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Note moyenne 3.95 /5 (sur 82 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 26/07/1962
Biographie :

Historienne et juriste de formation, Anne Bernet, à la fin de ses études, se tourne vers le journalisme, en collaborant aux pages littéraires, culturelles et religieuses de nombreuses revues françaises et suisses, dont certaines proches des milieux royalistes.

En 1985, elle sort un premier disque intitulé Chansons pour les chouans qui est suivi en 1989 par Le Printemps capétien.

Elle publie son premier livre en 1993 : Les Grandes heures de la chouannerie, où elle réhabilite l'insurrection royaliste de Vendée, qui éclata peu après la Révolution française (en 1793). Les livres qu'elle fait paraître par la suite comme Martin de Tours, La Vie cachée de Catherine Labouré, Les Chrétiens dans l'Empire romain, Jérôme Lejeune, Clotilde, reine de France ou Mémoires de Ponce Pilate sont empreints d'un catholicisme traditionnel, voire royaliste pour certains. Elle a publié une dizaine de livres chez Perrin.

À côté de l'écriture, elle donne des conférences, par exemple à Lyon lors de la sortie de sa biographie consacrée au chef chouan Charette ou à Reims, en 2007, au sujet de la vie du généticien Jérôme Lejeune (découvreur de l'anomalie chromosomique à l'origine de la trisomie 21) dont elle fut la biographe.

Elle est établie à Laval, en Mayenne.
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Source : Wikipedia
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Bibliographie de Anne Bernet   (29)Voir plus

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Vidéo de

Anne Bernet. Les apparitions mariales au XIXème siècle.


Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Walktapus   13 mars 2015
Les gladiateurs de Anne Bernet
Les éditeurs n'ont pas la liberté de bouleverser les alliances d'armaturae. (...) Le duo primitif, rétiaire-samnite, pousse à l'extrême l'opposition des contraires entre le combattant pratiquement nu et celui lourdement armé, donc entravé dans ses mouvements. Le rétiaire, léger, a l'initiative de l'attaque face au mirmillon ; sa situation se retourne quand on l'oppose au secutor qui a pour mission de le poursuivre à son tour. D'autres couples habituels, appréciés, attendus, sont formés du thrace et de l'hoplomaque, du thrace et du mirmillon, de l'hoplomaque et du mirmillon, du provocator et du mirmillon.

Car si les compositiones ont une telle importance aux yeux du public, c'est que l'on parie sur les gagnants.
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Henri-l-oiseleur   16 novembre 2018
Monseigneur Thuan de Anne Bernet
(Au trou).

Allongé sur son bat-flanc, parmi les moisissures et les crapauds, malade, épuisé, réduit à l'impuissance totale, le coadjuteur de Saïgon, quand il émergeait de ces périodes de vide où toute réflexion cohérente se dérobait, songeait à ce qu'il aurait pu faire dehors, libre, se reprochait son rôle de serviteur inutile. Se rendait-il compte qu'il s'agissait d'un autre genre de tentation, plus subtil ? Oui, raison pour laquelle il redisait "me voilà, Seigneur, pour faire votre volonté". Même incompréhensible. Cette soumission porta enfin ses fruits :



" Une nuit, au plus profond de mon coeur, j'entendis comme une voix ; elle me dit : ' Pourquoi te tourmenter ? Tu dois faire la différence entre Dieu et les oeuvres de Dieu. Tout ce que tu as accompli, tout ce que tu désires accomplir encore (...) tout cela est oeuvre excellente ; ce sont les oeuvres de Dieu, mais elles ne sont pas Dieu. Si Dieu veut que tu abandonnes toutes ces oeuvres en les remettant entre Ses mains, fais-le tout de suite, aie confiance en Lui ! Dieu le fera infiniment mieux que toi ! Quant à Lui, Il confiera ces oeuvres à d'autres qui sont beaucoup plus compétents que toi ! Tu as choisi Dieu seul, non Ses oeuvres ! " (cité du livre "J'ai suivi Jésus", note 36).



pp. 311-312
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Oliv   02 septembre 2018
Les Chrétiens dans l'empire romain. Des persécutions à la conversion, Ier-IVe siècle de Anne Bernet
On a dit que le rescrit de Trajan, que ses successeurs n'aboliraient pas, avait installé pour près d'un siècle un état de persécution permanente. Ce n'est pas tout à fait vrai. Une persécution permanente eût signifié des poursuites continuelles et systématiques, ce qui, au demeurant, aurait eu le mérite de la logique. Il faudrait parler en vérité d'état d'insécurité permanente, le christianisme, toléré un jour, pouvant être dénoncé le lendemain et une cité d'abord accueillante se muer, sur un mouvement d'humeur, à la suite d'un désastre ou d'une catastrophe naturelle, en piège mortel pour la communauté.

