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Note moyenne 3.94 /5 (sur 238 notes)

Né(e) à : Rome , le vers 70 apr. J.
Mort(e) à : Italie , le vers 122 apr. J
Biographie :

Suétone (en latin Caius Suetonius Tranquillus) est un polygraphe et un érudit romain.

Biographe et historien romain, ses écrits représentent une source essentielle d'informations sur la vie des douze premiers Césars et sur les hommes de lettres romains. Son œuvre fut si renommée que son approche biographique donna le ton des ouvrages historiques pendant longtemps.

Fils d'un tribun militaire, ami et protégé de Pline le Jeune, Gaius Suetonius Tranquillus s'intéressa à la grammaire, à la rhétorique et à l'histoire littéraire. Un autre mécène, Septicius Clarus, l'introduisit auprès de l'empereur Hadrien, qui le nomma conservateur aux archives puis le prit comme secrétaire. Suétone fut disgracié vers 122.

On peut supposer que Suétone utilisa les documents et la correspondance auxquels il eut accès pour écrire la "Vie des douze Césars" (v. 121), son œuvre la plus célèbre. Il y raconte la vie des empereurs du Ier siècle apr. J.-C., de Jules César à Domitien. Si cet ouvrage contient des informations inestimables, il ne peut être toutefois considéré comme un témoignage objectif, Suétone ne faisant pas la distinction entre les opinions et les faits.

Suétone est également l'auteur de "De Viris Illustribus" ("Des hommes illustres", 106-113), que l'on connaît par les extraits qui nous sont parvenus, consacrés surtout à des grammairiens et à des rhétoriciens, et par l'utilisation qu'en ont fait des auteurs anciens.
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Source : fr.ca.encarta.msn.com/
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LydiaB   28 novembre 2013
Vies des douze Césars de Suétone
(En parlant de César débarquant en Afrique) :

Bien plus, étant tombé en sortant de son vaisseau, il tourna dans un sens favorable ce présage et s'écria: "Afrique ! je te tiens".



('Prolapsus etiam in egressu nauis uerso ad melius omine: "Teneo te," inquit, "Africa.")
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Nastasia-B   02 février 2015
Vies des douze Césars : César - Auguste, édition bilingue français-latin de Suétone
Tandis qu'il s'asseyait, les conjurés l'entourèrent, sous prétexte de lui rendre hommage, et tout de suite Tillius Cimber, qui s'était chargé du premier rôle s'approcha davantage, comme pour lui demander une faveur ; mais César faisant un signe de refus et le renvoyant à un autre moment, Tillius saisit sa toge aux deux épaules ; alors, comme César s'écriait : " Cette fois, c'est de la violence ! " l'un des deux Casca le blessa par-derrière, un peu au-dessous de la gorge. César, lui ayant saisi le bras, le transperça de son poinçon, et essaya de s'élancer en avant, mais il fut arrêté par une autre blessure. S'apercevant alors que de toutes parts on l'attaquait, le poignard à la main, il enroula sa toge autour de sa tête, tandis que de sa main gauche il en faisait glisser les plis jusqu'au bas de ses jambes, pour tomber avec plus de décence, le corps voilé jusqu'en bas. Il fut ainsi percé de vingt-trois blessures, n'ayant poussé qu'un gémissement au premier coup, sans une parole ; pourtant, d'après certains, il aurait dit à Marcus Brutus qui se précipitait sur lui : " Toi aussi, mon fils ! " Tous s'enfuyant en désordre, assez longtemps il resta sur le sol, privé de vie, puis on le déposa sur une civière, un bras pendant, et trois simples esclaves le rapportèrent chez lui. Or, parmi tant de blessures, d'après le médecin Antistius, il ne s'en trouva pas de mortelle, excepté celle qu'il avait reçu à la poitrine en second lieu. Les conjurés avaient formé le projet de traîner au Tibre le cadavre de leur victime, de confisquer ses biens, d'annuler ses actes, mais ils y renoncèrent par crainte du consul Marc-Antoine et du maître de cavalerie Lépide.



