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ISBN : 274650605X
Éditeur : Le Pommier (2012)


Note moyenne : 3.51/5 (sur 160 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le monde a tellement changé que les jeunes se doivent de tout réinventer ! Pour Michel Serres, un nouvel humain est né, il le baptise " Petite Poucette ", notamment pour sa capacité à envoyer des messages avec son pouce. Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux révo... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LydiaB, le 17 novembre 2014

    LydiaB
    Comprendre les adolescents d'aujourd'hui... Leur inculquer une éducation... Voilà qui n'est pas facile lorsqu'on a comme modèle celle de nos parents. On a souvent tendance - et j'avoue être la première à le faire - à se référer au passé. Pourtant, les adolescents ont changé. La société de consommation et l'ère du numérique les ont fait changer. Ces petits poucets et poucettes, ainsi appelés par référence à l'utilisation de leur pouce sur leur smartphone, ne comprennent pas plus notre génération.

    Michel Serres nous convie ici à réfléchir sur ce changement, à essayer de nous adapter au lieu de nous braquer. Ce n'est certes pas évident. La première idée serait de dire : "c'était comme ça avant, pourquoi cela changerait-il ? C'est à eux de s'y mettre !" Oui, mais voilà, il ne faut pas oublier un paramètre : la société évolue et, avec elle, les nouvelles générations. Ne pas s'en rendre compte ou, plutôt, ne pas vouloir s'en rendre compte, c'est se fermer à toute communication. Autant tenter de leur apprendre des choses via de multiples outils. Mais si vous lisez cette critique, c'est que vous êtes vous aussi sur un support numérique... donc vous comprendrez facilement ce que nous dit ce philosophe.
    Un petit bémol tout de même : je ne suis pas d'accord avec tout ce qui est énoncé. J'aurais aimé que ce petit bouquin présentant une importante réflexion soit plus abouti. On reste un peu sur sa faim.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/les-inclassables-histoire-politique..
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    • Livres 5.00/5
    Par InstinctPolaire, le 18 janvier 2013

    InstinctPolaire
    Il était une fois un vieil homme qui avait rencontré un petite fille. C'était sur la route à mi-chemin entre le Château d'Avant et la Cité d'Après. Il y avait là une colline d'où le vieil homme, qui venait du château d'Avant, pouvait observer ces deux lieux. Il s'était tout particulièrement pris d'affection pour cette petite fille, elle vivait dans la Cité d'Après. Et comme vous vous en doutez, il l'avait surnommée " Petite poucette "…
    Le Château d'Avant était là depuis des siècles. Il tenait debout sur de profondes fondations. Des fondations de papier imprimé et d'apprentissage méthodique. Au Château, le savoir se transmet par les livres et les doctes enseignants qui patiemment professent à la masse ignorante et transie de leurs descendants. Mais n'imaginez pas les habitants du Château comme d'horribles réactionnaires, durant des siècles, ils avaient fait progresser leur société, connu souffrances, privations, guerres et révolutions et s'étaient établis sur des institutions telles que l'église, l'armée, la classe, le marché.
    La Cité d'Après n'avait pas de murs et expérimentait encore les processus de son établissement. Ici le savoir s'était affranchi du papier, mais pas encore de l'écrit ; Il s'échangeait librement entre pairs et se construisait en collaboration de tout un chacun sans le carcan des disciplines d'Avant. Au sein de la Cité, les communautés s'organisaient en réseau d'affinités multiculturelles qui repoussaient vigoureusement les anciennes filiations. N'avaient-ils pas raison de rétorquer que ces filiations s'étaient majoritairement constituées dans le sang...
    Et le vieil homme observait les échanges entre ces deux mondes ; Plus particulièrement le phénomène de la transmission des connaissances : Ceux d'Avant voulaient bien faire profiter ceux d'Après de leurs leçons, mais comme ils les avaient apprises. Et ceux d'Après semblaient prétendre connaître déjà ces leçons et rêvaient d'en apprendre d'autres, professées autrement...
    Le vieil homme n'avait qu'un rêve. Lui dont on disait pompeusement qu'il était " une vigie plantée sur le mât de notre époque ", qu'on appelait même " oracle " ! Lui voulait retrouver sa jeunesse... Pour pouvoir comme la petite fille exercer la dextérité digitale de ses pouces pour inventer le monde de demain...
    Il était une fois... demain ? Hier ?... Maintenant ?...
    Certainement maintenant lui ferai plaisir. " Main-tenant " tenant en main... cet outil numérique ultra-connecté qui caractérise tellement cette nouvelle citoyenne. Car la virtualité et l'immatérialité de ses échanges ne doivent pas conduire à penser qu'elle se désintéresse du monde qui l'entoure. Ce qui déconcerte, c'est que ce nouveau monde, il est en train de s'inventer au jour le jour... S'éloignant des axiomes et considérant du monde d'autrefois selon une évolution bien plus rapide.
    Mais notre aîné ne nous parle pas de ce monde qui émerge. Il nous parle de cette petite fille et de ses conceptions qui la motivent. Il nous parle avec tendresse d'elle. Elle qui aujourd'hui est en âge d'avoir des descendants à son tour...
    Puissions-nous vivre une époque intéressante... Michel Serres ne nous maudit pas, il nous ouvre les yeux. Les perspectives qu'il propose semblent vertigineuse tant elles donnent l'impression que ces jeunes à la moderne habileté palmaire et aux " neurones du numérique " sont différents de tous ceux qui les ont précédés.
    Continuons à faire une optimiste confiance comme celui d'Avant en as en celle d'Après...
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    • Livres 2.00/5
    Par Nastie92, le 23 février 2014

