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> Roger Salomon (Traducteur)

ISBN : 2912084040
Éditeur : Rue du Monde (1998)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Cette Grammaire de l'imagination, unique en son genre par son humour et son intelligence pétillante, constitue un ouvrage essentiel pour tous ceux qui s'intéressent aux processus de l'imagination : enseignants, animateurs, formateurs, parents, mais ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 4.00/5
    Par xmal, le 06 octobre 2013

    xmal
    J'ai attendu longtemps avant de le lire. de ce fait, j'avais, justement, imaginé beaucoup de choses à son sujet. Je fus donc un peu déçu au cours de la lecture. Et puis, au fur et à mesure que j'avançais, je me suis dit que ce n'étais pas si négatif que cela. Qu'en fin de compte, ce à quoi je m'attendais, une baguette magique pour l'invention des histoire, était une attente déraisonnable. Alors ? Alors ce livre est, en fin de compte une mine de trouvailles. A mi chemin entre un guide à l'usage des pédagogues et d'une autobiographie, il m'apparait comme étant très intéressant et instructif.
    Il est construit de manière tout à fait logique, rendant digeste ce qui aurait pu être un gros catalogue difficile d'accès.
    Il peut même être lu d'un bout à l'autre sans pour autant avoir l'impression de lire un livre de recettes.
    A présent que je l'ai terminé et digéré, ce livre, bien que commençant à dater un tout petit peu, reste une lecture fascinante ouvrant sur le monde de l'imagination et de l'imaginaire des enfants.
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    • Livres 5.00/5
    Par Silene, le 03 août 2012

    Silene
    Ouvrir ce livre est un bonheur, un plaisir, un rayon de soleil et, si vous ne le connaissez pas, allez vite vous le procurer, ce sera ma B.A. pour Juillet ! le ton, le style, la joie de vivre de Gianni Rodari permettent d'entrer avec facilité dans cet ouvrage qui se révèle être une promenade bien plus qu'un ouvrage théorique. Partager l'expérience de ce grand pédagogue et imaginer mille façons de faire écrire les jeunes gens (et les moins jeunes, les auteurs seront aussi intéressés par cette Grammaire), voilà ce que propose donc Rue du monde dans cette réédition d'un ouvrage qui n'a plus à faire ses preuves. Jeux d'écriture principalement, activités orales, réflexions sur la littérature jeunesse se mêlent dans la Grammaire de l'imagination, qui se lit comme un roman, un stylo à la main, pour essayer soi-même les exercices proposés. le livre est agréable, maniable et clair, ce qui ajoute encore au plaisir de sa lecture.

    Lien : http://callioprofs.com/CallioWiki/index.php?title=Grammaire_de_l%27i..
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    • Livres 5.00/5
    Par Silene, le 03 août 2012

    Silene
    Ouvrir ce livre est un bonheur, un plaisir, un rayon de soleil et, si vous ne le connaissez pas, allez vite vous le procurer, ce sera ma B.A. pour Juillet ! le ton, le style, la joie de vivre de Gianni Rodari permettent d'entrer avec facilité dans cet ouvrage qui se révèle être une promenade bien plus qu'un ouvrage théorique. Partager l'expérience de ce grand pédagogue et imaginer mille façons de faire écrire les jeunes gens (et les moins jeunes, les auteurs seront aussi intéressés par cette Grammaire), voilà ce que propose donc Rue du monde dans cette réédition d'un ouvrage qui n'a plus à faire ses preuves. Jeux d'écriture principalement, activités orales, réflexions sur la littérature jeunesse se mêlent dans la Grammaire de l'imagination, qui se lit comme un roman, un stylo à la main, pour essayer soi-même les exercices proposés. le livre est agréable, maniable et clair, ce qui ajoute encore au plaisir de sa lecture.

