ISBN : 2357670762
Éditeur : Beaurepaire (2011)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
POLAR Le commissaire divisionnaire Garon dirige la brigade des affaires générales de Lyon, brigade un peu particulière chargée des dossiers mettant en cause des personnalités en vue. Suivez-le pataugeant dans la fange peu ragoûtante des affaires dites « spéciales » et p... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 29 février 2012

    LiliGalipette
    Le directeur d'une grande banque lyonnaise est retrouvé assassiné dans son bureau. La signature du tueur est particulière : un triangle de balles au niveau du plexus. le commissaire Garon, responsable d'un service policier qui gère les affaires sensibles, en est persuadé : la victime a été exécutée. Reste à trouver le commanditaire et le mobile. Flanqué de ses adjoints, Dancour et Arnand, Garon fouille dans le passé du mort et ouvre des portes qui libèrent des relents nauséabonds. Mais l'enquête progresse trop lentement au goût du bouillant commissaire. « Pour l'instant, l'affaire lui semblait se résumer ainsi : un tueur chevronné, après s'être introduit dans une banque, en abat avec une grande précision le directeur général qu'il savait trouver à son bureau ce jour-là, en sort facilement sans doute grâce à un plan que lui a donné un complice, ledit directeur général ayant, soit une double vie, soit quelque chose à dissimuler. » (p. 57)
    Et voilà que tout s'accélère. Garon identifie une potentielle complice et la suit jusqu'à Hong-Kong, puis Macao. Mais les eaux sont troubles dans ces villes asiatiques et Garon trouve des adversaires retors et dangereux. Toutefois, bien décidé à identifier les trafics clandestins qu'il a découverts, Garon poursuit son enquête. Finalement, justice se fera, même si son visage n'est pas celui des tribunaux.
    En commençant ma lecture, j'ai craint de rencontrer un énième personnage de flic désabusé et marginal. Garon fait montre d'une impatience et d'une insolence qui auraient pu faire de lui une caricature du genre policier. Heureusement, il n'en fut rien. Il incarne une incorrection bonhomme finalement sympathique : de fait, Garon est une gueule et son comportement colle à son portrait. « Garon se fichait pas mal de la loi. Il l'appliquait et la faisait respecter scrupuleusement, mais il s'en fichait. Par contre, il aimait l'ordre, et il serait encore plus exact de dire qu'il détestait le désordre. […] Il détestait encore plus ce qui pouvait miner l'autorité de l'État : celle-ci était indispensable à son confort intellectuel. » (p. 13) Détail qui me l'a rendu attachant, Garon aime sa ville. Quand il parle de Lyon ou qu'il s'y promène, on sent l'homme chez lui : suffisamment à l'aise pour la connaître vraiment, il la respecte et l'honore dès qu'il peut. Derrière Garon, il faut évidemment voir Saint-Luc qui distille à bon escient des informations sur l'ancienne capitale des Gaules.
    Ce premier roman démonte quelques rouages policiers, judiciaires et politiques. La conclusion est en demi-teinte : les puissants sont rarement tout blancs et les intérêts de quelques illustres particuliers sont bien trop souvent privilégiés au bien commun. Mais on s'en doutait déjà. Hormis une petite tendance agaçante au name dropping qui n'est pas propre à cet auteur, ce premier roman est de bonne facture. L'intrigue policière est bien menée. En dépit de quelques lourdeurs de style, l'écriture est prometteuse. Pour une fois qu'un roman policier me plaît, c'est à marquer d'une pierre blanche !
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par yv1, le 29 avril 2011