    Nastie92
    J'aime bien écouter les chroniques de Michel Serres, dans lesquelles il nous livre des réflexions souvent pertinentes. Ici, la quatrième de couverture nous annonce : "Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer." Puis plus loin : "Petite poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d'être et de connaître...", et enfin : "Ce livre propose à Petite poucette une collaboration entre générations pour mettre en œuvre cette utopie, seule réalité possible". Quel programme ! Voilà qui promet d'être intéressant.
    Hélas, ce court ouvrage ne tient vraiment pas ses promesses. L'auteur y accumule les évidences, il enfonce des portes ouvertes, il ne nous apprend rien : je suis restée sur ma faim.
    Tout d'abord, qui est cette Petite poucette ? Avec Petit Poucet, c'est un terme un peu paternaliste que Michel Serres emploie pour désigner les jeunes, si habiles de leurs pouces pour taper des messages. Car il est ici question de la révolution de l'informatique et d'internet, à laquelle notre société doit faire face, comme elle a dû autrefois s'adapter aux bouleversements entraînés par le passage de l'oral à l'écrit, puis de l'écrit à l'imprimé. le tout début du livre analyse ces mutations de façon assez intéressante. Mais c'est quand on aborde le cœur du sujet que tout se gâte.
    Michel Serres se penche avec bienveillance sur la nouvelle génération, et son point de vue est rafraîchissant au milieu de tant de récriminations sur les jeunes que certains rendent responsables de tous les maux. Mais il faut rester lucide dans l'intérêt de Petite poucette et ses amis, et les aider à tirer profit de cette révolution d'internet.
    Pour Michel Serres, internet est fantastique, internet est merveilleux, internet est la solution à tout. Angélisme, naïveté, autosuggestion ?
    Petite poucette bavarde en cours car elle s'ennuie : "Pourquoi bavarde-t-elle, parmi le brouhaha de ses bavards camarades ? Parce que, ce savoir annoncé, tout le monde l'a déjà. En entier. À disposition. Sous la main. Accessible par Web, Wikipédia, portable, par n'importe quel portail." Michel Serres est-il sérieux, lui qui est enseignant, quand il écrit ceci ? Croit-il vraiment que les professeurs soient devenus inutiles puisque tout le savoir se trouve sur la toile ? Oui, on peut tout trouver ou presque en quelques clics, encore faut-il savoir chercher, mais surtout analyser et utiliser intelligemment les données obtenues. Michel Serres croit-il ou veut-il nous faire croire que l'on n'a plus besoin d'apprendre l'orthographe, la conjugaison ou la grammaire puisque tout est sur internet ? Quand on voit le piètre niveau de langue que l'on peut lire un peu partout, qui va jusqu'à rendre certains textes incompréhensibles, j'en doute fort ! Certes, on trouve sur le web toutes les définitions, toutes les règles de grammaire, toutes les conjugaisons, mais cela ne dispense nullement de leur apprentissage, soyons sérieux ! de même, trouver tout le vocabulaire et toute la grammaire anglaise sur la toile ne fera pas de vous un angliciste émérite.
    Michel Serres nous vante les mérites de Petite poucette qui sait si magnifiquement naviguer sur internet. Mais sait-elle prendre du recul par rapport à ce qu'elle y trouve, sait-elle trier le vrai du faux, et plus important encore : sait-elle penser par elle-même ?
    Alors, quand Michel Serres envie presque Petite poucette d'être née à cette époque bénie d'internet, je ne le rejoins pas. Je trouve au contraire que les nouvelles générations sont face à un monde complexe pour lequel ils ne sont pour la plupart pas suffisamment armés. Oui internet est un outil fantastique, qui offre tellement de possibilités à qui sait l'utiliser, mais ce n'est pas cet objet aseptisé qui nous est vanté ici. Internet a bien des défauts, bien des aspects négatifs. Si Petite poucette n'y prend pas garde, internet peut faire entrer n'importe quelle propagande dans son crâne. Internet peut lui faire gober n'importe quel mensonge. Internet peut paradoxalement la priver de connaissances, en lui donnant l'illusion qu'elle n'a pas besoin d'apprendre. Et plus grave, internet est loin d'être inoffensif : les lynchages médiatiques prennent sur la toile des proportions effarantes, sans parler du douloureux sujet de personnes (souvent jeunes) poussées au suicide suite à des propos ou photos propagés sur la toile.
    Alors, oui, vive internet ! Mais, il est indispensable d'apprendre aux jeunes générations à bien s'en servir. Je ne parle d'apprentissage mécanique : Petite poucette sait taper bien plus vite que moi, sait naviguer bien plus rapidement que moi, je n'en doute pas. Mais ce que j'appelle bien se servir d'internet ne se réduit pas à cet aspect pratique, qui n'est que mineur. Ce qu'il faut, c'est apprendre à réfléchir, à prendre du recul, à analyser et trier les informations, pour ne pas subir internet mais se l'approprier. Et à mon avis, les compétences nécessaires doivent s'acquérir en amont de l'utilisation du réseau.
    Si l'on apprend tout cela à Petite poucette, oui, on pourra considérer qu'elle a de la chance.
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    • Livres 3.00/5
    Par Junie, le 02 juillet 2013

