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3.87/5 (sur 313 notes)

Né(e) à : Rome , le vers 70 apr. J.
Mort(e) à : Italie , le vers 122 apr. J
Biographie :

Suétone (en latin Caius Suetonius Tranquillus) est un polygraphe et un érudit romain.

Biographe et historien romain, ses écrits représentent une source essentielle d'informations sur la vie des douze premiers Césars et sur les hommes de lettres romains. Son œuvre fut si renommée que son approche biographique donna le ton des ouvrages historiques pendant longtemps.

Fils d'un tribun militaire, ami et protégé de Pline le Jeune, Gaius Suetonius Tranquillus s'intéressa à la grammaire, à la rhétorique et à l'histoire littéraire. Un autre mécène, Septicius Clarus, l'introduisit auprès de l'empereur Hadrien, qui le nomma conservateur aux archives puis le prit comme secrétaire. Suétone fut disgracié vers 122.

On peut supposer que Suétone utilisa les documents et la correspondance auxquels il eut accès pour écrire la "Vie des douze Césars" (v. 121), son œuvre la plus célèbre. Il y raconte la vie des empereurs du Ier siècle apr. J.-C., de Jules César à Domitien. Si cet ouvrage contient des informations inestimables, il ne peut être toutefois considéré comme un témoignage objectif, Suétone ne faisant pas la distinction entre les opinions et les faits.