    yv1
    Ce petit roman policier de 173 pages (ah merci M. Saint-Luc de nous éviter les pavés de 400 pages emplis de banalités et de considérations de peu d'intérêt. J'aime les livres courts, qu'on se le dise !) m'a été proposé par Les agents littéraires qui sévissent sur la toile depuis quelques semaines. Gentiment dédicacé à un "critique littéraire" -c'est trop d'honneur-, par l'auteur qui me dit que son livre "n'est qu'un premier polar, certainement perfectible". Perfectible, sûrement, mais déjà bien construit et l'équipe de Garon mérite un arrêt sur ses aventures. Les personnages se mettent en place, puisque tome 2 -et peut-être plus- il y aura. D'ailleurs, pour en savoir plus il existe un site Commisaire Garon, très bien fait.
    Saint-Luc nous balade à Lyon : "Lyon est cernée par deux collines, symbolisant deux mondes antagonistes : la Croix-Rousse, appelée la "colline qui travaille" sent la révolution, la sueur des petites gens, rappelle les combats des canuts, alors que Fourvière, la "colline qui prie" invite au recueillement, à l'abri dans sa verdure. Les maisons n'y sont pas luxueuses, mais sages et sans ostentation, les congrégations nombreuses." (p.79), puis nous emmène dans les pas d'Albéric Garon de Bouziq, puisque tel est son véritable patronyme, à Hong-Kong et Macao ; il nous y promène également dans les rues et ruelles. Comme je le disais précédemment, le roman est assez court, donc les personnages ne sont pas poussés, mais comme il existe une suite, j'imagine que nous en apprendrons plus sur eux au fur et à mesure de leurs enquêtes.
    L'intrigue démarre assez vite et monte en puissance. Mais ici point de courses poursuites, point de fusillades ni d'hémoglobine dégoulinante. C'est un bon polar classique dans lequel l'auteur n'hésite pas à faire preuve d'humour et de critique envers le monde politique, le monde des affaires et les liens très étroits qui les unissent. Pour avoir fréquenté les cabinets ministériels, et donc le monde politique, Saint-Luc sait de quoi il retourne.
    Plutôt bien écrit (même si le "s'est avérée fausse" de la page 140 me heurte un peu-beaucoup ; mais bon, parfois dans des bouquins plus grand public, on trouve bien pire !) ce polar permet de passer un très agréable moment. Pour tout dire, je le retrouverai bien volontiers, ce commissaire Garon avec ses camarades, épaissis, décrits plus en profondeur, dans une intrigue que j'espère au moins de la même bonne qualité.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Couperine, le 24 octobre 2011

    Couperine
    J'ai fait un peu le parcours à l'envers puisque j'ai commencé les aventures du Commissaire Garon par le tome 2. Non pas que ce fut par esprit de perversion. Un partenariat avec les Agents Littéraires
    m'avait permise de découvrir ce personnage haut en couleur d'Albéric, commissaire légèrement chafouin ayant le don de nous faire à la fois sourire et de nous mettre les nerfs en pelote.
    C'est donc avec joie que je me suis plongée dans le tome 1, La jeune Chair. Je n'ai pas été déçue. Ce premier tome permet de commencer à cerner le personnage. Là encore, on voyage à travers Lyon (ville que je ne connais pas physiquement parlant mais que je découvre de manière presque virtuelle) mais également en Asie. On retrouve la noirceur et l'insatisfaction face à l'injustice de ce bas monde et la société corrompue, le tout ponctué par un humour caustique appréciable. .
    L'intrigue est habilement ficelée. Les références culturelles sont nombreuses. de San-Antonio à Malraux pour la littérature, l'époque giscardienne que l'auteur connaît bien – et ça se sent – pour planter l'histoire. Des allusions cinématographiques également, notamment avec l'épisode des lingots sous les dalles transparentes, qui n'est pas sans me rappeler un film (mais impossible de me souvenir du titre) dans lequel une discothèque avait les mêmes dalles mais avec des poissons. Un cadavre y était caché.
    Court, agréable à lire et bien écrit, tels sont les ingrédients qui font que la mayonnaise prend. J'attends avec impatience les nouvelles aventures de ce commissaire que, personnellement, je trouve plutôt attachant.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par bibliame, le 15 juin 2011

