ISBN : 270243469X
Éditeur : Le Masque (2009)


Note moyenne : 3.18/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres

Dans la Rome impériale, sous le règne de Tibère, on fait de bien étranges découvertes. Comme celle d'un cadavre, affreusement mutilé, sous la langue duquel on a glissé un denier. Paiement pour son passage aux Enfers ? Kaeso le prétorien, ami de Caligula et fils ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par ERICANSE, le 30 janvier 2011

    ERICANSE
    Meurtres sur le Palatin. Rodriguez, Cristina
    Paris. 2009. Editions du Masque. 323 p.
    (LP 446)
    Présentation de l'Editeur :
    Dans la Rome impériale, sous le règne de Tibère, on fait de bien étranges découvertes. Comme celle d'un cadavre, affreusement mutilé, sous la langue duquel on a glissé un denier. Paiement pour son passage aux Enfers ?
    Kaeso le prétorien, ami de Caligula et fils d'une prêtresse venue de Germanie, est chargé de l'enquête alors qu'il a déjà fort à faire. Outre protéger la famille impériale, il doit lutter contre la corruption des bas-fonds de la ville, se garder de la vengeance de ses anciens compagnons d'armes, et…fuir les assiduités de la malicieuse Concordia, sa ravissante cousine.
    Quand le mystérieux Apollonius, qui se prétend l'oracle d'Apollon, entre en scène, Kaeso est subjugué par sa beauté. Que cache vraiment cet éphèbe, qui a ses entrées dans la plus haute société romaine avide de sanglants combats de gladiateurs et de paris truqués ?
    Kaeso, flanqué de Io, son inséparable léopard, n'aura d'autres choix que de le découvrir.
    Cristina Rodriguez évoque l'Antiquité romaine avec une rare précision et une formidable vitalité. Avec Kaeso le prétorien, elle nous emmène à la découverte de Subure, du monde sans pitié des gladiateurs et des intrigues du pouvoir.
    Mon avis ( Mars 2010)
    2ème opus pour Kaeso Concordianus Licinus (voir Les Mystères de Pompéi), Meurtres sur le Palatin s'ouvre donc sur la découverte d'un cadavre mutilé. le centurion de la garde prétorienne ne s'imagine pas où vont le mener ces investigations.
    Cristina Rodriguez nous dévoile une société romaine, où le raffinement et l'évolution côtoient les vices et la corruption. Sa connaissance de la société romaine se sent à chacune des pages, et les intrigues de la politique romaine de l'époque n'ont rien à envier à celle que nous connaissons aujourd'hui.
    Kaeso, toujours accompagné de son indéfectible léopard, Io, devra alors enquêter dans le milieu des gladiateurs, au sein duquel l'organisation de combats clandestins menace les finances publiques. Pourquoi, tout au long de son enquête, Apollonius apparaît sur son chemin ? Cet oracle n'en sait-il pas plus que ce qu'il veut bien avouer à Kaeso ?...Osera –t- il du rester lui déclamer son secret le plus intime ? C'est en s'éloignant de Subure , un quartier populaire de Rome, que Kaeso rencontre Titus Placidus, qui possède une « écurie » de gladiateurs, parmi lesquels la propre fille de Placidus, la sulfureuse Victoria …Kaeso, aidé par les « autopsies » pratiquées par HILDR, sa propre mère, devra aussi résister à l'ingénue Concordia, dont l'enlèvement précipitera la résolution des énigmes…S'opposant à Marcus Gallus et au sénateur Valerius FLACUS, Kaeso, soutenu et aidé par CALIGULA, combattra donc les affres de la corruption de la société romaine et ses innombrables turpitudes. Même si la réponse aux nombreuses questions posées au cours de ces 323 pages trouve une réponse pour le moins déroutante, en tout cas inattendue…
    Cette enquête policière au cœur de l'Antiquité Romaine arrive néanmoins à nous maintenir en haleine, tout en nous permettant de nous évader en nous plongeant dans un Subure plus glauque, que nous n'aurions pu l'imaginer. L'auteur réussit à nous décrire l'emprise de la corruption sur la politique romaine, mais aussi à retranscrire la perversion, liée à la coexistence des esclaves et de leurs maîtres, ou encore à rendre compte de la prostitution et des différentes formes, qu'elle a pu revêtir.
    Si nous devons féliciter Mme RODRIGUEZ Cristina pour sa connaissance précise de cette époque et de ses mœurs, nous pouvons regretter la profusion (à outrance) de personnages, rendant parfois la compréhension difficile. Agréable à lire, notamment avec ses nombreux dialogues, ce thriller antique réussit néanmoins son pari : celui de nous emmener à la découverte d'une époque à travers une enquête à rebondissements.
    A lire donc , avec –c'est un conseil, et non un précepte de l'éditeur – un dictionnaire historique sous le coude, afin de situer lieux et personnages.
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    • Livres 3.00/5
    Par fee-tish, le 30 décembre 2009

