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Note moyenne 3.89 /5 (sur 191 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bruxelles , le 15/02/1934
Biographie :

Gérard Chaliand est un géostratège et aventurier français d'origine arménienne.

Spécialiste des questions politiques et stratégiques du tiers-monde, Gérard Chaliand a passé plus de vingt ans dans quelque 75 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique, d'où il a tiré une série d'analyses, de reportages, d'enquêtes et d'essais.

Homme de terrain avant tout, il a été à la rencontre de plusieurs mouvements de libération nationale - algérien, vietnamien, palestinien ou afghan -, pour appréhender leur lutte de l'intérieur.

Il a séjourné huit mois en Irak au cours des dernières années et a contribué à créer un centre de recherche stratégique à Kaboul en 2006.

Il a publié Guerres et civilisations chez Odile Jacob, une Anthologie mondiale de la stratégie chez Laffont-Bouquins et Voyage dans 40 ans de guérillas chez Lignes de repères.

Il est l'auteur, entre autres, de Géopolitique des empires, coécrit avec Jean-Pierre Rageau et édité chez Flammarion, ainsi que du Nouvel art de la guerre, publié aux éditions de L’Archipel.

Ses derniers ouvrages, La pointe du couteau et L’impasse afghane, sont parus chez Robert-Laffont et L'Aube, en 2012 et 2011.
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Gérard Chaliand, géostratège : "L'Occident en conflit, ce ne sont que des belles paroles"

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Pasoa   28 avril 2022
Feu nomade et autres poèmes de Gérard Chaliand
AU VENT DU RISQUE



Les eaux grises se sont figées cette nuit en glace aveugle.

Le paysage est muet, gorge serrée dans le brouillard.

Les lauriers sont coupés, nous n'irons plus au bois.

Le temps bat, sans hâte, comme un cœur fatigué.

C'est une longue fin d'hiver, sans promesse de printemps.

Les mots ne s'entendent plus quand ils sont

chuchotés.

Comme des pierres chargées d'oubli,

La sève, l'élan, le bond glissent du rebord de la

mémoire.

Ne restent que les derniers compagnons,

le vivre, le savoir mourir

et le souffle quittant sur la pointe des pieds

un corps désormais étranger.



Précaire a toujours été la vie.

J'ai marché droit au vent du risque.

Tout se gagne en consentant à perdre.





À Claude Burgelin,

(extrait de "Cavalier seul") - pp. 121-122
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afadeau   22 mars 2021
Feu nomade et autres poèmes de Gérard Chaliand
Je suis présent

depuis les premières bêtes conjurées dans les grottes.

Comment saisir ta charge, taureau,

afin que je l’emporte ?
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coco4649   06 avril 2019
Poeéie populaire des turcs et des kurdes de Gérard Chaliand
J’ai parcouru maints pays étrangers…





J’ai parcouru maints pays étrangers,

je n’ai pas trouvé de chemin menant au monde.

Des roses, j’en ai vu par milliers dans les jardins,

aucune ne ressemblait à ma bien aimée.



Je me suis lassé du langage amer des hommes

des longues années pleines de tristesse.

En espérant de l’aide des torrents qui coulent

je n’ai pu trouver d’aussi ruisselants que moi-même.



Je me suis consumé à toutes les flammes

je me suis cloué à un poignard

le cœur percé je suis tombé

et je n’ai pas trouvé de main pour me relever.



Le monde reste sourd à mes appels,

désormais je n’attends plus rien du destin,

toi seule, mon âme, tu connais mon état

je n’ai pas trouvé de mots pour dire ma peine.



Je suis le rossignol qui gémit en détresse

j’ai beau crier, ma rose ne m’entends pas.

Mort secourable, dit Karadja-Oghlan

je n’ai trouvé d’autre issue que la tombe.





//Karadja-Oghlan (17ème siècle)
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Luniver   26 juillet 2014
Anthologie mondiale de la stratégie de Gérard Chaliand
C'est ainsi que se terminèrent le règne de Totila et sa vie. Il avait régné sur les Goths pendant onze ans. Sa mort ne fut pas digne de ses réalisations antérieures, car précédemment, il avait connu le succès et sa fin ne fut pas à la mesure de ses actes. Là encore, la fortune a montré qu'elle se joue des affaires humaines comme le chat joue avec la souris, faisant la preuve de son absurdité et de sa nature inexplicable. Spontanément, sans raisons, elle accorda pendant un temps la chance à Totila peut eut le caprice de lui infliger une mort misérable, bien indigne de ce qu'il méritait. Mais je soupçonne cela de n'avoir jamais été compréhensible à l'homme, et je pense que cela ne le sera jamais. Les hommes en parlent et les opinions vont et viennent sans cesse pour s'adapter aux goûts de l'un et de l'autre, chacun tentant de compenser son ignorance par l'explication qui lui semble la plus raisonnable.
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ErnestLONDON   20 février 2018
La question Kurde à l'heure de Daech de Gérard Chaliand
À l’heure où la Chine cherche à s’affranchir de la tutelle du dollar, Daech en est encore à couper des têtes en prétendant restaurer un califat.
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coco4649   06 avril 2022
Poeéie populaire des turcs et des kurdes de Gérard Chaliand
Pourquoi donc ma belle aux yeux noirs…







Pourquoi donc ma belle aux yeux noirs

pourquoi ces nuits où je ne puis dormir ?

on dit que la peine d’être séparés est dure

pourquoi n’ai-je pu encore me rassasier de cette peine ?



Les étrangers ont envahi le jardin de l’Amie

en cueillant sa rose, ils en ont brisé la branche

elle est entré ici, dans la couche d’un vaurien

celle que je n’osais aimer.