(Assidentem conspirati specie officii circumsteterunt, ilicoque Cimber Tillius, qui primas partes susceperat, quasi aliquid rogaturus propius accessit renuentique et gestum in aliud tempus differenti ab utroque umero togam adprehendit : deinde clamantem : " ista quidem uis est ! " alter e Cascis auersum uulnerat paulum infra iugulum. Caesar Cascae brachium arreptum graphio traiecit conatusque prosilire alio uulnere tardatus est ; utque animaduertit undique se strictis pugionibus peti, toga caput obuoluit, simul sinistra manu sinum ad ima crura deduxit, quo honestius caderet etiam inferiore corporis parte uelata. atque ita tribus et uiginti plagis confossus est uno modo ad primum ictum gemitu sine uoce edito, etsi tradiderunt quidam Marco Bruto irruenti dixisse : kai su teknon ; exanimis diffugientibus cunctis aliquamdiu iacuit, donec lecticae impositum, dependente brachio, tres seruoli domum rettulerunt. nec in tot uulneribus, ut Antistius medicus existimabat, letale ullum repertum est, nisi quod secundo loco in pectore acceperat. Fuerat animus coniuratis corpus occisi in Tiberim trahere, bona publicare, acta rescindere, sed metu Marci Antoni consulis et magistri equitum Lepidi destiterunt.)



Livre premier, CÉSAR : LXXXII.
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BazaR   22 octobre 2018
Vies des douze Césars de Suétone
Certains pensent qu'il fut grisé par l'habitude du commandement et, qu'après avoir soigneusement pesé ses forces et celles de ses ennemis, il profita d'une occasion pour s'emparer du pouvoir souverain qu'il avait convoité dès sa prime jeunesse. Cette opinion semblait avoir été partagée par Cicéron, car, dans le troisième livre du traité "Des devoirs", il dit que César avait continuellement sur les lèvres deux vers d'Euripide, qu'il traduit lui-même de la manière suivante:

"S'il faut, en effet, violer le droit, que ce soit pour régner;

Dans les autres cas, respectez la justice"

(César - XXX)
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BazaR   25 octobre 2018
Vies des douze Césars : César - Auguste, édition bilingue français-latin de Suétone
Lorsqu'il devint grand pontife, après la mort de Lépide, car il n'avait jamais voulu, de son vivant, lui retirer cette charge, ayant rassemblé tous les recueils de prophéties grecs et latins qui, sans aucune autorité ou sans autorité suffisante, avaient cours dans l'empire, soit plus de deux mille ouvrages, il les fit brûler, et ne conserva que les livres Sibyllins, encore après y avoir fait un choix, puis il les enferma dans deux armoires dorées, sous la statue d’Apollon Palatin.

(Auguste - XXXI)
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Nastasia-B   04 février 2015
Vies des douze Césars, tome 2 : Tibère - Caligula - Claude - Néron de Suétone
Tibère était gros, robuste, et d'une taille dépassant la moyenne ; large d'épaules et de poitrine, il avait, de la tête aux pieds, tous les membres bien faits et heureusement proportionnés ; sa main gauche était plus souple et plus forte que l'autre ; les articulations en étaient si fermes, qu'il pouvait percer du doigt une pomme récemment cueillie et sans tare, et d'une chiquenaude blesser la tête d'un enfant ou même d'un adolescent. Il avait le teint blanc, les cheveux plantés assez bas derrière la tête, de sorte qu'ils lui couvraient même la nuque, ce qui paraissait être chez lui un trait de famille ; un visage noble, quoique souvent parsemé tout à coup de boutons ; des yeux très grands, qui, chose extraordinaire, voyaient même la nuit et dans les ténèbres. […] Il marchait le cou raide et dressé fièrement, le visage d'ordinaire contracté, en général sans rien dire ou en n'adressant que de très rares paroles même à ceux qui l'entouraient.



Livre III, TIBÈRE : LXVIII.
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BazaR   24 octobre 2018
Vies des douze Césars de Suétone
Loin d'user de sa victoire avec modération, Auguste envoya à Rome la tête de Brutus pour qu'on la mît au pied de la statue de César et s'acharna contre tous les prisonniers de marque, sans leur épargner ses paroles outrageantes ; ainsi, paraît-il, comme l'un d'entre eux implorait de lui une sépulture, il lui répondit que "ce serait bientôt l'affaire des vautours".

