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Note moyenne 3.87 /5 (sur 60 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Symphorien (Indre-et-Loire) , le 11/12/1943
Biographie :

Alain de Benoist de Gentissart, dit Alain de Benoist, né le 11 décembre 1943 à Saint-Symphorien (Indre-et-Loire, commune aujourd'hui rattachée à Tours), est un intellectuel, philosophe et politologue français, principal représentant du mouvement dit de la « Nouvelle Droite » à la fin des années 1970. Il est également connu sous les pseudonymes de Fabrice Laroche — qu'il utilisait au début de sa carrière de journaliste —, Robert de Herte — sous lequel il rédige les éditoriaux d'Éléments — et David Barney.

Il a récemment publié Les démons du bien (2013), Survivre à la pensée unique (2015), Au-delà des droits de l'homme (2016), Le moment populiste, Ce que penser veut dire (2017) et Décroissance ou toujours plus ? (2018).

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Vidéo de
Jean-Michel Vernochet présente la thèse de son livre "Iran, la destruction nécessaire" (éd. Xenia) face, notamment, à Guy Millière, Gérard Chaliand et Alain de Benoist. -- En savoir plus: http://www.editions-xenia.com/livres/vernochet/
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Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
Alain de Benoist
GeorgesSmiley   20 décembre 2020
Alain de Benoist
Je suis de ceux qui ont eu le triste privilège d'avoir vu disparaître en l'espace d'une génération une civilisation (française) et une religion (chrétienne). On peut y ajouter la fin du monde rural, l'arraisonnement du monde, le déchaînement de l'axiomatique de l'intérêt, l'effondrement de la culture, la marchandisation planétaire, le règne de l'argent transformé en capital, la montée de l'indistinction sous les effets de ce que j'ai appelé l'idéologie du Même. En trente ans, nous avons totalement changé de monde. On n'analyse pas ce qui vient en regardant dans le rétroviseur !"



Entretien dans Causeur - décembre 2020
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Mimimelie   06 juillet 2016
Les idées à l'endroit de Alain de Benoist
La menace principale, aujourd’hui, quelle est-elle ? Elle est la disparition progressive de la diversité du monde. Le nivellement des personnes, la réduction de toutes les cultures à une « civilisation mondiale » bâtie sur ce qu’il y a de plus commun. Déjà, d’un bout à l’autre de la planète, on voit s’élever le même type de constructions, s’instaurer les mêmes habitudes mentales. De Holiday Inn en Howard Johnson, on voit se dessiner les contours d’un monde uniformément gris. J’ai beaucoup voyagé –sur plusieurs continents. La joie que l’on éprouve au cours d’un voyage, c’est de voir vivre à leur rythme des peuples différents, d’une autre couleur de peau, d’une autre culture, d’une autre mentalité – et qui sont fiers de leur différence. Je crois que cette diversité est la richesse du monde, et que l’égalitarisme est en train de la tuer. C’est pour cela qu’il importe, non seulement de « respecter les autres », mais de susciter partout le désir le plus légitime qui puisse être : le désir d’affirmer une personnalité à nulle autre pareille, de défendre un héritage, de se gouverner soi-même selon ce qu’on est. Et cela implique de lutter, de front, contre un pseudo-antiracisme négateur des différences, et contre un racisme menaçant, qui n’est, lui aussi, que le refus de l’Autre – le refus de la diversité.
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Mimimelie   27 juin 2016
Au-delà des droits de l'homme de Alain de Benoist
Est-on encore dans une société qui "respecte les droits de l'homme", ou dans une société qui a décidé de faire droit à toutes les formes du désir, de "reconnaître" tous les choix de vie, tous les contenus d'existence, toutes les préférences et toutes les orientations, pourvu que celles-ci n'interfèrent pas trop avec celles des voisins ? Reconnaître les droits de l'homme, cela se ramène-t-il à considérer tous les penchants comme légitimes ?
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julienraynaud   04 mars 2016
Au-delà des droits de l'homme de Alain de Benoist
La question des libertés ne saurait se résoudre en termes de droits ou de morale. Elle est avant tout une question politique.
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Mimimelie   06 juillet 2016
Les idées à l'endroit de Alain de Benoist
De fait, rien n'unit au sens supérieur les Américains, parce que rien ne leur est commun-si ce n'est, peut-être, un certain mépris vis-à-vis des nations européennes historiques dont ils ont choisi de faire sécession. Dans ces conditions, le seul point commun qui puisse les réunir ne peut s'établir qu'au plus bas niveau, au niveau matériel. Au niveau de cet american way of life qui est le nec plus ultra de la dégénérescence matérialiste, et qu'on nous présente pourtant comme l'aboutissement inéluctable de toute modernité. D'où cette technomorphie qui, peu peu, tue toutes les cultures de la terre, toute la diversité du monde pour y substituer les formes mortes d'une civilisation sans âme.
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Alain de Benoist
lrntv   27 février 2021
Alain de Benoist
L'intelligence met déjà à l'écart. Mais si la sensibilité s'y ajoute, alors là, c'est la solitude complète.
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AntonyM   25 juillet 2020
Contre le libéralisme de Alain de Benoist
Le ralliement de la gauche à la logique du marché et à la mystique de la croissance l’a conduite à croire que l’avènement d’une société plus juste exigeait que les sociétaires soient arrachés à leurs appartenances traditionnelles, qui font obstacle à l’expansion de ce marché, que leurs racines soient éradiquées, que les frontières soient abolies, et le passé relégué dans l’oubli. Cette conviction était déjà au cœur de l’idéologie du progrès, dont la gauche ne s’est jamais défaite, mais a trouvé une impulsion nouvelle dans les exigences d’« efficacité » inhérentes à l’illimitation capitaliste. La priorité a alors été donnée à la dénonciation des inégalités « ontologiques » liées au sexisme, au racisme, au fanatisme religieux, etc., au détriment de toutes les inégalités concrètes qui sont le produit des politiques sociales d’inspiration libérale.

