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Note moyenne 3.91 /5 (sur 99 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Rome , le 19 mai 1898
Mort(e) à : Rome , le 11 juin 1974
Biographie :

Julius Evola, de son vrai nom Giulio Cesare Evola, est un penseur italien influencé en partie par l'école traditionaliste.

Baron, il était descendant d'une famille de la petite noblesse sicilienne. Comme il le relate dans Le Chemin du cinabre, son enfance et son adolescence furent remplies par la lecture. Il fut particulièrement marqué par les œuvres de Oscar Wilde, Gabriele D'Annunzio et de Dimitri Merejkovski. Il s'intéressa aussi très tôt à la philosophie et tout particulièrement à Carlo Michelstädter, Otto Weininger, et surtout à Friedrich Nietzsche. Il fut également influencé par l'œuvre de Giovanni Papini, « champion de la primauté des forces spirituelles et de la mission civilisatrice de l'Italie ».
Il fit des études techniques et mathématiques qui seront interrompues en 1917 par un engagement dans l'armée comme sous-lieutenant dans l'artillerie.
Entre temps, il avait commencé à s'intéresser aux formes les plus modernes de l'expression artistique, aux spiritualités orientales et à l'engagement politique, trois axes d'action qui structureront sa vie jusqu'à son décès.


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Source : Wikipédia
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Julius Evola répondant aux questions de Dominique de Roux dans le cadre des enregistrements des Archives du XXe siècle.


Citations et extraits (88) Voir plus Ajouter une citation
Julius Evola
DocIdoine   27 mars 2019
Julius Evola
A l'opposé de ce que pensent psychiatres, psychanalystes et « assistants sociaux », dans une société et une civilisation comme celles d'aujourd'hui et, spécialement, comme celles d'Amérique, il faut voir en général l'homme sain dans le rebelle, dans l'asocial, dans celui qui ne s'adapte pas. Dans un monde anormal, les valeurs se renversent : celui qui apparaît anormal par rapport au milieu existant, il est probable que c'est justement lui le « normal », qu'en lui subsiste encore un reste d'énergie vitale intègre ; et nous ne suivons en rien ceux qui voudraient « rééduquer » des éléments de ce genre, considérés comme des malades, et les « récupérer » pour la « société ». Un psychanalyste, Robert Linder, a eu le courage de reconnaître cela.
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enkidu_   27 août 2014
Révolte contre le monde moderne de Julius Evola
Le monde moderne, s'il a dénoncé l'« injustice » du régime des castes, a stigmatisé davantage encore les civilisations antiques qui connurent l'esclavage, et a considéré comme un mérite des temps nouveaux d'avoir affirmé le principe de la « dignité humaine ». Mais il ne s'agit, là encore, que de pure rhétorique.



On oublie que les Européens eux-mêmes réintroduisirent et maintinrent jusqu'au XIXe siècle, dans les territoires d'outre-mer, une forme d'esclavage souvent odieuse, que le monde antique ne connut presque jamais. Ce qu'il faut plutôt mettre en relief, c'est que si jamais une civilisation pratiqua l'esclavage sur une grande échelle, c'est bien la civilisation moderne.



Aucune civilisation traditionnelle ne vit jamais des masses aussi nombreuses condamnées à un travail obscur, sans âme, automatique, à un esclavage qui n'a même pas pour contrepartie la haute stature et la réalité tangible de figures de seigneurs et de dominateurs, mais se trouve imposé d'une façon apparemment anodine par la tyrannie du facteur économique et les structures absurdes d'une société plus ou moins collectivisée. Et du fait que la vision moderne de la vie, dans son matérialisme, a enlevé à l'individu toute possibilité d'introduire dans son destin un élément de transfiguration, d'y voir un signe et un symbole, l'esclavage d'aujourd'hui est le plus lugubre et le plus désespéré de tous ceux que l'on ait jamais connus.



