultivé, et Humphrey, ce journaliste, critique littéraire, frêle et peu enclin à la rudesse du monde qui l'entoure. Entre ces deux hommes, une étrange relation va se nouer et elle sera source de débats philosophiques. Ce voyage à bord de la goélette va se révéler être un véritable cauchemar pour lui, aussi bien à cause des conditions climatiques que des hommes rustres qui sont à son bord. Ce récit est palpitant, l'on est coincé sur ce navire, l'on subit de plein fouet les tempêtes. le graphisme est tout simplement somptueux. le trait est puissant, racé et minutieux. Les couleurs bichromiques selon les chapitres sont d'une grande richesse et créent différentes ambiances.
    Un travail absolument remarquable...
    Le loup des mers... une rencontre inoubliable...
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 20 novembre 2014

    carre
    C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme, tatatin 
    Couvrez vous bien, ça tangue dur sur « Le fantôme », le capitaine Loup Larsen fait la pluie et le beau temps. Ces coups de gueule sont aussi redoutées que les 40ème rugissants. le critique littéraire HVV va le découvrir à ces dépens. Naufragé involontaire, il se retrouve à faire de sombres besognes pour ne pas retourner illico presto à la flotte. Mais sous les colères de Larsen se cache aussi un homme cultivé, les deux hommes se découvrent et s'affrontent.
    Forcément avec une histoire pareille, il fallait avoir les épaules solides pour s'atteler uà un texte si illustre. Riff Reb's les as indiscutablement, il restitue de façon assez impressionnante ces « gueules » de marins patibulaires. Ces dessins qui varient de couleurs à chaque chapitre sont convaincants et un vrai plaisir visuel.
    Une aventure maritime prestigieuse que Riff Reb's adapte avec brio et un talent remarquable.
    C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme, tatatin 
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    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 15 novembre 2014

    lehane-fan
    Lorsque l'envie de triborder par bâbord se fait pressante, le besoin de caresser le cul d'une poulie insistant et qu'hisser le gros phoque vous démange plus que de raison, le doute n'est plus permis, l'appel de la mer - à Michel qu'a toujours pas retrouvé son chat - vous taraude, lui résister serait criminel.
    Dévorer le Loup de Mers, c'est naviguer par gros temps, subir la loi de l'océan, prendre le parti extrême d'une expérience totale qui pourrait bien s'avérer définitive.
    Mais surtout, c'est s'exposer aux colères homériques de son capitaine, le délicieux Loup Larsen.
    Capable de vous balancer une charretée de jurons propre à faire rougir d'effroi la plus mûre des solanacées puis, dans la minute qui suit, vous déclamer les vers d'illustres écrivains contemporains sans coup férir. Il est comme ça le Loup, tantôt caressant, tantôt despotique. Nul n'imaginerait s'y frotter sans avoir l'envie pressante d'en finir avec la vie.
    Humphrey est un jeune écrivain talentueux. Son seul défaut, une poisse carabinée qu'il va très vite confirmer en se retrouvant fortuitement à bord du Fantôme, goélette d'un fort beau gabarit dirigée par son légendaire capitaine susnommé.
    Son quotidien va très rapidement s'avérer apocalyptique, tout comme la confrontation inévitable. Joutes physiques et verbales de premier plan, plaisir de lecture total.
    Récit alliant avec un égal bonheur piraterie et initiation, Le loup des mers réalise le sans-faute en vous hypnotisant littéralement de la première à la toute dernière planche. Inutile de vouloir résister à l'appel des sirènes, vous y viendrez vous aussi, tout heureux d'avoir succombé à l'ivresse du grand large !
    Capt'ain Iglo lui a décerné cinq sardines, pas mieux...
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    • Livres 4.00/5
    Par Laurence64, le 04 décembre 2012

