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Note moyenne 4.19 /5 (sur 745 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lyon , le 07/10/1926
Biographie :

Simone Bertière est un biographe et écrivain français.

Ancienne élève de l'École Normale Supérieure de Jeunes Filles (L1945), agrégée des Lettres, elle a enseigné le Français et le Grec dans les classes préparatoires du lycée Camille Jullian à Bordeaux, puis la Littérature comparée à l’Université de Bordeaux III et à l’École normale supérieure de Jeunes Filles.

Elle a pris sa retraite de l'Université de Bordeaux et de Normale Sèvres en 1986.

"La Vie du cardinal de Retz" (1990), son premier ouvrage, a été récompensé par le Prix du Nouveau cercle de l'Union, le Grand Prix “Printemps” de la biographie en 1990 et par le Prix XVIIe siècle.

Elle a publié en 2004 une "Apologie pour Clytemnestre", laissant la parole à Clytemnestre afin d'évoquer à la première personne le regard que les auteurs, au cours des âges, ont porté sur celle qui assassina son mari Agamemnon avant d'être à son tour tuée par son propre fils, Oreste.

Auteur à succès d'ouvrages sur les reines de France, Mazarin ou Fouquet, en 2016, à 89 ans, elle signe une nouvelle enquête historique, "Louis XIII et Richelieu : la "malentente"".

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Simone Bertière vous plonge dans la mythologie et retrace le voyage d?un de ses plus grands héros avec le livre « le roman d?Ulysse » (Fallois). L?écrivaine remet au gout du jour cette histoire mythique et fait volontairement le choix de délaisser la précision historique pour réinventer la légende du héros de la guerre de Troie.

Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
scarlett12   21 mai 2018
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Arakasi   02 mai 2014
Condé, le héros fourvoyé de Simone Bertière
Il n'est pas possible de se soustraire à l'humaine condition et de défier la mort sans que s'inhibent la raison et le sentiment. Il n'est pas d'héroïsme sans folie.
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Arakasi   28 avril 2014
Condé, le héros fourvoyé de Simone Bertière
S'il fallait le caractériser d'un mot, nulle hésitation possible : il fut l'un des plus grands capitaines de guerre que le monde ait connus. Mais sa carrière présente une particularité rarissime. Elle débute très tôt et très haut, et elle se déroule, si l'on peut dire, à rebours. Elle commence par la fin. À peine sorti d'une jeunesse sévèrement encadrée par un père autoritaire, six années de campagnes victorieuses le hissent au niveau de César ou d'Alexandre. À vingt-deux ans, il entre de plain-pied, sans préavis, dans la légende. Il n'en sortira jamais. Par définition, les héros de ce genre n'ont d'autre issue que la mort. Une mort rapide, si possible. Car le temps ne peut leur apporter que dégénérescence. Or la mort, qui fut sa compagne quotidienne, n'a pas voulu de lui. Bien qu'il prît des risques énormes, il est sorti de tous les combats indemne et cette invulnérabilité a renforcé son aura. Il fait figure de surhomme, soustrait à l'humaine condition. Comment le rester au cours d'une vie qui se prolonge ? La plus rude épreuve infligée à Condé par le destin fut de survivre trente-huit ans aux six années glorieuses qui l'avaient porté au pinacle.
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gill   25 octobre 2012
Les Reines de France au temps des Valois, tome 2 : Les années sanglantes de Simone Bertière
1559 : Henri II, blessé à mort au cours d'un tournoi, disparaît à quarante ans. Sa veuve, Catherine de Médicis, doit s'effacer devant la nouvelle reine, Marie Stuart, épouse du pâle François II.

Jusqu'à la fin du siècle, à travers la tourmente des guerres de religion, les reines de France vont être amenées à jouer un rôle considérable.

Après un bref intermède, la figure fascinante de la reine mère Catherine de Médicis, dont les trois fils régneront tour à tour, domine la période. Sa fille, Marguerite de Valois, la célèbre "reine Margot", épouse du futur Henri IV, connaît un destin tumultueux entre la politique et l'amour. Moins connues, Élisabeth d'Autriche ou Louise de Lorraine, l'épouse d'Henri III, méritent d'être redécouvertes.