    fee-tish
    Lorsque j'ai vu ce partenariat chez Livraddict, j'ai tout de suite été charmée par la couverture du livre. En effet, c'est la première chose que l'on voit d'un ouvrage et si elle me plaît, c'est déjà un bonus, avant même la lecture. De plus, le titre, tout à fait accrocheur, me laissait sous-entendre un polar sur fond historique : le parfait mélange pour moi !
    Alors qu'en est-il après lecture ? J'avoue avoir été déçue du peu d'informations sur le contexte historique (pour ne pas dire qu'elles sont carrément inexistantes). Alors, futurs lecteurs, n'attendaient pas cela du livre, sinon ce n'est pas la peine de l'ouvrir !
    Un bon point, par contre : avant d'entamer la lecture, je suis allée visiter le site internet que l'auteur a réalisé pour mieux comprendre son livre et ses personnages : www.kaesolepretorien.com. C'est sur la quatrième de couverture que le site est inscrit. J'ai trouvé cela très judicieux de la part de l'auteur d'avoir créé cette plateforme.
    Concernant la lecture elle-même :
    - L'intrigue : attention, contrairement à ce que l'on pourrait croire, elle n'est pas au cœur du roman. Nous ne sommes pas vraiment dans un polar ici. La fin de l'histoire nous donne la clé du meurtre du début du roman, et c'est un dénouement plutôt intéressant ! Bien en accord avec l'époque et les croyances je dirais. Cela m'a tout à fait plu.
    - L'ambiance générale de l'histoire : on trouve beaucoup d'éléments sur la vie quotidienne pendant l'Antiquité romaine. le monde des gladiateurs, les banquets, l'habillement, les relations entre les individus, l'omniprésence de l'homosexualité et du sexe en général et la corruption. Les descriptions des ébats sexuels peuvent parfois être un peu crues, mais cela reflète aussi le climat à cette époque.
    - L'écriture de l'auteure : une lecture agréable, incontestablement une auteure qui à un style que j'ai aimé. Par contre ce qui m'a vraiment dérangé, ce sont les insultes très présentes, mais surtout très actuelles. Est-ce que les individus de cette époque utilisaient réellement ces termes ? Peut-être que oui, mais j'ai trouvé que cela faisait vraiment anachronisme. Après avoir reçu un message de l'auteure, je rectifie en citant Cristina Rodriguez concernant le langage de cette époque : "les romains utilisaient les "mots crus" qui vous ont mise un peu mal à l'aise. En réalité, ceux qu'ils utilisaient étaient même bien pires... Et ils en usaient de façon tout à fait naturelle (...)"
    Pour conclure, je dirais que je suis mitigée concernant cette lecture. J'ai apprécié certains aspects et d'autres non. Finalement, je regrette surtout le manque du fond historique que je m'attendais à trouver.
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    • Livres 4.00/5
    Par zazy, le 22 mars 2012

