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Note moyenne 4.1 /5 (sur 342 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1950
Biographie :

Jean-Claude Michéa est issu d'une famille de militants communistes. Son père, Abel Michéa, est résistant communiste pendant la Seconde Guerre mondiale et sa mère Noëlle travaille pour l’Intelligence Service dans la Propaganda Staffel à Lyon.

Michéa passe l'agrégation de philosophie en 1972 à l'âge de 22 ans. Engagé au Parti communiste français, il s'en écarte en 1976.

Professeur de philosophie au lycée Joffre à Montpellier depuis la fin des années 1970 jusqu'en 2010, Jean-Claude Michéa est connu pour ses prises de positions très engagées contre la gauche qui, selon lui, a perdu tout esprit de lutte anticapitaliste pour laisser place à la religion du progrès

Source : wikipedia
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Jean-Claude Michéa - Entretiens (A Voix nue) 2019 avec Guillaume Erner Partie 1 : La chance d’avoir des parents communistes Partie 2 : Paris avant les bobos Partie 3 : Qui n’a pas connu Montpellier dans les années 80 Partie 4 : Devenir un auteur par accident Partie 5 : Décroissance dans les Landes

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Citations et extraits (106) Voir plus Ajouter une citation
Musikant   19 juin 2010
L'empire du moindre mal : Essai sur la civilisation libérale de Jean-Claude Michéa
La richesse suprême, pour un être humain – et la clé de son bonheur – a toujours été l’accord avec soi-même. C’est un luxe que tous ceux qui consacrent leur bref passage sur terre à dominer et exploiter leurs semblables ne connaîtront jamais. Quand bien même l’avenir leur appartiendrait.
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Musikant   19 juin 2010
L'empire du moindre mal : Essai sur la civilisation libérale de Jean-Claude Michéa
Hannah Arendt avait donc raison de souligner, dans "La Condition de l'homme moderne", que « ce qu'il y a de fâcheux dans les théories modernes ce n'est pas qu'elles sont fausses, c'est qu'elles peuvent devenir vraies ». S'il est ainsi toujours exact que l'homme n'est pas égoïste par nature, il est non moins exact que le dressage juridique et marchand de l'humanité crée, jour après jour,le contexte culturel idéal qui permettra à l'égoïsme de devenir la forme habituelle du comportement humain.
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deuxquatredeux   26 janvier 2017
Notre Ennemi, le Capital de Jean-Claude Michéa
Une réforme ‘sociétale' - chaque fois qu'elle est introduite d'en haut et non sous la pression dominante des luttes populaires (par exemple pour le droit à l'avortement) - ressemble donc presque toujours à ces offres commerciales séduisantes qui comportent, cachés dans un coin, un certain nombre d'engagements additionnels - en général nettement plus onéreux - que le client inattentif ne découvre qu'après coup.
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Musikant   19 juin 2010
L'empire du moindre mal : Essai sur la civilisation libérale de Jean-Claude Michéa
L'homme des sociétés libérales est donc toujours invité à se tuer au travail et, simultanément, à vouloir « tout, tout de suite et sans rien faire », selon la célèbre devise de Canal +. Comme le temps disponible pour la consommation est inversement proportionnel à celui consacré au travail [AMG : c'est un peu rapide, mais passons], il y a donc bien là une véritable « contradiction culturelle du capitalisme ». L'une des solutions les plus classiques pour atténuer cette contradiction, est évidemment de prendre sur le temps nécessaire à la vie familiale et au travail éducatif qu'elle suppose. Le libéralisme peut alors gagner sur tous les tableaux.
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issablaga   27 février 2016
Le complexe d'Orphée de Jean-Claude Michéa
Après qu’un certain temps s’est écoulé, la mère se sépare du fruit qu’elle portait dans ses entrailles, et la mère et son enfant forment alors deux êtres distincts et séparés.

Nierez-vous le rapport qui existe entre eux ?

Nierez-vous ce que la nature vous montre par le tėmoignage de vos sens, à savoir que cette mère et cet enfant sont l’un sans l’autre des êtres incomplets, malades, et menacés de mort, et que le besoin mutuel, aussi bien que l’amour, en fait un être composé de deux êtres ?

Il en est de même de la société et de l’humanité...