    Laurence64
    Bienvenue sur le Fantôme, la goélette où l'on philosophe et s'affronte! Cent huit ans après sa naissance sous la plume de Jack London, elle revient hanter les océans sous le crayon de Riff Reb's. Lequel, toutes voiles au vent, est allé à l'essentiel en extrayant du roman la substantifique moelle.
    En dix-sept chapitres monochromes, Darwin triomphe et la théorie nietzschéenne du surhomme prend l'eau. Humphrey van Weyden (Hump pour les intimes), critique littéraire fluet et civilisé, a le malheur d'être recueilli, après naufrage, par Loup Larsen, capitaine titanesque, barbare et cultivé. le naufragé, bombardé mousse le temps d'une chasse aux phoques, apprend l'épluchage des patates, la lâcheté, la colère rentrée, l'avalage de couleuvres, et les principes de l'adaptation. Dans ce huis clos maritime, entre poupe et proue, les deux hommes croisent le fer (un peu) et la langue (souvent):
    "Hump: Je pense qu'il vaut mieux que vous. Ses rêves et ses idéaux sont sa richesse. Face à lui, vous êtes un pauvre.
    Loup: Possible, mais si ce bout de ferment perd la vie, ses idéaux aussi seront perdus."
    Athée jusqu'au bout de sa barbe noire, Loup raille les croyances de son passager assujetti. « si vous savez que quand vous mourrez, vous irez dans un monde meilleur, alors, pourquoi avez-vous peur de mourir ? » Humphrey persiste à croire mais persiste également à survivre, quelque vilénie se déroule sous ses yeux. Darwin plus fort que Dieu…
    Humphrey l'ignore encore mais son urbanité, inadéquate sur les flots, se transforme insensiblement. Il se sait lâche mais ignore ses forces nouvelles.
    L'arrivée d'une écrivaine, à son tour naufragée, va exacerber les tensions entre Humphrey et Loup, d'autant que l'ogre capitaine se fait toujours plus brutal. L'aventure s'emballe, prend un tour inattendu. le tendre Hump fait face et constate sa métamorphose.
    Le freluquet aura raison de l'indestructible Hulk. Pardon Loup. Tombé en amour pour son écrivaine, le critique littéraire a montré les dents.
    Et non, Hump et Maud ne vécurent pas heureux et n'eurent pas plein d'enfants. le graphisme noir de Riff Reb's s'y est opposé tout autant que Jack London. Nous ne sommes pas chez l'ami Walt. Mais ce récit sombre et réussi m'a solidement arrimée à sa corde narrative. J'achète un ciré et je ré-embarque!
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    • Livres 4.00/5
    Par boudicca, le 23 novembre 2014

    boudicca
    Soucieuse de créer une passerelle entre littérature et bande dessinée, la collection Noctambule propose depuis maintenant plusieurs années des adaptations sous forme de romans graphiques des plus grands chefs d'œuvre de la littérature, de « Moby Dick » à « Au cœur des ténèbres » en passant par « Le dernier des Mohicans ». Riff Reb's a pour sa part opté pour « Le loups des mers », ouvrage écrit par l'auteur américain Jack London au tout début du XXe siècle et dans lequel il met en scène le personnage de Loup Larsen, capitaine de la goélette le Fantôme, véritable force de la nature doté d'un corps de titan et d'un esprit cultivé mais profondément matérialiste, qui fait régner la terreur au sein de son équipage qu'il malmène sans pitié. C'est dans ces circonstances que débarque Humphrey van Weyden, critique littéraire issu de la bonne société, repêché par le Fantôme après un naufrage. Enrôlé de force dans l'équipage, le jeune homme a bien des difficultés à se faire à la rudesse de sa nouvelle vie, et surtout à la personnalité cruelle du capitaine qui semble prendre très à cœur l'initiation de cette étrange recrue.
    Bien que librement adaptée de l'œuvre de London, la bande dessinée reprend fidèlement les grandes lignes du roman d'origine: l'arrivée d'Humphrey sur le navire et ses conversations animées avec le capitaine sur la question de « l'immortalité de l'âme », les multiples confrontations entre certains membres de l'équipage et le capitaine, la rencontre avec la belle Maud, elle aussi rescapée d'un naufrage... Les graphismes sont pour leur part très réussis, la couleur dominante changeant à chaque chapitre (bleu, vert, rouge ou noir) ce qui a pour effet d'accentuer l'angoisse que peut ressentir le lecteur face au personnage de Loup Larsen qui bénéficie d'ailleurs d'un traitement très soigné, tant au niveau du visage, dur mais non dénué d'une certaine beauté, que du corps. « La tête d'un roi babylonien sur un corps de titan », s'extasiera à un moment le narrateur. Car c'est bel et bien en la personne du capitaine que réside le plus gros atout du roman, le protagoniste comme le lecteur étant tout au long du récit partagés entre l'admiration pour la force brute du colosse et sa haine pour son absence de morale et sa cruauté.
    Encore une belle adaptation d'un classique de la littérature que l'on découvre ou redécouvre avec grand plaisir sous la plume de Riff Reb's qui nous charme, tout comme Jack London, par son talent de conteur. Amateurs de bandes dessinée, n'hésitez plus !
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Critiques presse (3)