Il n'est donc pas surprenant que les forces obscures de la subversion mondiale aient trouvé dans les masses des esclaves modernes un instrument docile et obtus, adapté à la poursuite de leurs buts : là où elles ont déjà triomphé, dans les immenses « camps de travail », on voit pratiquer méthodiquement, sataniquement, l'asservissement physique et moral de l'homme en vue de la collectivisation et du déracinement de toutes les valeurs de la personnalité. (pp. 154-155)
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enkidu_   09 février 2016
Orientations de Julius Evola
Les hommes du nouveau front seront, certes, antibourgeois, mais en raison de leur conception supérieure, héroïque et aristocratique, de l’existence ; ils seront antibourgeois parce qu’ils mépriseront la vie confortable ; antibourgeois parce qu’ils ne suivront pas ceux qui promettent des avantages matériels, mais ceux qui exigent tout d’eux-mêmes ; antibourgeois, enfin, parce qu’ils n’auront pas la préoccupation de la sécurité, mais aimeront une union essentielle de la vie et du risque, sur tous les plans, faisant leur le caractère inexorable de l’idée pure et de l’action précise. Il y a un autre aspect encore par lequel l’homme nouveau, substance cellulaire du mouvement de renaissance, sera antibourgeois et se différenciera de la génération précédente : son refus de toute forme de rhétorique et de faux idéalisme, son refus de tous les grands mots qu’on écrit avec la majuscule, de tout ce qui n’est que geste, phrase destinée à faire de l’effet, mise en scène. Dépouillement, au contraire, nouveau réalisme dans l’appréciation exacte des problèmes qui se poseront, en sorte que l’important sera, non l’apparence, mais l’être, non le bavardage, mais la réalisation, silencieuse et précise, en accord avec les forces apparentées et dans l’obéissance à l’ordre venant d’en haut.



Ceux qui ne savent réagir, contre les forces de gauche, qu’au nom des idoles, du style de vie et de la médiocre moralité conformiste du monde bourgeois, sont déjà vaincus dès le départ. Ce n’est pas le cas de l’homme resté debout, déjà passé par le feu purificateur de destructions extérieures et intérieures. De même que, politiquement, cet homme n’est pas l’instrument d’une pseudo-réaction bourgeoise, de même il se réfère, en règle générale, à des forces et idéaux antérieurs et supérieurs au monde bourgeois et à l’ère économique, et c’est en s’appuyant sur eux qu’il trace les lignes de défense et consolide les positions d’où partira soudainement, en temps opportun, l’action de la reconstruction.



A ce sujet aussi, nous entendons reprendre une consigne qui ne fut pas suivie : car on sait qu’il y eut à l’époque fasciste une tendance antibourgeoise qui aurait voulu s’affirmer dans un sens analogue. Malheureusement, là aussi, la substance humaine ne fut pas à la hauteur de la tâche. Et l’on alla même jusqu’à créer une rhétorique de l’anti-rhétorique. (chapitre XI)
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enkidu_   27 août 2014
Les Hommes au milieu des ruines de Julius Evola
L'inégalité est vraie de fait pour la seule raison qu'elle est vraie de droit, elle est réelle pour la seule raison qu'elle est nécessaire. Ce que l'idéologie égalitaire voudrait dépeindre comme un état de justice, serait au contraire, d'un point de vue plus élevé et à l'abri des rhétoriques humanitaires, un état d'injustice. C'est une chose qu'Aristote et Cicéron avaient déjà reconnue. Imposer l'inégalité veut dire transcender la quantité, veut dire admettre la qualité. C'est ici que se distinguent nettement les concepts d'individu et de personne.
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colimasson   07 décembre 2016
Révolte contre le monde moderne de Julius Evola
L’instinct et l’attachement à la vie –c’est-à-dire le lien humain- interdisent la possession de la « gloire ».
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colimasson   05 décembre 2016
Révolte contre le monde moderne de Julius Evola
On exigeait donc que le souverain gardât la qualité symbolique et solaire de l’invictus –sol invictus […]-, par conséquent l’état de centralité auquel correspond précisément l’idée extrême-orientale de l’ « invariable milieu ».
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claireogie   18 décembre 2010
Métaphysique du sexe de Julius Evola
Plus spécifiée, la même idée figure chez Schopenhauer, qui dit que la condition d'une forte passion, c'est que deux personnes se neutralisent tour à tour, comme un acide et une base lorsqu'ils vont former un sel : ainsi, puisqu'il y a plusieurs degrés de sexualisation, cette situation se réalise quand un certain degré de virilité trouve son pendant dans un degré de féminité équivalent chez l'autre être.