Cette tension morale, cette appréhension constante ont été le quotidien, partout, de quatre générations chrétiennes, à la merci toujours d'une dénonciation particulière ou collective de leur voisinage. Voilà comment Trajan et Hadrien, qui n'étaient ni l'un ni l'autre des persécuteurs véritables, firent, par leur législation, bon nombre de martyrs.
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Walktapus   10 mars 2015
Les gladiateurs de Anne Bernet
La gladiature était un spectacle. A ce titre, les éditeurs étaient en droit d’exiger la qualité des professionnels fournis. Une qualité qui ne s’obtenait qu’avec des volontaires, même si ceux-ci étaient conduits au volontariat par les misères de leur vie.
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Bithya   09 décembre 2015
Clotilde. Epouse de Clovis de Anne Bernet
"La dynastie que la reine Clotilde avait enfantée, exténuée par ses luttes intestines, appauvrit par les incessants massacres entres ses princes, n'était pas destinées à régner longtemps sur la France. Mais son œuvre spirituelle, comme l’œuvre politique de Clovis ; cet établissement, au cœur de l'Europe, d'un royaume catholique et puissant, défenseur naturel de l’Église, perdurerait à travers les siècles, comme Rémi l'avait prophétisé à la veille du baptême.

Clotilde avait sauvé la Gaule et l’Église des Gaules. Mais elle avait aussi décidé de l'avenir du monde et de la chrétienté" (P. 295).
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Oliv   31 août 2018
Les Chrétiens dans l'empire romain. Des persécutions à la conversion, Ier-IVe siècle de Anne Bernet
Au vrai, le culte traditionnel, qui ne possédait aucune théologie, se réduisait déjà, du temps de Cicéron, à un ensemble de rites dépassés, vidés de leur substance primitive, dépourvus de signification pour la majorité des sectateurs. Les divers sacerdoces romains n'étaient plus que des magistratures comme les autres, aptes à favoriser un "cursus honorum" et souvent exercées par un clergé qui étalait paisiblement son agnosticisme, ou son athéisme. On ne croyait plus aux dieux dans la classe dirigeante, et guère plus dans la plèbe. Et l'on se bornait à observer les rites avec des scrupules maniaques qui tournaient à la superstition. Situation que l'historien Polybe, observateur impartial de la vie romaine, résumait en disant que la philosophie devait être réservée à l'aristocratie, et la religion ancestrale au peuple, qu'elle permettait de manipuler.

Ces rituels sociaux d'un autre âge auxquels personne ne croyait plus subsistaient au nom de la tradition, du respect des usages, enfin de ce que les Romains réunissaient sous l'appellation de "mos majorum", la coutume des ancêtres, qu'il était bon de conserver sans rien y changer.
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Walktapus   13 mars 2015
Les gladiateurs de Anne Bernet
Quels risques de mourir dans l'arène un gladiateur prend-il vraiment ? A la fin de la République, la moyenne était d'une mort sur dix ; au 4e siècle, de 50%...
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Oliv   08 novembre 2014
Les gladiateurs de Anne Bernet
La profession de gladiateur pourrait avoir comme devise : "Amuser, et bien mourir." Qu'il soit injuste de mourir afin d'amuser autrui, que cette pratique soit dégradante, quel combattant de l’amphithéâtre est capable de le comprendre ? Lequel ose se plaindre d'un sort qu'il a plus ou moins choisi, en tout cas accepté, auquel il s'est résigné, finissant par trouver quelques compensations immédiates et tangibles ? On a traité ces gens en sous-hommes, ils ont fini par le devenir. Ils jouissent de l'instant, sans penser, comme des bêtes. Ce n'est pas le "carpe diem" des épicuriens, mais une négation de la condition humaine. Pourquoi avoir pitié d'hommes qui valent moins que des chiens ?
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Oliv   08 novembre 2014
Les gladiateurs de Anne Bernet
Précarité extrême, avenir inexistant ou presque, coudoiement constant de la mort, tel était le quotidien de ces hommes, qu'ils l'aient choisi de leur plein gré ou pas.

Il s'en arrangeaient, vivant au présent, jouissant des plaisirs immédiats, compensant par la recherche de la gloire, l'amour des femmes, l'adulation du public, l'argent et ses facilités l'absence de lendemains, la peur de la déchéance due à la blessure invalidante ou à la vieillesse.

Ces compensations existaient, et leur suffisaient.
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Oliv   08 novembre 2014
Les gladiateurs de Anne Bernet
Les Romains eux-mêmes, qui ne se posaient guère, voire pas du tout, de questions morales concernant ces spectacles, leur trouvaient une justification à leurs yeux satisfaisante : les combats de gladiateurs étaient une école de courage et de virilité, de dignité. Ils endurcissaient les spectateurs ; et Rome avait besoin d'hommes durs et braves. Les gladiateurs, esclaves, condamnés, déclassés, donnaient une leçon de vaillance aux citoyens.
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