    bibliame
    Lecture dans le cadre de l'opération « Mots pour Mots »
    J'ai passé un agréable moment avec le commissaire Garon qui sait manier l'humour tout en gardant sa lucidité, ce qui le rend, et ma foi on peut le comprendre, quelque peu désabusé par le système dans lequel il évolue.
    A la tête d'une Brigade qui sort un peu de l'ordinaire, puisqu'elle ne s'occupe que des affaires dites « délicates » et « sensibles « , le commissaire Garon nous entraîne dans son sillon tout au long de son enquête qui va se révéler plus périlleuse que prévue. Il nous fait découvrir les différentes facettes de sa mission pour laquelle il dispose de moyens et de contacts inhabituels, pour arriver à la résolution d'une affaire pour le moins déplaisante et immorale.
    Ce premier livre de l'auteur m'a donné envie de découvrir plus avant notre cher commissaire, et il ne me reste plus qu'à attendre maintenant la suite des aventures d'Albéric Garon de Bouziq, un nom peu ordinaire pour une mission peu ordinaire.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par NOIRdePOLARS, le 25 novembre 2011

    NOIRdePOLARS
    Un roman policier classique qui présente des qualités mais, malheureusement pour lui (et surtout pour nous), un gros défaut.
    Au chapitre des qualités, il y a tout d'abord ce personnage de flic pétri de contradictions, Garon: un policier sur le mauvais versant de la cinquantaine, à la fois très humain, jouisseur mais aussi sans grands scrupules et peu amène envers sa hiérarchie: on ne peut que ressentir une grande empathie pour cet anti-héros schizophrène. Ce personnage m'a plu.
    Seconde qualité (c'est ce qui m'a le plus séduit et la vraie raison pour laquelle j'ai eu envie de le mettre en avant), le style. En voilà un au moins qui n'y va pas de main morte avec le "politiquement correct" qui nous lasse (pour rester polis) depuis des années. Là, ça déménage que c'en est du bonheur (ça rappellerait presque Céline par moments et ça vaut Zemour), mais l'auteur sait aussi revenir aux choses simples de l'enfance, le style se faisant alors nostalgique mais limpide et très fluide (et là, il rappelle Simenon, mais évidemment sans l'égaler). Troisième qualité, l'auteur connait visiblemernt bien les villes dans lesquelles il nous balade, Lyon, Hong-Kong et Macao, et affiche un grand souci du détail sans être rasant.
    Passons maintenant au défaut: l'intrigue.
    Un, c'est long à se mettre en place (je me suis franchement ennuyé pendant le premier tiers).
    Deux, c'est très prévisible (réfléchissez au titre et vous aurez l'histoire).
    Trois, à quoi rime d'écrire sur un sujet scabreux et de refuser de l'aborder franchement ??? Quand on tient un sujet comme ça, on n'esquive pas, on va au bout, on prend des risques ! Or l'auteur se contente d'évoquer le problème de loin, par très petites touches. Résultat, on reste à côté, parce que lui reste à l'écart.
    En finale, un livre à l'écriture fluide qui est loin d'être désagréable, qui réserve même de très bons moments d'humour grinçant, mais dont l'intrigue est éventée, les péripéties réduites et dont la moelle n'est pas extraite du corps.
    ma vraie note est 2,5 / 5

    Lien : http://noirdepolars.e-monsite.com/pages/commissaire-garon-la-jeune-c..
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Citations et extraits

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  • Par Saint-Luc, le 24 mars 2011