    Lien : http://callioprofs.com/CallioWiki/index.php?title=Grammaire_de_l%27i..
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    • Livres 4.00/5
    Par ildibad, le 13 mars 2012

    ildibad
    Une vision moderne des mécanismes de l'imagination.
    Je suggère néanmoins au lecteur intéressé de commencer par la lecture de vladimir propp : morphologie du conte.
    Il retirera beaucoup plus de richesse, de réflexion et d'inspiration de cette grammaire peu commune
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Citations et extraits

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  • Par Silene, le 03 août 2012

    D’un lapsus peut naître une histoire, c’est bien connu. Si, par exemple, il m’arrive d’écrire couvent des «cara- mélites» au lieu de couvent des «carmélites», je fonde un nouvel ordre religieux susceptible d’éveiller bien des vocations chez les enfants gourmands. De la même façon, si j’écris «Vanille» pour «Manille» ou «Miélorus- sie» pour «Biélorussie», voici découvert un nouveau pays doux et parfumé: ce serait dommage de la bannir, d’un simple coup de gomme, des cartes du possible; mieux vaux l’explorer, en touristes de l’imagination.

    [...]

    Un magnifique exemple d'erreur créatrice est celui que l'on trouve, selon Thompson (Les contes de fées dans la tradition populaire) dans un célèbre conte de Charles Perrault : la pantoufle de Cendrillon, à l'origine, aurait dû être de "vair" (sorte de fourrure), et ce n'est que par une heureuse méprise qu'elle se transforma en "verre". Une pantoufle de verre est à coup sûr beaucoup plus séduisante et féconde sur le plan de l'imagination qu'une quelconque pantoufle de fourrure, même si elle est née d'un calembour ou d'une erreur de transcription.

    [...]

    N'importe quelle faute d'orthographe contient une histoire en puissance.
    Une fois, à un enfant qui avait écrit "poison" pour "poisson", je suggérai d'inventer l'histoire d'un poissonnier qui avait peint sur la vitrine de son magasin l'inscription "poison frais". D'autres enfants se précipitèrent sur ce thème. Il en sortit toute une histoire : le malheureux poissonnier perdait toute sa clientèle et n'y comprenait rien : la police s'en mêlait, faisait une enquête, etc.
    Un "vollume" avec deux l, est-ce seulement un livre plus volumineux que les autres, ou bien un livre raté, ou encore un livre très spécial ?
    Un "révolvair", est-ce un pistolet qui tire des balles, des fléchettes ou des violettes ?
    Entre autres choses, jouer avec les fautes d'orthographe, c'est déjà une façon de s'en débarrasser en prenant du recul. Le mot correct n'existe que par rapport au mot incorrect. Voilà qui nous ramène au "binôme imaginatif" (ndrl. : idée définie plus tôt et qui explique comment faire le lien entre deux mots ou deux idées sans rapport pour créer une histoire) : l'exploitation d'une faute, volontaire ou involontaire est un cas intéressant et subtil de "binôme" ; en effet, le premier terme du binôme engendre spontanément le seconde, presque par parthénogenèse. Un "coq de gruyère" naît d'un "coq de bruyère" [...]. Et souvent, les référents des deux termes - par exemple "chatte" et "chate" - restent des parents très proches ; le second est dépourvu d'une signification propre : son sens dérive exclusivement du sens du premier, dont il n'est qu'une altération (une "chate" est un animal mutilé et pitoyable : elle n'a qu'une moustache, marche sur trois pattes et - honte suprême ! - est pourchassée par les rats...). En somme, le second est une "maladie" du premier. Maladie particulièrement évidente dans l'exemple de "coeur" et "queur" : il n'y a pas l'ombre d'un doute que ce "queur" est un coeur malade. Il a besoin de vitamine C.
    L'erreur peut révéler des vérités cachées, en particulier sur le plan idéologique.
    On peut obtenir plusieurs erreurs à partir d'un seul mot, et donc plusieurs histoires. Par exemple, à partir du mot "l'automobile" : "l'octomobile" (il s'agit d'une voiture à 8 roues, j'imagine), "lotomobile", "l'autonubile", "l'autonoble" (cette auto doit être au moins duchesse et refuse probablement d'être garée dans un quelconque garage plébéien).
    C'est en se trompant qu'on apprend, affirme un vieux proverbe. Un nouveau pourrait aussi bien affirmer : c'est en se trompant qu'on invente.
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