Suétone est également l'auteur de "De Viris Illustribus" ("Des hommes illustres", 106-113), que l'on connaît par les extraits qui nous sont parvenus, consacrés surtout à des grammairiens et à des rhétoriciens, et par l'utilisation qu'en ont fait des auteurs anciens.
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Source : fr.ca.encarta.msn.com/
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*INTRODUCTION* : _« […] Je veux seulement, Monsieur, vous faire part d'une chose que j'ai lue dans Montaigne, et qui marque son bon goût. Il souhaitait devenir assez savant pour faire un recueil des morts les plus éclatantes dont l'Histoire nous parle. Vous qui êtes son partisan, vous approuverez ce dessein que j'exécute en partie. En effet, le véritable point de vue où je placerais une personne qui veut bien juger du ridicule qui règne dans le monde, est le lit de mort. C'est là qu'on se détrompe nécessairement des chimères et des sottises qui font l'occupation des hommes. Nous sommes tous fous ; la folie des uns est plus bouillante, et celle des autres plus tranquille. »_ *André-François Boureau-Deslandes* [1690-1757], _À Monsieur de la Ch…_ _« Rien ne doit plus nous frapper dans l'histoire des grands hommes, que la manière dont ils soutiennent les approches du trépas. Je crois que ces derniers moments sont les seuls, où l'on ne puisse emprunter un visage étranger. Nous nous déguisons pendant la vie, mais le masque tombe à la vue de la mort, et l'Homme se voit, pour ainsi dire, dans son déshabillé. Quelle doit être alors la surprise ! Tout l'occupe sans le toucher : tout sert à faire évanouir ce dehors pompeux qui le cachait à lui-même. Il se trouve seul et sans idées flatteuses, par ce qu'il ne peut plus se prêter aux objets extérieurs. Cette vue a cela d'utile en flattant notre curiosité, qu'elle nous instruit. Il n'est rien de quoi, disait Montaigne, je m'informe si volontiers que de la mort des hommes, quelle parole, quel visage, quelle contenance ils y ont eus ; mille endroits des histoires que je remarque si attentivement. Il y paraît, à la farcissure de mes exemples, et que j'ai en particulière affection cette matière*._ _Je suis persuadé que la dernière heure de notre vie est celle qui décide de toutes les autres. »_ *(Chapitre III : Idée générale d'une mort plaisante.)* * _« Et il n'est rien dont je m'informe si volontiers que de la mort des hommes, de quelle parole, quel visage, quelle contenante ils y ont eus, non plus qu'il n'est d'endroit dans les histoires que je remarque avec autant d'attention. Il apparaît à la farcissure de mes exemples que j'ai cette matière en particulière affection. Si j'étais faiseur de livres, je ferais un registre commenté des morts diverses. Qui apprendrait aux hommes à mourir leur apprendrait à vivre. »_ (« Chapitre XIX : Que philosopher c'est apprendre à mourir » _in Montaigne, Les essais,_ nouvelle édition établie par Bernard Combeaud, préface de Michel Onfray, Paris, Robert Laffont|Mollat, 2019, p. 160, « Bouquins ».) *CHAPITRES* : _Traduction d'un morceau considérable de Suétone_ : 0:02 — *Extrait* 0:24 — _Introduction_ _De quelques femmes qui sont mortes en plaisantant_ : 0:49 — *1er extrait* ; 2:08 — *2e* _Additions à ce qui a été dit dans le IX et dans le XI chapitre_ : 3:15 _Remarque sur les dernières paroles d'Henri VIII, roi d'Angleterre, du Comte de Gramont, etc._ : 6:09 — *1er extrait* ; 6:36 — *2e* _De la mort de Gassendi et du célèbre Hobbes_ : 7:45 _Remarques sur ceux qui ont composé des vers au lit de la mort_ : 10:47 _Examen de quelques inscriptions assez curieuses_ : 13:52 _Des grands hommes qui n'ont rien perdu de leur gaieté, lorsqu'on les menait au supplice_ : 14:33 _Extrait de quelques pensées de Montaigne_ : 15:31 _S'il y a de la bravoure à se donner la mort_ : 17:37 — *1er extrait* ; 18:57 — *2e* _De quelques particularités qui concernent ce sujet_ : 19:14 19:28 — _Générique_ *RÉFÉ. BIBLIOGRAPHIQUE* : André-François Boureau-Deslandes, _Réflexions sur les grands hommes qui sont morts en plaisantant,_ nouvelle édition, Amsterdam, Westeing, 1732, 300 p. *IMAGE D'ILLUSTRATION* : https://www.pinterest.com/pin/518547344600153627/ *BANDE SONORE* : Steven O'Brien — Piano Sonata No. 1 in F minor Piano Sonata N0. 1 in F minor is licensed under a Creative Commons CC-BY-ND 4.0 license. https://www.chosic.com/download-audio/46423/ https://www.steven-obrien.net/ *LIVRES DU VEILLEUR DES LIVRES* : _CE MONDE SIMIEN_ : https://youtu.be/REZ802zpqow *VERSION PAPIER* _(Broché)_ : https://www.amazon.fr/dp/B0C6NCL9YH *VERSION NUMÉRIQUE* _(.pdf)_ : https://payhip.com/b/VNA9W _VOYAGE À PLOUTOPIE_ : https://youtu.be/uUy7rRMyrHg *VERSION PAPIER* _(Broché)_ : https://www.amazon.fr/dp/

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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
(En parlant de César débarquant en Afrique) :
Bien plus, étant tombé en sortant de son vaisseau, il tourna dans un sens favorable ce présage et s'écria: "Afrique ! je te tiens".