Ma belle aux yeux noirs je t ‘ai aimée et m’en suis caché

je suis descendu dans ton jardin, j’y ai cueilli des roses

j’ignore en quel endroit j’ai bien pu te blesser

pourquoi n’ai-je pas même reçu de tes nouvelles ?



Je meurs brûlé de ton amour dit Karadja-Oghlan

toutes les folies je me les suis trouvées

après avoir erré je suis venu au lieu du rendez-vous

pourquoi ne t’y ai-je pas trouvée ?





// Karadja-Oghlan (17ème siècle)



/ Traduit du turc par Gérard Chaliand
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Heval   02 juin 2012
Voyage dans 40 ans de guérillas de Gérard Chaliand
Le droit à l'existence d'Israël n'est pas ici en cause. Il serait bon que ce type de faux problème cesse d'être agité (y compris par les États arabes, à l'occasion). Compte tenu du rapport des forces régionales et mondiales, l'existence d'Israël est assurée. D'ailleurs ce n'est pas ce qui inquiète les Israéliens. En juin 1967 déjà, le pays n'était pas menacé dans sa survie, ainsi que l'ont confirmé plusieurs généraux israéliens. La confiance de la population en tsahal , l'armée israélienne, et en sa supériorité, est entière. On peut même ajouter, et ceci est une constatation, que l'attitude israélienne, en général, est vis-à-vis des Arabes (palestiniens ou non) celle de l'arrogance du vainqueur issu d'une société industrialisée, face à des voisins sous-développés. Ce que cherche Israël aujourd'hui, c'est conserver le maximum possible de territoire, ce qui portera préjudice - une fois encore - au peuple palestinien. Il n'est pas étonnant que des vainqueurs cherchent à profiter de leur victoire (l'Histoire en a vu d'autres), mais on souhaiterait que les vainqueurs, de surcroît, ne cherchent pas à se faire passer globalement pour victimes. C'est pourtant la stratégie politique à usage extérieur d'Israël, véhiculée en Occident par tous ceux qui lui sont favorables et prenant appui à la fois sur les sentiments de solidarité de la majeure partie de la diaspora juive et la mauvaise conscience des Occidentaux en général pour leur attitude passive à l'égard du génocide des Juifs d'Europe.
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Charybde2   17 janvier 2015
De l'esprit d'aventure de Gérard Chaliand
Gérard Chaliand : Certes, il faut participer pour pouvoir parler d’aventure. Mais il faut aussi posséder un bagage suffisant, qui permette que cette action ne soit pas juste une participation sans comprendre. J’accorde beaucoup d’importance au savoir. Il faut arriver armé. C’est pourquoi je privilégie l’étude des sociétés au sens large, l’aspect religieux, anthropologique, sociologique, etc., et mon itinéraire a été essentiellement, à cet égard, solitaire. Pour reprendre la phrase de Melville : « La mer a été mon Harvard et mon Yale », le terrain et la lecture ont été mes universités. Par ailleurs, dans les sociétés que j’ai pu rencontrer au cours de ma vie, je me suis rendu compte que les voyages n’étaient pas seulement spatiaux, mais aussi sociaux. Beaucoup de gens n’auront connu dans leur vie qu’une catégorie sociale : la leur, celle avec laquelle ils travaillent. Quand on a connu à la fois la paysannerie de tel ou tel pays, et qu’on a en même temps fréquenté des chefs d’Etat, des syndicalistes, des dirigeants de guérilla et d’autres catégories sociales, qu’il s’agisse de la petite bourgeoisie, de marchands, etc., on dispose d’une connaissance que l’on ne peut que très difficilement acquérir chez soi. Cela permet aussi, au fil du temps, – parce que ma vie a été essentiellement une succession de voyages -, grâce aux connaissances acquises sur les sociétés en question, d’être à la fois dedans et dehors, ce qui donne une capacité d’analyse souvent plus grande parce qu’on est à cheval sur plusieurs sociétés, pas juste deux, comme ceux, par exemple, qui sont d’origine étrangère, et qui connaissent plus ou moins leur société d’origine et celle d’accueil, mais trois, quatre, dix, selon la chance qu’on a eue de séjourner longuement dans des sociétés qu’on a pu pénétrer, dont on connaît les cultures. C’est cela qui rend, à mon avis, le voyage de l’aventurier productif, c’est cela qui rend l’action féconde – parce que je connais des gens qui ont beaucoup voyagé, qui ont vu beaucoup de choses, mais qui ne connaissent que des anecdotes. Le monde est plein de voyageurs qui n’ont retenu que des anecdotes. Si on veut assumer davantage d’humanité, il faut se fatiguer. Il faut travailler, accroître ses connaissances. Prendre plaisir à découvrir l’Autre.
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afadeau   22 mars 2021
Feu nomade et autres poèmes de Gérard Chaliand
Je t’aime la gorge nouée aux fibres de l’été

chaque aube m’éveille tes yeux au fond de mon regard

ma femme heureuse jusqu’au bord des paupières.

Nos rires feront trembler des miroirs d’eau légère.
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coco4649   17 décembre 2021
Poeéie populaire des turcs et des kurdes de Gérard Chaliand
À moi le vin de ton amour







À moi le vin de ton amour

à moi les déserts de Medjnun *

c’est toi mon constant souci

c’est de toi dont j’ai besoin, toi seul.



Si l’on me tuait

et qu’on jette mes cendres au vent

mes cendres iraient clamant :

c’est de toi dont j’ai besoin, toi seul.



Yunus est mon nom

au fil des jours s’avive ma flamme

en ce monde et dans l’autre

c’est de toi dont j’ai besoin, toi seul.



*Medjnun et Leyli : couple légendaire





// Yunus Emre (1238 – 1328)



/ Traduit du turc par Gérard Chaliand
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