    zazy
    Kaseo, , Centurion de la Garde Prétorienne sous Tibère, accompagné de Io son léopard, est chargé de découvrir le ou les assassins qui sévissent sur le Palatinat, quartier huppé de Rome. A sa suite, nous découvrons le quartier de Subure lieu de débauche où putains mâles et femelles (en fait des esclaves) côtoient voyous, buveurs, joueurs…. . Bien qu'interdits, les paris sur les combats de gladiateurs privés fleurissent. Après le premier meurtre, plusieurs autres sont commis avec, comme points communs un corps lardés de coups d'épées ou de couteaux et, surtout, un denier fiché dans la bouche.
    C'est le premier livre de Cristina RODRIGUEZ que je lis et ce furent des nuits écourtées par le suspens ; je ne pouvais lâcher le livre. Mon seul bémol fut le nombre élevé de personnages. Pour ne pas trop sombrer, je n'en ai retenu que les principaux, pour les autres, un petit retour en arrière m'a suffit.
    Est-ce vraiment un polar ? oui puisqu'il y a enquête policière, mais, non, car elle ne pèse par très lourd par rapport à la description des moeurs romaines.
    Rassurons-nous, comme dans le genre policier « classique », nous retrouvons les archétypes genre James Bond : Kaseo, le beau mec, sans une once de graisse, beau à faire se pâmer les donzelles….. les femmes belles peu ou prou écervelées….. Tiens, pas contre, beaucoup d'homosexuels et, mis à part le lieutenant de Caligula, ils sont « conformes »
    Le vocabulaire m'a fait sourire et je m'imagine disant, par les couillons de ….. le langage est vert, mais bon, je m'étais également réjouie de ce vocabulaire en lisant Gargantua.
    Une surprise pour moi, fut de découvrir la liberté des mœurs de cette époque, la vie en clan plutôt que familiale. Concordia qui n'hésite pas à entrer dans la chambre de Kaseo alors qu'il est nu…. L'énorme différence de vie entre le Palatin et Subure. Tous ces esclaves, issus des batailles perdues, enrégimentés mais qui ne paraissent pas en souffrir……
    Ce fut une lecture réjouissante et mon « gouvernement » et moi-même voterons un oui massif et direct à un nouvel ouvrage de Cristina Rodriguez.
    Ce qui m'a surpris et que je n'ai découvert qu'en insérant l'image c'est que ce soit une publication des éditions du masque. D'habitude n'ont-ils pas une couverture jaune avec un masque et une plume ? N'ayant lu que des formats de poche, je suppose que les éditions brochées ont une couverture autre.


    Lien : http://zazymut.over-blog.com/article-cristina-rodriguez-meurtres-sur..
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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 21 mars 2012

    Sharon
    Avez-vous déjà essayé de donner un bain à un chat ? Oui ? Et comment cela s'est passé ? Tirons un voile pudique sur une aventure qui a dû se terminer de façon sanglante. Vous mesurerez le courage de Kaeso en sachant qu'il fait prendre des bains réguliers à Io, son léopard.
    Oui, j'avoue avoir été (encore une fois) plus fascinée par ce personnage (celui de Io, entendons-nous) que par les autres. J'aime beaucoup ses apparitions, ou les moments (courts) où Kaeso lui prête des pensées (lisez donc le début du chapitre 10 et son étude comparative des mollets qui passent à portée de ses mâchoires).
    J'avoue ne pas être très fan de cette période historique (la faute à de mauvais souvenirs de cours de latin). Néanmoins, ce livre se lit très facilement : nous avons à portée de lecture tous les éléments historiques qui nous permettent de comprendre l'intrigue, sans que celle-ci en soit alourdie. Autre chance : les personnages sont fortement caractérisés, et ont des personnalités extrêmement intéressantes. Nous découvrons Rome et sa part d'ombre, ce qui se passe dans les coulisses de la haute société romaine, entre combats de gladiateurs clandestins et protitutions.
    Roman policier ? Je me suis plus intéressé au personnage d'Apollonius, à son étrangeté, au devenir du jeune esclave Mnester qu'à la résolution de l'enquête. Et pourtant, celle-ci est résolue d'une manière telle qu'elle ouvre la voie à un troisième tome.
    Note : et si Concordia et Kaeso cessaient leur jeu du chat et de la souris ? Kaeso est déjà assez vulnérable alors que Concordia n'est que sa cousine, alors si elle était sa femme, je n'ose imaginer.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-meurtres-sur-le-palat..
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  • Par petitepom, le 26 mars 2010

    petitepom
    Voila un roman historique comme je les aime, on vit des situations égales à nos préoccupations quotidiennes dans un contexte antique.
    Un cadavre est retrouvé devant la demeure d'un prétorien, Kaeso utilise les moyens à sa disposition pour mener l'enquête. Sa vie privée et celle de son entourage viennent distraire le lecteur avec des anecdotes remplies d'humour. Il y a principalement que des dialogues ; j'ai eu un peu de mal avec les noms romains, je m'y perds parfois heureusement le récit est simple. Au milieu du livre, l'intrigue stagne un peu au détriment d'autres moments plus intimes, cela permet de voir comment vivait les Romains. Les rapports entre maîtres et esclaves sont bien décrits, des relations de confiance parfois mais aussi de domination selon les milieux, cela est peu être un peu caricatural, mais permet aux personnages être plus attachant.
    Je le recommande à ceux qui veulent s'initier aux romans historiques, il est facile à lire, cela m'a fait pensé à une série 10/18 que je qualifie de récréative de Danila Comastri Montanari qui met en scène un sénateur chargé de mener des enquêtes policières.
    On peut retrouver le centurion Kaeso dans « Les mystères de Pompéi ». Je relirai avec plaisir ces autres aventures


    Lien : http://petitepom.wordpress.com
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