Simone Bertière nous conte ces destinées royales avec une rigueur et une intelligence historiques saluées par la critique. En adoptant tour à tour le point de vue de ses héroïnes, elle nous fait revivre ces "années sanglantes" avec l'intensité d'un roman vrai, passionnante enquête sur la place des femmes dans un système royal dominé par l'héritage masculin.

(quatrième de couverture de l'édition de poche parue en 1994)

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deidamie   27 juillet 2020
Les Reines de France au temps des Bourbons, tome 4 : Marie Antoinette L'insoumise de Simone Bertière
Voilà-t-il pas qu'elle abandonne les carrosses dorés pour sauter dans un cabriolet, légère voiture à roues qu'elle conduit elle-même et qui ne peut accueillir, à l'extrême rigueur, qu'une passagère. Horreur! elle va se rompre le cou, ces voitures versent si facilement! Mais elle file à vive allure, maîtresse d'elle-même, libre, heureuse - un peu comme une princesse d'aujourd'hui troquant une limousine avec chauffeur et gardes du corps contre une voiture de course décapotable.
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Ankhesen   07 mai 2010
Apologie pour Clytemnestre de Simone Bertière
Je m'appelle Clytemnestre, reine d'Argos. Vous me connaissez bien. Voici trois mille ans que vous me montrez du doigt en frémissant d'indignation. Avec l'aide de mon amant, j'ai tué mon époux Agamemnon, à son retour de la guerre de Troie. Et j'ai péri de la main de mon fils, Oreste
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Arakasi   29 juillet 2016
Louis XIII et Richelieu La Malentente de Simone Bertière
C'est sur cette ambiguïté que l'on terminera ici avec lui, par les mots - peut-être apocryphes - du pape Urbain VIII. Ce fin connaisseur du monde politique avait apprécié son action à sa juste valeur et n'avait nulle raison de s'en plaindre en Italie du Nord. Mais il ne pouvait dire ouvertement son admiration, à cause des alliances protestantes. Il l'a déguisée donc sous une boutade provocante : "Se gli è un Dio, lo pagarà ! Ma veramente se non c'è Dio, galant'uomo !" - ce qui donnerait aujourd'hui en langage familier : "S'il y a un Dieu, il paiera. Mais pour sûr, si Dieu n'existe pas, chapeau !"



(A propos de Richelieu)
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Taraxacum   14 octobre 2014
Condé, le héros fourvoyé de Simone Bertière
L'historien est stupéfait, après coup,d'un pareil aveuglement. Comment Condé a-t-il pu sous-estimer Mazarin à ce point, comment n'a-t-il rien soupçonné de ses véritables desseins? A vrai dire, il fut loin d'être le seul. Les préjugés et le mépris de classe se sont ajoutés chez les grands à la xénophobie ambiante pour dénier tout courage et toute hauteur de vues à celui qu'on prend pour un aventurier en quête de fortune. Il faut dire à leur décharge que Mazarin, dans les premières années de la régence, a lui-même joué de cette image pour se protéger. Il affectait la modestie et l'ignorance. Il se défaussait sur sa mauvaise maîtrise du français pour excuser certaines paroles un peu vives. Feignant de ne rien connaître à nos lois et coutumes, il en profitait pour les enfreindre. Lorsqu'il n'était pas le plus fort, il n'hésitait pas à reculer, avalant les insultes sans réagir, impassible. Et nul, parmi ces grands seigneurs irascibles si prompts à dégainer, ne soupçonnait qu'une telle maîtrise de soi exigeait une force supérieure. On ne se méfiait pas de lui, donc il survivait. Et il gouvernait.
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Arakasi   20 juin 2018
Les Reines de France au temps des Valois, tome 2 : Les années sanglantes de Simone Bertière
On préférera ici, pour terminer, une réflexion de Henri IV, concrète, réaliste, à ras de terre, humaine. Comme quelqu’un lui faisait observer, beaucoup plus tard, à la veille de son mariage avec Marie de Médicis, qu’une autre Florentine avait été naguère la cause de tous les malheurs de la France, il répliqua : « Mais, je vous en prie, qu’eut pu faire une pauvre femme ayant par la mort de son mari cinq petits enfants sur les bras, et deux familles en France qui pensaient d’envahir la couronne, la nôtre et celle des Guise ? Fallait-il pas qu’elle jouât d’étranges personnages pour tromper les uns et les autres et cependant garder, comme elle l’a fait, ses enfants, qui ont successivement régné par la sage conduite d’une femme si avisée ? Je m’étonne qu’elle n’a pas encore fait pis. »