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Nicolas9   25 février 2018
L'empire du moindre mal : Essai sur la civilisation libérale de Jean-Claude Michéa
S'il est ainsi toujours exact que l'homme n'est pas égoïste par nature, il est non moins exact que le dressage juridique et marchand de l'humanité crée, jour après jour, le contexte culturel idéal qui permettra à l'égoïsme de devenir la forme habituelle du comportement humain.



Les partisans de l'humanité seraient donc malvenus de sous-estimer cette réalité nouvelle. Ils doivent impérativement prendre conscience, au contraire, que la course est déjà commencée et que, dans cette course, le temps joue maintenant contre eux.
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Luniver   14 mai 2020
L'empire du moindre mal : Essai sur la civilisation libérale de Jean-Claude Michéa
Comment échapper à la guerre de tous contre tous, si la vertu n'est que le masque de l'amour-propre, si l'on ne peut faire confiance à personne et si l'on ne doit compter que sur soi-même ? Telle est, en définitive, la question inaugurale de la modernité, cette étrange civilisation qui, la première dans l'Histoire, a entrepris de fonder ses progrès sur la défiance méthodique, la peur de la mort et la conviction qu'aimer et donner étaient des actes impossibles. La force des libéraux est de proposer l'unique solution désespérée. Ils s'en remettent, en effet, au seul principe qui ne saurait mentir ou décevoir, "l'intérêt des individus." L'égoïsme « naturel » de l'homme qui, depuis les moralistes du XVIIe siècle, était la croix de toutes les philosophies modernes devient ainsi, quand le libéralisme triomphe, le principe de toutes les solutions concevables.
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Mimimelie   03 août 2016
L'enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes de Jean-Claude Michéa
En assignant à toute activité humaine un objectif unique (la thune), un modèle unique (la transaction violente ou bizness) et un modèle anthropologique unique (être un vrai chacal), la Caillera se contente, en effet de recycler, à l’usage des périphéries du système, la pratique et l’imaginaire qui en définissent le Centre et le Sommet. L’ambition de ses membres n’a, certes, jamais été d’être la négation en acte de l’Économie régnante. Ils n’aspirent, tout au contraire, qu’à devenir les golden boys des bas-fonds. Calcul qui est tout sauf utopique. Comme l’observe J. de Maillard, « sous nos yeux, l’économie du crime est en train d’accomplir la dernière étape du processus : rendre enfin rentable la délinquance des pauvres et des laissés pour compte, qui jadis était la part d’ombre des sociétés modernes, qu’elles conservaient à leurs marges. La délinquance des pauvres, qu’on croyait improductive, est désormais reliée aux réseaux qui produisent le profit. Du dealer de banlieue jusqu’aux banques de Luxembourg, la boucle est bouclée. L’économie criminelle est devenue un sous-produit de l’économie globale, qui intègre à ses circuits la marginalité sociale (13.) »

À la question posée, il convient donc de répondre clairement que si la Caillera est, visiblement, très peu disposée à s’intégrer à la société, c’est dans la mesure exacte où elle est déjà parfaitement intégrée au système qui détruit cette société. C’est évidemment à ce titre qu’elle ne manque pas de fasciner les intellectuels et les cinéastes de la classe dominante, dont la mauvaise conscience constitutive les dispose toujours à espérer qu’il existe une façon romantique d’extorquer la plus-value.



13- J. de Maillard : Un monde sans loi, p. 84, Stock, 1998.

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hupomnemata   26 octobre 2011
Le complexe d'Orphée de Jean-Claude Michéa
N'oublions pas que "déterritorialisation", en français, ne signifie rien d'autre que "délocalisation". Il n'y a entre ces deux termes que la différence qui sépare le libéralisme poétique de Gilles Deleuze de son application prosaïque par les grands prédateurs du Marché.
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issablaga   07 mai 2016
Le complexe d'Orphée de Jean-Claude Michéa
Le système libéral n’a réussi, jusqu’à présent, à fonctionner de façon à peu près efficace que parce qu’il avait hérité d’une série de types anthropologiques qu’il n’avait pas créés et n’aurait pas pu créer lui-même : des juges incorruptibles, des fonctionnaires intègres, des weberiens, des éducateurs qui se consacrent à leur vocation, des ouvriers qui ont un minimum de conscience professionnelle, etc. Ces types ne surgissent pas et ne peuvent surgir d’eux-mêmes, ils ont été créés dans des périodes historiques antérieures par référence à des valeurs alors consacrées et incontestables : l’honnêteté, le service de l’état, la transmission du savoir,  la belle ouvrage, etc...
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