Marie-Paul Ross, soeur missionnaire québécoise, a consacré vingt années de sa vie à l'Amérique latine. Dans les bidonvilles de Bolivie et du Pérou, elle a découvert une pauvreté intolérable et, surtout, la d&#... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par Aela, le 04 décembre 2011

    Aela
    Etre religieuse et... sexologue... Voilà un véritable défi que relève avec beaucoup de succès et de bonheur Soeur Marie-Paul Ross..
    Native du Québec, elle découvre sa vocation très jeune et commence par faire des missions humanitaires en Amérique latine (Pérou et Bolivie).
    Là, dans les années 70 et le début des années 80, elle découvre une détresse engendrée par des fléaux divers tels que le machisme, la condition des femmes victimes de violences, les jeunes hommes rongés par l'alcoolisme et la drogue, la prostitution enfantine, les incestes, les grossesses juvéniles, l'absence de moyens de contraception.
    Très vite elle se rend compte de ll'importance de l'éducation sexuelle et décide de revenir au Québec afin d'entreprendre des études dans ce domaine, contre l'avis de sa congrégation;
    Seul le Pape précédent, Jean-Paul II, l'encourage dans cette mission plutôt délicate..
    Après avoir obtenu son diplôme, Soeur Marie-Paul va revenir en Amérique du Sud pour développer l'éducation des femmes et les moyens de contraception..
    Elle aura aussi une mission au Québec en vue d'aider les couples en difficulté, et lutter contre les méfaits dans nos sociétés, de la pornographie galopante..
    Elle milite aussi pour une rénovation de l'Eglise, trop rigide à l'égard des laïcs et trop "souple" jusqu'à ces derniers temps, envers les abus sexuels commis par les religieux.
    C'est un très beau livre de témoignage... Beaucoup d'authenticité et de courage dans cette confession d'une femme qui mène un parcours original et entièrement dévoué à l'Humanitaire..
    Un très beau livre qui en plus nous fait voyager au Québec et en Amérique latine dans les années 70 et 80..
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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 04 décembre 2011

    Lorsqu'arrive mon tour, le pape (Jean-Paul II) s'approche de moi, me tire par la manche et me demande:
    - Que pensez-vous de l'homosexualité? insiste-t-il.
    - Très Saint Père, l'orientation sexuelle des personnes se forge entre 3 et 7 ans, qu'elles soient hétéro ou homosexuelles. Mon rôle de sexologue est d'aider chacun à vivre selon son orientation sexuelle véritable. Plus une personne pratique une sexualité qui ne lui correspond pas, moins elle vit une sexualité satisfaisante, moins elle est épanouie.
    Il me prend alors la main, et m'encourage comme la veille à poursuivre mes recherches.
    Par la suite, j'ai retrouvé dans un de ses écrits son souhait de voir l'Eglise témoigner du respect à l'égard des homosexuels.
    Malheureusement ce n'est plus le cas aujourd'hui. Je déplore profondément le discours homophobe de certains représentants de la hiérarchie ecclésiastique. C'est inacceptable et très nuisible aux personnes en quête de spiritualité.
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  • Par Aela, le 04 décembre 2011

    A Lima, comme en Bolivie, le climat entre les hommes et les femmes est extrêmement tendu et malsain. Les violences conjugales, les grossesses non désirées, la prostitution, les viols, la drogue sont responsables de tant de souffrances.
    Par chance le curé du barrio, le père Jack, un Américain, se montre très ouvert d'esprit et favorable à ce que je donne à tous ces jeunes livrés à eux-mêmes, nés dans un milieu gangrené par les trafics, des cours d'initiation à la sexualité.
    D'autant qu'il sait que j'ai obtenu de bons résultats en Amazonie.
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  • Par Aela, le 04 décembre 2011

    Dans le but d'apprendre la langue, je vais à Cochabomba (Bolivie). Considérée comme la capitale quechua du pays, la cité est située au coeur des cartels de la cocaïne. A l'hospital materno-infantil, où je vais travailler quelques mois, j'assimile, en espagnol, tout le vocabulaire des techniques de soins, afin de être rapidement efficace auprès des enfants malades et des accouchées.
    Ici les patients sont installés sur des lits en fer des années trente, sans draps, à même le matelas.
    Pas question d'être trop à cheval sur l'hygiène: on manque tellement de choses!
    J'effectue des tournées à domicile. Lors de mes visites, mes hôtes, avec beaucoup de gentillesse, me proposent le plato paceño, à base de viande et de maïs; de délicieuses bumintas - chaussons de manioc - arrosées d'api, la boisson régionale sucrée servie très chaude.
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  • Par Aela, le 04 décembre 2011

    A Baurès (Département du Beni - Bolivie) je suis immédiatement frappée par la différence de rythme de vie entre les hommes et les femmes.

    Pendant que celles-ci s'occupent des bêtes et des enfants, lavent le linge à la rivière, partent chercher de la leña, du bois mort, pour les fourneaux de la cuisine, travaillent dans les champs ou confectionnent des chapeaux dans de petits ateliers d'artisanat, leurs compagnons, eux, se la coulent douce.

    Tantôt allongés dans des hamacs, tantôt attablés à la taverne, en train de s'énivrer avec une boisson à base de jus de pamplemousse et de maïs.

    A Baurès, on ne manque jamais d'alcool!!

    Comme les cultures de coca sont une des activités principales de la région, les trafiquants de drogue passent au village prendre discrètement leur cargaison.
    En échange de quoi ils offrent aux locaux d'énormes barriques de gnôle et mettent à leur disposition leurs avions comme moyen de transport local.

    J'avoue en profiter parfois quand je dois m'absenter pour me rendre à Trinidad ou pour atteindre différentes populations très éloignées dans la selva, la jungle...
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  • Par Aela, le 04 décembre 2011

    Avant l'office religieux du soir, les hommes, pour la plupart pères de famille, rôdent à l'arrière de l'église, dans la pénombre des buissons et des arbres, avant d'y entraîner leurs jeunes proies qui se rendent à l'office. Inexpérimentées, elles se laissent faire sans protester.
    Et pour cause, comme dans toute l'Amérique latine, les femmes en général se montrent entièrement soumises.
    Au point de se sentir "obligées" d'accéder à tous les désirs sexuels des machos, sous prétexte "qu'on ne dit pas non à un homme"!
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