('Prolapsus etiam in egressu nauis uerso ad melius omine: "Teneo te," inquit, "Africa.")
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Certains pensent qu'il fut grisé par l'habitude du commandement et, qu'après avoir soigneusement pesé ses forces et celles de ses ennemis, il profita d'une occasion pour s'emparer du pouvoir souverain qu'il avait convoité dès sa prime jeunesse. Cette opinion semblait avoir été partagée par Cicéron, car, dans le troisième livre du traité "Des devoirs", il dit que César avait continuellement sur les lèvres deux vers d'Euripide, qu'il traduit lui-même de la manière suivante:
"S'il faut, en effet, violer le droit, que ce soit pour régner;
Dans les autres cas, respectez la justice"
(César - XXX)
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Tandis qu'il s'asseyait, les conjurés l'entourèrent, sous prétexte de lui rendre hommage, et tout de suite Tillius Cimber, qui s'était chargé du premier rôle s'approcha davantage, comme pour lui demander une faveur ; mais César faisant un signe de refus et le renvoyant à un autre moment, Tillius saisit sa toge aux deux épaules ; alors, comme César s'écriait : " Cette fois, c'est de la violence ! " l'un des deux Casca le blessa par-derrière, un peu au-dessous de la gorge. César, lui ayant saisi le bras, le transperça de son poinçon, et essaya de s'élancer en avant, mais il fut arrêté par une autre blessure. S'apercevant alors que de toutes parts on l'attaquait, le poignard à la main, il enroula sa toge autour de sa tête, tandis que de sa main gauche il en faisait glisser les plis jusqu'au bas de ses jambes, pour tomber avec plus de décence, le corps voilé jusqu'en bas. Il fut ainsi percé de vingt-trois blessures, n'ayant poussé qu'un gémissement au premier coup, sans une parole ; pourtant, d'après certains, il aurait dit à Marcus Brutus qui se précipitait sur lui : " Toi aussi, mon fils ! " Tous s'enfuyant en désordre, assez longtemps il resta sur le sol, privé de vie, puis on le déposa sur une civière, un bras pendant, et trois simples esclaves le rapportèrent chez lui. Or, parmi tant de blessures, d'après le médecin Antistius, il ne s'en trouva pas de mortelle, excepté celle qu'il avait reçu à la poitrine en second lieu. Les conjurés avaient formé le projet de traîner au Tibre le cadavre de leur victime, de confisquer ses biens, d'annuler ses actes, mais ils y renoncèrent par crainte du consul Marc-Antoine et du maître de cavalerie Lépide.

(Assidentem conspirati specie officii circumsteterunt, ilicoque Cimber Tillius, qui primas partes susceperat, quasi aliquid rogaturus propius accessit renuentique et gestum in aliud tempus differenti ab utroque umero togam adprehendit : deinde clamantem : " ista quidem uis est ! " alter e Cascis auersum uulnerat paulum infra iugulum. Caesar Cascae brachium arreptum graphio traiecit conatusque prosilire alio uulnere tardatus est ; utque animaduertit undique se strictis pugionibus peti, toga caput obuoluit, simul sinistra manu sinum ad ima crura deduxit, quo honestius caderet etiam inferiore corporis parte uelata. atque ita tribus et uiginti plagis confossus est uno modo ad primum ictum gemitu sine uoce edito, etsi tradiderunt quidam Marco Bruto irruenti dixisse : kai su teknon ; exanimis diffugientibus cunctis aliquamdiu iacuit, donec lecticae impositum, dependente brachio, tres seruoli domum rettulerunt. nec in tot uulneribus, ut Antistius medicus existimabat, letale ullum repertum est, nisi quod secundo loco in pectore acceperat. Fuerat animus coniuratis corpus occisi in Tiberim trahere, bona publicare, acta rescindere, sed metu Marci Antoni consulis et magistri equitum Lepidi destiterunt.)

Livre premier, CÉSAR : LXXXII.
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Loin d'user de sa victoire avec modération, Auguste envoya à Rome la tête de Brutus pour qu'on la mît au pied de la statue de César et s'acharna contre tous les prisonniers de marque, sans leur épargner ses paroles outrageantes ; ainsi, paraît-il, comme l'un d'entre eux implorait de lui une sépulture, il lui répondit que "ce serait bientôt l'affaire des vautours".
(Auguste - XIII)
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Lorsqu'il devint grand pontife, après la mort de Lépide, car il n'avait jamais voulu, de son vivant, lui retirer cette charge, ayant rassemblé tous les recueils de prophéties grecs et latins qui, sans aucune autorité ou sans autorité suffisante, avaient cours dans l'empire, soit plus de deux mille ouvrages, il les fit brûler, et ne conserva que les livres Sibyllins, encore après y avoir fait un choix, puis il les enferma dans deux armoires dorées, sous la statue d’Apollon Palatin.
(Auguste - XXXI)
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Tibère était gros, robuste, et d'une taille dépassant la moyenne ; large d'épaules et de poitrine, il avait, de la tête aux pieds, tous les membres bien faits et heureusement proportionnés ; sa main gauche était plus souple et plus forte que l'autre ; les articulations en étaient si fermes, qu'il pouvait percer du doigt une pomme récemment cueillie et sans tare, et d'une chiquenaude blesser la tête d'un enfant ou même d'un adolescent. Il avait le teint blanc, les cheveux plantés assez bas derrière la tête, de sorte qu'ils lui couvraient même la nuque, ce qui paraissait être chez lui un trait de famille ; un visage noble, quoique souvent parsemé tout à coup de boutons ; des yeux très grands, qui, chose extraordinaire, voyaient même la nuit et dans les ténèbres. […] Il marchait le cou raide et dressé fièrement, le visage d'ordinaire contracté, en général sans rien dire ou en n'adressant que de très rares paroles même à ceux qui l'entouraient.