    Visiblement, Chan craignait vraiment pour leur sécurité…Mais Garon n’avait aucune envie de sortir armé comme une barbouze dans Macao, et il se hâta de les ranger dans la safety-box de sa chambre : il avait décidé d’affronter dès maintenant Réjane Dardet, mais sans armes autres que verbales. Leur douche prise, ils commencèrent par faire le tour du pâté d’immeubles qui les cernait pour se repérer un peu à l’aide du plan trouvé dans leur chambre. Le soir commençait à tomber.
    Ils prirent l’Avenida de Lisboa qui longeait le casino du même nom et était en partie piétonne : elle était remplie de putes chinoises, en minijupe et collants. L’une d’elles mit sous leur nez sa poitrine prometteuse qui semblait vouloir transpercer l’élastomère de la combinaison vert fluo dont elle s’était affublée. Elle fixa Garon d’un regard largement souligné de khôl en se passant une langue tout autour de sa bouche rouge sang. Superbe fruit pour camionneurs de retour d’Ardèche, se dit-il, mais décidément trop vulgaire pour lui. Fred, par contre, semblait apprécier la situation et tous les corps à moitié dénudés qui s’offraient à ses regards.
    Ils tournèrent ensuite à droite Avenida Mario Soares, laquelle semblait beaucoup plus calme : le King Grand se voyait de loin dans l’avenue dégagée.
    C’était une grande bâtisse carrée, beaucoup plus haute que large, la moitié de la hauteur occupée par des projecteurs de couleurs criardes, entourant une couronne qui flashait continuellement. Au sommet de l’édifice, la même couronne royale tournait sur elle-même en haut de son mât, lançant ses éclairs sur la ville. Aspect incongru du décor, deux soldats d’opérette costumés en horse-guards1 montaient la garde, leur arme factice à l’épaule de part et d’autre de la porte monumentale d’entrée. Cerise de mauvais goût sur ce décor outré, un carrosse, certainement en contreplaqué mais rutilant de peinture neuve, était exposé sur le terre-plein en face de l’hôtel.
    Ils y pénétrèrent et, sous leurs pieds, virent quelque chose d’encore plus incongru : le lobby2 était parsemé de petites dalles transparentes, et à l’intérieur de chaque alvéole reposait un lingot d’or ! Garon, qui avait toujours eu un faible pour le luxe discret des palaces parisiens, apprécia comme il seyait cette preuve de parfait mauvais goût ; le Dr Qing était décidément un homme tout en nuances…
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  • Par yv1, le 12 mai 2011

    Lyon est cernée par deux collines, symbolisant deux mondes antagonistes : la Croix-Rousse, appelée la "colline qui travaille" sent la révolution, la sueur des petites gens, rappelle les combats des canuts, alors que Fourvière, la "colline qui prie" invite au recueillement, à l'abri dans sa verdure. Les maisons n'y sont pas luxueuses, mais sages et sans ostentation, les congrégations nombreuses. (p.79)
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    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par bibliame, le 15 juin 2011

    Garon se repassa inlassablement la phrase finale de son patron : « pour le moment, on ne peut rien », et se remémora avec amertume celle de Bossuet retenue de son cours de philo au lycée : « il faut que le monde vous désabuse du monde ».
    Plus il avançait en âge, plus cette dernière phrase lui semblait d’une affreuse actualité.

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    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 29 février 2012

    « Pour l’instant, l’affaire lui semblait se résumer ainsi : un tueur chevronné, après s’être introduit dans une banque, en abat avec une grande précision le directeur général qu’il savait trouver à son bureau ce jour-là, en sort facilement sans doute grâce à un plan que lui a donné un complice, ledit directeur général ayant, soit une double vie, soit quelque chose à dissimuler. » (p. 57)
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par bibliame, le 15 juin 2011

    Et ce pour une bonne raison : un député de base avec de telles casseroles, ça n’a pas de prix. Ils sont quelques-uns comme cela, savez-vous, qui ne peuvent absolument plus rien refuser au parti. En contrepartie, on les protège. C’est donnant donnant, même si c’est plutôt immoral.
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Teaser du polar "Commissaire Garon - Emphysiqué !", troisième de la série de romans noirs "Commissaire Garon". Sommet du G20 à Hua Hin (Thaïlande): le patron du Fonds Monétaire de Secours est accusé d'avoir violé une femme de chambre, et ça ne fait pas les affaires de l'Elysée, qui avait basé son plan com sur sa présence à l'élection présidentielle... Viol ou pas ? Crime ou Manip ? Coupable ou emphysiqué ? Une plongée terrifiante dans les arcanes malsains de la politique et de ses serviteurs de tout poil... Et si le fin mot de la fin c'était le grand secret de la présidentielle 2012 ?








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