    Junie
    Je prends la peine de parcourir les critiques précédentes, dont une m'a incitée à lire cet opuscule.
    Ce livre ratisse large, son lectorat va du collégien précoce au retraité bien conservé, de l'étudiante réfléchie à la ménagère branchée, de l'enseignant perplexe au chef d'entreprise qui prend le train, bref, c'est vous z'et moi.
    De quoi faire de bons tirages...à 9,50 euros pièce....
    Je ne vais pas dévoiler l'intrigue, on a tous compris que le clavier a remplacé la plume d'oie et que les écrans restent allumés jour et nuit. S'ensuit parait-il une révolution neuronale qui surdéveloppe la zone motrice du pouce et nous dispense d'écouter le bla-bla des profs; donc exit l'éducation nationale, c'est Gougle & Co qui s'y collent, pas de copies à corriger, vacances toute l'année et les marmots s'instruiront tous seuls, trop cool.
    Je tweete, donc je suis. Je blogue, je tchate, je maile, je textote, bref je m'exprime, personne ne m'écoute mais c'est pas grave.
    ON COMMUNIQUE, je vous dis.
    Après la Bastille, il faut qu'on prenne la Tour Eiffel, pour que tous le monde soyent t'égaux, et alors ce sera le bonheur sur la Terre.
    Michel Serres est un grand séducteur qui nous ferait avaler des couleuvres aussi grosses que des anacondas. Il a écrit sur des dizaines de sujets, il a 25 idées par secondes, il a une tête de papy adorable, et puis il est drôlement savant, avec sa sérendipité et ses mouvements browniens, et tous ses diplômes. Et il nous explique tout bien.
    Il nous prend un peu pour des quiches.
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  • Par Aela, le 28 août 2013