  • BDGest , le 07 décembre 2012
    Un travail remarquable, minutieux, riche en détails et terriblement immersif, qui invite à accompagner les craintes, la solitude et les incertitudes de cet écrivain qui se retrouve face à un tyran érudit qui fascine autant qu’il effraie.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • BoDoi , le 13 novembre 2012
    Riff Reb’s adapte ici librement un roman de Jack London, et le fait merveilleusement bien.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • Sceneario , le 10 octobre 2012
    Le passage du roman au scénario concentre les passions, l'écriture de Riff est précise, tendue comme une corde de violon qui au contact de l'archer fait naître des frissons sur la peau. Le récit est puissant, sans concession. […] Le dessin de Riff est tout simplement magnifique !
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 28 novembre 2014

    Un auteur n'est pas seulement la somme de ses œuvres et de ses actes, mais aussi celle de ses obsessions, de ses égarements, de ses rêves ainsi que de la cendre de ses illusions. Cendres refroidies qui nous réchauffent encore comme ces étoiles éteintes depuis des millénaires qui, à nos yeux, brillent toujours.
    Riff Reb's (préface)

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  • Par colimasson, le 23 août 2013

    Ecoutez, je veux bien croire que dans le microcosme de vos relations, tout le monde se comporte avec prévenance et civilité. Mais avez-vous observé comment votre charmante civilisation fait la part belle aux plus forts, aux plus riches et offre la gloire à celui qui écrase l’autre ? J’ai vu dans le port de Londres la famine et la mort des laissés-pour-compte. Vous avez eu connaissance du traitement réservé à l’armée des chômeurs du général Kelly ! Vous savez qu’à l’heure qu’il est, l’Europe s’arme. Les grands, les gros préparent un conflit que les petits paieront de leur sang. Alors, pourquoi ne tolérez-vous pas chez moi ce que vous acceptez de votre monde civilisé ?
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  • Par marina53, le 28 novembre 2014

    La vie n'a aucune valeur excepté celle qu'elle se donne dans l'instant à elle -même. Ma vie d'hier ne vaut plus rien, celle de demain ne vaut pas encore et, à cet instant même, dans la douceur de cette belle nuit, elle est inestimable!

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  • Par tamara29, le 30 juin 2013

    L'immortalité de l'âme, c'est de la chanson pour les lâches et les naïfs !
    Je vais vous dire le fond de ma pensée. L'homme est un animal médiocre et sans l'apparition de la conscience, il aurait disparu de cette planète depuis longtemps. Mais le prix à payer, c'est la conscience de sa propre mort et c'est lourd !
    Alors, il a inventé l'idée d'immortalité pour accepter cette inévitable échéance et l'idée d'âme pour asseoir sa prétendue supériorité sur le règne animal.
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  • Par lehane-fan, le 02 novembre 2014

    Darwin l'a clairement démontré. Si l'évolution est un arbre, l'homme n'est au bout que d'une branche parmi des centaines d'autres ! L'homme n'a pas été créé, il n'est au sommet de rien ! L'humanité dont vous vous réclamez n'est que boursouflure d'orgueil !

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