(Auguste - XIII)
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BazaR   22 octobre 2018
Vies des douze Césars : César - Auguste, édition bilingue français-latin de Suétone
Comme questeur, il lui échut l'Espagne ultérieure; il parcourait les lieux d'assises de cette province pour rendre la justice par délégation du préteur, lorsque, étant venu à Gadès, il remarqua, près du temple d'Hercule, une statue d'Alexandre le Grand: il se mit alors à gémir et, comme écœuré de son inaction, en pensant qu'il n'avait encore rien fait de mémorable à l'âge où Alexandre avait déjà soumis toute la terre, il demanda tout de suite un congé pour saisir le plus tôt possible, à Rome, les occasions de se signaler.

(César - VII)
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Davalian   01 mai 2013
Vies des douze Césars de Suétone
Jusqu'ici j'ai parlé d'un prince ; désormais ce que j'ai à rapporter est d'un monstre.
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finitysend   30 août 2012
Vie de Néron de Suétone
XII. Il fait combattre des sénateurs et des chevaliers dans l'arène. Ses jeux quinquennaux. Il remporte le prix d'éloquence et de poésie. Il consacre au Capitole sa première barbe

(1) Néron regardait ces jeux du haut de l'avant-scène. (2) Dans l'espace d'un an, il construisit, près du Champ de Mars, un amphithéâtre en bois, dans lequel il donna un spectacle de gladiateurs, où il ne laissa périr personne, pas même les coupables, (3) mais il y mit aux prises quarante sénateurs et soixante chevaliers, dont quelques-uns jouissaient d'une fortune et d'une réputation à l'abri de tout reproche. Il choisit, dans les mêmes ordres, des combattants contre les bêtes, et pourvut à divers emplois de l'arène. (4) Il donna aussi une naumachie où des monstres marins nageaient dans de l'eau de mer. Il fit danser la pyrrhique à des jeunes gens auxquels il délivra ensuite des diplômes de citoyens romains. (5) Parmi les sujets de ces pyrrhiques, un taureau saillit Pasiphaé, qui était, ainsi que le crurent beaucoup de spectateurs, renfermée dans une vache de bois. Dès son premier effort, Icare tomba à côté de la loge de Néron et le couvrit de sang. (6) En effet, Néron présidait rarement alors, et regardait le spectacle par de petites ouvertures; mais, dans la suite, il s'établit en plein podium. (7) Il fut le premier qui institua à Rome des jeux quinquennaux qu'il appela "Néroniens". Ces jeux étaient de trois genres, à la manière des Grecs, c'est-à-dire qu'il y avait de la musique, des exercices gymniques et des courses à cheval. Après avoir consacré des bains et un gymnase, il offrit de l'huile aux sénateurs et aux chevaliers. (8) Le sort désigna parmi les consulaires les intendants des jeux, et on leur donna la place des préteurs. Néron descendit ensuite dans l'orchestre, au milieu du sénat, et reçut la couronne d'éloquence et de poésie latine que les plus illustres citoyens s'étaient disputée, et qu'ils lui accordèrent d'un consentement unanime. Il baisa celle que lui décernèrent les juges, comme joueur de luth, et la fit mettre au pied de la statue d'Auguste. (9) Dans les jeux gymniques qu'il donna au Champ de Mars, il déposa les prémices de sa barbe au milieu d'un sacrifice solennel, les renferma dans une botte d'or garnie des perles les plus précieuses, et les consacra à Jupiter Capitolin. (10) Il invita même les Vestales au spectacle des athlètes, parce qu'à Olympie on permettait aux prêtresses de Cérès d'y assister.

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BazaR   23 octobre 2018
Vies des douze Césars : César - Auguste, édition bilingue français-latin de Suétone
César réforma le calendrier, où depuis longtemps, par la faute des pontifes qui abusaient des jours intercalaires, s'était introduit un tel désordre que les fêtes des moissons ne tombaient plus en été ni celles des vendanges en automnes ; réglant l'année sur le cours du soleil, il décidé qu'elle aurait trois cent soixante-cinq jours, que le mois intercalaire serait supprimé et que l'on intercalerait seulement un jour tous les quatre ans. Mais, pour mieux assurer dorénavant la concordance des dates, à partir des calendes de janvier suivantes, il ajouta deux mois intermédiaires entre ceux de novembre et de décembre ; ainsi, l'année où il faisait cette réforme eut quinze mois.

(César - XL)
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