Afin de ne pas risquer de passer pour une sorte de monomaniaque de la BD - à ceci près que la préoccupation unique est double -, j'ai décidé de sortir des sentiers battus par
Trondheim et
Larcenet pour élargir mes horizons culturels bd-esques.
C'est au travers de cette expérience poussée par la curiosité que j'ai fait un constat : acheter un mauvais livre - du point de vue subjectif des goûts et des couleurs - est un navrant gâchis sauf quand, comme moi, vous ne pouvez vous empêcher d'achever tout ouvrage commencé et que vous en avez, au final, tout de même pour votre argent. Mais cet argument semble irrecevable concernant la bd : acheter un mauvais album - toujours du haut d'un irrationnel affectif - est une expérience extrêmement frustrante. En fait, tout est dans le rapport temps de divertissement / prix. Et quand vous mettez
Presque vingt euros pour quarante-cinq minutes maximum de non-divertissement intégral, votre sens de la critique devient acerbe.
Ainsi, si ma résolution d'élargir mes horizons culturels reste d'actualité, je n'emprunterai plus la voie Sattouf qui, tant du point de vue de la forme que du fond, m'a infiniment ennuyée. Cela étant dit, peut-être le coup de crayon est-il rendu vilain par le fait que le contenu est consternant. Quoi qu'il en soit, j'ai juste envie de dire que ce n'est absolument pas drôle et complètement moche - sauf la couverture.
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