(Henriot sur Catherine de Médicis, en mode « chuis tellement cool que je peux me permettre de prendre la défense posthume de mes pires adversaires ». Un ban pour Henriot !)
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genou   04 mai 2016
Louis XIII et Richelieu La Malentente de Simone Bertière
Extrait de l'avant-propos



«On est plus souvent dupe par la défiance que par la confiance.»

CARDINAL DE RETZ, Mémoires



Louis XIII régnait, Richelieu gouvernait. Liés à jamais dans l'histoire, ils passent non sans raison pour être à l'origine de la transformation majeure qui fit d'une France encore à demi féodale un grand pays moderne à l'échelle européenne. Mon propos n'est pas d'ajouter un élément de plus au corpus déjà très riche des ouvrages consacrés à leur oeuvre. Je n'en ai ni la compétence, ni le goût. J'ai été frappée en revanche par un aspect très particulier de leur relation. En général, la collaboration prolongée entre un souverain et un ministre implique entre eux un lien personnel, coloré d'affection, n'excluant pas les désaccords mais permettant d'en débattre sereinement. Elle repose sur la confiance. Ainsi en allait-il d'Henri IV et de Sully. Or, de notoriété publique, ce n'était pas le cas de Louis XIII et de Richelieu.

Ils ne s'aimaient pas. Ils ne se sont jamais aimés. Certes ils ont abondamment affirmé le contraire. Mais si cela était allé de soi, ils ne se seraient pas tant évertués à le dire. Ils ont fini par se haïr, tous les contemporains en sont d'accord. «Les défiances augmentaient tous les jours de l'un contre l'autre : en sorte, prétend Montglat, qu'ils se sont fait mourir tous deux» à force de se tourmenter. L'un parlait trop, l'autre pas assez, mais paroles et silences étaient également lourds d'arrière-pensées. Pour évoquer cette relation ambiguë, j'ai choisi un vieux mot dialectal oublié, la malentente. Contrairement à ceux de «mésentente» ou de «malentendu», évocateurs de heurts plus vifs et bien circonstanciés, il me paraît mieux suggérer cette fêlure sournoise qui, sans produire d'éclats, minait sourdement leurs rapports. Comme on le dit très simplement, ils ne s'entendaient pas.

Pourtant nul ne semble s'étonner qu'ils aient assidûment travaillé ensemble pendant dix-huit ans et qu'ils soient parvenus à mener à bien en commun une oeuvre considérable. Comment s'y sont-ils donc pris ? Richelieu s'était déjà posé la question ou, plus exactement, il s'était douté qu'on se la poserait et avait fourni sa réponse : le succès était le fruit de ses efforts incessants pour faire prévaloir ses vues auprès d'un roi hésitant. Et il trouva pour le dire la formule qui fit mouche : «Les quatre pieds carrés du cabinet de roi me sont plus difficiles à conquérir que tous les champs de bataille de l'Europe.» Dans la Succincte narration des grandes actions du Roi, qui ouvre son Testament politique, il prétend avoir été l'homme providentiel apportant au souverain un projet tout ficelé pour remédier aux maux du royaume - largement surestimés pour les besoins de la cause : «Je lui promis d'employer toute mon industrie et toute l'autorité qu'il lui plaisait me donner pour ruiner le parti huguenot, rabaisser l'orgueil des grands, réduire tous ses sujets en leurs devoirs et relever son nom dans les nations étrangères au point où il devait être.» Tant et si bien que les «grandes actions» susdites sont essentiellement les siennes. C'est un peu trop beau et un peu trop simple pour être honnête. D'où l'envie d'aller y voir de plus près et de chercher à comprendre comment fonctionnait cet attelage disparate. Ce livre est avant tout une enquête ciblée, visant un objectif précis où sera concentrée la lumière.
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