    Aela
    "Petite Poussette" c'est le nom donné aux représentants de la nouvelle génération, celle qui est née avec la révolution des nouvelles technologies.
    Pourquoi ce surnom?
    C'est un petit clin d'oeil à la virtuosité des jeunes pour envoyer des messages sur leur portable en utilisant principalement leurs pouces.
    Selon Michel Serres, l'avènement de l'ère technologique marque une 3ème révolution dans l'Histoire de l'Humanité, au moins aussi importante que l'invention de l'écriture ou le passage de l'écrit à l'imprimé.
    Toute une nouvelle manière de vivre va devoir être inventée.
    Le nouvel être humain est né pendant un intervalle bref, celui qui nous sépare des années 70.
    Les jeunes d'aujourd'hui sont formatés par la publicité et les médias.
    Ils habitent le virtuel et s'éloignent de toute notion d'appartenance qui jusqu'il n'y a pas si longtemps marquait les individus: appartenance à un peuple, une religion, une région, une catégorie sociale.
    Toutes les catégories et classifications volent en éclat dès lors que les individus peuvent se retrouver sur la Toile, même si des milliers de kilomètres les séparent.
    Une génération nouvelle est née, qui ne supporte plus le cadre habituel de l'enseignement, d'où ce phénomène de bavardage bruyant dont peuvent se plaindre les enseignants, et d'ailleurs que peut-être leur place dès lors que le savoir est disponible, à totale disposition, sous la main?
    Tout est à refaire, tout est à réinventer..
    Voilà l'enjeu que devront affronter les citoyens de demain.
    Michel Serres ne propose pas de solution mais pose les problèmes et les enjeux qui vont se poser à la société de demain et plus exactement, la société qui est déjà en marche.
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Critiques presse (2)


  • Liberation , le 15 mai 2012
    Michel Serres se penche avec bienveillance sur la génération SMS et GPS.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • Telerama , le 18 avril 2012
    Loin de lorgner vers le passé, le penseur octogénaire sait, lui aussi, voyager au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par Liliealu, le 12 décembre 2014

    Il ou elle écrit autrement. Pour l'observer, avec admiration, envoyer, plus rapidement que je ne saurai jamais le faire des mes doigts gourds, envoyer, dis-je, des SMS avec les deux pouces, je les ai baptisés, avec la plus grande tendresse que puisse exprimer un grand-père, petite poucette et petit poucet.

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  • Par Liliealu, le 12 décembre 2014

    Ils sont formatés par la publicité : comment peut-on leur apprendre que le mot "relais", en langue française, s'écrit "-ais" alors qu'il est affiché dans toutes les gares "-ay"? Comment peut-on leur apprendre le système métrique quand, le plus sottement du monde, la SNCF leur fourgue des S'miles ?

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  • Par Liliealu, le 12 décembre 2014

    Par téléphone cellulaire, ils accèdent à toutes personnes ; par GPS, en tous lieux ; par la toile, à tout le savoir : ils hantent donc un espace topologique de voisinages, alors que nous vivions dans un espace métrique, référé par des distances.
    Ils n'habitent plus le même espace.

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  • Par Liliealu, le 12 décembre 2014

    Je vois nos institutions luire d'un éclat semblable à celui des constellations dont les astronomes nous apprennent qu'elles sont mortes depuis longtemps déjà.

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  • Par Liliealu, le 12 décembre 2014

    Le seul acte intellectuel authentique, c'est l'invention.

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Michel Serres - Yeux .
Michel Serres vous présente son ouvrage "Yeux" aux éditions le Pommier. http://www.mollat.com/livres/michel-serres-yeux-9782746507791.html Notes de Musique : Chris Zabriskie/Preludes/15 Prelude No. 15. Free Music Archives.








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