Livre III, TIBÈRE : LXVIII.
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Comme questeur, il lui échut l'Espagne ultérieure; il parcourait les lieux d'assises de cette province pour rendre la justice par délégation du préteur, lorsque, étant venu à Gadès, il remarqua, près du temple d'Hercule, une statue d'Alexandre le Grand: il se mit alors à gémir et, comme écœuré de son inaction, en pensant qu'il n'avait encore rien fait de mémorable à l'âge où Alexandre avait déjà soumis toute la terre, il demanda tout de suite un congé pour saisir le plus tôt possible, à Rome, les occasions de se signaler.
(César - VII)
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Jusqu'ici j'ai parlé d'un prince ; désormais ce que j'ai à rapporter est d'un monstre.
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 Suétone
Rien, chez un chef, n'est plus répréhensible que la témérité.
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XII. Il fait combattre des sénateurs et des chevaliers dans l'arène. Ses jeux quinquennaux. Il remporte le prix d'éloquence et de poésie. Il consacre au Capitole sa première barbe
(1) Néron regardait ces jeux du haut de l'avant-scène. (2) Dans l'espace d'un an, il construisit, près du Champ de Mars, un amphithéâtre en bois, dans lequel il donna un spectacle de gladiateurs, où il ne laissa périr personne, pas même les coupables, (3) mais il y mit aux prises quarante sénateurs et soixante chevaliers, dont quelques-uns jouissaient d'une fortune et d'une réputation à l'abri de tout reproche. Il choisit, dans les mêmes ordres, des combattants contre les bêtes, et pourvut à divers emplois de l'arène. (4) Il donna aussi une naumachie où des monstres marins nageaient dans de l'eau de mer. Il fit danser la pyrrhique à des jeunes gens auxquels il délivra ensuite des diplômes de citoyens romains. (5) Parmi les sujets de ces pyrrhiques, un taureau saillit Pasiphaé, qui était, ainsi que le crurent beaucoup de spectateurs, renfermée dans une vache de bois. Dès son premier effort, Icare tomba à côté de la loge de Néron et le couvrit de sang. (6) En effet, Néron présidait rarement alors, et regardait le spectacle par de petites ouvertures; mais, dans la suite, il s'établit en plein podium. (7) Il fut le premier qui institua à Rome des jeux quinquennaux qu'il appela "Néroniens". Ces jeux étaient de trois genres, à la manière des Grecs, c'est-à-dire qu'il y avait de la musique, des exercices gymniques et des courses à cheval. Après avoir consacré des bains et un gymnase, il offrit de l'huile aux sénateurs et aux chevaliers. (8) Le sort désigna parmi les consulaires les intendants des jeux, et on leur donna la place des préteurs. Néron descendit ensuite dans l'orchestre, au milieu du sénat, et reçut la couronne d'éloquence et de poésie latine que les plus illustres citoyens s'étaient disputée, et qu'ils lui accordèrent d'un consentement unanime. Il baisa celle que lui décernèrent les juges, comme joueur de luth, et la fit mettre au pied de la statue d'Auguste. (9) Dans les jeux gymniques qu'il donna au Champ de Mars, il déposa les prémices de sa barbe au milieu d'un sacrifice solennel, les renferma dans une botte d'or garnie des perles les plus précieuses, et les consacra à Jupiter Capitolin. (10) Il invita même les Vestales au spectacle des athlètes, parce qu'à Olympie on permettait aux prêtresses de Cérès d'y assister.
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