L’égalité est désormais assimilée à la critique des « stéréotypes » et au « dépassement des tabous », tandis que l’exploitation économique est passée sous silence. Les misères sociales ne sont plus interprétées en termes de classe, mais de sociologie victimaire, de déboires individuels ou de catégories identitaires associées à la critique de l’exclusion. L’« exclu » identitaire, le marginal culturel ou sexuel ont remplacé le travailleur et l’ouvrier, tandis que les people remplaçaient le peuple. La justice se réduit à la lutte-contre-toutesles-discriminations et à l’extension tous azimuts du « pour toussisme ». Le « progressisme » s’est en fait d’autant plus facilement rallié au système du marché que le capitalisme a endossé en même temps un programme culturellement libertaire. La droite libérale, de son côté, a procédé à la récupération marchande de la pensée critique en capitalisant sur la décom-position des formes sociales traditionnelles. Ainsi s’est réalisée la grande osmose idéologique de la droite financière qui a trahi la nation et de la gauche « permissive » qui a trahi le peuple. Les deux aspects du libéralisme se rejoignent très logiquement, et en fin de compte, le libéralisme triomphe sur toute la ligne.
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Mimimelie   06 juillet 2016
Les idées à l'endroit de Alain de Benoist
« Lugubre sera le matin où nous nous réveillerons et où les léopards ne seront plus là, où des bandes de moineaux ne bavarderont plus dans les platanes, où le matou solitaire ne rentrera plus de ses aventures nocturnes, où les rouges-gorges ne lanceront plus leur cri de défi en direction des buissons au-delà de la pelouse, où il n'y aura plus d'alouettes dans le ciel ni de lapins dans les fourrés, où les faucons cesseront de tourner en rond, et où les rochers ne résonneront plus du cri des mouettes, où la diversité des espèces n'éclairera plus l'aurore, et où la diversité des hommes aura disparu.

Si tel est le matin qui nous attend, plaise à Dieu que je meure dans mon sommeil ! Et pourtant, tel est le matin que, sciemment ou non, nous préparons, vous, moi, capitalistes, socialistes, blancs, jaunes ou noirs. C'est le matin que les professeurs et les policiers réclament, que les philosophes ont exalté depuis deux siècles, le matin de l'uniformité, du réflexe conditionné, du meilleur des mondes, de l'ordre absolu, de la réalité égalitaire, de la grisaille, de la réaction uniforme à un stimulus uniforme, le matin où une cloche qui tintera fera prendre aux moutons le chemin du pâturage. C'est aussi le matin pour la venue duquel nous prions dans nos organisations industrielles, dans nos fermes collectives, dans nos conciles ecclésiastiques, dans nos systèmes de gouvernement, dans nos rapports entre Etats, dans nos nobles demandes d'un gouvernement mondial. C'est le matin auquel nous aspirons lorsque nous formulons la prière d'être un jour toujours les mêmes. C'est le matin contre la venue duquel, qu'ils le sachent ou non, les jeunes élèvent leur protestation. Et c'est un matin, il faut l'espérer, qui ne viendra jamais. » (Robert Ardrey_ La loi naturelle)

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lrntv   09 septembre 2020
Contre le libéralisme de Alain de Benoist
Quand on y regarde de plus près, on s'aperçoit bien qu'en fait libéralisme et conservatisme sont parfaitement inconciliables. Le conservatisme implique une répugnance pour l'idéologie du progrès (le passé ne vaut rien) et l'idéologie des droits de l'homme (les volontés individuelles sont souveraines) qui, historiquement, ont toujours été associées au libéralisme. Il implique que l'homme soit d'abord considéré comme un être de relation et non, comme dans l'anthropologie libérale, comme un être présocial appelé à se construire lui-même à partir de rien. Il implique une échelle de valeurs où l'égoïsme n'est pas posé comme le comportement le plus normal des êtres humains. Il implique un refus de l'économisme, et du matérialisme qui en découle. Il implique l'idée que la société ou la communauté commande le bien commun, quand le libéralisme place le seul individu au centre du champ social. Il implique une défense de l'enracinement et des communautés naturelles, que rejette également l'individualisme libéral. Il implique un accent mis sur les devoirs plus que sur les droits. Il implique que la liberté soit pensée à partir des institutions plutôt qu'à partir des exigences individuelles. Il implique une méfiance de principe vis-à-vis des nouveautés, alors que le libéralisme économique exige la transformation incessante du marché, le bouleversement permanent des rapports de production et des rapports sociaux.
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Alain de Benoist
Ewigkeit   21 novembre 2019
Alain de Benoist
"Finkielkraut, on le sent engagé avec une sincérité et une force que je trouve assez admirables et vis à vis de laquelle (sic) j'éprouve des sentiments quasiment fraternels. Son émission de radio est à mon avis magnifique; j'ai beaucoup d'admiration pour la façon dont il parle, j'ai une grande admiration pour lui. Je voudrais lui dire que je le lis avec attention; j'espère que de temps en temps il me lit également (lol!)" Interview FD 2009.
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