Weininger, enfin, a proposé une véritable formule pour le fondement premier de l'attraction sexuelle. Partant précisément de l'idée que lorsqu'on prend comme critères l'homme absolu et la femme absolue, il y a en général de l'homme dans la femme et de la femme dans l'homme, il estime que l'attraction maximale s'éveille entre homme et une femme ainsi faits que si l'on additionne les parts de masculinité et de féminité présentes chez l'un et l'autre, on obtient comme total l'homme absolu et la femme absolue. Par exemple, un homme aux trois quarts masculin (yang) et féminin pour un quart (yin), trouvera son complément sexuel naturel, par lequel il se sentira irrésistiblement attiré et au contact duquel un magnétisme intense se développera, dans une femme masculine pour un quart (yang) et féminine aux trois quarts (yin) : précisément parce qu'on retrouverait, avec la somme des parties, l'homme absolu entier et la femme absolue entière.
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colimasson   03 novembre 2016
Révolte contre le monde moderne de Julius Evola
Si difficilement concevable que cela soit pour les modernes, il faut partir de l’idée que l’homme traditionnel connaissait la réalité d’un ordre de l’être bien plus vaste que ce à quoi correspond aujourd’hui, en règle générale, le mot « réel ». De nos jours, au fond, on entend seulement par « réalité » le monde des corps dans l’espace et dans le temps […].
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claireogie   18 décembre 2010
Métaphysique du sexe de Julius Evola
"Le réalisme ne vaut pas mieux dans l'amour que dans l'art. L'imitation de la nature, sur le plan érotique devient l'imitation de la Bête." Tout 'naturalisme' pris dans ce sens ne peut en effet signifier qu'une déchéance, car ce qui doit être réputé naturel pour l'homme en tant qu'homme n'est pas du tout ce à quoi s'applique ce terme dans le cas des animaux : est naturelle pour l'homme la conformité à son type, au statut qui revient à l'homme en tant que tel dans la hiérarchie globale des êtres.
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enkidu_   27 mars 2016
Méditations du haut des cimes de Julius Evola
Dans le monde moderne, deux choses principalement font obstacle à la réalisation du sens de la spiritualité, telle que la connut notre tradition la plus reculée : le caractère abstrait de notre culture et l'exaltation d'une force privée de lumière.



D'une part, nous avons des personnes pour qui I'« esprit » évoque la simple érudition livresque, la salle de cours, les jeux intellectuels de la philosophie, l'esthétisme littéraire ou vaguement mystique. De l'autre, nous voyons les jeunes générations faire du sport une véritable religion et ne rien connaître d'autre que l'ivresse de l’entraînement, de la compétition et de la conquête physique. Le sport n'est plus ici un moyen, mais un but en soi, une idole.



Aux yeux de certains, cette opposition apparaît comme un dilemme. L' « homme cultivé », en effet, éprouve implicitement une certaine répugnance pour toute espèce de discipline physique, tandis que chez le sportif la sensation de la force physique alimente un mépris pour les pâles tours d'ivoire reléguées parmi les livres et pour les batailles de mots qui ne prêtent pas à conséquence.



Ces deux attitudes sont erronées, fruits, l’une comme l'autre, de la décadence moderne. Toutes deux sont étrangères à la vision héroïque de l'esprit, qui fut l'axe de notre meilleure tradition classique, évoquée avec profit par le mouvement de renouveau actuel de l'Italie.



On a trop souvent oublié que la spiritualité exprime une manière d'être ; qu'elle n'est pas fonction de ce que la tête a emmagasiné en fait de notions, théories, etc., mais de ce qu'on a réussi à faire vibrer au rythme de son propre sang, et qui se traduit dans une supériorité, dans une purification profonde de l'âme et du corps.



C'est précisément dans cette optique qu'il faut envisager une discipline qui, bien que concernant les énergies corporelles, ne commence ni ne finit avec elles, mais sert de moyen pour réveiller une spiritualité vivante, organique. (pp. 23-34)
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