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ISBN : B001BT3OPC
Éditeur : Fasquelle

Note moyenne : 2.88/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Les Musardises, 1887-1893
Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
POUSSIERE
POUSSIERE07 juin 2013
  • Livres 1.00/5
C'est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
Virgule-MagazineVirgule-Magazine22 juin 2015
Ballade des vers qu’on ne finit jamais



Mes vers pour qui je sens la plus grande tendresse

Sont tous les non-finis qui vont par un, par deux ;

Ces vers dont on remet l'achèvement sans cesse,

Qu'on retrouve en fouillant dans les papiers poudreux.

Quand on est un poète, on est un paresseux ;

On n'est point patient comme un graveur sur cuivre :

Souvent, quand la beauté d'un sujet vous enivre,

On se met au travail ; mais le feu tombe, mais

Les vers vont faiblissant si l'on veut les poursuivre.

Les meilleurs sont les vers qu'on ne finit jamais.

 

L'idée est délicate, et la forme la blesse

Des poèmes trop faits. Elle préfère ceux

Qui ne l'ajustent pas avec trop d'étroitesse ;

Elle court moins danger de s'abîmer en eux.

Quand on veut achever, cela devient chanceux ;

La mort du sens exquis bien souvent doit s'ensuivre ;

Il fond comme fondrait une étoile de givre

Qu'on voudrait prendre, ou bien la neige des sommets !

Dans des vers terminés le rêve peut-il vivre ?

Les meilleurs sont les vers qu'on ne finit jamais.

 

C'est vous, vers commencés et puis que l'on délaisse,

Rondels abandonnés, refrains harmonieux

Auxquels on n'a pas fait de chansons, par molesse,

Sonnets dont on n'a fait qu'un tercet merveilleux,

C'est vous que le poète aime toujours le mieux.

Et tel alexandrin qu'un second n'a pu suivre

Dit un charme, un parfum léger dont on fut ivre,

Mieux qu'un poème long. Ce sont les plus mauvais,

Les vers que du tiroir pour la foule on délivre...

Les meilleurs sont les vers qu'on ne finit jamais.

 

Envoi

Lecteur, je suis navré. Ces vers que je te livre

- Dont, peut-être, on vendra le papier à la livre, -

Ne sont pas, il s'en faut, hélas ! ceux que j'aimais.

Car les meilleurs, comment les mettre dans un livre ?

Les meilleurs sont les vers qu'on ne finit jamais.

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zazimuthzazimuth25 septembre 2010




L’ombre nous fit glisser aux pires confidences ;



Et dans votre grand œil plus tendre et plus hagard



J’apercevais une âme aux profondes nuances



(Une âme qui n’était peut-être qu’un regard).

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MirpointMirpoint27 août 2015
J'aime les ombres, les fumées [...]



Je vous aime, parce que, vaines,

Vous me convenez, à moi, vain,

Et parce que, les incertaines,

Vous me charmez, moi, l'incertain !
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