> Ryôji Nakamura (Traducteur)
> René de Ceccatty (Traducteur)

ISBN : 2021004716
Éditeur : Editions du Seuil (2010)


Note moyenne : 2.25/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Ce bref roman, qui évoque Aimez-vous Brahms…, a le charme et la grâce de Sagan, dans un environnement japonais.
Sur un ton léger et ironique, désabusé et mélancolique, un jeune homme se souvient d’une liaison amoureuse récente, qui probablement va bouleverser tou... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Melopee, le 21 mai 2012

    Melopee
    S'il est bien une littérature dont je suis peu familière, c'est bien la japonaise. Et pourtant, Dieu sait qu'on m'en vante les mérites, surtout à travers l'incontournable Murakami que je projette de découvrir très prochainement; Ici, j'ai choisi de découvrir une jeune auteur japonaise qui, dans son livre, explore les sentiments d'un point de vue masculin. Car l'amour, vu par une femme, c'est une constante sur laquelle j'ai volontiers mon mot à dire, mais écrire ces mêmes sentiments par l'intermédiaire d'un jeune adulte, c'est quelque chose qui m'intriguait.
    Isogai a 19 ans et, bien que sérieux dans les études et investi dans de solides amitiés, il est relativement novice des relations amoureuses. Lorsque Yuri, sa prof d'arts plastiques âgée de 39 ans, lui propose de poser pour elle dans son atelier en dehors des cours, c'est une invitation qu'il ne refuse pas bien au contraire, flatté d'avoir attiré son attention. A partir de ce moment fort suggestif, une intimité lie nos deux protagonistes qui peu à peu s'installent dans liaison, à l'écart de monde. C'est à dire que Yuki est mariée, qu'elle est relativement heureuse en ménage et qu'elle ne compte donc pas quitter son mari. Isogai lui, au fil des jours, s'éprend davantage de cette femme qu'il ne voit que pour les bons moments, avec qui il partage repas et débats sur le monde. Mais, un jour qu'ils sont chez Yuki, profitant de l'absence d'Inokuma (le mari), celui-ci débarque plus tôt que prévu. C'est le début des complications qui entrainera leur passion dans la tourmente.
    J'ai trouvé ce récit fluide et agréable avec large part de la narration accordée aux dialogues. Dès de le départ, j'ai supposé que la relation ambiguë qui se construisait sous mes yeux était le fait d'un concours de circonstances et que Isogai, faute de mieux, consacrait ses premiers émois à cette femme comme un interlude avant LA grande histoire d'amour. Sauf qu'il faut se rendre à l'évidence, Yuki est bien plus qu'une passade pour notre narrateur, elle s'impose comme une amie, une complice et une maitresse et c'est que lui attend de la femme de sa vie. Quelque part, on se doute que la relation est vouée à l'échec. Après tout, on a envie d'y croire avec lui car malgré les divergences identitaires (position sociale, âge...), l'art les a réunis et ce n'est finalement pas un hasard.
    On a quand même un pincement au cœur lorsqu'on le voit laisser filer une jeune fille de son âge, En, qui semble bien plus à même de lui proposer un avenir. Ne ferait-il pas le mauvais choix en donnant sa préférence à la première arrivée?
    C'est un beau récit qui se lit vite et qui parlera à tous les amoureux, qu'ils soient orientaux ou occidentaux !
    Petit aparté : j'aime beaucoup la couverture avec ce papillon qui virevolte tel un amour fuyant !
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Lucile, le 01 juillet 2010

    Lucile
    Voici un roman avec lequel je n'ai pas du tout accroché...
    L'histoire peut être résumée très rapidement : Isogai, dix-neuf ans, est étudiant aux Beaux Arts, bien qu'il ne sache pas trop ce qu'il souhaite faire de sa vie. Assez passif et indécis, il démarre une relation avec Yuri, son professeur de dessin, bien plus âgée que lui, mais complètement paumée. Ces rapports presque exclusivement charnels et, de plus, bien peu satisfaisants, teintés de gêne et d'une culpabilité poisseuse - bien que de pure forme - envers le mari de Yuri se termineront assez abruptement et sans explication, comme un soufflé qui retombe (sauf qu'ici, j'aurais tendance à dire que le soufflé n'avait même pas gonflé...). Examinant sa condition après cette rupture, Isogai constatera qu'il en souffre - peut-être était-ce important pour lui? Dans les prémices d'une autre relation possible, il ne brillera guère plus, contrairement à ce qu'on aurait pu espérer...
    Je n'aime pas les personnages mous, apathiques et incapables de réfléchir à ce qui leur arrive ou de se remettre en cause. Je ne veux pas dire que seuls les "winners" m'intéressent, il y a des "losers" qui me sont très sympathiques, mais ceux-là témoignent généralement d'un minimum de sens de l'auto-dérision, ou d'analyse sur leur vie, que sais-je encore! Ils ne me donnent pas l'impression de me faire perdre mon temps, voilà. Vous comprenez donc que c'est loin d'avoir été une bonne lecture pour moi, puisqu'aucun des personnages n'a suscité ma sympathie, leurs vies ne m'ont pas intéressée et en refermant ce roman, je ne me suis pas demandé ce qu'il pouvait bien advenir d'eux ensuite. Heureusement, le livre est court donc je n'ai pas eu à espérer une amélioration trop longtemps (vous vous rappelez sans doute qu'à ce jour, je suis quasiment incapable d'abandonner un livre en cours). le quatrième de couverture affirme que Ne riez pas de mon histoire d'amour "a le charme et la grâce de Sagan dans un environnement japonais." Je n'ai jamais lu Sagan, mais ce parallèle ne me donne guère envie de m'y mettre! Quant à l'environnement japonais, hormis peut-être la façon de se déplacer dans la ville ou la nourriture évoquée, je ne me suis guère sentie emportée...
    Dommage, j'aimais bien le titre et la couverture!
    Je remercie tout de même l'équipe de Babelio pour m'avoir permis de découvrir cet ouvrage et les éditions du Seuil pour me l'avoir fait parvenir!
    Voici le lien permanent vers mon billet complet : http://lameralire.blogspot.com/2010/07/on-ne-peut-pas-dire-que-tout-est-fini.html
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    • Livres 1.00/5
    Par liliba, le 02 juin 2010

    liliba
    Un tout petit livre qui se lit en une heure à peine, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable... Cette histoire d'amour ne prête, malgré le titre du livre, pas du tout à rire, mais je ne l'ai pas trouvée non plus émouvante. Je n'ai pas du tout accroché au style de l'auteur, un peu trop épuré à mon goût, et mélangeant les temps, ce qui a le don de m'horripiler (on passe du présent à l'imparfait dans une même phrase, j'ai l'impression d'entendre la voix de ma prof de français de 1ère qui nous répétait quotidiennement qu'il fallait respecter les concordances des temps dans nos rédactions...).
    Les personnages sont un peu trop falots, leurs portraits ne sont que brossés à grands traits et pas assez fouillés ni décrits. Et le narrateur, le jeune homme qui s'éprend de sa prof, semble avoir une personnalité bien mollassonne...
    Je n'ai pas du tout retrouvé l'esprit caustique dont nous parle la 4ème de couverture, et la passion semble ici bien terne. Bref, une déception ! Ce livre a été adapté au cinéma sous le titre "Sex is not a laughing matter" et je me demande bien comment un livre aussi bref et creux peut devenir un film complet, l'un de vous l'aurait-il vu ?


    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2010/06/01/index.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par blog, le 10 juin 2010

    blog
    Un jeune étudiant en art s'éprend de sa professeur de dessin , Yuri, alors qu'il pose pour elle. Une relation charnelle et passionnelle s'installe alors entre eux, dès le départ vouée à ne pas durer. Mais le narrateur a bien du mal à ne pas succomber aux charmes de cette femme mûre et mariée.
    Ce très court roman, à peine cent pages, aborde le thème assez commun de la différence d'âge dans l'amour. Et malheureusement, il n'y apporte pas un regard original. Les traits des personnages sont brossés de façon grossière et ne nous permettent pas de nous y attacher. le narrateur est agaçant à force de mollesse et d'indécision et la professeur de dessin parait égoïste et immature... Je n'ai pas non plus particulièrement apprécié le style - mais peut-être est-ce la traduction.
    Un roman assez creux, qui ne parvient pas à rendre la force des relations amoureuses.

    Un grand merci tout de même à Babelio et aux Éditions du Seuil pour cet envoi !
    Céline

    Lien : http://enlivrezvous.typepad.fr/enlivrezvous/2010/06/ne-riez-pas-de-m..
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    • Livres 1.00/5
    Par nymeria, le 09 février 2011

    nymeria
    Ce roman très court, que je qualifierais volontiers de nouvelle tant son format est abrégé (moins de 100 pages), est le premier roman de Nao-Cola Yamazaki. Pour être tout à fait honnête, et je ne serai pas tendre avec l'auteur, j'ai trouvé ça très mauvais. Je sais, c'est moche à dire, et je n'aime pas être aussi radicale, mais cette lecture m'a paru bien insipide, fade, vraiment sans intérêt...
    Au-delà du fait que le thème de l'amour entre deux personnes d'âge différent est éculé, l'auteur n'apporte rien de neuf avec ce roman et les personnages nous paraissent ternes et creux. Yuri,femme mariée et d'âge mûr, et Isogai, étudiant en peinture en dilettante, ne savent pas ce qu'ils veulent, vivent et travaillent sans passion et on a envie de les secouer comme des pruniers pour déclencher un semblant de vie chez eux...Leur personnalité est brossée à la va-vite, très superficiellement et le lecteur ne ressent aucune empathie pour eux.


    Lien : http://avideslectures.over-blog.com/article-nao-cola-yamazaki-ne-rie..
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